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 La petite maison grise de Torphichen [S]
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Iskupitel

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Sire de Picardie, Souverain des Isles de Coupe et de Pitel
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MessageSujet: La petite maison grise de Torphichen [S]   Ven 13 Fév - 12:18

Texte écrit à l'occasion du concours Halloween 2014. Faites-vous du plaisir à lire ~

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Le ciel est noir, les arbres sont morts, les rues sont pleines, et les enfants déambulent, sans surveillance, entre toutes les maisons de la petite ville de Torphichen, en Écosse. Je fais partie d'eux, et avec mes 7 amis nous sommes heureux d'effrayer les gens qui nous ouvrent leur porte. Mais le plus intéressant reste la quantité de sucreries que les adultes nous donnent et leur diversité : sucettes, poudre, cristaux… Tout est merveilleux et nous fait voir le monde de manière différente ! Halloween est sûrement le plus beau jour de l'année. Ce jour-là, nous avions décidé de frapper aux portes dans une rue que nous n'avions jamais faite. La rue était plus éclairée que les autres, et nous nous demandions pourquoi les lumières n'avaient pas été éteintes. Ma maman disait que pour Halloween la ville éteignait toutes les lumières. Comme ça, elle jouait le jeu. Déguisée en fantôme, j'ai suivi Bryan, mon amoureux, dans la rue. Bryan n'a jamais peur, c'est ce que j'aime chez lui. Mes autres amis nous ont suivi, et nous avons marché longtemps avant d'arriver à une petite maison toute normale. À la fenêtre, un petit papy buvait un café, alors nous sommes allés sonner.

« Halloween, c'est le seul jour où les pédophiles ont livraison à domicile », dit la blague. Je pense que c'est vrai. J'aime à rester à ma fenêtre le soir du 31 octobre. Il est plaisant de voir les enfants et de contempler à la fois leurs atouts divers. De mon temps, on se déguisait différemment, mais aujourd'hui la mode des vêtements courts semble avoir tout phagocyté, alors je m'en accommode. Leur intelligence me fascine, c'est pourquoi je veux les examiner de plus près. Mais depuis quelques années, la mairie semble vouloir empêcher les enfants de passer devant chez moi, et la rue menant à mon adorable maison victorienne reste éclairée, ce qui ne met pas les enfants dans l'ambiance de secret et de tension que j'aime. Ce soir-là, je buvais mon café en écoutant de si magnifiques cris que j'étais coi et en adoration devant la performance. Lorsque ce qui ressemblait davantage à un cétacé qu'à autre chose eut terminé, je pensai à Claire et à ses deux enfants qui criaient à peu près de la même façon lorsque je venais les voir. Depuis, Claire m'a interdit de revenir. Ses plantes vertes sont à présent davantage à l'état de friche qu'autre chose, ce qui est tout à fait regrettable.

Le papy nous a ouvert, et notre menace de « un bonbon ou un sort » ne fut pas dite par nous. Le papy avait le regard méchant et était chauve, et il nous a crié qu'il nous jetterait un sort de toute façon. Nous avons couru, mais il a capturé Alexis, et nous avons dû courir à l'intérieur de la maison pour le rattraper. Dedans, tout était vieux et puait l'antiquité. Alexis criait, alors que le vieux montait les escaliers, mon ami sur l'épaule. Lorsque le papy nous entendit refermer la porte, il jeta Alexis et redescendit nous voir. Bryan le regarda dans les yeux et lui demanda de rendre Alexis, et que sinon il brûlerait toute sa famille et sa maison. Le papy avait toujours un regard de méchant, et comme je n'aime pas ça je me suis mise à pleurer, alors Bryan est venu poser son grand bâton dans mes mains, en disant qu'il ne fallait pas que je reste les mains libres et qu'il fallait que je lui rende service. Alors, j'ai pris le bâton et je l'ai secoué. Le papy eut peur et nous dit de partir après avoir rendu Alexis, dont le pantalon avait été baissé dans la bataille.

