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 ARK, le choix du pragmatisme.
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ARK

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Masculin Messages : 78
Date d'inscription : 15/08/2014
http://ark-romans.blogspot.fr/
MessageSujet: ARK, le choix du pragmatisme.    Mar 4 Nov - 22:07

Je vais donc inaugurer cette partie (normal de se jeter le premier à l'eau après avoir sabordé le bateau ^^).

Pour parler de mon style, il est inévitable de parler un peu de moi. Avant l'âge de 13 ans, je n'ai jamais écrit la moindre ligne. L'écriture n'avait pour moi aucun intérêt, je vous épargnerai donc le coup de la passion dévorante depuis l'enfance. Cependant, après avoir découvert à l'époque les jeux de rôle, nous avons décidé avec mes deux meilleurs amis de créer nos propres jeux de plateau. Chacun jouait au jeu créé par l'autre, et c'était vraiment une superbe période. Qui dit jeu de plateau, dit évidemment scénario.
C'est à ce moment que la révélation m'est apparue. Très vite, la conception technique du jeu n'avait plus vraiment d'intérêt pour moi, seul m’intéressait le scénario. Touffu. Intense. De plus de 300 pages pour le premier. S'en suivirent deux autres, du même gabarit. La passion était née, et mon style proprement abominable.

Pour faire simple, je ne sais pas écrire. Ou plutôt, je ne sais pas écrire "beau".
J'ai toujours eu les idées, la créativité, mais jamais la plume du poète capable de se lancer dans une prose lyrique et passionnée. Je me suis essayé à la poésie arrivé à l'adolescence. Une poésie noire, un peu gothique, devenue une sorte d'exutoire plus qu'autre chose. Et c'est à cette époque que j'ai connu mon premier déclic, ce dont je vous parlais dans le post-it. J'ai relu mes premiers scénarios, mes premières créations, et je me suis dit "C'est de la merde!". Les folies de la vie adolescente aidant, j'ai totalement décroché de l'écriture. Quelques années plus tard, arrivé à la fac, je me suis replongé avec nostalgie dans mes essais poétiques datant de trois ans plus tôt. Nouvelle claque. J'ai réalisé à quel point ces textes étaient puérils. On y ressentait toute l'amertume de l'adolescence, passant par tous les stades: de la rébellion à l'amoureux transi en passant par la tentation sombre du "seul contre tous".
Après ces deux grosses claques, vint la découverte des ateliers d'écriture. Moments ubuesques où je voyais mes camarades ayant eux aussi opté pour des études de lettres se déchaîner dans le lyrisme mélancolique auto-flagellant, tirant légèrement sur la masturbation intellectuelle la plus triviale. Chacun de leurs textes hurlait au monde "Regardez, je mets des figures de style!" , ou encore "Je suis un génie, je mets de l'émotion parce que j'ai casé tous les clichés des larmes et du désespoir"... et autres hérésies de ce genre.
Totalement en désaccord, et surtout à demi-comateux au fond de la salle, j'ai pris une décision: j'allais devenir le psychopathe du groupe.

Là où mes camarades s'épanchaient dans l'émotion, je cultivait l'art de la froideur et de la cruauté dans mes textes, en faisant une véritable ode à la folie. Je n'aimais pas ce moule du "beau", je prenais le plaisir dans le "choc". Ce fut à ce moment là un troisième déclic. Au fil des textes, ma façon d'écrire a évolué. Et étrangement, la passion se ravivait alors même que je luttais de toute mes forces contre la "beauté littéraire".

Vint alors le quatrième et dernier déclic, celui qui a bouleversé ma perception de l'écriture et fait de moi ce que je suis aujourd'hui: ma rencontre avec un enseignant, écrivain de son état, qui ne jurait que par LA FORME. Pour lui, 90% des livres étaient de la merde. Il ne jurait que par le style  outrance. Pour lui, tout était décryptable. Baudelaire aurait pu écrire "J'ai envie de caguer." sur un papier, que ce bon professeur aurait pu y voir une ode à la nature de l'homme traduite par l'expression poétique d'un génie.
Bien évidemment, rebelle dans l'âme, je prenais bien souvent la parole contre lui pour rappeler que le fond avait lui aussi un sens, que la forme seule ne suffisait pas à créer une oeuvre. Et au fil de ma lutte contre cet homme qui décrétait que par défaut, un livre ayant du succès était forcément de la merde pour les incultes de la masse grouillante qui peuplait le monde, j'ai mûri intellectuellement.

