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 Les Cendres [S]
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Lullaby

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Connasse
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MessageSujet: Les Cendres [S]   Lun 16 Fév - 13:05

ATTENTION /!\ Ceci est la première version (abandonnée) d'un roman en cours d'écriture ici. (Pour plus d'infos ->ce post)


Bon voilà pour les anciens d'EN, vous connaissez l'histoire et si vous l'avez déjà lu, j'ai entrepris à la fois de l'avancer et de le réécrire, et bien rien de bien nouveau à l'horizon pour le moment.
Encore une fois ici, pas de chapitre, parce que voilà, j'ai pas encore décidé du découpage de ce roman. Donc je vais poster par Scène/passage plus ou moins important.

Pour ceux qui ne connaissent pas voici un petit synopsis non définitif :
Les Cendres:
 

au yeux => aux yeux
Sommaire:





Et pour me lire, jetez un coup d'oeil ici.

"En bref, j'aime ces lunettes !" Kyoukai no kanata (ouais ça m'a marquée)





Dernière édition par Lullaby le Mer 29 Juil - 12:11, édité 7 fois
 
Lullaby

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Connasse
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MessageSujet: Re: Les Cendres [S]   Lun 16 Fév - 13:06

Début:

Je regardais par la fenêtre. Ces derniers temps l'ennui me prenait souvent lors des cours, même les plus intéressants, ou même avec mes amis. Je ne savais pas si je déprimais, mais j'avais plutôt l'impression d'attendre quelque chose. Un signe du destin peut-être ?
Je me trouvais ridicule à attendre un événement inconnu dans ma vie sans rien faire en particulier pour le provoquer. Soupirant, je tâchai de reprendre le fil du cours. Du nerf, Tina. Plus qu'une demi-heure à tenir. Mais malgré moi, mon esprit s'envola loin de là. D'abord me revint la musique que j'avais écoutée avant d'aller en cours. Puis mes pensées dérivèrent vers des images incongrues, sans doute un rêve que j'avais dû faire et qui ne me revenait que bien plus tard. La sonnerie retentit me sortant de ma transe. Je m'en voulus : maintenant il faudrait prendre le cours de quelqu'un d'autre pour me rattraper.



Soudain, je crus apercevoir un mouvement par la fenêtre mais avant que je n'aie pu en identifier la source, il n'y avait plus rien. Je fronçai les sourcils : pourquoi cela m'avait-il tant interpellée, et pourquoi avais-je un étrange pressentiment ?
Je suivis le reste de la classe et sortis de la salle. Mais au lieu de partir avec mes camarades, je les saluai et je partis en direction du centre ville. Mes camarades étaient désormais habitués à me voir partir sans explications, mais comprenant peut-être mon besoin de solitude, on ne m'en tenait pas rigueur et on acceptait volontiers de m'aider à récupérer les cours.
Je mis mes écouteurs et marchai au hasard des magasins, faisant du lèche-vitrine et laissant mon esprit vagabonder. Devant la librairie, mon regard croisa mon reflet dans la vitre : je ne pouvais voir le brun de mes yeux mais je voyais leur forme en amandes, dans un visage pâle, où étaient malheureusement visibles de légères tâches de rousseur. Sur ma tête, mes cheveux ondulés roux tirant sur le brun s'étaient à nouveau emmêlés. Je soupirai en passant mes doigts dans mes cheveux, tout en regardant le reste de mon corps d'un œil critique : je n'étais vraiment pas sportive, mais la nature, dans un semblant de générosité, s'était arrangé pour que mes kilos non nécessaires forment des courbes féminines.



« Bonjour, mademoiselle. »
Surprise, je me retournai vers celui qui s'était adressé à moi. Grand, mince, de très jolis yeux verts et un sourire adorable, une étrange aura autour de lui semblait proclamer sa gentillesse. Pourtant une voix en moi me disait « Fuis ! ». Je frémis face à ce jeune homme bien habillé et ensorceleur.
« Oui ?
- Je voulais vous inviter à boire un café avec moi, me proposa-t-il.
- Pardon ?! m'exclamai-je stupéfaite. »
Il me fit un sourire charmeur pour lequel j'aurais craqué si mon instinct ne me soufflait pas de partir en quatrième vitesse. Plissant les yeux, il me sembla même voir des vagues autour de lui, comme le fait l'air chaud sur le bitume.
« Heu, je crois que je vais y aller, dis-je désireuse de suivre mon instinct.
- Non, je ne pense pas. »
Les vagues disparurent, ainsi que son aura attractive. Il m'attrapa le bras et je n'essayai tout d'abord pas de me débattre tant j'étais sous le choc de sa transformation. Il n'y avait plus rien de charmeur dans son visage ; son regard semblait allumé de l'intérieur comme celui d'un fanatique, ses traits étaient devenus plus marqués, ses oreilles étaient pointues, et ses dents, bon sang sa dentition n'avait rien à envier à celle d'un requin ! Finalement j'essayai de me dégager, mais il avait une poigne d'acier. Je songeais à appeler à l'aide quand je réalisai que même les personnes qui passaient près de nous ne réagissaient pas à notre altercation. C'était comme si nous étions enveloppés de brume, et que nous étions invisibles aux yeux des autres. Je me démenai encore plus mais rien n'y fit, j'étais sa prisonnière.
« Tu vas venir avec moi, mon seigneur souhaite te parler. Tu devrais être heureuse de le rencontrer, ajouta Dents-de-Requin.
- C'est vraiment étrange je ne me sens pas honorée, c'est bête non ? Peut-être que je devrais rester ? »
C'était minable j'en conviens, mais comment est-on censé réagir quand une créature humanoïde vous traîne de force vers une voiture ?
Pendant un moment, ma rencontre avec le « seigneur » en question m'apparaissait inévitable, quand un bruit ténu, comme un sifflement se fit entendre. La brume autour de nous disparut. L'homme – ou plutôt la créature - qui essayait de m'enlever sembla surpris. Le regard des gens autour de nous se tourna soudain vers nous. Je réalisai que c'était le moment de m'échapper.
« Vous allez me lâcher, OUI? m'écriai-je.
- Je t'ai déjà dit que …
- Eh ! Laissez-la tranquille ! fit un homme près de nous. »
Mon agresseur le regarda bouche bée pendant quelques secondes. Durant un court instant je crus que Dents-de-Requin – il avait oublié de se présenter – allait s'en prendre au pauvre passant. Il finit tout de même par me lâcher, et je m'enfuis sans demander mon reste, ne prenant même pas la peine de remercier le passant.



Lorsque je me fus suffisamment éloignée, je m'arrêtai pour reprendre mon souffle. J'eus l'impression d'être observée. Je me retournai mais ne vis rien. Ne voulant pas tenter ma chance, je rentrai chez moi au pas de charge.


Je fronçais les sourcils => fronçai
un bruit tenu => ténu





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Dernière édition par Lullaby le Lun 16 Fév - 13:37, édité 1 fois
 
Meredith Epiolari

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MessageSujet: Re: Les Cendres [S]   Lun 16 Fév - 13:30

C'est génial que tu aies décidé de te remettre à écrire ça

J'aime bien le début, ça donne envie de lire la suite Smile

Pour t'améliorer, je pense que tu pourrais simplifier un peu cette phrase :

Lulla a écrit:
Je me trouvais ridicule à attendre un événement inconnu dans ma vie sans rien faire en particulier pour le provoquer.

Et je crois que tu as eu un problème avec celle-ci :

Lulla a écrit:
ma rencontrer le « seigneur » en question

Voilà, j'attends d'avoir un peu plus de matière pour m'étendre plus longuement sur le sujet Smile

 
Lullaby

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Connasse
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MessageSujet: Re: Les Cendres [S]   Lun 16 Fév - 13:35

Bah moi j'aime bien ma phrase en fait. J'ai pas trop envie de la changer. Pour le "rencontrer" j'ai rectifié ^^

Et sinon normalement j'en poste un autre bout aujourd'hui.

Merci de ton commentaire ^^.





