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 Kaléidoscope d'une nuit [P]
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Kaw'



Gni suprm
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MessageSujet: Kaléidoscope d'une nuit [P]   Mar 11 Nov - 15:58

Yerki, c'est juste le nom du concours pour lequel j'ai écrit ce texte un dimanche soir entre 19 et 23h parce que c'était la dernière limite//PAN/ Si vous avez une idée de titre je suis preneuse, bikôz je suis une purée mousseline pour les trouver et je ne peux pas toujours prendre le premier mot du texte (dixit Avalanche noncen'estpasdelapub) pour ça (et aussi parce que ) -> Titre trouvé, avec ma môman
Et juste pour le plaisir, amusez-vous avant avec le thème incompréhensible


Article 3 : Thème du prix #YEKRI en 2014  
Etre lycéen c’est se tenir à équidistance de la dépendance de l’enfance et de l’autonomie de la vie d’adulte. Encore éloigné de l’ivresse nostalgique qui frappe aussi sûrement qu’effrontément, c’est le moment rêvé pour fixer par l’écriture ce passé proche que l’on ne peut s’empêcher, au fil des jours prochains, de vilipender ou de révérer.  
L’enfance est bien plus qu’un moment, c’est un lieu du temps dont les sensations fusionnées produisent une personnalité qui se forge, à force de choix, une trajectoire.
En invitant les candidats à un travail de fiction autour du thème « dans ma rue »,
La Torche de Résine souhaite ouvrir une piste dans le champ du souvenir tout en sollicitant créativité et fantaisie au service de la production d’un court récit ou d’une nouvelle dont le personnage principal est la diversité des parcours que permet et suscite notre territoire.
Cet exercice individuel, rendu collectif par le format qui a été choisi pour distinguer les contributions, est une invitation à valoriser ce patrimoine immatériel mais prégnant.

C'est bô, hein ?







Kaléidoscope d'une nuit




Les ombres s'agitent sous la lune. Le moteur d'une voiture domine un instant un éclat de rire, puis les phares disparaissent derrière un tournant. Ils ne laissent que la lune et un vieux lampadaire pour éclairer les propriétaires des ombres, trois jeunes juchés sur un portique. Deux d'entre eux se berçant doucement sur les balançoires comme en souvenir d'une lointaine époque, le dernier assis sur la barre au-dessus d'eux, ses converses oscillant dans le vide. Ils ne savent plus depuis combien d'heures ils discutent, de toute façon, quelle importance ? Ils ont toute la vie devant eux.
Peu à peu, la lune parcourt le ciel, les nuages se dispersent en moutons, les rires s'évaporent et leurs voix se chargent un peu plus d'émotions.

Ils se savent à la fois différents et proches ; éloignés par leur culture, leur patrimoine et leur histoire, proches par leurs goûts. Ils ne sauraient dire s'ils ne se connaissent que depuis ce matin ou si c'est bien plus ancien, si ça remonte à toutes leurs discussions à distance ; ils s'observent toujours un peu, avec l'impression de tout et de ne rien savoir des personnes qui leur font face.
Et plus leur nouveau sujet de discussion avance, plus ils ont cette impression d'être face à un ami qui est en même temps un inconnu.

Voix pleine de l'accent du Sud. Visage un peu rond, petite silhouette qui se penche en arrière sur sa balançoire pour laisser traîner ses cheveux à terre avec l'impression d'avoir fait ce geste des milliers de fois, il y a longtemps... Presque dans une autre vie. Nostalgie de l'enfance qui lui agrippe la gorge... Alors elle parle, elle tente de faire revivre par quelques mots la voix de sa grand-mère maintenant morte, l'odeur de la plage en Corse l'été et les couleurs des poissons qu'elle avait admirés avec ses cousines et leur oncle, le goût des crêpes mangées sur la branche basse de l'arbre, le vent qui s'engouffre dans ses cheveux pendant le stage de voile, la dispute avec une amie, une soirée chez une autre... Et tout en parlant, elle serre entre ses doigts le câble du portique, retrouvant la sensation rugueuse de la corde verte de sa balançoire fétiche, dans le jardin de ses arrière-grands-parents.
Il lui semble entendre son cousin l'appeler de l'autre côté du parc, en zézayant comme avant, avant qu'ils ne grandissent et perdent cette complicité, quand son rire suffisait à sécher ses larmes. Alors elle se tait et laisse sa voix disparaître entre les jeux déserts, tendant l'oreille pour espérer comprendre ce qu'il lui crie, croyant un instant, vain espoir, que la vie n'est pas qu'une ligne droite et que parfois le passé et le futur peuvent s'effleurer... Mais il n'y a plus que le grincement des balançoires et le trafic lointain des voitures pour briser le silence de la nuit.
Elle trace de son ongle sur le bois, écriture qui ne laissera aucune trace, «Comme le cri de l'espoir, celui qui te tend la main pour te la foutre dans la gueule juste après» ; elle se souvient avec amertume de leurs réunions secrètes la nuit, dans le jardin, emmitouflés dans leurs pulls et leur insouciance...