De ce combat est née ma devise, qui oriente ma vie chaque jour: "Esprit simple n'est pas simple d'esprit". Cette maxime cristallise à elle-seule mon style littéraire, que vous aurez peut-être un jour l'occasion de découvrir.

Quelques années plus tard, une fois dans la vie active, j'ai ressenti le besoin de créer quelque chose pour m'éloigner de ma condition de travailleur. Car le monde de l'emploi est loin d'être rose. Et pour m'évader, j'ai écrit.


Je suis un pragmatique, et je l'assume pleinement.

Il y a à mes yeux plusieurs styles d'auteurs. Cette liste est non exhaustive, et les exemples sont nombreux....
Les esthètes, qui recherchent avant tout la beauté du texte et la maîtrise de sa forme.
Les architectes, qui bâtissent un univers détaillé et très vaste, minutieux, qui soignent leur background (Oui, en anglais, na!).
Les politiciens, qui noient leur texte dans des tonnes de figures de style pour habiller sa pauvreté intellectuelle.
Les passionnés, qui ne maîtrisent jamais leurs textes et laissent leur plume divaguer, quitte à perdre le fil de leurs propres objectifs...
Les pragmatiques.

Et il y en a beaucoup d'autres possibles !


Pour vous expliquer mon style, je vais vous donner un exemple très simple et parlant. Voici une scène, dans un style... particulier.

Jean sortait de sa maison, petite bicoque de banlieue aux murs lézardés, mais pas dénués de charme, l'esprit vagabond et passionné par la lecture d'un roman qu'il venait de découvrir. A peine eut-il mis le pied dehors qu'il croisa, hasard d'un destin facétieux, la route de Pupuce le chien.
Pupuce était d'une beauté éblouissante mais semblait plongé dans un espoir profond. La magnificence de son pelage flamboyant, orné de reflets d'été, évoquait pour Jean une intervention divine allouant à cet être paradisiaque la grâce, l'élégance, et la prestance. Ce fantastique canidé semblait cependant si terne, mort, comme si la fatalité d'une existence tragique l'avait plongé dans les affres abscons de la cruauté qu'imposait sa condition de meilleur ami de l'homme. bla bla bla bla bla.

Il y a aussi le style: Jean Machin mesurait 1m79.5 et pesait 62.789kg. Il était 12h45 quand il sortit de chez lui par la porte principale, située au milieu de la face nord de la maison, donnant sur la rue Dugland. Alors qu'il posait son pied, de pointure 43, sur la troisième marche du péron, il vit sur le côté à environ huit mètres un chien. C'était un fox golden chitsu nain, d'environ 2 ans et 8 mois, qui avait grandi dans une famille non loin de là, à deux rues de là. Son poil était roux avec des reflets bruns, mesurant environ 0.27 mm de diamètre.... (Vous trouvez que je caricature? Relisez Anne Rice ou Tolkien !)
(Bon allez, je ne peux pas résister à une aparté sur ce thème. Mais moi quand je lis du Tolkien, (je ne cite que lui parce que l'exemple me vient en tête, j'adore le SDA!!) je me fais par moment dramatiquement ch... Les personnages vont du point A au point B, ils ont parcouru 100 mètres, mais l'auteur a décrit 37 caillous et 3 arbres, avec tous les détails possible sur les éléments du décor. Aaaaaargh!)

Chez moi ça donne: En sortant de chez lui, Jean croisa un chien qu'il trouva très beau, mais qui semblait étonnamment triste.

C'est moins beau et poétique, mais l'efficacité est là, le message est passé.



Pour ma part, j'aime la simplicité qui a quelque chose de bien plus puissant, car je pense que toute la force de l'imaginaire réside dans le lecteur, et non dans les mots de l'auteur. Bien souvent, celui, ou celle qui en rajoute dans le style de façon outrancière "se la pète", et ne vise que sa propre satisfaction égocentrique. Il recherche à ce qu'on dise "c'est bien écrit". C'est un avis personnel qui n'engage que moi.
Ma conception des choses est qu'il est préférable de suggérer les choses, stimuler le lecteur pour qu'il se fasse sa propre image des choses, et qu'il créée lui même son propre imaginaire.