« “Notre père est vieux ; et il n'y a point d'homme dans la contrée, pour venir vers nous, selon l'usage de tous les pays. Viens, faisons boire du vin à notre père, et couchons avec lui, afin que nous conservions la race de notre père.” Elles firent donc boire du vin à leur père cette nuit-là ; et l'aînée alla coucher avec son père : il ne s'aperçut ni quand elle se coucha, ni quand elle se leva. […] Les deux filles devinrent enceinte de leur père », dit un grand livre. Je me demande si le fait que les deux aillent coucher avec leur père était nécessaire. Étant donné que les deux sont tombées enceintes, une seule aurait suffit. Mais cela, elles auraient dû le savoir avant, ce qui est difficile. Surtout, je me demande comment le père a pu réagir lorsqu'elles ont accouché. Peut-être s'est-il senti violé. Cela peut arriver à tout le monde, et je peux comprendre que le père se soit vengé sur ses filles. Avoir deux filles doit être grandement problématique, car en molester une attirera l'autre, et que toute discrétion est par conséquent impossible. Un garçon serait plus compréhensif. Ah ! Fatalité des choses, comme tu nous obliges à agir de bien triste manière !

Après avoir échappé au papy et avoir couru dans la rue, nous nous sommes aperçus que nous avions oublié notre panier à bonbons. Nous sommes retournés près de la petite maison grise, et nous avons exploré le jardin pour trouver une entrée discrète. Nous sommes alors entrés par derrière, et nous avons regardé la cuisine du papy. Un couteau était tout rouge de sang, alors Bryan nous a dit de nous calmer et il a pris le couteau. Il le tenait tout droit et nous a chuchoté qu'il avait envie de l'enfoncer quelque part, comme la fille pour Justin Bieber. Mais comme Jules a pris aussi un couteau, Paul leur a dit d'arrêter, et ils les ont reposés. On a commencé à chercher le panier en traversant la maison. Il y avait une pièce toute noire, et à l'intérieur il y avait des cages toutes sombres. Bryan a voulu aller voir, mais je lui ai dit que je voulais pas qu'il y aille, alors on a continué à chercher. On ne faisait aucun bruit, pour pas que Alexis perde encore son pantalon.

« Mes frères, je vous prie, ne faites pas le mal ! Voici, j'ai deux filles qui n'ont point connu d'homme; je vous les amènerai dehors, et vous leur ferez ce qu'il vous plaira. », dit le même grand livre. Encore une belle preuve de sa qualité. Étant donné que j'avais achevé de boire mon café, je descendis au rez-de-chaussée, espérant ne pas revoir les enfants que j'avais chassé il y a quelques temps. Alors que m'introduire chez des enfants m'est égal, voir des enfants s'introduire chez moi ne me plaît guère. La seule pensée qui se peut fuser dans mon esprit dans cette situation serait une idée de viol, sans doute. Le viol est nécessaire, toutefois il ne faut pas en abuser. Il a un objectif pédagogique et permet de se rendre compte de la réalité de certaines choses. Toutefois, il est important de ne pas surcharger l'enfant, qui peut en cas de saturation perdre les pédales et entrer dans une logique de répétition acharnée menant, bien évidemment à de graves et déplorables conséquences impliquant la prison et/ou la mort. En effet, le viol est assimilable à une drogue dangereuse, lorsqu'il est appliqué à une propriété privée. Une fois au rez-de-chaussée, je m'approchai de ma chambre noire, où sont entreposés mes trophées de chasse. Lorsque j'étais jeune, j'étais davantage intéressé par la capture que par la chasse, mais les contraintes pratiques me poussèrent à chasser les animaux capturés, et je dispose donc d'une large collection d'animaux empaillés que j'aime à observer lorsque la nuit est noire. »

Nous avons retrouvé le panier à côté de l'entrée, et le papy ne faisait aucun bruit. Bryan a voulu aller voir ce qui se passait à l'étage, puisqu'il disait avoir entendu un gémissement. Il a monté quelques marches, et j'avais peur pour lui. Je tremblais, mais il voulait vraiment savoir ce qui se passait, alors il ne me portait plus d'attention. Comme j'avais peur, je suis allée voir Alexandre, et il m'a réconfortée très gentiment. Bryan est revenu quelques secondes après, et il se dépêchait. Il nous a assuré qu'il avait vu le papy avec un couteau et un animal. On a tous eu peur, alors on est sortis en courant et sans oublier notre panier. Dehors, je suis tombée et je me suis fait mal derrière la cuisse. Le caillou qui m'a fait mal est vite parti, mais la douleur est restée sous ma cape de fantôme. Alors Bryan m'a fait un bisou magique là où j'avais mal, et les autres garçons sont venus aussi parce qu'ils voulaient me consoler et me faire plus de plaisir que de douleur. Comme ils étaient beaucoup, je leur ai dit qu'ils devaient tous me toucher, et que le premier pourrait me faire un bisou alors que les autres devraient enlever ma cape et moi du sol. C'est Bryan qui a gagné, alors il m'a fait un bisou derrière la cuisse, et j'ai beaucoup aimé.

