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 Gardiens[S]
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Lullaby

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Connasse
Féminin Messages : 508
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MessageSujet: Gardiens[S]   Jeu 2 Oct - 15:19

Voilà je reposte les Gardiens ici ^^
Les nouvelles peuvent-être lues indépendamment les unes des autres ^^.


Dernière édition par Lullaby le Jeu 2 Oct - 15:23, édité 1 fois
 
Lullaby

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Connasse
Féminin Messages : 508
Date d'inscription : 28/07/2014
Age : 24
MessageSujet: Etre Gardienne   Jeu 2 Oct - 15:19

Voilà la première nouvelle: Être Gardienne

La journée avait été ennuyante. Et fatigante. Comme d'habitude. Mais je n'avais pas le choix, il fallait continuer la même routine, se fondre dans la masse. C'était la meilleure façon de continuer mon travail de gardienne. Je balançai mes affaires à travers la pièce, partis me déshabiller dans la salle de bain, et lorsque que je ressortis de ma douche, je me sentis bien plus en forme. J'ouvris mon placard, et avec l'habilité de ceux qui ont l'habitude, je dégageai la plaque qui dévoila alors une cachette. Dedans, des habits noirs. Un haut en coton, aux longues manches, moulant, que je mis ; un pantalon en jeans, plein de poches, ajusté, que j'enfilai ; une veste en cuir également, sans manches, zippée dont je me revêtis. Et avec ces vêtements, des tas d'objets ; une lunette high-tech, à tel point qu'elle n'existait pas encore sur le marché ; deux sabres, tout ce qu'il y avait de plus traditionnels ; des gants noirs antidérapants ; et enfin un cube : il faisait cinq centimètres de côté et trois de ses faces avaient un écran, deux des trois autres faces étaient pourvues d'entrées périphériques en tous genres, même de celles qui n'existaient pas encore, et la dernière face présentait un logo où figurait un sablier dans lequel s'écoulaient de petits cubes, et sur lequel était assise une femme possédant trois yeux et portant un poignard dans sa main droite et un livre dans la gauche.
Je me dirigeai vers le miroir. J'attachai mes cheveux noirs, un peu bleutés, en une queue de cheval. Mes yeux bleu foncé ne montraient que ma détermination, et mon visage, aux traits fins mais plutôt banal, ne laissait transparaître aucune émotion. Je n'eus plus qu'à passer mes bottes de style motard aux pieds pour être prête.
J'allumai mon cube. Sur l'écran central apparut mon ordre de mission. Je fus un peu déçue. La mission avait lieu sur Terre, seulement une dizaine d'années auparavant, il ne me faudrait même pas dix secondes de voyage. Il fallait que j'attrapasse un certain Antoine Murry, qui étant venu visiter le passé clandestinement et dont le matériel qui ne correspondait pas aux normes, pourrait changer le cours du temps. Je soupirai ; encore un amateur qui trouvait le passé trop cool. Et bien moi qui y vivait dans le passé, je trouvais ça d'une désolation …
Peut-être que je vivais pas au bon siècle?
Sur le cube de gauche je programmai l'A.C.2P.H. (analyseur de changements probables et possibles de l'Histoire) . C'est lui qui me permettrait de me déplacer dans le temps sans rien modifier. Sur l'écran de droite je programmai les données du voyage. Je sentis ma peau être tiraillée de partout, signe que je passais dans une autre dimension. Sur l'écran de droite de mon cube des caractères défilaient à toute allure.  Je ressentis une fois encore le tiraillement, et j'apparus dans une ruelle, derrière une benne à ordure. Je me félicitai ; cette fois-ci je n'étais pas arrivée dans la benne. Il faisait grand jour, aussi je rangeai ma lunette dans ma poche. Mes habits noirs ne faisant pas trop étranges, je calculai le risque de changer les événements sur mon cube : 0,1% . Bien dans ce cas je n'avais aucune raison de passer par les égouts ou les toits. Je fus heureuse ne pas avoir pris mes sabres, là j'aurais vraiment été obligée de passer par en haut ou dans le pire des cas par en bas.
Sur l'écran central, je pus lire la position actuelle de Murry. Je m'avançai tête baissée dans la foule, me faisant la plus discrète possible. Je slalomai entre les passants prenant soin de ne surtout bousculer personne.
Soudain j'eus un choc. Plus loin dans la rue je me vis. Avec dix ans de moins. Je compris alors que ma mission n'était pas juste d'attraper Antoine Murry. Je m'évitai largement, me rappelant de mon itinéraire ce jour-là, ce fut facile.
Ce jour-là, c'était le jour où j'avais découvert mes dispositions à être gardienne. Gardienne de l'Histoire, du temps. Certes le monde tel qu'il avait été, tel qu'il était et tel qu'il le serait était loin d'être parfait. Mais le modifier sans réfléchir pouvait amener à quelque chose de bien pire. De plus, plus philosophiquement, qui étions nous pour remettre en question les choix de nos ancêtres ? Voyager dans le temps pour tout changer à notre convenance était remettre en cause le libre arbitre de tous.