Comme sentant le regret s'emparer de son amie, une autre voix prend le relais, brisant la nuit froide française par la chaleur moite du soleil de Guyane. Et les images reviennent, tellement différentes mais tellement proches par leur conception enfantine du monde. La chaleur dans la voiture sans climatisation, le sachet de chips à la banane acheté au Chinois, la douceur des mains des saïmiris avides de boire au verre d'eau qu'elle leur tend, la vague se saisissant du voilier et s'engouffrant dedans, les rouleaux à la plage qui l'attirent et l'effrayent, le cri des singes hurleurs au loin, les grands qu'elle voit près du lycée quand elle passe devant, la rougeur de la latérite dans le terrain à peine déforesté, les plongeons et les surfs dans la piscine dès qu'il pleut, la liane sur laquelle ils se balancent avec ses frères comme aujourd'hui, sur son portique... Images qui se bousculent, dans une succession dont l'ordre est indiscernable. Un vieux rêve aux couleurs passées, un fond de casserole plein de pâte à gâteau à lécher, le nid d'un oiseau contre la moustiquaire de la fenêtre, les fruits à pains sous l'arbre...
La voix s'arrête un instant, pour reprendre son souffle et laisser les souvenirs approcher à nouveau, mais le silence de la nuit est tellement puissant qu'elle ne retrouve plus la parole, de peur de briser la magie. La balançoire ralentit doucement, et le crissement de ses cordes s’estompe peu à peu.
La fille regarde le ciel légèrement voilé par la pollution, son regard effleure la nuit de velours percé d'étoiles et finit par se fixer sur la lune, puis elle ferme les yeux pour mieux profiter de cet instant hors du temps.

Quelques minutes de silence, et la troisième voix s'élève. Plus grave, plus profonde, un petit côté paysan, avec dans le timbre comme un reflet des yeux joueurs et des cheveux châtain en bataille. L'adolescent hésite un peu, mais il se laisse rapidement emporter par ses mots. De sa bouche se déversent pêle-mêle le cri du coq le matin, l'odeur du café, les yeux du veau à peine né, sa petite sœur qu'il faisait cavaler sur son dos, le souffle chaud du vieux cheval de trait qui remplaçait parfois le grondement du tracteur, le chemin pour aller à l'école du village, le 1000 bornes le soir, la cloche de l'église le dimanche matin et les vieux intimidants qui l'entouraient à la messe... Une fois de plus, ses mots hésitent un instant, trébuchent, puis repartent, évoquant sans plus de pudeur ses peurs, terreurs enfantines mais surtout angoisse du lendemain. Avec anxiété, les mots ''crise'' et ''chômage'', tant de fois entendus, vacillent au bord de ses lèvres, côtoyant études et rêves. L'aventure et l'étranger font briller ses yeux tant d'envie que de crainte, la sagesse de la ferme familiale éteint les brasiers, la pensée d'autres métiers le fait hésiter, il évoque les bureaux et le grand air, le Sud ou le Nord, et puis pourquoi pas les montagnes, il a le vertige en songeant à toutes ces voies qui s'ouvrent, dont aucune ne ressemble à un rêve mais qui lui tendent toutes les bras. Il répète cette citation qu'il aime tant, entendue il ne sait plus où, "A quoi bon prendre sa vie au sérieux ? De toute façon on ne s'en sortira pas vivant" ; il songe à ce Carpe Diem si beau à entendre et si dur à appliquer, il a peur des regrets futurs, ses rêves reviennent, parfois contradictoires, ils tournent dans son esprit à lui donner la nausée, il s'emmêle dans ce nœud de vies et ne sait toujours pas laquelle il veut, et pourtant on le presse, on le presse, sa vie défile déjà à toute allure et l'emmène trop vite à ce choix, il a peur de ne pas savoir quelle route prendre et finir par s'écraser sur le mur au milieu, poussé par une vie qui jamais ne l'attendra...
Sa voix s'éteint, puis, écho sans cesse répété, les deux autres repartent.

