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 Love in the kitchen [P]
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Meredith Epiolari

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Reine de l'Impro
Féminin Messages : 1333
Date d'inscription : 29/07/2014
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Localisation : Between the peanuts and the cage
MessageSujet: Love in the kitchen [P]   Lun 29 Sep - 18:56

Je trouve ça niais... mais Dys aime le niais alors vous avez de la chance, je vous le mets :')

On raconte que voici quelques temps, dans les cuisines d'un grand restaurant parisien cohabitaient un couteau et une planche à découper. Le couteau était amoureux fou de la planche à découper. C'était la première fois de sa vie qu'il tombait amoureux. Étant de nature timide, il ne lui avait jamais déclaré sa flamme.
Cependant, tous les jours, dès qu'il sortait de son tiroir, il se précipitait pour effleurer le petit corps de bois. Jusqu'au soir il la touchait, s'éloignait, puis revenait à elle pour repartir aussitôt. Son petit manège échappait totalement à la planche à découper. En effet, celle-ci était éprise d'un concombre qu'elle avait repéré voici une semaine dans le bac à légumes.
Elle savait que la durée de vie des concombres était généralement très faible, mais elle ne pouvait s'empêcher d'éprouver pour lui des sentiments qu'elle n'avait jamais ressenti auparavant. Elle savait également qu'elle n'aurait l'occasion de rencontrer qu'une seule fois son bien-aimé, mais que cette rencontre se déroulerait en compagnie du couteau qui lui labourait le dos de coups jour après jour.
Le couteau ne s'apercevait pas qu'il meurtrissait la pauvre planche à découper à force de rechercher sa compagnie. Il ne remarquait pas les milliers de cicatrices qu'il laissait sur son corps à force de la caresser. Il était trop absorbé par son propre plaisir, bénissant sa nature de couteau qui lui permettait d'être constamment en contact avec cette planche à découper si séduisante.
Comme c'était agréable la sentir contre lui ! Comme il était heureux de pouvoir la caresser, l'embrasser, la respirer à son insu ! Comme il aimait le contact de sa lame d'inox sur son dos de bois ! La vie suivait son cours, repas après repas et tout allait pour le mieux.