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Connasse
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MessageSujet: Re: Les Cendres [S]   Lun 16 Fév - 19:50

Alors j'ai pas encore décidé du rythme de post, j'aviserai je pense en fonction de la taille de ce que je poste, d'où en est ma réécriture, du nombre de commentaires aussi ^^. Et sinon pour le nom de l'entreprise, sachant que c'est une entreprise française j'ai réalisé que LJD Corp c'est pas du tout adapté. Mais j'ai pas d'idées, donc si vous avez des propositions, elles sont les bienvenues !


Il se passa plus d'un mois sans que rien de nouveau n'arriva. Je ne cessais de me demander qu'est-ce que cette tentative d'agression signifiait. Qui était Dents-de-Requin ? Qui était son « Seigneur » ? Des milliers de questions tournoyaient dans ma tête m'empêchant encore plus de me concentrer. Je ne prenais même plus la peine d'essayer de suivre les cours ou de les rattraper. J'avais d'ailleurs toujours l'impression d'être suivie. Et je commençai même à avoir des rêves étranges et sans couleur. L'un deux me marqua particulièrement.

Surplombant un vaste champ, je voyais en bas des formes grisâtres se mouvoir lentement, errer comme si elles n'avaient aucune destination précise. Une odeur de renfermé m'emplissait les narines, et j'entendais faiblement des pleurs et des murmures accablés. Cela dura un moment, sans aucun changement notable. Puis un mouvement rapide et brusque attira mon attention, mais je ne distinguai rien dans la masse informe et grise qui puisse m'en donner l'origine.

De manière très frustrante, mes rêves se terminaient ainsi, sans l'ombre d'une logique pour les guider. Je commençai à me sentir anxieuse à longueur de temps et je ne savais si mon manque de sommeil et ma nervosité étaient à l'origine de mes maux de tête et troubles visuels, ou s'il y avait une autre cause. En somme je devenais peu à peu paranoïaque, et les auras colorées que je voyais désormais autour des gens ne m'aidaient pas à me calmer.

C'est alors que je reçus LA lettre.

« Melle Revel,
Dans le cadre d'une enquête que notre entreprise réalise, vous avez été sélectionnée pour participer aux tests de divers produits. Ces tests auront lieu les samedi et dimanche 2 et 3 avril prochains. Vous serez rémunérée en échange de votre investissement dans notre programme.
Pour plus d'informations, ou si vous ne souhaitez pas participer, veuillez nous contacter au XX.XX.XX.XX.XX. , entre 8h et 17h.
Nous vous remercions d'avance de votre participation,
Secrétariat de LJD Corp. »

Pour être étrange cette lettre était étrange, et allez savoir pourquoi, quelque chose là dedans me rappelait Dents-de-Requin - c'est que je ne savais toujours pas son nom à celui-là! - aussi je me méfiais. D'un autre côté, il suffisait de prévenir mes proches de l'endroit où je me rendais et s'il m'arrivait quelque chose, ils sauraient où chercher.
Peut-être aussi cette lettre n'avait aucun rapport avec la tentative de kidnapping, mais de toute façon je ne risquais pas de réussir mon année scolaire à ce rythme, alors autant essayer de gagner quelques sous.
Bon d'accord j'étais vraiment persuadée qu'il y avait plus que simple recherche de testeurs derrière ces lignes.
Ma décision était donc prise : je les rappelai. Une voix chaleureuse et féminine me donna rendez-vous le samedi 3 donc, de bonne heure. J'allai peut-être enfin avoir des réponses la semaine suivante.

Le siège de LJD Corporation occupait un bâtiment vieux et discret dans le centre de Paris, et je poussai la porte avec un peu d'appréhension. Le hall était décoré dans des tons doux, et quelques affiches au mur signalaient la cosmétique comme étant l'activité principale de l'entreprise. Je me présentai à l'accueil où on me confia à un certain Mr Douay, un quadragénaire aux cheveux bruns, et aux yeux gris, habillé d'un costume beige.
Encore une fois mes yeux défaillants – à moins au contraire qu'ils ne pouvaient voir plus que la moyenne des gens – détectèrent une aura parme scintillante autour de mon hôte. Je commençais à avoir l'habitude des nuages de différentes couleurs entourant les gens, mais c'était la première fois que j'en voyais une qui brillait ainsi. Il m'invita dans son bureau, une grande pièce confortable, les murs recouverts de peinture beige ornés de quelques tableaux représentants des plantes. Il me fit asseoir sur un fauteuil vert confortable. Étrangement la pièce sentait l'air frais et la verveine.

« Souhaitez-vous quelque chose à boire, me proposa-t-il courtoisement.
- Non merci, rétorquai-je.
- Bien. Sachez avant tout que vous n'êtes pas ici pour une quelconque enquête, veuillez nous excuser de vous avoir fait venir sous un faux prétexte.
- Je m'en doutais, lui répondis-je heureuse qu'il en vienne directement aux faits. Et je vous en veux pas – en tout pas pour l'instant. »

Il hocha la tête visiblement un peu surpris mais satisfait, faisant l'impasse sur la fin de ma phrase. Sans autre explication, il leva la main. Un léger soufflement, comme une brise, me fit tourner la tête. Une pile de feuilles vola à travers la pièce pour se poser juste devant Mr Douay. J'en restai bouche bée. Il m'adressa un sourire indulgent.

« Vous voyez, Melle Revel, toutes sortes de créatures que l'on pourrait appeler surnaturelles vivent cachées dans le monde. La plupart d'elles sont dites « originelles », c'est à dire qu'elles sont elles-mêmes nées de créatures surnaturelles. Mais d'autres naissent de parents humains et normaux, enfin si l'on peut dire. On les appelle des Extranes dans notre milieu. Certains Originels considèrent qu'ils valent plus que les humains et méprisent donc les Extranes. Mais notre chef ne pense heureusement pas pareil. Vous avez une question ? me demanda-t-il, ayant sans doute remarqué que j'essayais de parler.
- Non, j'en ai plusieurs. Mais avant tout je voudrais savoir quelque chose. Il y presque deux mois un homme a essayé de m'enlever et ...
- En effet, et il n'aurait pas dû, m'interrompit mon interlocuteur un air sombre sur le visage. »

Je frémis ; visiblement ces créatures surnaturelles avaient un don certain pour passer d'un visage sympathique à un visage flippant.

« C'est compliqué à expliquer Melle Revel. Il va falloir vous accrocher un peu. Voilà nous pensons que vous êtes une Extrane...
- Je suis désolée de vous interrompre, mais comment le savez-vous ? »

Non pas que cela me surprenne outre mesure. Entre ma nouvelle capacité à voir des auras, mes rêves un peu angoissants et le fait qu'il ne devait pas raconter cette histoire d'êtres surnaturels à tout le monde, je m'attendais à ce qu'il me l'annonce depuis une bonne minute. Il prit son temps pour réfléchir.

« Parce que toutes les créatures surnaturelles ont une sorte d'aura qui les différencie d'un humain de base, d'où l'hypothèse que toutes les espèces de créatures viendraient d'un ancêtre commun. Bien-sûr cette hypothèse est pas mal décriée, mais ce n'est pas le sujet de notre discussion. »

Ce n'était peut-être pas le sujet, néanmoins toute information étant la bienvenue, je ne me plaignais pas, d'autant que la suite était facile à deviner.

« Vous possédez cette aura, Melle Revel, et c'est pourquoi nous vous avons fait venir. Nous vous proposons d'apprendre à développer les dons que vous avez en échange de votre loyauté en quelque sorte.
_ C'est-à-dire ? demandai-je incertaine.
_ C'est à dire que vous vous engageriez à respecter les lois de notre clan et éventuellement à utiliser vos dons pour protéger le clan. Laissez-moi terminer, ordonna-t-il quand il vit que j'allais l'interrompre. Vous connaissez les frontières actuelles des pays du monde, je suppose ? Et bien les créatures surnaturelles ont leurs propres frontières et chaque territoire appartient à un clan. L'ouest de l'Europe est actuellement contrôlé par notre clan qui est un clan de sorciers, dirigé par Louis Dupre, celui que j'ai nommé précédemment comme étant notre chef. Il existe aussi des clans de vampires, d'hommes-animaux, de fées, de dragons, de centaures, ainsi que des clans de créatures aquatiques. Des questions peut-être ? »
Je me retins de répondre vertement. Il m'annonçait tout ça et il osait me demander si j'avais des questions ?
« Deux principalement ; est-ce que le seigneur dont m'a parlé mon agresseur est ce Louis Dupre ? Et les extranes ne deviennent-ils pas forcément que des sorciers ? Parce que j'ai du mal à m'imaginer en centaure.
- L'homme qui vous a agressé Melle Revel est un demi-elfe demi-gobelin, et son seigneur s'appelle Inil Narilon. Son clan se situe dans l'est du Canada. Il n'aurait jamais dû venir ici vous contacter sans autorisation et surtout pas tenter de vous kidnapper, je suis désolée. Quant à votre seconde question, si par exemple vous aviez rejoint un clan elfique, ils vous auraient formée de manière à ce que vos pouvoirs transforment votre corps en elfe ou gobelin, ou même dryade, une race féerique en somme. »

Alors comme ça les dryades étaient des fées ; je supposais qu'il fallait aussi que je rajoute les naïades au lot. A moins qu'elles n'appartiennent au clan des êtres aquatiques ? Je décidai de stopper là mes spéculations et de me reconcentrer sur l'essentiel. Me repassant les deux derniers mois en tête, je fis la liste des questions prioritaires.