Les gardiens avaient de particulier leur capacité de réincarnation. Le « moi » qui se baladait ce jour-là, avec ses parents, n'était encore que Serena Martins, une adolescente de treize ans, qui n'avait pas conscience qu'elle vivrait plusieurs vies après celle-là, ni qu'elle avaient sans doute déjà vécu d'autres vies avant. Mais le « moi » d'aujourd'hui avait, grâce à une remarquable rencontre ce jour-là justement, fait la rencontre d'Oménalia Habac, mon « moi » futur qui vivait à une époque où l'APCT (agence pour la préservation du cours du temps) existait déjà.
L'agence recrutait également des exécutants dans son époque mais comme plus une personne voyageait loin dans le passé plus il y avait de risques de le changer, l'APCT essayait de trouver le plus de gardiens possible. Et c'était mon boulot de me recruter. Je dus faire un effort pour ne pas éclater de rire. Quel genre d'enchaînements historiques avait pu donner un tel paradoxe ? Ne souhaitant pas m'appesantir dessus je réfléchis à la marche à suivre.
J'étais prête à parier que le matériel de voyage dans le temps dont disposait ce Murry correspondait à celui que j'avais trouvé plus jeune. Ou plutôt celui que mon « moi » passé allait trouver. Humm un peu alambiqué tout ça.
Le plan était donc simple, attraper Murry, laisser son matériel sur le banc où « j »'allais m'asseoir, déjà programmé pour le moment dans le futur de « ma » rencontre avec Oménalia.
J'entrai enfin dans le bar où se trouvait Murry. M'asseyant à sa table, je lui montrai rapidement le logo sur mon cube. Il comprit aussitôt.
« Je vais sortir avant vous, et vous attendre dans l'impasse à droite de la sortie, vous avez intérêt à sortir d'ici  sans heurt et sans vous faire remarquer, car à la moindre modification dans le cours du temps, j'enverrai un message d'urgence pour que vous soyez éliminé avant votre petit voyage ici, murmurai-je. C'est clair ? »
Il hocha la tête et je sortis donc, comme une ombre. Deux minutes plus tard, il me rejoignait. Mais mon instinct sentit le danger venir, et pour cause, quelques secondes plus tard, il avait perdu son apparence humaine au profit de celle d'une créature dotée de six yeux, un appendice sortant de son abdomen et que je devinais capable d'injecter du poison, et d'une carapace. Je jurai. C'était un familier. Un être créé de toutes pièces par un être humain, et programmé pour certaines tâches. Cette fois je regrettais l'absence de mes sabres. Je retirai secrètement un couteau de l'une de mes bottes. Je le laissai foncer sur moi. Non pas qu'avec sa force surhumaine j'aurais pu l'en empêcher. Mais j'aurais pu me déplacer. Ce que je ne fis pas. Sauf à la dernière minute. Quand il fut suffisamment proche, je pris appui, d'une main sur son appendice, de l'autre sur son bras, et je sautai souplement sur son dos. D'un geste sec j'enfonçai la lame dans l'un de ses yeux. La pointe du couteau endommagea les puces de son « cerveau ». Il s'écroula, et je me rattrapai de justesse. M'approchant je réalisai que je ne pourrais pas lui poser de questions. De toute façon, il était sans doute programmé pour ne pas répondre à un membre de l'Agence. J'entrepris de le fouiller, y compris malheureusement son crâne. Et récoltai tous les indices qui permettrait à l'Agence de retrouver son créateur.
Je vis une plaque d'égout juste à côté. Je grimaçai : c'était la solution la plus rapide et aussi celle qui présentait le moins de risque.
Une heure plus tard, après avoir fait rouler le cadavre du familier dans les égouts et y avoir mis le feu. Je me dirigeai vers le parc où devait à présent se trouver mon « moi » passé. Passant aux dessus des grillages là où les caméras ne me repéreraient pas, je me glissai entre les arbres. Et je le vis enfin. Le banc sur lequel ma vie avait changé. Je le fixai pendant de longues minutes et je fus de plus en plus tentée de ne pas déposer le matériel de voyage spatio-temporel. Que se passerait-il? Aurais-je une vie normale ? Où je ne m'ennuierais pas en attendant une nouvelle mission?
Brusquement mon cube se mit à vibrer, et je lus que le risque de modification était passé à 89% . Je fronçai les sourcils. Regardant devant moi, je réalisai que mon autre « moi » était à quelques dizaines de mètres. Je m'affolai. Mais qu'est-ce qui m'avais pris de rêvasser de la sorte ? Par chance « elle » regardait ailleurs. Silencieusement je posai la « montre » spatio-temporelle, déjà programmée, sur le banc. Je retournai me cacher derrière un arbre. J'émis un soupir de soulagement quand je vis que mon cube indiquait à nouveau un risque proche de zéro. Non décidément je ne changerais ma condition de gardienne pour rien au monde. Aussi, quand « elle » disparut, je rentrai dans mon époque le sourire aux lèvres.

