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 La solitude est-elle ma seule Liberté ? [P/S]
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Eilift

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MessageSujet: La solitude est-elle ma seule Liberté ? [P/S]   Lun 22 Sep - 21:05

Intro :

Une main après l’autre. Poser le pied, lever le pied, monter le corps à la force des bras, des jambes. Mes muscles s’actionnent tous seuls. J’ai un peu l’habitude de faire ça aussi. L’échelle sur laquelle je monte est en métal. Elle est froide en cette période de la journée. Pas gelée, mais plutôt froide. Dans moins d’un mois, je devrai mettre des mitaines pour monter. Je m’arrête quelques secondes, lâchant une main. Je dois déjà être à cinquante mètres de hauteur. Le vent fouette mon visage, fait voler mon t-shirt. Mais je continue de monter. Déjà, le paysage en vaut la peine. Déjà, maintenant devrais-je dire. Parce que même si je ne suis pas très haut, on ne peut pas voir ça si on ne vient pas ici.
Pendant ma grimpe, tout est silencieux, tout. J’entends à peine le bruit des voitures à soixante mètres en-dessous de moi. Soixante cinq mètres, un panneau m’indique à quelle hauteur je suis. Et je continue de grimper, grimper, grimper. Mes chaussures glissent, mes mains sont froides… Mais voilà. La fin de l’échelle est là. Je saute par dessus la petite grille, m’élevant du sol à la force de mes bras. Et je m’accroche à la barre au dessus de ma tête, un bras dans le vide, bougeant de temps en temps pour parfaire mon équilibre. C’est la partie où je dois me concentrer le plus. Parce que si mon pied glisse, ma main ne sera pas assez bien accrochée pour me retenir. Et je ne peux pas compter sur un équipement qui pourrait sauver. Je n’ai aucun équipement. Rien que mes converses et une mini-caméra qui filme ma grimpette accrochée à ma tête par un bandeau. C’est tout.
J’arrive enfin au bout du bras de la grue. C’est… Juste beau. C’est l’heure du coucher de soleil. On peut dire que j’ai bien calculé. Très bien. Le ciel est bleu, rose, jaune, orange, rouge. Ouah. Ça se mélange, les nuages rendent une partie du ciel un peu plus foncée. Tellement de contrastes c’est… Magique. Je reste là quelques minutes, planté sur ma barre de fer. Je lâche celle que je tenais de ma main et je m’accroupis doucement, m’appuie sur mes mains à la barre et je pose mes fesses dessus en laissant mes jambes flotter dans le vide.
J’ai l’impression d’être au bout du bout du monde, au dessus de tous les bâtiments, le fleuve au loin, juste le vide devant moi. Un rendez-vous entre le coucher de soleil et moi seul.
Je passe les deux jambes du même côté et me débrouille pour me suspendre, les deux mains bien accrochées mais le corps dans le vide. Tout le corps. Je lâche une main, celle de droite. Il suffirait que je lâche l’autre et… Chute libre. Mort obligatoire. Je regarde le vide, montre ma main à la caméra et je profite. Je profite de cette solitude, de ce sentiment de liberté. C’est… bien. Reposant. Je suis enfin tranquille. J’ai ce sentiment que je ne peux être libre qu’ici.
Mon bras commence à me faire mal. Un petit peu seulement mais c’est le signal qu’il faut que je remonte. Le soleil se cache derrière les bâtiments, il faut que je parte, dans une demi-heure, il fera plus froid et beaucoup plus sombre. Je fais le chemin en sens inverse, toujours aussi concentré. Lorsque mon pied touche le sol, je quitte le chantier le plus silencieusement possible, je sors dans la rue. C’est à ce moment là que je prends mon portable de ma poche, je l’allume. Ça fait deux heures que je l’ai éteint. Le temps m’a paru plus court. Là haut.

devrai-je dire => devrais-je dire
en dessous => en-dessous
couché de soleil => coucher de soleil


Dernière édition par Eilift le Lun 3 Nov - 21:27, édité 1 fois
 
Kaw'



Gni suprm
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MessageSujet: Re: La solitude est-elle ma seule Liberté ? [P/S]   Mar 23 Sep - 0:37

*o*
C'est le genre de textes qui rendrait suicidaires pour aller monter en haut de la grue, tu devrais avoir honte Wink
Mais... J'veux voir pourquoi, pourquoi elle y grimpe, elle a l'impression d'être libre que là-haut, pourquoi elle est à moitié suicidaire pour se suspendre comme ça, et puis lire d'autres trucs comme ça Tu postes en même temps que tu écris ou c’est un texte déjà bien avancé ?

L'Ampoule a écrit:
La fin de l’échelle est là. Je saute par dessus la petite grille, m’élevant du sol à la force de mes bras.
Peut-être trouver un autre mot que "sol" ?