« Est-ce que par hasard vous me faites suivre ? l'interrogeai-je.
- Non, répondit-il surpris. Pourquoi, vous êtes suivie ? »
Il s'était tendu en réalisant ce que ma question impliquait.
«  En tout cas j'en ai l'impression, depuis l'agression. Hum en fait non, c'était déjà avant l'agression.
- Avez-vous eu l'impression d'être suivie en venant ici ? me questionna-t-il en décrochant le téléphone.
- Non, je ne pense pas. »
C'était vrai, depuis le matin même je n'avais plus l'impression d'être suivie. Il sembla hésiter à composer un numéro, puis finalement le fit.
« C'est Douay... Je suis avec elle justement… elle prétend avoir eu l'impression d'être suivie… Non pas jusqu'ici… que le larbin de Narilon a essayé de l'enlever… bonne idée… c'est ça, au revoir. »
Et il raccrocha.
« A partir d'aujourd'hui vous serez effectivement suivie pour mettre la main sur votre voyeur, Melle Revel. D'autres questions ?
- Oui, pourquoi un type est venu du Canada, violant visiblement des lois surnaturelles dont je n'ai pas, encore, connaissance pour me mettre la main dessus ?
- C'est une bonne question, pour laquelle nous n'avons pas de réponse.»
J'eus l'impression que ce n'était pas totalement vrai.
« Je vois et pourquoi vous ne m'avez pas contactée avant cette agression ? Et tant qu'on y est, pourquoi je n'avais pas conscience d'avoir des pouvoirs avant ça ?
- Cela fait beaucoup de questions Mlle Revel. Je ne pense pas que ces questions soient urgentes, nous aurons tout le temps d'y répondre plus tard. »
Traduction : si je voulais plus d'infos, il allait falloir que je m'implique plus que ça dans leur « clan ». Mais je préférais prendre mon temps. Après le kidnapping avorté, les sorciers allaient sans nul doute s'assurer que je ne me fasse pas enlever, aussi je pouvais me permettre de ne pas me presser.

« Suis-je obligé de prêter serment aujourd'hui ou je peux y réfléchir ?
- Vous pouvez y réfléchir en effet, répondit-il amusé par ma formulation. Tenez voici ma carte. Si vous avez des questions. »

Je le remerciai et il me raccompagna jusqu'à le sortie. Dehors il fit signe à quelqu'un mais je ne vis pas qui. Sans doute celui qui allait me suivre.


j'étais vraiment persuader => persuadée
Encore fois => Encore une fois
Sans autre explications => explication
mes rêves un peu angoissant => angoissants
êtres surnaturelles => surnaturels
Il pris => prit
je ne ma plaignais pas => me
dont m'a parler => parlé
sont seigneur => son
ils vous auraient formé => formée
en elfe ou gobelins => gobelin
A mois qu'elles n'appartiennes => A moins qu'elles n'appartiennent
ne m'avez pas contacté => contactée





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Dernière édition par Lullaby le Mar 17 Fév - 12:31, édité 1 fois
 
La Grenouille

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MessageSujet: Re: Les Cendres [S]   Lun 16 Fév - 20:07

Tu me pardonneras pour le commentaire court, pas forcément très constructif (parce que je suis encore bien groggy T_T), mais je trouve que tu as une superbe plume. Voilà.
 
Lullaby

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Connasse
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MessageSujet: Re: Les Cendres [S]   Lun 16 Fév - 20:54

Oh merci c'est gentil
*sautille de joie*

tu pourras toujours me laisser un com' constructif une autre fois ^^
(D'ailleurs je suis à la moitié de ta fanfic d'HG, avec un peu de chance j'aurais fini ce week-end //PAN)





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Meredith Epiolari

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MessageSujet: Re: Les Cendres [S]   Lun 16 Fév - 21:16

J'aime bien le principe de la fausse entreprise, pour le nom j'ai pas trop d'idées...
LJD et Compagnie ?
Essaye avec ce site : http://www.trouver-nom-entreprise.com/

Oh, et j'ai oublié de dire que j'aimais beaucoup ton humour très particulier Smile
J'ai toujours envie de connaître la suite

Pour les petits défauts :

Lulla a écrit:
et je ne savais mais si mon manque de sommeil et ma nervosité

encore une phrase où tu as un peu buggué parce que tu l'as trop réécrite sûrement Wink

Et une répétition très moche ici :

Lulla a écrit:
Il se passa plus d'un mois sans que rien de nouveau ne se passa.

Sinon bravo, bon courage pour la suite

 
Lullaby

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MessageSujet: Re: Les Cendres [S]   Mar 17 Fév - 12:28

J'ai essayé ton site Rimi et ...c'est peu concluant.

Je suis contente que tu aimes mon humour et mon histoire par contre là pour la suite va falloir attendre quelques jours ^^

Merci de me signaler les bugs je modifie ça tout de suite ;-) .

Merchi pour ton soutien





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MessageSujet: Re: Les Cendres [S]   Mar 17 Fév - 21:29

Bon toujours à la recherche d'un nom pour l'entreprise-couverture des Sorciers (Avec LJD dedans ça serait bien. Je sais plus pourquoi mais il me semblait que c'était important quand je l'ai choisi.) Et voici la suite ^^avec l'introduction d'un personnage important, et bon pas trop de mystères vis à vis du futur de sa relation avec l'héroïne.


Je pensais me reposer en rentrant chez moi car, franchement, devoir assimiler tout ça était épuisant. Bien entendu ça ne se passa pas ainsi. Dès que je posai un pied dans ma chambre une main se posa sur ma bouche. Une autre emprisonna mes poignets. De nouveau une sorte de brume m'enveloppa, comme avec Dents-de-Requin. Une odeur épicée d'homme m'enveloppa. Une voix rauque et ferme me murmura à l'oreille :
« Pas un mot. Je ne vous veux aucun mal. Savez-vous que vous êtes suivie ? Je vais vous laisser parler mais vous n'avez pas intérêt à crier. »
Ce n'était pas la voix de mon précédent agresseur, aussi je m'efforçai de calmer le rythme de mon cœur. Quand il libéra la bouche, je lui répondis, du tac au tac, par une autre question.
« Vous voulez dire suivie par quelqu'un d'autre que vous ? »
Il poussa un grognement bas qui me fis trembler mais pas que de peur étrangement. Bizarrement, j'avais l'impression qu'il ne me ferait pas de mal. Étant donné que je n'avais que peu de données sur lesquelles m'appuyer, je décidai à partir de ce moment de me fier à mon instinct. Instinct que je soupçonnai d'être influencé par mes nouveaux pouvoirs. Mais peu importe.
« Oui, savez-vous qui d'autre que moi vous suit ? »
Je souris ; j'avais enfin découvert la réponse à cette question !