Toujours, ces mots trop entendus à la radio, à la télé et aux manifs reviennent, hantant leurs pensées ; ils travaillent, ils se préparent à de longues études, ils ne savent plus à quel âge ils pourront enfin quitter les bancs d'école, mais on continue à leur répéter que les embaucheurs ne prennent pas les jeunes, qu'il faut avoir de l'expérience, que tout le monde fait de longues études maintenant et que ce n'est plus suffisant, qu'il en faut plus, toujours plus... Et pourtant, ils continuent à rêver, parfois. Les beaux souvenirs de leur enfance les reprennent, leurs vieux rêves refont surface...
Un stage de plongée qui lui a fait dire que, maintenant c'est décidé, elle serait monitrice de plongée plus tard -quand elle sera grande, époque qui n'arrive jamais quand on a huit ans. La décision de restaurer les vieux châteaux réapparaît, réminiscence d'une lointaine visite et du jus de tomates qui avait dégouliné sur les vêtements lors du pique-nique. L'envie de faire maître-chien ou guide de haute montagne revenant parfois le temps d'un soir, après avoir trop ri. Le souvenir du camion-poubelle qui passait en clignotant, et de la promesse de faire ça plus tard, parce que les messieurs à l'intérieur vous saluaient.
Et puis...
Et puis le rêve s'échappe à nouveau, repoussé par des noms décidément pas assez beaux pour lui, étude, salaire, compétences, qualifications, difficultés, possibilités de débouchées restreintes... Ils l'enserrent, lui volent son oxygène et l'étouffent, et la voix finit par se taire, vaincue.
Mais les mots reviennent encore, un peu différents, ils ne sont pas portés par la même voix, n'évoquent pas exactement les mêmes rêves, mais au fond sont toujours identiques. Ils hésitent encore, entre la moiteur étouffante et la froideur de la neige, la forêt vierge et les Alpes aux paysages infinis, le voyage au Brésil et celui en Angleterre, entre les gratte-ciel et les prairies, les boutiques et les vaches, la marche le long des champs et celle le long des Champs-Élysées, le coin du feu et la discothèque. Entre les grands immeubles de Paris et la saveur du Sud, entre gendarme et plombier, et puis pourquoi pas instit' après tout?
Ils vacillent, tombent, croient avoir trouvé le futur parfait, se font ramener de force à terre, se disent qu'après tout le futur parfait n'existe peut-être pas encore et que c'est à eux de le construire. Sans trop savoir pourquoi, ils se rappellent qu'un honnête homme c'est un homme mêlé, se disent que ça a peut-être un rapport avec leur patrimoine et leurs rêves qui doivent se mélanger pour former quelque chose, se souviennent d'un article qui s'inquiétait de la disparition des différences entre les humains pour la création d'un seul métis, et se rendent compte qu'ils ont dû encore se perdre entre hésitations et frustrations pour se retrouver là.
Mais maintenant... Maintenant ils sont fatigués, fatigués de ce qu'on attend d'eux, fatigués de la routine mais inquiets de l'inconnu, fatigués d'hésiter et fatigués d'avoir peur, et finalement ils savent bien que ce sont toujours les mêmes espoirs et les mêmes désillusions qui se répètent.

Alors ils se taisent, en attendant que leurs pensées cessent de tourner en rond infernalement dans cette cage que l'angoisse leur crée, écoutant la nuit jusqu'à ce qu'ils puissent parler d'autre chose.
Le silence s'est à peine installé qu'il est brisé par une exclamation surprise : le soleil commence déjà à refaire surface ; ils rient d'avoir parlé si longtemps, leurs angoisses s'évaporent, ils ne veulent plus y penser, après tout ils ont encore toute une journée devant eux et se morfondre n'est pas plus au programme que dormir. Ils évoquent déjà les croissants qu'ils vont s'acheter, débattent avec une mauvaise foi trop exagérée pour être crue des avantages respectifs du café et du jus d'orange, lancent une musique sur un portable et l'arrêtent juste après, prennent des photos stupides et commencent à chanter une ode au soleil levant, ivres de fatigue.
Puis, comme les rayons de lumières ont pris de l'assurance sur la ville, ils sautent de leurs perchoirs, ramassent leurs sacs à dos et escaladent la grille du parc qui est fermé pour la nuit, avant qu'on ne les y voit.
Les premières boulangeries ouvrent à peine leurs portes, alors ils flânent un peu, croisent un mendiant et changent leur commande de trois à quatre croissants, et puis n'oublient pas de demander aussi du jus d'orange et du café afin de trancher ; ils interrogent le clochard pour connaître son avis sur le sujet, en débattent encore longtemps avec lui dans la rue, tout en mangeant leur petit-déjeuner, puis finissent par le quitter.
Ils veulent prendre le métro, jettent un coup d’œil à leur argent et grimacent, décident de l'économiser pour pouvoir se payer un concert et passent sous les barrières en riant.
Après tout, à quoi bon se soucier de la vie ?
On n'est pas sérieux quand on a 17 ans.