« Quel est le point commun entre une petite fille et une Ferrari ? C'est difficile d'entrer, mais une fois qu'on y est, on est bien », dit la blague. Je pense en effet qu'entrer dans les profondeurs de l'intimité d'une petite fille doit être difficile, et que cela doit requérir moult efforts et exercices. C'est la raison pour laquelle nombre de petits garçons n'ont pas de petite copine. Il est trop difficile d'entrer en elles, d'entrer dans leur cœur, et les garçons sont trop jeunes pour s'être bien exercés. Je me suis longtemps exercé, moi, mais maintenant je suis trop vieux pour cela, alors j'erre dans ma maison, et je regarde mes anciennes vidéos de mise à mort de mes chers animaux capturés. La vidéo que j'affectionne le plus se passe dans un champ voisin de ma maison, et j'y tue une biche avec seulement un couteau, chose relativement amusante. Je préfère écouter des cris en buvant un café, mais c'est une activité assez intéressante. J'aime particulièrement empailler mes animaux chéris, mais c'est quelque chose de, finalement, assez secondaire. Je préfère mille fois effrayer des enfants.

Les autres garçons m'ont portée pour m'emmener près d'une haie, au fond du jardin, derrière un buisson. Dans la maison, la lumière était allumée en bas, et le papy entrait dans la pièce noire avant de sortir et de marcher un peu partout. Les garçons m'avaient emmenée, cachée et empêchée de crier, parce qu'ils ne voulaient pas que je fasse trop de bruit, sinon j'aurais pu alerter le vieux monsieur. Paul tomba sur moi, endormi, alors je l'ai pris dans mes bras pour le bercer. Il était tout chaud et tout mou, comme s'il était évanoui. Quand je lui ai fait un bisou sur la joue, il s'est réveillé, et il m'a aussi fait un bisou. Dans la maison, on aurait dit que le papy était parti dormir, il n'y avait plus aucune lumière. Les garçons sont partis, mais moi je voulais rester toute seule, parce que je voulais retourner dans la maison. Quand je suis entrée, le papy est entré par derrière, et donc il était dans mon dos puisqu'il avait pris la même porte que Bryan toute à l'heure. Il m'a mis la main sur les lèvres et m'a demandé ce que je faisais dans sa maison. Comme j'avais mal, j'ai retiré sa main, et je lui ai donné un coup de poing entre les jambes, pour qu'il me laisse tranquille. Sans faire exprès, j'ai fait tomber son peignoir, et il était tout nu en dessous, alors je me suis enfuie pour me cacher derrière un fauteuil. Je regardais discrètement, et le papy a remis son peignoir avant de me chercher. Il a sorti des bonbons de la pièce noire, et il a posé une sucette sur la table, alors je suis allée la chercher pour la sucer, mais il m'a vue alors il ne m'a pas laissé avaler le sucre et m'a empêchée de rester dans la maison, me mettant dehors à grand coups de pieds dans les fesses. Il m'a déchiré toute ma cape, et je suis rentrée à la maison toute sale. J'étais triste que mon déguisement soit déchiré, parce que j'avais mis du temps à le faire et que c'était Bryan qui m'avait aidé. Mais à la maison mon papa m'attendait, alors j'ai pu manger plein de bonbons et aller dans ma chambre en repensant au bisou magique de Bryan.
Le papy avait le regard méchant et tait => était
nous avons du => dû
tout discrétion => toute discrétion
notre papier à bonbons => panier (I guess ?)
Paul tomba se moi => sur
parti dormi => dormir
il m'a vu => vue
empêché => empêchée