« Quelqu'un appartenant au clan des sorciers, et vous pourquoi vous me suiviez alors que j'ai l'impression que vous n'en aviez pas le droit ? »
Il me libéra les mains et me retourna. Je pus admirer ses yeux bleu ciel, ses cheveux bruns presque noirs, le tout ornant un visage anguleux. Après quelques instants durant lesquels son visage resta fermé, ses yeux se mirent à pétiller de malice et ses lèvres sensuelles s'étirèrent en un sourire charmeur.
« Le deal est simple, vous me cachez ici sans rien dire aux sorciers jusqu'à ce que l'homme qui vous suit parte, et je répondrai à cette question mais je vous donnerai aussi la raison pour laquelle le demi-elfe voulait vous enlever. Qu'est-ce que vous en dites ? »
Bien entendu il avait tapé en plein dans le mille, et ma curiosité était piquée au vif, mais je ne voulais pas qu'il domine notre conversation.
« Vous êtes quoi ?
- Quoi ? me demanda-t-il interloqué.
- L'autre qui me suit est un sorcier, l'apprenti kidnappeur est un demi-elfe, demi je sais plus quoi, et vous vous êtes quoi ?
- Dragon, répondit-il les sourcils froncés.
- Vous ne ressemblez pas aux images de dragons que j'ai vues.
- Vous ne voulez pas que je prenne ma véritable apparence ici, rétorqua-t-il en montrant ma chambre.
- Si vous le dites. »
Je commençai à ranger mes affaires nonchalamment, tout en considérant la question de la cohabitation avec Mr Dragon dont je ne connaissais d'ailleurs pas le nom. Mis à part le fait que ça semblait aberrant, parce que ces derniers temps, tout semblait aberrant, il fallait avouer que ce serait très… excitant de dormir dans la même pièce que ce magnifique mâle - en tout cas de mon point de vue son apparence humaine l'était. Je devais aussi considérer le fait que j'étais en train d'aider un criminel aux yeux des sorciers. Mais je n'avais pas l'impression qu'il était dangereux, en tout cas pas vis à vis de moi. D'autre part il avait les réponses à mes questions aussi mon choix était d'ores et déjà fait.

Un détail me revint en tête.
« Au fait quand Dents-de-Requin m'a…
- Dents-de-Requin ? répéta le dragon surpris.
- C'est comme ça que je l'ai surnommé. Bref quand il a essayé de me kidnapper, les gens dans la rue se sont soudainement mis à nous voir alors qu'avant on était comme invisibles. Vous savez pourquoi ?
- C'était moi, reconnut-il. Je ne pouvais agir directement mais je ne pouvais pas vous laisser vous faire prendre.
- Cool, dis-je sans entrain, je vous remercie alors. »
Bon sang j'aimais pas la politique humaine et maintenant il allait falloir que je me mette à la politique surnaturelle. Cette réflexion me poussa quand même à réaliser l'importance du changement qui s'opérait dans ma vie. Désireuse de ne pas m’appesantir là-dessus, je repris la conversation.
« Bon voilà, vous dormez par terre, je vous prêterai une couverture, je vous ramènerai de la bouffe et vous pourrez accéder aux douches communes avec ma clé quand personne ne sera là. Vous ne m'empêchez pas de travaillez, vous répondez aux questions que j'aurais normalement posées aux sorciers et surtout vous ne crachez pas de feu ! »
Des étincelles dansèrent dans les yeux du Dragon, et je crus voir une ébauche de sourire sur son visage. Pour faire bonne mesure, je décidai de faire ma ronchon encore un peu.
« Et sinon, c'est quoi votre nom, le Dragon ?
- Aïdorail Karthalon. Appelez-moi Kartha.
- Pourquoi pas Aïdo ? Le défiai-je.
- Car seuls mes amis peuvent m'appeler Aïdo, me répondit-il l'air menaçant. »
Je n'eus pas peur. De toute façon s'il me tuait, il aurait beaucoup trop d'ennuis.
« Ils sont nombreux à pouvoir vous appeler Aïdo ? »
Il soupira en passant la main dans les cheveux. Je retins un sourire devant son air agacé et un peu perplexe. Visiblement je ne réagissais pas comme il l'attendait. Tant mieux !
« Vous ne cessez donc jamais de poser des questions ? En plus vous devriez avoir peur de moi.
- Mouais, bah c'est raté va falloir repasser pour ça. »
Il en resta comme deux ronds de flanc cette fois. Je ne pus m'empêcher de rire. Il grogna. Ce son aurait sans doute fait peur à n'importe qui mais moi je ne pus que le narguer en lui tirant la langue. Il pencha la tête sur le côté, avec un air intrigué. On avait l'impression que le bleu de ses yeux se couvraient de nuages tandis qu'il réfléchissait, son nez un peu pincé.
« Vous avez pourtant un bon instinct de survie, puisque vous avez essayé d'échapper à « Dents-de-Requin » et pourtant vous n'êtes absolument pas effrayée par moi. »
Il s'était souvenu du surnom, et cela me plaisait qu'il ait été à ce point attentif à mes paroles.
« Parce que je sais que vous ne me ferez pas de mal, donc mon instinct ne vous pointe pas du doigt en criant au loup.
- Ce dernier point est logique, remarqua-t-il avec de nouveau des étincelles dans les yeux.
- Il ne dit pas non plus : attention, gros lézard ! »
Aïdorail prit un air outré, mais je voyais bien à sa posture détendue et au coin de sa bouche légèrement relevé qu'il s'amusait. Une partie de moi ne pus que noter l'attention toute particulière que j'accordai à cet homme. Je ne m'attardai pas sur cette pensée.
« Gros lézard ?! s'indigna-t-il.
- Je vous rappelle qu'il y a un sorcier qui attend dehors, vous voulez vraiment qu'il vienne voir ce qui se passe ici ? »
Il me répondit par un grognement. Je soupirai et m'allongeai sur mon lit, en essayant de faire abstraction de la présence du charmant dragon - enfin charmant au sens ironique !

Après avoir cogité longuement ce que j'avais appris, tout en aménageant la chambre pour mon colocataire, je me retournai vers Kartha. Il était en train d'écrire un texto sur son portable dernier cri. Son visage était fermé, et son regard fixé sur l'écran. Une mèche de ses cheveux bruns balayait son front.
« Vous écrivez à votre « seigneur » ? demandai-je. »
Il me regarda avec un drôle d'air, les yeux légèrement écarquillés, le corps tendu – et quel corps, si le dieu Apollon existait, il en serait jaloux.
« Qu'est-ce qui vous fait croire ça ?
- Bah d'après ce que j'ai compris les créatures surnaturelles vivent sous la tutelle d'un chef, ou d'un seigneur, enfin bref de quelqu'un qui dirige, et je me suis dit que vous devez bien chercher à le prévenir que vous êtes en difficulté. Sauf si le fait de dormir ici pendant plusieurs jours minimum fait partie d'un plan tordu pour obtenir de moi ce que Narilon veut de moi par exemple, ajoutai-je après un temps de réflexion. D'ailleurs il veut quoi de moi ? »
Aïdorail m'adressa cette fois un grand sourire amusé, qui plissa un peu le coin de se yeux magnifiques et qui le rendait vraiment très sexy.
« J'ai failli marcher dans votre piège, Tina. Mais je ne vous dirai rien tant que le sorcier dehors ne sera pas parti. »
Ça valait la peine d'essayer de savoir ce que me voulait le seigneur fée. Et puis il m'avait souri.

« Bon et sinon est-ce que le fait de dormir chez moi fait partie de votre plan machiavélique ?
- Parce que vous l'envisagiez sérieusement ? questionna-t-il interloqué.
- Au stade où j'en suis je commence à virer parano. »
En fait une partie de moi se faisait des films impliquant que sa « présence forcée » était due à sa fascination pour moi. C'est beau de rêver.
« Absolument pas, me répondit-il. J'aurais préféré qu'on n'ait pas connaissance de ma présence ici. D'ailleurs comment avez-vous pu me repérer ?
- D'ailleurs vous n'avez pas répondu à ma question sur votre « seigneur » ou quelque soit le titre que vous lui donnez, ripostai-je.
- Vous êtes un vrai bouledogue, il n'y a pas moyen de détourner votre attention, grogna-t-il. »
J'eus l'étrange impression qu'il admirait ça en moi, mais peut-être que mon imagination fertile me jouait un tour. De son côté il resta silencieux un long moment. Il semblait peser le pour et le contre d'une décision qui m'échappait. Son téléphone vibra, et il lut avec attention la réponse. Finalement, il sembla que ce message mit fin à son hésitation.
« Je viens du clan occidental des dragons. Il en existe un autre en Asie, dit oriental. C'est Illunar Tinil qui dirige le mien. Nous sommes situés sur la côte est des États-Unis, dans la Région de New-York entre Washington D.C., le frontière est de l'Ohio et le sud du Canada. Nous avons donc une frontière avec Narilon.
- Et ?
- Et quoi ? bouda Aïdorail. »
Je lui fis les gros yeux. Il était évident qu'il ne pouvait pas juste s'arrêter là maintenant qu'il avait commencé.


du doigts => doigt
Il ne dis pas => dit
Après avoir cogiter => cogité
Une mèche de ses cheveux bruns balayant son front. => balayait
Appolon => Apollon
je ne vous direz rien => dirai
était dûe => due





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MessageSujet: Re: Les Cendres [S]   Mar 17 Fév - 21:45

J'adore. (oui c’était très constructif)



La réalité n'est que la façon d'être et d'agir de chacun, dans un monde où 7 milliards de personnes peuvent faire ce qu'ils veulent on peut aisément dire que la vie est un jeu de merde.
 