Merci pour la correc' Epi :p


Dernière édition par Kaw' le Mar 11 Nov - 22:24, édité 1 fois
 
Meredith Epiolari

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MessageSujet: Re: Kaléidoscope d'une nuit [P]   Mar 11 Nov - 21:33

Oh, alors c'était pour ça le portique *.*
Eh bien je pense que c'est exactement de cette manière là qu'il fallait répondre à ce sujet pas facile, c'est le parfait tiraillement entre l'insouciance de l'enfance et la réalité adulte (d'ailleurs, c'est cool qu'ils tranchent pour ne pas être sérieux ~) et puis tu sais te souvenir de tous ces petits moments et les écrire avec une exactitude poignante, moi ça m'anéantit complètement (dans le bon sens du terme Wink ).

Le titre est parfait comme ça, ne le change pas. C'est exactement le kaléidoscope d'une nuit, et puis c'est un si joli mot...
Ta môman est douée, d'autant que "Les" était quand même un peu moche pour un titre

Ton texte fait vraiment aimer la vie, alors je ne peux pas le critiquer xD
Peut-être qu'on pourrait se lasser de toutes ces énumérations mais en fait... non. En tout cas pas moi Very Happy

Merde pour le concours

 
Kaw'



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MessageSujet: Re: Kaléidoscope d'une nuit [P]   Mar 11 Nov - 22:03

L'Epi a écrit:
te souvenir
C'est un peu tôt pour se souvenir, mais tu viens monter avec Tom et moi sur un portique cet été ?

Wi, c'est ma môman qui a parlé de kaléidoscope

Même pas une petite critique ?
Tu me rassures, j'avais peur avec les énumérations x)

* Epi*
 
Midnight

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MessageSujet: Re: Kaléidoscope d'une nuit [P]   Mer 12 Nov - 13:02

*plussoie Rimi, Kawy et fuit devant si peu de constructivité*
 
Kaw'



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MessageSujet: Re: Kaléidoscope d'une nuit [P]   Ven 21 Nov - 1:55

*fuit de pas avoir répondu, rattrape au passage Mid et la *
 
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Baleine Impériale
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MessageSujet: Re: Kaléidoscope d'une nuit [P]   Ven 21 Nov - 8:55

Oh j'ai pas commenté ç'ui-là moi ? Shocked 
Eh bah, euh... c'est beau.
(bonjour je suis aussi constructive que Mid   — bon ok j'vais faire des efforts ).

L'atmosphère du texte est géniale et par rapport à la consigne (que je n'ai comprise qu'à moitié) ton texte m'a pas mal surprise (bon je suppose que c'est surtout parce que j'ai compris la consigne qu'à moitié, maintenant que je la relis, ça prend sens), surtout la fin... "on est pas sérieux quand on a 17 ans"... y a un espèce de détachement tout le long du texte, un peu mélancolique, un peu froid qui atteint son apogée avec cette résignation en décalage avec le style qui est lui très sérieux, très mature.
Bah voilà. Sinon j'ai aimé, un peu, beaucoup, trèèès beaucoup, très trèèèèèès beaucoup.
(j'dis pas passionnément parce que j'aime pas ce mot — autant j'aime la passion, autant je n'aime pas qu'elle se pare d'un nez de pinocchio (jeu de mots lvl(-100))—).
 
Jack Vessalius

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MessageSujet: Re: Kaléidoscope d'une nuit [P]   Ven 21 Nov - 14:43

Je n'aurais jamais participé à un concours à l'énoncé pareil lol! lol!

Déjà je trouve que tu maîtrises très bien la structure de ton texte, ça peut être le sujet et les émotions partent un peu dans tous les sens. C'est vrai qu'on pense pas forcément de manière structurée mais ça nous a perdu, là c'est juste parfait.
En ce qui concerne les énumérations, au début ça m'a rebuté et en fait j'ai trouvé ça génial. Cette formulation en énumération mise sur la forme, leur manière de penser, plutôt que le contenu de leur passé. C'est comme si elles revisitaient tous leurs souvenirs de fond en comble, font une sorte de "recap". Moi je l'ai ressenti comme ça quand j'eus terminé la deuxième énumération et ça m'a vraiment plu.
Globalement c'est de très très bonne facture, un niveau d'écriture que ce soit stylistiquement ou la profondeur à laquelle tu arrives à descendre parfois,  que je rêverais atteindre

Désolé je kiffe juste le
 
Kaw'