Et sinon... J'ai un peu de mal à suivre ses mouvements, mais en même temps ça c'est pas facile à décrire...
Du genre :
L'Ampoule a écrit:
Je passe les deux jambes du même côté et me débrouille pour me suspendre, les deux mains bien accrochées mais le corps dans le vide. Tout le corps.
Ses deux jambes n'étaient pas déjà du même côté ? Et quand tu dis suspendue, c'est... Vraiment suspendue ? O.o J'vais peut-être pas l'imiter finalement Razz
 
Midnight

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Maîtresse incontestée des vices infantiles
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MessageSujet: Re: La solitude est-elle ma seule Liberté ? [P/S]   Mar 23 Sep - 16:07

*^*
*va se suspendre en haut d'une grue parce que c'est trop beaaaaaaau*

C'est tellement magnifiquement bien écrit !
J'adore la description du ciel avec le soleil couchant !
Effectivement, certains mouvements sont durs à suivre, mais ça reste bien fait.




La Mère Patrie vaincra ~

"Je croyais qu'on allait jouer à cache-cache..."
Le petit Arthur, sept ans


 
Eilift

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MessageSujet: Re: La solitude est-elle ma seule Liberté ? [P/S]   Mar 23 Sep - 17:35

Merci /o/
Ça viendra, tu sauras ça un peu plus tard :3  
C'est un texte que j'écrirai au fur et à mesure, parce que, dans mon idée, ce sera pas très long je pense. Six chapitres aux maximum. J'ai... pleins de projets en cours , il faut que je les commence ou continue eux aussi ~
Sinon, Kaw', je ne sais pas si tu parlais comme si tu accordais avec "personne", mais ce personnage est bien un garçon /o/ Je sais, il doit y avoir un ou deux accords dans le texte à tout casser, c'est une habitude d'une de mes histoires que j'ai prise, désolée T^T
En fait, dans mon idée, Zach (parce qu'il s'appelle Zach, je t'ai montré le dessin,  non ? Very Happy ) s'est assis sur la barre à califourchon. En fait, quand tu es sur une poutre (l'ancienne gymnaste parle xD), c'est beaucoup plus simple de t'asseoir à califourchon puis de passer les deux jambes d'un même côté, pour une question d'équilibre. Sachant que lui n'a pas très envie de tomber 8D Désolée de pas être claire ;-;
Ah et oui, il est vraiment suspendu à une main dans le vide 8D
Merci Mid', allons tous nous suspendre aux grues les plus proches *^*
 
Meredith Epiolari

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Reine de l'Impro
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MessageSujet: Re: La solitude est-elle ma seule Liberté ? [P/S]   Mar 23 Sep - 18:00

Je me répète avec ma théorie des textes qui te foutent en apnée tellement tu attends la suite ^^
Mais là, il y a un truc encore pire ! Parce que pendant que des gens font ce genre d'actions dans la réalité, tu retiens aussi ton souffle !
Du coup, j'étais dans une double apnée et je te jure que j'ai lâché pas moins de deux gros soupirs après avoir terminé de lire pour reprendre une respiration normale xD

Je suis pressée de connaître la suite, tu m'as embarquée là, y a rien à redire

 
Dystopies Elliptiques

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Baleine Impériale
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MessageSujet: Re: La solitude est-elle ma seule Liberté ? [P/S]   Mer 24 Sep - 11:20

Putain. C'est exactement le genre de sensations que j'aime... Ce truc avec la solitude, avec des risques à la con, avec le vent qui claque sur les mollets, l'indécision et le je-m'en-foutisme. Je crois que ce dernier trait caractérise ta plume sur tes derniers textes (enfin, ceux qui m'ont été donné de lire). C'est rafraîchissant, et ça a un côté qui charme et qui happe dès les premières lignes !
J'attends de voir la suite avec impatience Very Happy.
 
Eilift

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MessageSujet: Re: La solitude est-elle ma seule Liberté ? [P/S]   Mer 24 Sep - 17:08

Rimi > Ne meurs pas asphyxiée ! D:
Merci sinon /o/ La suite s'écrit, la suite s'écrit, même s'il faut que je me renseigne sur quelques trucs avant ~
Dys > Contente que tu aimes /o/ Oui, ça revient de plus en plus, même si ça l'était déjà avant je pense ~ (Ma Bulle est un bon exemple, non ? x)).
Bon bah je vais me renseigner et j'écris alors /o/
 
Eilift

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MessageSujet: Re: La solitude est-elle ma seule Liberté ? [P/S]   Sam 11 Oct - 18:06