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MessageSujet: Re: Les Cendres [S]   Mar 17 Fév - 21:45

XD Merci quand même ^^





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MessageSujet: Re: Les Cendres [S]   Mar 17 Fév - 21:57

Lulla a écrit:
Je lui fis les gros.

C'est une expression que j'ignore ou tu as oublié un mot ? Smile

Pour le reste, c'est très bien, elle tombe un peu vite sous le charme quand même xD

 
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MessageSujet: Re: Les Cendres [S]   Mar 17 Fév - 22:05

Elle le trouve canon et elle a la chance de l'avoir comme "allié", ça veut pas dire qu'elle va forcément se mettre avec lui, ou que ça va durer.
Et puis en plus elle le dit, elle est passé en mode "instinct" donc elle fait moins appel à sa raison, d'où ses répliques tordantes ou parfois inattendues, elle n'a plus le filtre que la plupart des gens ont habituellement avant de parler.

(sinon j'ai oublié "yeux" //PAN)





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MessageSujet: Re: Les Cendres [S]   Mer 18 Fév - 19:41

Suite !!!!


« Bref, reprit-il, en ce qui concerne les dragons il sont peu nombreux puisqu'ils sont une dizaine en tout, vivent très longtemps et il y a très peu de naissances parmi eux, la dernière ayant eu lieu il y a deux mille ans et c'était la mienne. »
J'ouvris la bouche de stupéfaction. Il avait deux mille balais ! Je m'empressai tout de même de fermer la bouche. Je réalisai l'implication de ses paroles. S'il avait au moins deux mille ans, alors ça voulait dire que les créatures surnaturelles pouvaient vivre très très longtemps.
« Illunar Tinil est né en même temps que le Terre, continua mon colocataire, et son clan comporte quatre dragons, une solitaire qui aime plus que tout garder jalousement son trésor, l'épouse de Tinil, lui et moi...
- Vous êtes son fils ? l'interrompis-je. »
Après quelques secondes d'ébahissement, son visage fut défiguré par la rage.
« Même quand j'essaye de satisfaire votre curiosité sans vous en dévoiler trop il faut que vous parveniez à deviner des éléments importants ! Bon sang vous ne voulez pas juste faire semblant d'être idiote et ne pas trop réfléchir à la situation ? »
Oh oh, dragon en colère en vue. Mais je ne me laissai pas ébranler pour autant.
« Non ça serait suicidaire et je ne le suis pas. Vous êtes vraiment grognon. Je vois pas où est le problème, c'était facile à deviner en plus.
- Vraiment ? fit-il toujours en colère. »
Ses lèvres étaient pincées en une ligne fine et ses yeux lançaient des éclairs. Il dégageait une énergie impressionnante.
« Bah oui : je vous explique mon raisonnement. Illunar Tinil a environ 4,5 milliards d'années, vous deux mille ; donc vous êtes jeune. Or si les naissances sont rares, il semble logique que les parents dragons prennent soin de leurs petits...
- Vous êtes en train d'insinuer que je suis un bébé là ?! »
Bon pour le tact, je pouvais repasser.
« Non mais vous connaissez les parents, pour eux, on ne sera jamais rien d'autre que leur petit fils ou leur petite fille adoré(e). Bref, on en arrive logiquement à la conclusion que vous devez être resté proche de vos parents or vous venez de me dire Tinil était casé donc ... »
Il jura dans un langue inconnue. Son air dépité ne dura pas.
« Ça n'a rien de logique du point de vue d'un dragon !
- Alors vous avez passé trop de temps avec les humains peut-être. »
Il grogna et secoua la tête.
« Vous un vrai nid à problèmes !
- Je n'en suis que plus intéressante, rétorquai-je du tac au tac. »
Il éclata de rire. C'était un rire chaud et sensuel qui me fit frissonner. Il semblait aussi un peu surpris par sa propre réaction.
« Peut-être bien, reconnut-il.
- Bon je résume ce que je sais : À travers le monde existe une multitude d'êtres surnaturels. Ces êtres vivent en clans ayant chacun leur territoire, qui ne respecte pas forcément les frontières humaines. Chaque clan est dirigé par un seigneur ou un chef, quelqu'un quoi. La plupart des êtres surnaturels naissent de parents surnaturels, comme vous, et sont donc appelés Originels, alors que moi qui ai des parents humains suis une Extrane. Je peux choisir d'intégrer un clan et de développer mes pouvoirs, ou d'ignorer tout ce bordel, et de vivre normalement.
- J'en doute, riposta Kartha. »
Je clignai bêtement des yeux à sa riposte avant de demander :
« Pourquoi ?
- Je vous rappelle que Narilon a essayé de vous faire enlever avant que les sorciers ne vous contactent. Je doute donc que vous aurez l'occasion d'ignorer ce « bordel ».
- Alors quoi, il faut que je rejoigne les sorciers ?
- Mauvaise idée, ils n'ont pas été capable de remarquer que Dents-de-Requins et moi sommes rentrés illégalement sur leur territoire. Ils ne sauront pas vous protéger. »
Je commençai avoir une idée de la direction que prenait cette conversation. Et si j'avais raison, cela expliquerait la facilité avec laquelle il avait répondu à mes questions. Et aussi pourquoi il ne s'en était pas encore pris à moi malgré mes provocations.
« Et donc vous proposez ?
- De rejoindre le clan occidental des dragons.
- Ah je le savais, ça faisait partie de votre plan pourri de vous introduire ici ! »
Il vira au rouge et jura. Quant à moi j'éclatai de rire.
« C'est trop facile de vous énerver, remarquai-je le sourire aux lèvres.
- Est-ce que vous avez conscience de votre situation ?
-Oui bah justement, au cas où vous auriez pas remarqué, il y a toute cette histoire étrange qui me tombe dessus. Donc il faut bien que je décompresse, et vous êtes un parfait exutoire ! »
Il soupira. J'avais l'impression qu'il s'avouait vaincu.


Le premier jour de cohabitation fut un peu gênant. Je n'avais pas l'habitude de partager mon espace vital avec quelqu'un d'autre, encore moins une personne de sexe masculin. Tout d'abord en me réveillant le lendemain, je pris soin de faire le moins de bruit possible – inutilement. Je ne savais pas s'il n'avait pas dormi ou s'il s'était réveillé, mais je m'aperçus bien assez vite qu'il avait les yeux grands ouverts. Je marmonnai un « bonjour » peu compréhensible et me précipitai dans la salle de bain commune me préparer. Quand je revins dans ma chambre prendre mes affaires de cours, le dragon était de nouveau sur son téléphone. Je ne m'attardai pas et partis rejoindre mes camarades de classe pour le petit-déjeuner.

J'eus un peu de mal à suivre mes cours, dans la mesure où j'en avais loupé pas mal, mais je ne m'en sortis pas trop mal. Durant la journée je parvins à oublier la présence d'un mec ultra canon dans ma chambre – enfin presque. Je ressentis à nouveau la sensation d'être suivie mais cette fois je savais d'où cela venait. Après les cours, je fis un détour par le centre-ville, toujours sous surveillance et pris une grande pizza à partager avec mon nouveau colocataire. J'espérais qu'il n'avait pas besoin de beaucoup de nourriture, car si j'achetais trop, cela éveillerait l'attention de « ange gardien » sorcier.