Raconter simplement que Pupuce le chien avait l'air triste suffit amplement. Car chaque lecteur se fera sa propre image, certains verront un yorkshire, d'autres un saint-Bernard, certains verront Pupuce pleurer, d'autres l'imagineront prostré... Sérieusement, à lire certains auteurs on pourrait s'imaginer un délire façon Evangélion (pour les initiés) avec bras en croix, ailes blanches et chœur d'église à chaque fois qu'un personnage cligne des yeux.

Pour moi l'auteur doit inviter le lecteur à pénétrer dans un monde imaginaire, et le guider par des sensations, des images, des concepts pour lui offrir une expérience.
Et non pas imposer sa vision directive des choses. Et encore moins dire au lecteur "Tu comprend pas la beauté poétique de mon texte, tu es une merde, je suis dieu".
A mes yeux, la simplicité et la sobriété peuvent avoir tout autant de puissance qu'un récit complexe.
Souvenez-vous: "Esprit simple n'est pas simple d'esprit".


Dans tous mes textes, mes romans vu que je n'écris plus que ça, on y retrouve ce qui aujourd'hui est MON style. J'ai une façon d'écrire très abrupte, tranchante. Mes textes sont efficaces, à défaut d'être magiques. J'ai appris de mes faiblesses, je les ai incorporés à ma façon d'écrire pour me découvrir ma propre voie.
Je ne sais pas faire de belles phrases ? Peu m'importe. Je ferai des phrases efficaces.
Je ne sais pas susciter l'émotion par mes mots. Peu m'importe, je la susciterait par une construction narrative implacable.
Je jouerai sur l'enchaînement des scènes, le rythme des chapitres, la mise en scène, le suspens, je me contenterai d'évoquer les choses au lecteur pour laisser la formidable puissance de son imagination prendre le relais.

A défaut de créer une oeuvre littéraire flamboyante, je créerai une machine particulièrement efficace pour faire avancer mon récit, attirer le lecteur là où je le désire et le faire tomber dans mes pièges (efficacité prouvée, hein Rimi ? ^^). Peut-être le découvrirez-vous un jour, sait-on jamais!

Voilà ce qu'est MON style, et je le revendique haut et fort, en toute humilité: je suis un pragmatique.

Et vous, quel genre d'auteur êtes vous ? Parlez-nous de vous, de votre passion, de ce qui construit votre style ? J'ai inauguré cette partie en faisant mon coming-out littéraire (Mouarf). Quelles sont vos convictions littéraires ? Quels sont vos buts dans l'écriture ? Pourquoi écrivez-vous ?

Je vous invite à présent à ouvrir de nouveaux posts dans cette partie, et à partager avec les membres de ZE ce qui donne un sens à votre passion. Quel auteur êtes vous?
 
Meredith Epiolari

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Reine de l'Impro
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MessageSujet: Re: ARK, le choix du pragmatisme.    Mer 5 Nov - 17:55

Je préfère attendre et réfléchir un peu avant de me lancer aussi (parce que comme tu l'as fait remarquer, ça n'aurait aucun intérêt de chercher à te répondre le plus vite possible juste pour le plaisir de l'avoir fait Wink ) mais j'aimerais quand même commenter un petit peu ce que tu viens de poster Smile

D'abord, je suis d'accord avec toi sur le fait qu'un auteur ne peut pas selon moi être qualifié de "génial" uniquement grâce à la forme de son texte et aux figures de style qu'il y incorpore. L'auteur, et plus largement l'artiste, est pour moi détenteur d'une certaine sensibilité. Il est sensible à son univers, au langage et c'est à partir de là qu'il devient capable d'écrire. Même si tu parles d'un style froid et cruel, tu as eu la sensibilité nécessaire pour capter comment on peut faire passer ce genre d'atmosphère par des mots.

Il est vrai aussi que j'ai peu envie de me lancer dans le SDA parce que je ne me sens pas trop de lire un truc aussi indigeste xD
Pareil pour Blazac, mais en pire :')
La simplicité a du bon, surtout quand on lit pour se détendre Wink

Néanmoins, je ne serais pas tout à fait d'accord pour dire que ta version de l'histoire de Jean et Pupuce est la meilleure des trois. Parce que selon moi, chacune à sa manière passe un message différent. Avec ton style, tu parles des faits et uniquement des faits. Si tu as un scénario solide (ce qui est le cas concernant ZONE Wink ) en effet, ce style est efficace (c'est prouvé ! Very Happy ) et il serait malvenu d'alourdir le texte en ajoutant trop de détails ou en cherchant à adopter un style lyrique.