Chapitre 1 : Mauvais ou pas ? Laissez-moi me souvenir


Je me souviens…. C’était un jour d’octobre. C’était bizarre. Oui, bizarre. Parce que je m’étais ramené en cours alors que l’année scolaire avait déjà commencé depuis un mois. Je ne me rappelle plus bien pourquoi et comment.... Mais en tout cas, c’était une journée d’octobre, celle où il fait frais mais doux en même temps. Celle où le soleil joue un peu avec les nuages entraînés par un vent fort alors que le jour d’avant, il faisait très beau et où il n’y avait pas besoin de prendre de pull ni quoi que ce soit. Bien sûr, je m’étais ramené avec seulement mon uniforme composé d'une chemise, pantalon, cravate et du gilet qu’un de mes frères m’avait lancé en partant, dans sa grande bonté, tout en se lavant les dents. Les mains dans les poches, j’essayais de ne pas flancher contre le vent, un sac sur mon épaule, en montant cette petite côte, celle qu’il faut affronter chaque matin pour arriver à l’école. Mais je ne sais pas, je n’étais pas heureux. Je crois me souvenir que je venais d’arriver, tout juste. D’où ? Je ne sais plus, ça me reviendra peut être plus tard.
Je suis arrivé, un peu frigorifié, parce qu’à cette heure là, le jour n’était pas encore totalement levé, la rue devant l’école était vide. Totalement vide. Je crois que j’étais en avance, pour la présentation avec le directeur et tous ces trucs. J’ai monté les quelques marches, les mains toujours dans les poches, pour en sortir une et sonner à l’interphone. Après quelques secondes, un “oui ?” m’a répondu. La personne à l’accueil était de l’autre côté, sûrement en train de m’observer par la caméra de surveillance que je voyais accrochée en haut à droite de la porte, dans l’espace entre celle-ci et le mur. J’ai hésité à répondre ou repartir. Mais je l’ai fait.
- Euhm… Bonjour, Je suis Zachary… Zachary Ash. Je suis nouveau, on m’a dit de venir plus tôt.
- Bien sûr, j’ai été prévenue, bienvenue parmis nous, Mr. Ash.
Et la porte s’est ouverte. Pourquoi je suis entré ? Tout simplement parce que cette voix me criait de ne pas le faire. Je veux dire… J’aurai dû faire un pas en arrière, partir en courant et rejoindre mon ancienne vie. Je ne sais pas pourquoi je ne l’ai pas fait. Peut être cette envie de risque. Cette envie, de renouveau, de laisser tout en plan, de dire fuck au monde entier. Et même si cette voix me criait de partir, il fallait que je rentre pour montrer que je savais quoi faire, que c’était moi qui décidais. Était-ce un mauvais choix ? Je ne peux pas encore le dire, il faut que je continue de me souvenir pour ça.
La porte passée, je suis rentré dans un immense hall, c’était impressionnant. Le plafond était étonnement haut, et le parc qui s’étendait derrière les baies vitrées encore plus. Je crois que toute sensation de froid s’est envolée après ça. Quelqu’un a posé une main sur mon épaule, me faisant sursauter en même temps, ainsi que tressauter la mèche sur mon oeil droit, le laissant en vue quelques instants. Le directeur me faisait face. Antoine me l’avait montré sur le site de l’établissement, je le connaissais de vue.
- Bienvenue chez nous Mr. Ash. Il semblerait que vous soyez ponctuel. Pas une seconde de retard. Impressionnant !
Il regardait sa montre à gousset en disant ça, me laissant tout le loisir de cacher mon œil et de le détailler. Il ressemblait à un papy anglais, tout soigné, les cheveux courts et d’une couleur entre le gris et le blanc, quelques rides sur le côté des yeux et de la bouche, des petites lunettes, un pull, chemise, cravate. Il avait l’air gentil à cet instant là, profondément gentil, pas comme s’il faisait semblant. C’est ce que j’ai pensé sur le moment.
- Je suis le professeur Oliver, le directeur de cet établissement. Encore une fois, je vous souhaite la bienvenue ici. Je vous fais la visite ?
Et sans attendre de réponse, il m'avait pris par les épaules pour m'entraîner avec lui. Il m'avait expliqué quelques éléments, l'école, son histoire, ses légendes, comment se repérer et plein d'éléments pratiques ou pas. Puis les élèves avaient commencé à affluer et sentant ma légère appréhension, il m'avait emmené dans son bureau. Il ne me laissa même pas le loisir d'admirer sa magnifique bibliothèque en bois décoré qu'il commença à me questionner.
- Zachary ? Cela n'a rien à voir avec votre ponctualité, mais je me demandais pourquoi vous êtes arrivé seul ici. Lorsque j'accueille un nouvel élève, il est accompagné de parents proches ou non, mais accompagné. Pas vous.
Je crois avoir soupiré à cette question, j'ai tourné ma cravate entre mes mains pour ensuite répondre.
- Mon frère aîné accompagne mon petit frère dans son école, il est dans une autre pour avoir les options qu'il veut... Mes autres frères doivent commencer leur rentrée à l'université tous les deux et ils doivent rattraper leur retard... Donc je suis venu seul. Et appelez moi Zach s'il vous plaît, Monsieur.
- Je vois. Et bien sûr.
Et un large sourire s'était dessiné sur son visage. Comme content d'avoir la clef de son mystère. C'est à ce moment là que la sonnerie a retentit et que je l'ai vu redevenir sérieux.
- Alors, voilà. On va bientôt y aller. Dans dix minutes les élèves seront installés je pense. Cette classe est la 5ème de la 12ème année. Tout va bien se passer. S'il arrive quoi que ce soit, je veux que vous préveniez quelqu'un, moi compris évidemment.
Quelques minutes plus tard, je me suis retrouvé devant la porte. Pas vraiment de peur, mais comme si j’étais anxieux.
Et paf, il est rentré à l’intérieur, j’ai pas eu d’autre choix que de le suivre. Il est monté sur l’estrade, à côté du professeur et m’a pris par les épaules. Le tableau était déjà pleins de formules mathématiques. Il a fait tout un petit discours de bienvenue, comme quoi on devait être gentil avec moi, m’aider à prendre mes marques et patati et patata. Moi j’observais les gens. Parce qu’il y en avait des aussi bizarres que je le suis. Et il m’a interrompu dans ma contemplation du fond de la classe en me tendant un marqueur. Sur le tableau nouvellement effacé, j’ai écris mon nom, de cette écriture fine et presque féminine comme le dit Cassy. Me détournant du “Zach Ash”, j’ai commencé à déballer un peu de ma vie, comme s’il fallait que je fasse ça pour rentrer dans la classe. J’étais un mec de 16 ans, qui venait d’une ville portuaire dans le sud de l’Angleterre, boursier, que j’étais venu m’installer à Londres avec mes quatre frères avec qui je vivais et tout un tas de trucs. C’est vrai… Je m’en souviens maintenant…
Et je suis allé m’installer à côté de la personne avec les cheveux longs et blonds qui était en fait “Arthur”, ce que j’ai su quelques minutes après. Derrière il y avait “Loan” et “Élise” et sur le côté, c’était “Eddie”. Ils étaient cool, sympa, chauds, et c’était eux que j’avais remarqués en premier. Et après je me suis demandé pourquoi rentrer ici était une chose que j’avais pressentie comme mauvaise.