A mon retour nous mangeâmes en échangeant à peine les politesses d'usage, et comme j'avais du travail scolaire en attente, je n'essayai pas d'engager la conversation. Finalement Aïdorail s'était fait tellement discret, que ma journée avait été d'une banalité effarante par rapport à notre situation. Avant de m'endormir ce soir, je promis de changer ça le lendemain.

La journée suivante commença de la même manière, mais quand je revins dans ma chambre avec le dîner, j'avais déjà fait une liste mentale des questions que je voulais lui poser. Ne souhaitant pas me le mettre à dos, je choisis celles qui me semblaient les plus inoffensives et auxquelles selon moi les sorciers auraient répondu sans problème.

Une heure plus tard, j'avais appris à classifier les êtres surnaturels : je sus enfin que les néréides et les naïades appartenaient aux races féeriques, tandis que les êtres de l'eau réunissaient les sirènes, les selkies (des phoques intelligents capables de prendre forme humaine en gros), les amikiris (mélange entre un homme et un homard) et quelques originalités locales. Certains clans comptaient parmi eux des ES (êtres surnaturels) en voie de disparition ou rare comme un Léviathan et deux ou trois Krakens.

Les journées suivantes se déroulèrent de la même manière, et Aïdo - qui avait renoncé à m'empêcher de l'appeler comme cela - et moi nous étions habitués à vivre ensemble. C'était moins perturbant qu'au début, mais vu que nous n'étions pas en couple - encore qu'on ne m'avait pas demandé mon avis sur la question! - je me sentais quand même encore un peu gênée de sa présence dans ma chambre.

Il refusa de m'en dire plus sur sa famille, et me fit jurer de ne pas parler de sa relation avec Illunar Tinil. Il m'apprit que les clans des dragons n'accueillaient pas que des dragons mais aussi toutes les créatures carnivores et volantes de préférence. Comme pour les créatures aquatiques, des clans terrestres avaient dans leurs rangs des créatures en voie de disparition, par exemple certains prenaient soin des licornes qui disparaissaient avec le temps, des basilics (dans la mesure où ils ressemblaient sous leurs véritables apparences au basilic dans Harry Potter, pour moi ils pourraient tout aussi bien disparaître !), les pégases, les griffons, les sphinx (« Ils ne sont plus que trois, me précisa Aïdo, mais on soupçonne certaines statues d'être des sphinx conservés en état de veille »), et par exemple dans le clan occidental des dragons, ils avaient la dernière Lamia. Aïdo me rassura tout de même en me précisant qu'elle ne mangeait pas d'enfants, encore heureux !

Il m'expliqua également que les Extranes avaient une place ambiguë dans la société surnaturelle. En effet pour certains ils apportaient le sang neuf nécessaire pour la survie des espèces surnaturelles ; pour d'autres, ils étaient une erreur de la nature et ils feraient mieux de vivre sans leurs pouvoirs au milieu des humains. Une fois un Extrane formé et admis au sein d'un clan et donc d'une espèce on ne voyait pas la différence pourtant, c'était comme s'il avait été un Originel.

Je tentais plusieurs fois de le pousser à m'apprendre mes « pouvoirs » dont je n'avais même pas vu l'ombre. Il m'expliqua que s'il le faisait cela attirerait l'attention du sorcier. Pour une fois ce fut moi qui grognai à sa déclaration. Ce qui bien-sûr le fit rire ! Je finis par lui demander pourquoi les êtres surnaturels vivaient en clan.
« Il y a longtemps, c'était chacun pour soi, et les surnaturels s’entre-tuaient pour un bout de terrain. Pendant ces années de guerre, des alliances se formaient, aussi un jour ces alliances signèrent des traités de paix. Les minorités n'ayant plus aucune chance il fut décidé que les clans signeraient tous le même traité de paix. Il y a toujours des solitaires, qui ne veulent obéir à personne, mais ce sont généralement ceux qui posent le moins de problèmes, puisque, n'ayant personne sur qui s'appuyer, ils ne peuvent se permettre de se faire des ennemis.
- Pourquoi alors je n'apprendrais pas à utiliser mes pouvoirs et je deviendrais une solitaire ?
- Parce que premièrement Narilon vous veut. Or il a tout un clan derrière lui. Deuxièmement, tous les clans qui ne méprisent pas les Extranes vont vous vouloir au sein du leur, pour eux vous êtes un mouton facile à rajouter dans leurs rangs et à rallier à leurs causes : vous n'avez pas de préjugés dus à l'histoire des surnat' et on peut vous former à être un type de créature.
- C'est-à-dire, me former à être un type de créature ? Je pourrais être un Dragon ? questionnai-je.
- Il y a peu de chance : moins une espèce compte de membres, moins il y a de chances pour que vous en deveniez un membre. Si vous rejoigniez notre camp, vous auriez plus de chances de devenir une Chimère ou une Harpie puisque c'est ce que compte le plus notre clan.
- C'est moins classe d'un coup, me plaignis-je.
- Je vais garder votre opinion à leur encontre pour moi, ça vaut mieux. »
Je devais avouer que son sourire était vraiment fascinant.

Et quand j'essayais de me représenter à sa place les images de dragons que j'avais vu dans des films, j'avais vraiment du mal à l'y associer.


il y a très peu de naissance => naissances
sont trésor => son
Ses lèvres étaient pincé => pincées
deux milles => deux-mille (« mille » est invariable)
reconnu-t-il => reconnut-il
moi qui ais => ai
Je ne m'attardais pas => attardai





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MessageSujet: Re: Les Cendres [S]   Mer 18 Fév - 19:51

LAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA SSSSSSSSSSSUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUIIIIIIIIIIIIIIIIIITTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE!!!!!!!

Veut la suite Razz



La réalité n'est que la façon d'être et d'agir de chacun, dans un monde où 7 milliards de personnes peuvent faire ce qu'ils veulent on peut aisément dire que la vie est un jeu de merde.
 
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MessageSujet: Re: Les Cendres [S]   Mer 18 Fév - 19:53

Daivou a écrit:
Veut la suite Razz

Merci pour le sous-titre, c'était pas clair XD. Bon là par contre faudra attendre ce week-end pour la suite désolée ^^.

Et merci pour ton soutien Wink





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MessageSujet: Re: Les Cendres [S]   Mer 18 Fév - 20:46

Je le savais, je suis un Etre Surnaturel ! J'ai bien fait de ne pas laisser tomber l'économie !

Deux phrases où je pense que tu as oublié un mot :

Lulla a écrit:
il y a très peu de naissances chez

Lulla a écrit:
Je n'avais pas l'habitude de partager mon espace vital avec quelqu'un d'autre, encore une personne de sexe masculin.

(moins ?)

Sinon très bien, et cette réplique m'a tuée :

Lulla a écrit:
Même quand j'essaye de satisfaire votre curiosité sans vous en dévoiler trop il faut que vous parveniez à deviner des éléments importants ! Bon sang vous ne voulez pas juste faire semblant d'être idiote et ne pas trop réfléchir à la situation ?

 
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MessageSujet: Re: Les Cendres [S]   Mer 18 Fév - 21:09

J'avoue, j'aime bien cette phrase aussi

Et je prends note de mes oublis (décidément mes doigts ne tapent pas assez vite pour suivre ma pensée, et mes yeux ne lisent pas les mots mais ce que je voulais écrire).

Et Rimi si tu devais être une créature surnaturelle je te verrai bien en ... harpie tiens.
Tenace mais avec le sens de la famille (autant les parents que les amis) et en plus chez les harpies, parfaite égalité des sexes depuis des millénaires. Et bonus, les harpies détestent les mensonges et sont capables de torturer l'esprit des menteurs. (ça sera dit plus tard dans l'histoire Wink ).

Je trouve que ça te va bien.





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MessageSujet: Re: Les Cendres [S]   Jeu 19 Fév - 17:27

En fait ma réécriture avance très vite (bizarre voir l'histoire déjà écrite ça m'inspire pour la développer 0.o) donc encore un peu plus de 1800 mots pour vos joli yeux.