sans manche => sans manches
en tout genres => en tous genres
s'écoulait de petits cubes => s'écoulaient de petits cubes
bleus foncés => bleu foncé (les adjectifs de couleur composés sont invariables)
un amateur qui trouvais => qui trouvait
signe que je passai => passais
où APCT => où l'APCT
l'APCT essayer => essayait
Quel genre de d'enchaînements historiques => d'enchaînements historiques
mon instinct sentis => sentit
quelque secondes => quelques secondes
créé de toute pièce => de toutes pièces
ma vie avait changée => changé
Je fronçais => je fronçai
Par chance « elle » regarda ailleurs. => regardait


Dernière édition par Lullaby le Jeu 2 Oct - 15:22, édité 1 fois
 
Lullaby

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Connasse
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MessageSujet: L'Anarchiste qui maintient l'ordre   Jeu 2 Oct - 15:20

Et la deuxième nouvelle : L'Anarchiste qui maintient l'ordre

J'avançais, le dos voûté. Une fusil gros calibre doublé d'un canon à plasma était sanglé dans mon dos. Cette arme était un peu trop voyante sur une planète aussi pacifiste que Kartian, j'avais donc tout intérêt à utiliser les nombreux couteaux que j'avais sur moi . Je portais un tee-shirt foncé sans manches, et un pantacourt noir. J'avais des cheveux teints en gris, des yeux dorés qui perturbaient mes interlocuteurs, et une barbe brune de deux jours recouvrait mes joues. Mais mon visage ainsi que mon corps étaient recouverts par une grande cape passée au dessus des épaules. Personne ne pouvait voir ce à quoi je ressemblais.
C'était nécessaire, car à cette époque, sur Kartian (du moins c'est comme cela qu'il est d'usage de l'écrire avec les caractères latins), le nombre d'humains y vivant était vraiment peu important, et un humain que personne n'avais encore jamais vu aurait attiré l'attention. Les Kartianis (mâles) étaient très différents des Kartianaes (femelles). Là où les mâles étaient filiformes, à la peau pâle, les femelles étaient costaudes et avaient souvent la peau foncée (mais pas systématiquement). Pourtant les mâles étaient d'une grande force, et les femelles très douces. C'était un peuple calme, le partage et l'altruisme faisaient partie intégrante de leur culture.  C'était la raison pour laquelle ils formaient un seul "pays".
Pour ma part, je n'étais pas là pour faire du tourisme. J'avais une mission. Un groupe d'anarchistes avaient envoyé un des leur dans le passé dans le but de changer le jour fatidique de l'attaque des Mervelans contre Kartian. Les Mervelans, qui ressemblaient à de gros rhinocéros dotés de deux bras au-dessus de leurs pattes avant, étaient des guerriers qui ne pensaient qu'à étendre leurs territoires.
Malheureusement, on ne pouvait laisser les gens changer l'histoire aussi horrible que sera le jour de la défaite des Kartianis. Il état mon devoir, en tant que Gardien d'intercepter cet anarchiste. Je me dirigeai donc vers l'ouest de la Grande Capitale kartiani où se trouvaient les laissés pour compte, ou plutôt ceux que leur fierté avait poussés à renoncer à l'aide de l'État. C'était là que s'était réfugié Travis Gail, l'anarchiste en question.
Il tentait de convaincre des Kartianis d'agir pour la militarisation de leur planète. Ainsi lorsque les Mervelans attaqueraient, Kartian serait prête.
J'arrivai enfin en vue des bidonvilles de l'ouest. La nuit tombait aussi je me débarrassai de ma cape la coupant en plusieurs morceaux pour la glisser dans mes poches. Il ne manquerait plus qu'abandonner ma cape ici change le cours de l'histoire. D'ailleurs à ce propos. Je saisis la chaîne qui pendait à mon cou pour libérer le cube, de cinq centimètres de côté, caché sous mon haut. Il possédait trois écran, et sur celui de gauche s'affichait un pourcentage 23,4% . Je grognai ; ce pourcentage était celui calculé par l'analyseur de changements probables et possibles de l'Histoire autrement dit l'A.C.2P.H. Or un tel pourcentage était inquiétant, l'idéal étant 0,1% ou moins (ça c'était déjà beaucoup plus rare). Je me faufilai entre les cabanes et les morceaux de tôles, silencieux, tendant l'oreille à l'affût du moindre bruit et surtout de la moindre parole lâchée avec un accent humain. Au bout d'une demi-heure de recherche discrète, je n'avais rien trouvé et mon cube indiquait 76%. Je frémis. Si je ne me dépêchais pas je risquais d'échouer. Dans le meilleur des cas, le monde serait changé en mieux.  Malheureusement on ne pouvait prévoir l'avenir, juste le constater et ce changement pourrait en réalité créer un futur bien pire.