Merci d'avoir lu ~
Avec la reprise des chapitres de N&M, j'ai eu du mal à écrire autre chose, et puis, je n'aimais vraiment pas ce début de chapitre et j'avais pas envie de le bosser... Le 3ème est par contre, déjà écrit mais je vais pas le mettre tout de suite, je vais attendre d'écrire le 4 pour ça je pense /o/

que c’était moi qui décidait => décidais (on accorde avec moi malgré le « qui » au milieu)
Il semblerait que vous êtes ponctuel => que vous soyez (subjonctif)
Il ressemble => Il ressemblait (concordance des temps)
il m'avait emmener => emmené
les élèves seront installer => installés
pas eu d’autres choix que de le suivre => d'autre choix
eux que j’avais remarqué => remarqués
une chose que j’avais pressenti => pressentie
 
Meredith Epiolari

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Reine de l'Impro
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MessageSujet: Re: La solitude est-elle ma seule Liberté ? [P/S]   Sam 11 Oct - 20:05

Cool !
Je demande la suite

 
Eilift

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MessageSujet: Re: La solitude est-elle ma seule Liberté ? [P/S]   Sam 11 Oct - 20:28

Pas tout de suite petite impatiente xD
 
Dystopies Elliptiques

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Baleine Impériale
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MessageSujet: Re: La solitude est-elle ma seule Liberté ? [P/S]   Jeu 16 Oct - 7:09

Suiiiiite (que j'ai déjà pu lire :danse:)
 
Meredith Epiolari

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MessageSujet: Re: La solitude est-elle ma seule Liberté ? [P/S]   Jeu 16 Oct - 17:37

*est furieusement jalouse de Dys*

 
Eilift

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MessageSujet: Re: La solitude est-elle ma seule Liberté ? [P/S]   Lun 3 Nov - 21:26

La voilà, la voilà, oui, ça fait longtemps, là je vais écrire le chapitre 3 en fait x)
Bonne lecture ~

Laissez-moi souffrir.

Ça valse un peu dans ma tête. Y a les mots qui vont un peu dans tous les sens, droite, gauche. Ils ne veulent pas rester en place. La faute de l’autre là. Ou peut être de l’autre à droite. Ou à gauche, je sais pas. J’l’ai dit, ça part dans tous les sens. Je sais pas comment ça marche, tout ce mélange dans ma tête. J’arrive plus à dormir sans avoir la tête qui valse, j’arrive plus à manger sans avoir envie de vomir, j’arrive plus à respirer sans avoir l’impression d’étouffer. Mon corps ne m’obéit plus. Je suis seul, dans une pièce blanche et ça ne me plait pas. Mais en même temps, il y a ces mecs qui se fondent dans le décor sans que je ne puisse rien faire. J’ai envie de leur dire de dégager mais ai-je mentionné le fait que je n’arrive plus à parler sans gémir ? Non. Mais c’est le cas. J’ai mal partout.
Il parait que c’est normal... D’avoir mal. Que c’est normal et que c’est nécessaire. Souffrir est nécessaire ? Vraiment ? C’était pas marqué dans le contrat je crois... Aïe... Ma tête. Réfléchir me fait souffrir. Ma tête me lance, comme si elle était traversée de part en part par... Je ne sais pas... Une espèce de lance. Ou une aiguille. Une longue aiguille qui s’enfonce puis qu’on retire et qu’on enfonce une nouvelle fois au même endroit.
Non... Taan, ça ne va pas. Mais pleure pas. Je fais ça pour que tu arrêtes de voir ton grand frère comme ça, pour que tu arrêtes de pleurer. C’est horrible, non ? De voir son grand frère souffrir et gémir alors que pourtant, ça devrait être un super héros que rien ne peut mettre à terre et... Non, Taan, arrête de pleurer. Et puis vous, là, empêchez-le de me regarder, de me voir souffrir. Antoine, Logan, Cassy. Barrez-vous. Vous savez très bien que vous ne pouvez pas me venir en aide pour une fois, c’est impossible. Arrêtez de vous prendre pour mes grands frères pour une seule fois dans votre vie ! Vous vous faites du mal. Vous me faites du mal. Vous pensez vraiment qu’en vous voyant souffrir pour moi, ça va aller mieux ? Non, la douleur est normal d’après eux. Je ne peux pas la cacher. Je ne peux pas me cacher. Alors emmenez mon petit frère loin d’ici et laissez moi... Tranquillement. Je vous promets que ça ira mieux. Que je surmonterai tout. Comme un adulte. Vous avez travaillé à ça, non ? A faire de moi un adulte accompli. Et bien, aujourd’hui pour la première fois de ma vie, je prends mes responsabilités. Tout seul. Comme un grand.
Laissez-moi souffrir et... Partez. Je vous en supplie...
 