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MessageSujet: Re: Kaléidoscope d'une nuit [P]   Dim 23 Nov - 5:02

Ow, merchi
Et il est sur la page d'accueil Surprised

La baleine a écrit:
que je n'ai comprise qu'à moitié
C'est normal. Et à moitié c'est déjà beaucoup. //PAN/

Et, heu...
La baleine a écrit:
"on est pas sérieux quand on a 17 ans"... y a un espèce de détachement tout le long du texte, un peu mélancolique, un peu froid qui atteint son apogée avec cette résignation en décalage avec le style qui est lui très sérieux, très mature.
Ah bon ? Surprised *relit* Awis, le détachement, c'pas faux, c'est bien les commentaires ça permet de savoir ce qu'on a écrit xD (l'est comme ça mon style ici ? Bonne nouvelle )

La baleine a écrit:
(j'dis pas passionnément parce que j'aime pas ce mot — autant j'aime la passion, autant je n'aime pas qu'elle se pare d'un nez de pinocchio (jeu de mots lvl(-100))—).
Tu vois, t'as même pas besoin de nous pour faire des blagues pas drôles, bravo, tu es autonome, c'est le bon chemin pour la liberté



Jackouille la fripouille a écrit:
Je n'aurais jamais participé à un concours à l'énoncé pareil
Moi non pl... Ah si, tiens. Je sais pas ce qui m'a pris.

Jackouille la fripoulle a écrit:
C'est vrai qu'on pense pas forcément de manière structurée mais ça nous a perdu, là c'est juste parfait.
Tu deviens aussi clair que la consigne là x)
(mais comme mes quelques neurones ont pris ça pour un compliment, merci )

Jackouille la fripouille a écrit:
C'est comme si elles revisitaient tous leurs souvenirs de fond en comble, font une sorte de "recap".
Effectivement, comme on ne suit pas un ordre logique mais l'ordre désordonné des pensées et des liensbizarrequifontquecettepenséeamènecelle-làalorsquewtf (ce que tu disais dans la citation précédente, non ? x) ), leur passé est évoqué à travers les petits instants un peu stupide et dont on se souvient pourtant, comme le but n'est pas une biographie Claire et ordonnée. (Non même mon explication n'est pas Claire, c'est normal Claire c'est l'machin bleu là-bas.)

Jackouille la fripouille a écrit:
Globalement c'est de très très bonne facture, un niveau d'écriture que ce soit stylistiquement ou la profondeur à laquelle tu arrives à descendre parfois,  que je rêverais atteindre
Et ça, malgré le pq, je peux le prendre comme un magnifique compliment ? *o*

Jackouille la fripouille a écrit:
Désolé je kiffe juste le
C'est normal, il est bô mon


(Oùkellée, la pas douée qui a voulu citer plein de trucs et a tous mis en spoiler, oùkellée ? Elle est là )
 
Jack Vessalius

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MessageSujet: Re: Kaléidoscope d'une nuit [P]   Dim 23 Nov - 12:32

"(Non même mon explication n'est pas Claire, c'est normal Claire c'est l'machin bleu là-bas.)"
Si si, ton explication est très parlante, je l'ai comprise à 100%
 
Maze

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MessageSujet: Re: Kaléidoscope d'une nuit [P]   Lun 24 Nov - 19:51

*ne sait pas quoi dire devant tant de perfection et s'enfuit*
 
Vivlevendhiver (Tom)

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MessageSujet: Re: Kaléidoscope d'une nuit [P]   Lun 12 Jan - 20:29

Je ne l'avais pas commenté Surprised

Eh bien, l'est parfait
Pas dans le sens où tout est lisse et beau et harmonieux*, mais dans le sens où y des éraflures verbales maîtrisées, des moments moins forts pour mieux savourer la musique de ceux qui sont magiques, enfin voilà, c'est magistral et j'adore ce texte :')

*même si un peu quand même :3
 
Kaw'



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MessageSujet: Re: Kaléidoscope d'une nuit [P]   Mar 13 Jan - 15:59

*se dit qu'elle a du bol pour que ce qu'elle rate semble être maîtrisé :') (Ou alors ce sont les yeux de la tomme qui font ça ? )*

Merci la tomme, et merci Maze que j'avais oublié o/ *court après Maze et la rattrape parce que son parfum est magnifique aussi d'ailleursfaudraitqu'ellelecommente*
 
La Grenouille

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MessageSujet: Re: Kaléidoscope d'une nuit [P]   Mar 17 Mar - 21:14

J'ai lu l'énoncé. Mon cerveau est parti en courant, tu auras mon commentaire quand je l'aurai retrouvé.
 
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