J'allais tourner à gauche quand j'entendis des voix se disputant un peu plus en avant. Je me précipitai dans cette direction. Les voix venaient d'une cabane en tôle, assez grande. M'avançant discrètement, j'espionnai la conversation à travers une fente dans le métal. Je reconnus Travis Gail grâce à la photo de lui que j'avais dans mon cube. Il s'adressait à un groupe d'une demi-douzaine de Kartianis. Je grognai à voix basse. Il fallait absolument que je le sortît de là, le plus subrepticement possible. Une diversion. J'envisageai de mettre le feu un peu plus loin mais la hausse soudaine du pourcentage sur mon cube m'en dissuada. Zut, que me restait-il comme solution ? Je dégageai mon fusil de mon dos, avec comme idée de l'éliminer à travers la fente. Bizarrement , le pourcentage baissait quand je pointais mon arme dans une autre direction. Plus précisément quand je pointais vers l'est. Perplexe je tirai néanmoins dans cette direction. De toute façon cela ferait une diversion. En effet, au son du coup de feu, les Kartianis dans la pièce sortirent. Gail fut le dernier. Je l'attrapai par dernière et le bâillonnais avec ma main. Mais il me mordit, et s'enfuit vers l'ouest. Je tentai de le rattraper mais il courrait vite, et bientôt je n'entendis que mon cœur battre dans ma poitrine, plus très sûr de la direction prise par ma proie.
Ce fut seulement quand quelque chose me cloua au sol que je compris que je n'étais plus le poursuivant. L'obscurité m'empêchait de bien voir, j'étais toujours essoufflé. Et plus que tout, le choc de la chute m'avait déboussolé. Je me fiai uniquement à mon instinct de survie. Une bonne chose car j'échappai de peu à une lame qui m'effleura le flan au lieu de plonger dans mon ventre. Il me fallut un peu de temps mais je repris quand même le dessus. Au bout d'une minute, après avoir vérifié que mon adversaire était bien Travis Gail, je parvins à l'immobiliser complètement. 0,1% . Bien dans ce cas il ne restait plus qu'à ramener notre anarchiste à l'Agence. Je programmai donc sur mon écran de droite la date et le lien. Quelques secondes plus tard je ressentis les secousses caractéristiques du voyage entre dimensions. Je ressentis une seconde fois le passage, et nous arrivâmes dans une salle grise, où une dizaine d'hommes armés, avec des armes à plasma pour la plupart, nous attendaient. Je fis se relever Travis, et avant qu'il n'ait pu réagir je lui fis les poches, et le délestai de son matériel de voyage spatio-temporel. Je le tendis à un des agents qui le prit. Je lui demandai au passage si je pouvais parler à mon supérieur. Après confirmation dans son oreillette, il hocha la tête et je sortis accompagné de deux hommes. Ou plutôt en regardant de plus près à un homme et une femme. Malheureusement elle n'avait pas des formes très féminines. Pas grave, je me rattraperais en retournant à mon époque. On me fit entrer dans le bureau de Marchall.
« Salut, Kilian, mon vieux, me salua-t-il.
- Bonjour, fis-je plus sobrement. »
Il avait beau donner le change avec son air débonnaire, je savais qu'il n'était pas un tendre.
« Alors ? Qu'est-ce qui t'amène ? Tu n'as pas intérêt à me dire que tu décroches, ça serait du gâchis !
- Non ne t'inquiète pas, le rassurai-je. En fait il s'est passé un truc bizarre sur Kartian.
- La mission dont tu reviens c'est ça ? me demanda-t-il.
- Oui. Écoute. Je pensais éliminer la cible avec mon fusil, mais quand j'ai pointé ailleurs, le pourcentage de risques de changer l'Histoire a baissé. J'ai donc tiré et quand je suis parti, mon écran marquait 0,1% . Là j'avoue que ça m'échappe. »
Marchall hocha doucement la tête. Il tapota sur son clavier tactile inclus dans le bois du bureau, et il lut ce qu'il y avait dans sa lunette.
« Ah, je vois, fit-il.
- Hum, pas moi, me permis-je de répondre.
- En fait, expliqua-t-il en souriant, ton coup de feu a déclenché une série d'événements qui font partie intégrante de l'Histoire. En somme ta mission, Kilian Meth, là-bas faisait partie du cours du temps, et ça va jouer en faveur de ton anarchiste à son procès, ça. »
Je ne cherchais pas à comprendre plus en avant le paradoxe qui faisait que ma venue dans le passé pour empêcher quelqu'un de changer l'Histoire faisait partie de celle-ci. J'en aurais une migraine pour plusieurs jours. Au lieu de ça, je préférai imaginer la tête de Gal quand il apprendrait de la bouche de son avocat que sa mission échouée dans le but de changer le passé lui avait, en fait, permis de se réaliser. Beaucoup plus amusant, il n'y avait pas de doutes. Je remerciai Marchall, et sans me soucier de sortir de la pièce, je programmai mon cube pour retourner chez moi.