Meredith Epiolari

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MessageSujet: Re: La solitude est-elle ma seule Liberté ? [P/S]   Mar 4 Nov - 20:27

Je n'arrive pas à relier tous les chapitres, ou du moins pas comme je voudrais et en fait... j'adore ça
Tu éveilles ma curiosité, j'ai envie de savoir si j'ai bien compris ce qu'il fallait comprendre, si les chapitres s'enchaînent bien comme j'en ai l'impression terrible O.o

Et puis ce chapitre était particulièrement beau, on aurait dit une scène de théâtre où le personnage meurt en héros en demandant aux autres de le laisser pour ne pas le voir si faible Surprised

Oui, j'extrapole, et alors ? x)
Il est vachement beau ce passage Wink

La suuuuuuite

 
Eilift

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MessageSujet: Re: La solitude est-elle ma seule Liberté ? [P/S]   Mar 4 Nov - 20:37

Et oui, tout est flou pour l'instant, c'est génial, j'ai réussi ce que je voulais faire, espérons que ça continue comme ça
De quoi as-tu l'impression si ce n'est pas trop en demander ?
C'est plutôt bien dit *^* *va noter ça quelque part*

Mais c'est très bien voyons, continue, continue... Ou pas, parce que sinon tu vas peut-être être déçue '^'

Pas tout de suite Very Happy
 
Meredith Epiolari

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MessageSujet: Re: La solitude est-elle ma seule Liberté ? [P/S]   Mar 4 Nov - 20:50

Que le mec est tombé de très haut et qu'il est en mille morceaux ^^
Du coup évidemment il doit souffrir, je pense qu'il est dans un hôpital, un truc comme ça...
Mais non, je ne peux pas être déçue
*va bouder*

 
Eilift

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MessageSujet: Re: La solitude est-elle ma seule Liberté ? [P/S]   Mar 4 Nov - 21:02

Very Happy
(Ceci sera ma seule réaction ~)
 
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MessageSujet: Re: La solitude est-elle ma seule Liberté ? [P/S]   Sam 8 Nov - 22:51

J'ai décidé de poster mon chapitre dès que celui d'après serait prêt. Alors voilà le troisième !
Bonne lecture ~