Par contre, si l'on a envie de faire une satire de cette rencontre entre Jean et le chien, pour moi adopter un style très lyrique serait juste génial. Tant de figures de style pompeuses pour un événement aussi banal ! C'est un peu comme quand Ionesco transforme en anecdote croustillante le fait qu'une personne lise son journal dans le métro, ça dénonce plein de choses dans son contexte mais si un auteur de roman policier écrivait tout son livre comme ça par exemple, on en pourrait plus.

De même, si on lit quelque chose comme Le bizarre incident du chien pendant la nuit ou un roman mettant en scène un personnage autiste, ajouter une tonne de petits détails d'ordre mathématique peut ajouter de la consistance au personnage et aider à mieux comprendre sa vision. Cet excès de détails peut aussi avoir un côté comique selon la manière dont on l'utilise.

En fait, j'ai trouvé drôlement intéressant d'avoir trois versions de la même histoire avec un style différent, Queneau l'avait de quatre-vingt dix-neuf manières différentes et... ça c'est génial :')
Tu disais que le style changeait en fonction du message à faire passer, pour moi c'est ça. Parce que paradoxalement à mon avis, les trois versions d'une même histoire racontent trois histoires différentes. Et c'est à l'auteur de choisir l'histoire à raconter.

Au vu de ce que tu écris, tu as bien fait d'adopter un style pragmatique parce que ton histoire trouve son intérêt dans son contenu. Mais je reste persuadé que la forme peut servir le fond et qu'une histoire bien écrite n'est ni un scénario génial, ni une forme qui reflète une parfaite maîtrise de la langue mais plutôt une parfaite alchimie entre les deux.

Pour moi, il faut adopter son style à l'histoire que l'on raconte et ne pas se limiter à une seule manière d'écrire. En fait... je suis fan de Queneau :')
En même temps, j'ai une autre petite part de moi qui proteste quand même que l'auteur a une identité à lui, une marque qu'il laisse dans ses textes quelle que soit l'histoire... Et je n'arrive pas encore à savoir comment concilier ces deux thèses dans ma tête ^^

Voilà, j'ai trouvé ce texte explicatif vraiment très intéressant à lire et tu as eu une idée géniale, je te remercie d'avoir tenu compte de mon opinion mais tu n'as bien sûr pas à changer pour elle, parce que ça n'ôte rien au fait que tu es parvenu à écrire un roman avec TON style et que de ce que j'en est lu il est très bien écrit puisque la forme est adaptée au contenu et c'est tout ce qui compte Smile

 
ARK

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MessageSujet: Re: ARK, le choix du pragmatisme.    Mer 5 Nov - 18:57

Hey ^^ Je ne dis pas que ma version est la meilleure! Simplement que je la préfère, c'est un avis purement personnel.

N'oublie pas qu'il ne s'agit pas ici d'affirmer que j'ai raison et le reste du monde a tort, mais de parler de MA vision personnelle de MON écriture. Bien loin de moi l'idée de vouloir imposer ma façon d'écrire!

L'idée de cette partie est justement d'offrir à chacun une tribune pour parler de sa propre façon d'écrire. Nous sommes tous différents, sur ZE comme ailleurs, et j'espère bien que vous voyez les choses différemment de moi! Le monde serait bien triste si tout les auteurs faisaient la même chose!

PS: Une description poétique d'une des scènes trash ca pourrait être plutôt rigolo ^^ Mais mon but n'est pas vraiment de faire rire Very Happy
 
Meredith Epiolari

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Reine de l'Impro
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MessageSujet: Re: ARK, le choix du pragmatisme.    Mer 5 Nov - 21:02

J'avais bien compris que tu n'imposais pas ton style comme le meilleur et que tu suggérais à chacun de le prendre pour modèle, c'est pour ça que je trouve ton idée géniale Very Happy

Et effectivement, quand ton roman fait rire, c'est plutôt jaune xD

 
Lovelyrosella

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MessageSujet: Re: ARK, le choix du pragmatisme.    Lun 10 Nov - 22:50

Waouh ! Quelle lecture intéressante ! Merci d'avoir partagé tout ceci avec nous ! :3
 
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MessageSujet: Re: ARK, le choix du pragmatisme.    

 
 

ARK, le choix du pragmatisme.

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