sans manche => sans manches
une barbe brune de deux jours recouvraient => recouvrait
cet époque => cette époque
ds => des
où se trouvait les laissés pour compte => où se trouvaient
leur fierté avaient pousser => leur fierté avait poussés
Il tentai => Il tentait
mon cube indiqué 76% => indiquait
on ne pouvais => on ne pouvait
un plus en avant => un peu plus en avant
Je reconnu => Je reconnus
Ou plutôt en regarder de plus près => en regardant
fis plus sobrement => fis-je plus sobrement
ne t'inquiètes pas => ne t'inquiète pas
ut reviens => tu reviens
le pourcentage de risques de changer l'Histoire à baisser => a baissé
évènements => événements
sa mission échoué => échouée
l'avait, en fait, permis => lui [...] avait
 
Cornedor

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MessageSujet: Re: Gardiens[S]   Ven 3 Oct - 10:46

Intéressant ! C'est une super idée et les persos et univers sont sympas En plus tu montres bien le paradoxe du bien/mal quand l'Agence refuse de laisser modifier le cours du temps, même pour sauver un peuple. (pauvres Kartianis Sad )
Bref, j'ai bien aimé, c'est sympa à lire et à découvrir

PS. J'ai vu passer pas mal de fôtes x) J'ai voulu éditer, avant de me rendre compte que je n'étais pas CDF sur ZE
 
Lullaby

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Connasse
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MessageSujet: Re: Gardiens[S]   Ven 3 Oct - 13:33

XD je veux bien croire qu'il ait plein de fautes j'essaierai de corriger plus tard si j'ai la foi Razz sinon merci beaucoup pour ton avis j'avoue être très fière de ces nouvelles et c'est pour ça que je galère à en écrire d'autres de peur qu'elles ne soient pas aussi bonnes ^^





Et pour me lire, jetez un coup d'oeil ici.