Chapitre 3 : Laissez-moi un peu de temps

Le lendemain quand je suis arrivé, j’étais en avance. Cette fois-ci, le temps était clair, il faisait beau quand les nuages ne cachaient pas le soleil, ce qui arrivait rarement. J’étais donc arrivé devant le lycée sans mon gilet et j’ai enfoncé mes écouteurs dans mes oreilles pour m’échapper du brouhaha. Toutes ces têtes étaient inconnues pour moi, je ne connaissais personne et je ne me voyais pas adresser la parole à l’un d’eux alors qu’ils étaient tous en groupe. C’est à ce moment que j’ai entendu un « Regardez ! C’est Zach ! » malgré ma musique. A qui appartenait la voix ? Je ne me souviens pas bien… Je crois que c’était celle d’Élise… Non, c’était celle de Loan à bien y réfléchir. Eddie m’a fait un signe de la main et ils se sont rapprochés. Enfin, d’abord Arthur puis les autres. Ils sont donc arrivés et ont commencé à me poser des questions, en blaguant sur les profs qu’on allait voir aujourd’hui.
Rappelle-toi. Rappelle-toi. Rappelle-toi de la voix grave d’Eddie qui imitait le prof de maths. Rappelle toi de la voix chantante d’Arthur qui faisait des commentaires. Rappelle-toi de la voix chaude de Loan qui rajoutait son grain de sel en discutant avec Eddie comme le feraient ton prof de maths et celui d’anglais. Rappelle-toi du rire clair d’Élise. Il faut que tu te souviennes de ça.
Quand la grande porte s’était ouverte, ils avaient commencé à avancer tout en continuant de rire. Et je riais avec eux. Mais quand j’étais entré dans le hall, j’ai éprouvé une sensation de malaise qui m’a donné envie de vomir, mais j’ai ravalé ma salive et je les ai suivis, la tête en l’air, admirant les détails du plafond et des hauts de portes. On est finalement arrivés en cours. Et je me suis installé là où Loan me disait de le faire. C’est-à-dire à côté d’Arthur. En même temps j’étais gêné, parce que c’était la place d’Eddie, mais celui-ci m’a affirmé qu’il était autant heureux loin dans sa rangée d’à côté, qu’il pouvait discuter comme ça avec tout le monde. De plus, j’ai remarqué qu’Arthur ne voulait se mettre que sur la place de droite. Et qu’Eddie aussi. Élise me l'a confirmé plus tard, qu’ils détestaient être à gauche tous les deux pour une raison inconnue.
Le reste de la journée se passa ainsi, et j’ai eu le bonheur de voir que mon prof de maths parlait vraiment comme le disait Eddie. Qu’Arthur pouvait lui aussi rire. Qu’Élise et Loan pouvaient compléter la phrase de l’autre sans aucun problème. Que je me sentais bien. Vraiment bien. Mieux que n’importe quel endroit où je n’étais jamais allé à part chez moi.
Avant, il n’y avait que chez moi que je me sentais en sécurité. Le lycée était dangereux. La rue, dangereuse. Le port, dangereux. Mais je n’étais pas un trouillard, je me souviens que la seule barrière que je pouvais mettre à ces endroits là était mon casque. Je pouvais me promener, mais sans l’enlever. Alors que chez moi, je l’enlevais tout de suite. Et là, je n’avais pas besoin. Ils étaient devenus ma barrière contre les autres, je les voyais vraiment comme ça. Comme si ça faisait des années que je les connaissais.
Ma famille, ce n’est pas pareil. Ma famille est sacrée. Il faut dire que l’on n’a plus de parents… Alors tout le monde veille sur tout le monde. Et on s’entend bien, affreusement bien. J’ai ma liberté, ils ont la leur, mais à la maison, il n’y avait que nous.
Quand je suis rentré, ce soir là, il y avait Antoine et Taan. Cassy était encore à la l’université et Logan avait trouvé un petit boulot dans un café, mais il devait bientôt rentrer. Je me suis écroulé dans le canapé. Les profs ne me donnaient pas encore de devoirs car j’avais encore des lacunes qu’ils voulaient me faire rattraper dans des cours supplémentaires que j’allais avoir le midi dès le lendemain. Taan s’est précipité à mes côtés. Pour lui qui n’avait presque pas connu nos parents, nous l’étions tous un peu. Il n’en avait plus beaucoup de souvenirs. Moi non plus, mais tout de même plus. Je me souviens de beaucoup de lumière, de chaleur. Puis du noir et de nouveau de la lumière. Ça me semble bizarre à expliquer comme ça, mais c’est ce dont je me souviens en premier quand on me parle de mon enfance. Et puis, d’autres souvenirs, surtout de mes parents, pas beaucoup de mes frères… Mais ça s’efface. De plus en plus.
Taan a commencé à me raconter sa journée, coupé de temps en temps par Antoine qui écoutait aussi. Et Logan est rentré, dans une tenue de serveur sous sa veste en se plaignant du froid. Il est venu nous rejoindre pour discuter, tout en démêlant sa longue natte. Et pendant une heure comme cela, nous avons discuté, de nos journées respectives… J’ai beaucoup écouté, comme d’habitude, répondu à des questions. Je n’ai aucun mal à me souvenir de ça. Jusqu’à ce que Cassy revienne, il jurait sur la pluie tandis que Antoine lui apportait une serviette et qu’il enlevait ses Docs. Nous étions au complet. La soirée se déroula de la même manière…