Quelques jours plus tard, alors que j'essayais sans succès de réviser pour mes examens, je me retournai vers Aïdo pour voir ce qu'il trafiquait. Il tapotait encore sur son smartphone. Malgré moi je souris :
« Pour un vieux, tu te débrouilles bien avec les nouvelles technologies. »
Nous étions assez naturellement passés au tutoiement. Il rit, et je sentis mon cœur faire un bond dans ma poitrine.
« Le clan occidental des dragons possède une entreprise de technologie de pointe, Tina. Certains clans ont peut-être du mal à se mettre au goût du jour mais pas nous.
- Je vois et sinon, tu fais quoi de tes journées ici en fait ?
- Tu ne veux pas le savoir, riposta-t-il.
- Pourquoi je ne voudrais pas le savoir ! m'offusquai-je.
- Parce que ça casserait l'image de gentil dragon que tu as de moi. »
Il avait dit cela avec une mine grave mais cela faisait presque deux semaines que nous vivions ensemble et je savais reconnaître la lueur malicieuse dans son regard. Je réfléchis un moment. Je ne savais pas à quel point il me connaissait désormais, sans compter que lui m'avait espionnée des semaines, mais j'étais sure qu'il me savait bornée et que je finirais par lui arracher la vérité. Si ça l'amusait ça ne devait donc pas être quelque chose de grave par contre je sentais que je préférerais en effet ne pas le savoir. Je grimaçai ; j'étais bien trop curieuse pour en rester là.
« Dis toujours. »
Cette fois son sourire s'afficha en grand.
« Je fouille dans tes affaires.
- QUOI ?! m'exclamai-je. »
J'avais crié un peu trop fort aussi je me tournai vers la porte, mais personne ne vint voir ce qui se passait. Aïdo m'adressa un regard furieux.
« Moins fort, m'ordonna-t-il.
- J'ai pas besoin de toi pour savoir que j'ai parlé trop fort, vieux pervers !
- Vieux pervers ? reprit-il amusé.
- Pourquoi tu fouilles dans mes affaires ? »
Son visage reprit un air grave et cette fois il n'y avait aucune lueur pour égayer ses yeux.
« Parce que c'est mon boulot à l'origine, Tina. Je dois trouver le moyen de te convaincre de nous rejoindre, par tous les moyens possibles. »
Et il me disait ça comme ça ! Je fronçai les sourcils. J'eus l'impression que mon dragon préféré – bon d'accord il n'était pas à moi et je connaissais pas d'autres dragons - se sentait mal à l'aise.
« Et tant que monsieur le sorcier ne sera pas parti je ne saurai pas pourquoi tout le monde me veut ? »
En soit c'était déjà une révolution dans ma vie. D'habitude on me laissait tranquille dans mon coin, je n'avais jamais eu une foule de personnes qui tenait absolument à m'avoir avec elle.
« Oui, Tine, désolé. »
Je sursautai surprise. Il avait bel et bien fouillé dans mes affaires pour découvrir mon vrai prénom. Malgré moi je sentais que mon cœur s'était un peu serré. J'avais commencé à lui faire confiance, et cette conversation était un sacré rappel à l'ordre.
« Tout le monde m'appelle Tina pas Tine. Ce prénom, c'est une idée de ma tante qui est morte quelques jours avant ma naissance.
- Moi je le vois comme un signe, rétorqua-t-il.
- Pourquoi ? lui demandai-je.
- Tine signifie « feu » en irlandais.
- Et aussi « vous » en roumain, « peigne » en latin, « tourneur » en créole haïtien. J'ai fait quelques essais sur Google Traduction, alors franchement je vois pas en quoi c'est un signe, ou alors peut-être que je devrais envisager de faire de la poterie ? ripostai-je une moue désabusée.
- C'est à toi de choisir au final, Tine. Mais moi je garderai la signification irlandaise. »
Il se tut quelques instants, avant de reprendre.
« Tu ne le montres pas et pendant un moment j'ai cru que toutes ces découvertes t'importaient peu. Mais en réalité tu n'arrêtes pas de faire tourner tout ceci en boucle dans ta tête n'est-ce pas ? Je suis désolé, ça ne doit pas être facile pour toi. »
Comme il semblait sur le point d'ajouter quelque chose je ne répondis pas. Au bout de quelques minutes, il finit par relever la tête. Il avait un regard déterminé, celui de quelqu'un qui avait pris une décision difficile mais qui s'y tiendrait :
« Je te fais la promesse, Tine, que si tu rejoins notre clan, tu pourras le quitter dès que tu sauras te défendre toute seule, si tu le souhaites. »
Je le regardais un moment silencieuse. Doucement je lui demandai :
« Pourquoi ça a l'air d'une décision difficile pour toi ? »
Il resta parfaitement immobile pendant un moment.
« À cause des raisons pour lesquelles Narilon te veut. Mon père ne voudra jamais que tu quittes le clan si tu le rejoins. Mais je t'ai donné ma parole, et il ne voudra pas que je me déshonore.
- Mais pourquoi tu me fais cette promesse alors ? l'interrogeai-je perplexe.
- Parce que je ne veux pas que tu te sentes forcée, mais je sais aussi, contrairement à toi, les dangers qui pèsent sur toi. J'essaie de faire au mieux pour toi, répliqua-t-il. »
Je commençais à manquer d'air, et lui aussi semblait mal à l'aise. Comment une conversation qui avait commencé de façon enjouée avait pu finir de cette manière ? Prenant la première excuse qui me vint à l'esprit, je lui dis :
« Il faut que je sorte, le réseau est naze dans ma chambre. »
Et je me faufilai au dehors sans lui laisser le temps de répondre.

C'était étonnant à quel point ma vie avait changé en si peu de temps. Je ressentis le besoin de retrouver un environnement familier. Après avoir marché un peu, je sortis mon téléphone.
« Allô ? fit la voix de ma mère à l'autre bout.
- Allô, maman, c'est moi Tina.
- Coucou ma chérie comment ça va ?
- C'est compliqué, et toi ?
- On va tous bien ici. »
Ma famille avait beau ne pas habiter très loin, comme je vivais en internat, je ne les voyais pas souvent.
« Allez, reprit ma mère, dis-moi tout. »
J'hésitais un long moment. Je ne savais pas quoi dire à ma mère, d'autant que le sorcier qui me surveillait pouvait sans doute entendre.
« Bah rien du tout je suis juste stressée à cause des exams. Dis Maman, à quoi pensait Tatie quand elle a proposé mon prénom ?
- Pourquoi tu me demandes ça maintenant ? fit-elle surprise.
- Comme ça, ça s'est mis à me trotter dans la tête.
- Je sais pas Tina. Tout ce que je sais, c'est que, quand elle a appris son cancer incurable, elle a décidé de faire un voyage autour du monde, et qu'elle a fini par l'Irlande et l'Angleterre, et que l'Irlande l'avait particulièrement marquée. Il me semble bien que c'est de là-bas que vient ton prénom.
- Ok, Maman, merci.
- Mais de rien. Tu es sure que ça va ?
- Oui, je te l'ai dit juste le stress des examens. A plus Maman.
- Au revoir, Tina. »
Finalement, peut-être que mon prénom était un signe.

Lorsque je rentrai un peu plus tard, Aïdo ne releva pas la tête. Nous revînmes en quelque sorte à notre situation du début. A ceci près que nous étions encore plus gênés, et nous passâmes la semaine suivante dans un mutisme pesant. D'ailleurs je passai – et ratai – mes examens. Autant dire que j'étais bonne pour me réorienter. De toute façon les changements dans ma vie étaient inévitables. J'avais beau essayer de l'ignorer, il fallait bien y faire face un jour. Avant que la réalité de me rattrape de la pire des manières. Par exemple en étant présentée de force à Narilon. Je finis tout de même par me reconnaître à moi-même ce que je devais faire : rejoindre le clan occidental des dragons. Plus tard j'aviserais, selon la façon dont j'y serais traitée.

De toute façon je n'avais pas le choix : si je ne choisissais pas d'intégrer la communauté surnat', je resterais tout de même poursuivie par le clan de Narilon, puisque, pour une raison qui m'échappait encore, il me voulait. Les sorciers ayant jusque là fait preuve d'une certaine incompétence, je ne pouvais compter sur eux ni pour pouvoir vivre normalement, ni pour rejoindre en toute sécurité leur clan. Je ne pouvais envisager de devenir une solitaire puisque je ne savais pas utiliser mes pouvoirs.