"En bref, j'aime ces lunettes !" Kyoukai no kanata (ouais ça m'a marquée)



 
Meredith Epiolari

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MessageSujet: Re: Gardiens[S]   Sam 4 Oct - 12:42

Je suis d'accord avec Corne pour dire que l'univers est sympa Very Happy
Par contre, perso, j'ai de loin préféré la deuxième nouvelle à la première Smile
Tous les paradoxes occasionnés par un voyage dans le temps sont fascinants *.*
Je trouve que dans la première nouvelle, tout le début avec la description de ses vêtements est un peu lourd ^^
A part ça, chouettes nouvelles, si tu retrouves la foi d'en écrire d'autres... Wink

PS : En théorie, les fautes sont corrigées Smile

 
Lullaby

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Connasse
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MessageSujet: Re: Gardiens[S]   Sam 4 Oct - 13:12

Merci Rimi et le premier, je sais pas, j'avais un délire avec ses fringues XD
et j'avoue que c'est fascinant les paradoxes temporels bon pour l'instant je vais plus me concentrer sur mon roman, même si il n'y a pas de paradoxes temporels ^^





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Jack Vessalius

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MessageSujet: Re: Gardiens[S]   Sam 4 Oct - 22:29

Moi je les avais déjà lues héhé
 
Lullaby

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Connasse
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MessageSujet: Re: Gardiens[S]   Sam 4 Oct - 23:02

XD Jack
En fait j'ai eu des idées d'autres nouvelles mais je n'arrive pas à les écrire, je commence mais ça me plait jamais.
Si je me mets à bloquer sur mon roman, j'essaierai d'écrire une nouvelle ici ^^.





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Alfy

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Localisation : Làààààà !
MessageSujet: Re: Gardiens[S]   Lun 24 Nov - 19:50

Salut !
Alors je n'ai lu que la deuxième nouvelle, le titre m'attirait plus au départ.
J'ai pas réellement fait attention aux fautes, ni aux structures mais j'ai bien étudié l'histoire.
C'est intéressant, au début je voyais plutôt Doctor Who, mais après ça m'a rappelé une sorte de Minority Report où je ne sais quoi. Enfin bref., passons aux choses sérieuses.
J'ai trouvé que tu créais vraiment bien ton univers, au début on ne sait rien, et puis au fur et à mesure on commence à comprendre. Cependant je trouve dommage que ces explications entachent parfois le récit. En fait, j'ai trouvé que parfois tu essayais peut-être d'en dire un peu trop, dans tes explications et que cela brisait le côté dynamique du récit, l'essoufflement et le temps qui presse ton personnage.
Par exemple, au début, la descriptions d'un Kartian type aurait pu se faire au détour d'une ruelle, des regards qui se croisent, ou assis à la terrasse d'un café, cela aurait peut être été plus... plus dans la continuité de l'action et non dans un déroulement informatif.
Pareil, je pense que le passage des pourcentages mériterait d'être plus étoffé. Finalement tu nous en dit presque trop alors qu'on comprend assez vite, le jargon scientifique du début pourrait être plus répartit si tu élaguais tout cela. D'ailleurs j'aurais bien aimé plus les voir ces nombres, au début ton personnage les regarde peu, puis le temps presse, et ils reviennent de plus en plus souvent ce qui raccourcit les phrases et plus le personnage se hâte, plus le lecteur s'essouffle.
Le paradoxe est assez intéressant aussi, à la fin, peut être que l'absence de remords et le fait qu'il ne s'en soucie pas aurait pu être plus exploité.
Pour finir, une coquille "que je le sortît de là". Si "je" est sujet, ce serait "sortisse" au passé, donc je verrai "que je le sorte".

Donc voilà, l'univers est sympa, j'aurais juste préféré un peu moins d'explications ou qu'elles soient introduites dans la continuité de l'action. Mais c'était une lecture plaisante alors que je ne lis jamais de SF normalement.
 
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