oOoOoOo

Plus tard, je me souviens avoir découvert des traits de caractères de mes amis que je ne connaissais pas. Ou des activités que je savais pas qu’ils faisaient. Un moyen de me rappeler que ça ne faisait qu’une quinzaine de jours que je les connaissais. La première chose que je me souviens avoir appris était lors d’une boutade de Loan à l’égard d’Eddie. Elle m’a appris qu’Eddie était américain d’origine et qu’il habitait chez son oncle depuis qu’il avait eu une bourse en Angleterre. Il faut que je me souvienne des autres choses… Ce soir là, Arthur et moi, on rentrait ensemble comme d’ordinaire parce que j’habitais à quelques rues seulement de chez lui. Et il m’a dit qu’il devait couper plus tôt parce qu’il avait son boulot et qu’il allait arriver en retard. Le lendemain, je lui ai posé la question et il m’a dit qu’il devait travailler pour se payer son loyer. Plus tard, il m’a dit qu’il était parti de chez lui. Puis qu’il avait fugué. J’ai appris ainsi de suite qu’il avait grandi dans une famille bourgeoise de Londres comme un gentil toutou. Puis qu’il en avait eu marre et qu’il était devenu déjà adhérant à la façon de penser punk, puis boursier, puis serveur pour payer ses dépenses. Qu’il avait une famille assez grande mais qu’il ne les voyait plus à part son frère d’un an de moins que lui.
Je me souviens que personne dans ce petit groupe n’aimait parler de lui. De leur vie de famille, de choses qui sortaient de nous cinq. Quand on était ensemble et même avant, je pense, c’était comme si le monde ne tournait plus qu’autour de nous. Je reprends cette idée de barrière de l’extérieur. Personne ne pouvait rentrer. Je leur ai d’ailleurs demandé pourquoi j’avais pu le faire moi, plus qu’un autre. « Parce qu’on a senti que tu étais comme nous. C’est tout, c’est aussi simple que ça. Alors tu es rentré alors qu’un autre ne pouvait pas le faire. »
C’est lorsque les autres ont commencé à faire des confidences  que j’ai commencé à raconter des choses sur moi. Plusieurs mois s’était écoulés, j’avais repris mes activités de grimpe malgré que l’on soit à Londres. Nous étions début janvier, c'est arrivé un jour où nous étions encore en vacances. Arthur vivant seul, il nous avait invités tous à venir, une journée et une nuit chez lui. Fais travailler ta mémoire, Zach…
On était tous installés, Loan et Élise assises sur le canapé lit, Arthur sur un fauteuil, Eddie et moi par terre sur nos matelas. C’est Élise qui a parlé en premier.
« - Zach… Tu ne connais rien de nous. Tu ne nous poses jamais de questions. Pourtant, il y en aurait tellement à poser. Je pense que nous qui ne savons rien de toi en connaissons plus sur ta vie que toi sur la notre. »
C’était totalement vrai. Mais j’ai haussé les épaules. Oui, bien sûr que je me demandais pourquoi Élise avait des cicatrices sur le visage et le cou. Pourquoi Loan sortait de la salle à chaque fois que l’on évoquait la guerre du Vietnam en cours. Pourquoi Eddie ne pouvait pas s’empêcher d’intervenir dans les conflits et pourquoi Arthur devait rester chez lui pendant des jours parfois.
Ils m’ont dis qu’ils commençaient à se faire à l’idée de tout me raconter. Mais pas encore tout de suite. Je leur ai répondu que je ne les forcerais pas, que s’ils voulaient me le dire, ils pouvaient le faire. Quand ils voudraient. Et que je leurs raconterais aussi.
Et sur ça, nous avons regardé un film, souvent coupé par nos commentaires et rires.

j’ai ravaler => j'ai ravalé
On est finalement arrivé => arrivés
Où des activités => Ou
Je leurs ai => leur
Plusieurs mois s’était écoulés => s'étaient
Je leurs ai répondus => je leur ai répondu
que je ne les forcerai pas => que je ne les forcerais pas


Dernière édition par Eilift le Dim 9 Nov - 18:47, édité 1 fois
 
Meredith Epiolari

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MessageSujet: Re: La solitude est-elle ma seule Liberté ? [P/S]   Dim 9 Nov - 0:12

Au niveau du fond, j'aime beaucoup la manière dont tu arrives à créer le groupe par petites touches et à le faire exister. Ils ont tous leur histoire, et comme les vraies personnes qu'on rencontre, on a envie de la connaître en sachant qu'on devra attendre et les apprivoiser un peu pour ça.
Pareil pour les membres de la famille de Zach.

Niveau fond :
Lu a écrit:
j'ai senti une sensation

J'ai souvent se problème, pas facile de trouver le verbe qui évite une impression de répétition comme "sentir une sensation" ou "ressentir un sentiment" ^^
"Éprouver" ?

Lu a écrit:
celui m’a affirmé

Manque un mot ? Mais ce n'est pas Eddie qui affirme ?

Lu a écrit:
Plusieurs mois s’étaient écoulés, j’avais repris mes activités de grimpe malgré que l’on soit à Londres, nous étions début janvier, un jour encore pendant les vacances que c’est arrivé.

Je serais toi je couperais cette phrase, elle est trop longue et j'ai même l'impression qu'elle n'a pas de sens ^^

Le reste en toujours aussi agréable Smile
Écris le chapitre 5 pour poster le 4 !

 
Midnight

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MessageSujet: Re: La solitude est-elle ma seule Liberté ? [P/S]   Dim 9 Nov - 10:41

Je veux la suiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiite !
Je plussoie Rimi sur le groupe, on a tellement envie d'en savoir plus !
Et pis voilà, j'adore, et désolée pour le manque de constructivité



La Mère Patrie vaincra ~

"Je croyais qu'on allait jouer à cache-cache..."
Le petit Arthur, sept ans


 
Eilift

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MessageSujet: Re: La solitude est-elle ma seule Liberté ? [P/S]   Dim 9 Nov - 18:55

Rimi > Merci pour les fautes dans le textes, et pour les incompréhensions, j'ai tout corrigé /o/
Je suis contente qu'ils vous semblent vrais, ces persos... C'est un truc que je ne faisais pas dans mes anciennes histoires. L'aspect psychologique des personnages secondaires. Mais malheureusement, celui d'Arthur est beaucoup plus creusé que les autres puisque je l'avais inventé avant, pour une autre histoire, dont il est le héros, que je dois écrire :3
Merci beaucoup /o/
Mid' > Je vais de ce pas relire le 4 pour voir si j'ai rien a changer... Mais je crois que je vais le réécrire. Donc la suite... Pas tout de suite, désolée...