 
Meredith Epiolari

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MessageSujet: Re: La petite maison grise de Torphichen [S]   Dim 15 Fév - 16:28

Oh, que j'aime ce texte
J'ai compris mieux plein de trucs du fait de l'avoir lu deux fois Smile

Déjà, le truc fort, ce sont toutes les phrases dérangeantes qu'on ne sait pas comment interpréter et qui suggère que les enfants sont encore moins nets que le vieux :

Isku a écrit:
Bryan est venu poser son grand bâton dans mes mains, en disant qu'il ne fallait pas que je reste les mains libres et qu'il fallait que je lui rende service.

Isku a écrit:
Il le tenait tout droit et nous a chuchoté qu'il avait envie de l'enfoncer quelque part

Isku a écrit:
Comme j'avais peur, je suis allée voir Alexandre, et il m'a réconfortée très gentiment.

Isku a écrit:
Alors Bryan m'a fait un bisou magique là où j'avais mal, et les autres garçons sont venus aussi parce qu'ils voulaient me consoler et me faire plus de plaisir que de douleur.

Et il y a la fin aussi qui nous rassure beaucoup :

Isku a écrit:
Mais à la maison mon papa m'attendait, alors j'ai pu manger plein de bonbons et aller dans ma chambre en repensant au bisou magique de Bryan.

J'ai enfin compris les référence à la Bible, je savais bien que j'avais lu ça quelque part !

Isku a écrit:
« “Notre père est vieux ; et il n'y a point d'homme dans la contrée, pour venir vers nous, selon l'usage de tous les pays. Viens, faisons boire du vin à notre père, et couchons avec lui, afin que nous conservions la race de notre père.” Elles firent donc boire du vin à leur père cette nuit-là ; et l'aînée alla coucher avec son père : il ne s'aperçut ni quand elle se coucha, ni quand elle se leva. […] Les deux filles devinrent enceinte de leur père », dit un grand livre.

C'est le fameux épisode avec les filles de Loth après la destruction de Sodome et Gomorrhe !

Isku a écrit:
« Mes frères, je vous prie, ne faites pas le mal ! Voici, j'ai deux filles qui n'ont point connu d'homme; je vous les amènerai dehors, et vous leur ferez ce qu'il vous plaira. », dit le même grand livre.

Et ça, c'est AVANT la destruction de Sodome et Gomorrhe ! Au moment où Loth propose ses filles pour que les hommes de Sodome ne « fassent pas connaissance » avec les anges !
On trouve beaucoup de choses dans la Bible, je devrais essayer de lire ça davantage xD

Bref, je trouve que ce texte est une petite performance qui fait drôlement réfléchir puisqu'on a finalement l'impression que c'est le pédophile qui se fait violer...
C'est très subtilement malsain, il n'y a pas forcément un élément qui dérange mais l'ensemble met mal à l'aise. Du grand art Wink



 
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Iskupitel

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MessageSujet: Re: La petite maison grise de Torphichen [S]   Dim 12 Avr - 20:45

Petite précision, ma très chère Dedarimi : le vieil homme n'est pas plus un pédophile que les enfants.

Quoi qu'il en soit, je n'avais pas encore pris la peine de répondre à ton commentaire, alors me voilà. En effet, le but de ce texte était de déranger, comme je l'ai déjà dit quelque part, et je vois par ton commentaire (et par le succès mitigé que j'ai eu au concours) que j'ai tout à fait réussi. J'ai voulu allier déclarations officielles et claires de pédophilie (genre la première blague, en plus je la trouve drôle) qui aiguille le lecteur et lui dit qu'il y aura de la pédophilie dans le texte. C'est ainsi que le lecteur voit de la pédophilie partout ensuite. Si je retirais ces phrases admonitrices, le texte gagnerait en normalité -- mais perdrait en intérêt.

Voilà voilà. J'ai l'impression de pouvoir parler des heures de ce texte, mais je vais me retenir sinon on va me prendre pour un auteur qui ne se sent plus parce qu'il a reçu un commentaire productif et sympathique. Ah, tant de restrictions à mon art (et paf ! encore un coup de l'auteur qui ne se sent plus :')).

Bref, merci pour ton commentaire

 
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