Et puis, vint le jour fatidique où le concombre fut tiré de son bac à légumes pour atterrir sur la planche à découper. Le couteau était pour le moment toujours dans son tiroir et il piaffait d'impatience à l'idée de retrouver sa belle.
Celle-ci, sachant que le temps lui était compté s'empressa de déclarer au concombre :
- Je vous aime ! Dès que je vous ai vu dans ce bac à légumes, j'ai su que vous étiez l'amour de ma vie !
Le concombre, qui connaissait le sort qui l'attendait répondit :
- Je vous aime aussi, depuis que j'ai aperçu votre silhouette sur ce plan de travail ! Mais notre amour est impossible. Voyez, d'ici quelques heures je serai dans une assiette prêt à être servi à un client gourmand... Et vous resterez ici loin de moi... Je ne peux vous aimer.
A ces mots, la planche à découper pleura longuement. Le concombre en fut très remué car de son court séjour dans le bac à légumes, il ne l'avait jamais vu verser une larme – sauf bien entendu lorsqu'on lui découpait des oignons sur le dos.
- Ne pleurez pas très chère ! Je ferai mon possible pour que les courts instants que nous partagerons soient les plus beaux de notre vie.
La planche à découper ravala donc ses larmes et constata que le couteau venait dans leur direction. Ravi de pouvoir profiter d'un moment avec la planche à découper, celui-ci s'éleva dans les airs, prêt à frapper toujours plus fort le dos déjà strié.
- Arrêtez ! s'écria le concombre. Vous allez blesser l'amour de ma vie !
Le couteau resta en suspens à quelques centimètres du concombre, déconcerté. Comment se pouvait-il que la planche à découper soit amoureuse d'un concombre ? Qu'avait-il de plus que lui, un magnifique couteau de bonne marque ?
La jalousie avait répandu son venin de l'extrémité du manche à la pointe de la lame. Son sang ne fit qu'un tour : il lui fallait découper ce paltoquet en rondelles ! Il s’abattit donc de toutes ses forces mais manqua le légume rival. Il entendit alors un cri de douleur et s'aperçut qu'il provenait de la planche à découper :
- Arrêtez, arrêtez ! Ça me fait mal ! Je supporte tous les jours vos coups, mais celui-ci était vraiment trop fort... Ne recommencez pas, je vous en supplie ! Et épargnez mon pauvre fiancé !
Le couteau réfléchit. Son amour débordant ne faisait que blesser la pauvre planche à découper. Il prenait du plaisir à la toucher, mais cela ne servait à rien car ce plaisir n'était pas partagé. Et à quoi bon lui faire du mal puisque celle-ci ne l'aimerait jamais ? Il ne pouvait continuer à aimer égoïstement, il fallait qu'il songe au bonheur de sa jolie petite planche.
Il observa le concombre. Il chuchotait à sa bien-aimée des paroles rassurantes. Il ravala sa jalousie et songea que sa planche à découper serait beaucoup plus heureuse avec ce concombre qu'avec lui-même.
- Soit, déclara-t-il. Je vais vous laisser vivre votre amour en paix.
Et il s'écrasa aussi brutalement qu'il le put sur le rebord du plan de travail. Le choc brisa sa lame en deux. Il souffrait le martyr, mais il se consola en pensant qu'au moins la planche à découper serait heureuse et qu'il n'aurait pu continuer à la toucher maintenant qu'il savait qu'il lui faisait du mal.
On le ramassa et on le mit directement à la poubelle. Là, entre un trognon de pomme et une arrête de poisson, il eut le loisir de se demander s'il avait bien fait d'agir de cette manière. Était-ce cela l'amour ? Se sacrifier pour le bonheur de l'autre ?
C'était un sentiment étrange. Il avait tout perdu et cependant il ne regrettait rien. Il imaginait le bonheur de la planche à découper et il se substituait au sien. Il n'avait plus besoin de rien si elle était heureuse.
Il s'interrogea tout de même au sujet des pensées que la planche à découper concevrait à son égard. Se souviendrait de lui lorsqu'un autre couteau découperait son amant concombre ? Se rendrait-elle compte de l'héroïsme dont-il avait fait preuve en se laissant ainsi jeter à la poubelle après s'être mutilé ? Lui pardonnerait-elle les blessures qu'il lui avait infligées ? Éprouverait-elle quelque chose, un tout petit quelque chose, pas de l'amour non, juste un peu d'affection pour lui ?
Il l'espéra de tout son petit cœur de couteau, tout comme il espéra que quoi qu'il advienne la planche à découper connaisse le plus grand bonheur possible ; car il l'aimait d'un amour aussi fort que seul peut l'être un premier amour.

 
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Baleine Impériale
Messages : 273
Date d'inscription : 06/08/2014
Localisation : sur son piano
MessageSujet: Re: Love in the kitchen [P]   Mer 5 Nov - 17:54

Oui j'aime le niais et je suis pas seule .
Miss Ex-Romantique d'EN. L'idée est si originale aussi... ...
 
Meredith Epiolari

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Reine de l'Impro
Féminin Messages : 1333
Date d'inscription : 29/07/2014
Age : 20
Localisation : Between the peanuts and the cage
MessageSujet: Re: Love in the kitchen [P]   Mer 5 Nov - 20:48

Mais... c'est niais
Ce titre à rallonge me fait drôlement rire maintenant xD
Imaginez-vous très cher qu'un jour je fus désignée par le mot "romantique" :')

 
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MessageSujet: Re: Love in the kitchen [P]   

 
 

Love in the kitchen [P]

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