 
Eilift

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MessageSujet: Re: La solitude est-elle ma seule Liberté ? [P/S]   Jeu 4 Déc - 21:46

Chapitre 4 : Laissez-moi dans le noir

Aaah... J'ai l'œil qui me brûle, putain, juste cet œil qui me brûle et j'ai l'impression qu'il va exploser... Et puis là, y'a cette douleur dans tout mon corps quand je bouge rien que le petit doigt. La gravité me cloue au sol, j'ai envie de vomir... Ma main se lève, m'arrachant un râle de douleur et je prends un médoc, puis deux et un troisième pour la route. Je sais pas ce que c'est et je m'en fous. S'ils sont là, c'est qu'ils peuvent m'aider. Alors tant que ça peut m'aider. Parce que y'a cette douleur qui passe dans tout mon corps en cycles. Et quand ça revient à la tête, j'ai envie de crier. Et je crois que je crie. Mais j'ai mal alors je m'en rends pas compte. J'ai juste mal et pourtant personne vient m'aider. Il y a personne ici ? Non. Personne. T'es coincé sur ce sol froid avec ta douleur pour seule compagnie et personne peut t'aider. T'as l'impression que tu vas devenir aveugle, que ton corps ne pourra plus jamais bouger, même les médocs te donnent l'impression que ta tête n'est plus qu'un long cri sourd. C'est horrible... Que quelqu'un me dise quelque chose, n'importe quoi, que quelqu'un m'aide ! Pourquoi... pourquoi personne ne peut rien faire ? Même vous, vous pouvez pas... J'en suis tellement désolé...
Heureusement que tu viens plus, p'tit frère, c'est tellement la merde ici... Il y a plus personne... Rien qu'un truc qui souffre et qui gémit dans une pièce vide. Imagine. Moi, ton grand frère qui peut même plus tenir sur ses deux jambes. C'en est risible. Je me moque de ma douleur, je me moque de ma faiblesse... Ça pourra peut-être les faire disparaître. Non ? Non. Alors je m'en fous, je m'en moquerai quand même. Pour les battre. Et rentrer à la maison. Pour vivre comme avant.
Ou alors non, je vaincrai jamais la souffrance. Quand elle me laisse du repos, j'y pense. J'y pense à en crever. Et le pire c'est que j'arrive à une conclusion, une seule. Je tourne le problème dans tous les sens mais c'est toujours la même, sans cesse... Abandonnez-moi. Oubliez-moi. Continuez le chemin sans moi. Occupez-vous de Taan et laissez-moi ! Est-ce que j’aurais moins mal si mes frères disparaissaient ? Est-ce que j’aurais moins mal si je savais qu’ils ne viendront plus me voir souffrir…?  J’aimerais tant dire ça mais… Je me sens si seul. Ça me fait mal à la poitrine. Tu sais, du côté gauche. J'aimerai tellement avoir le courage de vous le dire... Mais je suis tellement lâche. Tellement horrible... Vous me manquez tellement. Et oui, Logan, tu me manques. Oui, Antoine. Oui, Cassy... Mais surtout Taan... Mon petit frère me manque affreusement depuis que je ne le vois plus...
Je me sens mort, allongé, comme ça. Je me sens mort de plus pouvoir bouger, de plus pouvoir sourire, de plus pouvoir manger, de plus pouvoir rire... Je me sens mort de ne pas être avec vous et de juste pouvoir souffrir.
Aidez-moi… Que quelqu’un m’aide, s’il vous plaît. Je n’en peux plus de rester comme ça, je n’en peux plus de passer mes journées allongé, à regarder le plafond quand je suis dans le noir et à fermer les yeux quand il fait jour pour être dans le noir. À attendre que la souffrance passe pour être plongé dans mes pensées sombres. Que quelqu’un m’aide à sortir de cet enfer, j’en peux plus de ne plus rien voir, de ne plus rien faire. Juste d’attendre que mes frères viennent me rendre visite quand ils le peuvent et souffrir en attendant.
Mais je suis seul…

ton corps ne pourra plus jamais bougé => bouger
 
Meredith Epiolari

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MessageSujet: Re: La solitude est-elle ma seule Liberté ? [P/S]   Jeu 4 Déc - 22:02

J'aime bien le fait qu'il ne se passe rien 8D
C'est pas facile à faire mine de rien, mais tu gagnes en intensité Smile
Après, ça tourne peut-être un peu en rond au bout d'un moment mais pas assez pour que je puisse dire que je n'ai pas aimé Razz

 
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La solitude est-elle ma seule Liberté ? [P/S]

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