La difficulté – enfin si on pouvait dire ça - était donc de choisir un clan : celui de Narilon même pas en rêve, il avait essayé de me kidnapper et à part celui des dragons, je n'avais aucune idée de quels autres clans voudraient de moi. En plus Aïdo m'offrait la possibilité de quitter les dragons si jamais pour une raison ou une autre je ne m'y sentais pas à l'aise. Mais une part de moi avait peur pour Aïdo : si je l'obligeais à respecter sa promesse et que je quittais son clan plus tard, d'après ce que j'avais compris des dragons, il ne s'en sortirait pas comme ça, et je ne me sentais pas à l'aise à l'idée qu'il ait à se sacrifier pour moi. Mais bon, question choix j'avais mieux que ce que je ne pouvais espérer.

Et au fond de moi, je devais avouer que j'étais heureuse de changer de vie, autant dire que celle que je menais jusque là m'ennuyait. Puis, je commençais à bien aimer Aïdo, et j'étais curieuse d'en découvrir plus sur lui, et de passer plus de temps en sa compagnie.

Aussi après une semaine de silence réciproque, je m'assis face au dragon et je lui demandai :
« Bon et sinon comment on organise mon départ pour les States ? Qu'est-ce que je vais faire, où je vais vivre, etc. »
Aïdorail me regarda perplexe. Je me retins de rire.
« Ton départ pour les States ?
- Bah oui pour rejoindre le clan occidental des dragons, il faut bien que je parte pour les États-Unis, non ? »
Je vis qu'il comprit enfin de quoi je parlais. Ses yeux grands ouverts se plissèrent et une lueur calculatrice fit son apparition dans regard.
« Alors comme ça tu rejoins notre clan ? »
Cette fois je ne me retins pas et je ris.
« Mais t'es vraiment lent à la détente mon pauvre ! m'exclamai-je. »
Quelque chose me fonça dessus. Avant que je n'aie pu réagir, je me retrouvai immobilisée, sur le ventre, les bras coincés dans le dos.
« Pas autant que toi Tine, me susurra la voix de Aïdo dans l'oreille. »
Je frémis, mais encore une fois pas de peur. J'étais aussi surprise. Mais qu'est-ce qu'il lui prenait ?
« Tu as enfin peur ? Me demanda-t-il avec un ton triomphant.
- Si ça te fais plaisir de le croire, marmonnai-je. »
Il me retourna à une vitesse surhumaine - dragonienne peut-être ? - sur le dos. Il était penché sur moi, cette fameuse lueur dans les yeux, avec son grand sourire sur les lèvres. Mais soudain son air redevint grave et il me libéra. Il s'éloigna même de moi autant que lui permettait ma chambre.
« Bah quoi, qu'est-ce qu'il y a ? le questionnai-je. J'ai un gros bouton sur le nez ? Ou c'est autre chose ? »
J'essayais de le dérider mais il ne m'adressa qu'un pauvre sourire. Il avait repris un air sérieux – et malheureusement distant.


Nous étions assez naturellement passé => passés
une foule de personne => personnes
avec eux => elle (la foule de personnes)





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Meredith Epiolari

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MessageSujet: Re: Les Cendres [S]   Ven 20 Fév - 19:07

Bon chapitre, la décision de Tina ne paraît pas trop surfaite puisque tu montres qu'il n'y a pas QUE l'argument Aïdo qui la décide à rejoindre le clan des dragons Smile
Et puis, la fin est un peu inquiétante comme il faut, ça créé du suspense et on a envie de lire la suite

Lulla a écrit:
- Je vois et sinon, tu fais quoi de tes journées ici en fait ?
- Tu ne veux pas le savoir, riposta-t-il.
- Pourquoi je ne voudrais pas le savoir ! m'offusquai-je.
- Parce que ça casserait l'image de gentil dragon que tu as de moi.

Je t'avoue, ce dialogue m'a fait peur parce qu'il fait très Twilight
Mais après tu t'es rattrapée en disant qu'il fouillait dans ses affaires et du coup ça faisait un effet drôle, un peu comme une parodie de Twilight Smile (patapé !)

 
Lullaby

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MessageSujet: Re: Les Cendres [S]   Ven 20 Fév - 19:09

J'avoue quand je me suis relue je me suis dit que ça ressemblait vraiment à Twilight, mais après j'ai préféré laisser comme ça parce qu'après tout je veux vraiment casser l'image du gentil dragon... même si c'est pas vraiment fait pour le moment.


Merci pour le com' ^^





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MessageSujet: Re: Les Cendres [S]   Dim 22 Fév - 20:51

Et enfin la suite (désolée, les découpages entre chaque Partie est parfois un maladroit mais j'essaye d'avoir en moyenne 1800 mots à chaque fois. Quand j'aurais fini j'essayerai de faire des chapitres dignes de ce nom.


« Oublie, répondit-il seulement. Si tu rejoins notre clan, on te logera dans un premier temps dans une suite, au dessus du siège social de notre entreprise, celle-là où on te fournira un stage. Le siège social est comme le palais de notre clan, il se trouve à Manhattan, qui est un peu la capitale de notre territoire. »
Il essayait de détourner mon attention, et cela fonctionna malheureusement. J'avais soif de toutes les informations qu'il daignait me donner.
« Votre capitale est le centre économique du monde ? C'est censé être révélateur de quelque chose ?
- Si je te dis que la capitale du clan oriental des dragons est Hong-kong, ça répond à ta question ?
- Les dragons contrôlent une grande partie de l'économie mondiale ?
- Pas exactement, mais ce sont des lieux de choix pour cacher nos trésors. »
J'ouvris la bouche en grand, ce qui fit sourire Aïdo.
« Des trésors, répétai-je. »
Je secouai la tête, et revins au sujet principal.
« Et on s'arrange comment pour les sorciers et ma famille.
- Pour ta famille, je suggère que tu dises qu'on t'a fait, par l'intermédiaire d'un ami, une offre très intéressante. Et pour les sorciers contente-toi de leur dire que tu n'es pas intéressée pour le moment, ils essaieront sans doute de te garder à l’œil, mais dès que celui qui est dehors partira, je m'en occuperai. Ensuite je te donnerai un billet d'un avion, tu n'auras qu'à le prendre en ramenant avec toi l'essentiel de tes affaires, je m'occuperai des formalités. Tu parles bien anglais?
- And it's now that you worry about it ! * »
Je levai les yeux au ciel. Il me sourit et je dus regarder ailleurs pour pouvoir me reconcentrer.
« Mes parents vont s'inquiéter mais c'est toujours mieux que de les impliquer d'une façon ou d'une autre dans ces histoires, je suppose. »
Je réalisai quand même tout ce que j'allais laisser derrière moi. Mais j'étais persuadée que cela en valait la chandelle.
« Oui Tine. »
Je soupirai. Il ne restait plus qu'à attendre le bon moment. J'avais conscience que je basais mon avenir sur la confiance irraisonnée que j'avais pour Aïdo, mais je ne voyais pas ce que je pouvais faire d'autre.


Le lundi qui suivit je reçus un appel de Douay.
« Mlle Revel, comment allez-vous ?
- Bien merci et vous ? »
Il fallait reconnaître que cet homme était poli.
« Très bien merci. Je tenais à vous faire savoir que notre ami qui vous protège, n'a vu aucun espion et cela fait presque un mois. Je pense qu'il a dû se rendre compte que nous étions en contact et il a sans doute jugé bon de partir. »
Ou pas, pensais-je.
« Je vous remercie, Mr Douay, dis-je à haute voix.
- Mais de rien. Dites-moi avez-vous pensé à la possibilité de nous rejoindre ?
- Pour être franche, Mr Douay, j'aurais besoin de plus temps. En ce moment je passe des examens, et je me rends bien compte que la décision que vous me demandez de prendre aura des conséquences sur le restant de ma vie.
- Je vois, Mlle Revel, je suis content de voir que vous mesurez la portée de ce qui vous arrive. Il n'y a aucun problème. Sachez que vous pouvez nous appeler si vous avez des questions.
- Merci beaucoup.
- Encore une fois de rien. Ah et votre garde vous quittera demain matin d'accord ?
- Pas de problème, merci.
- Au revoir, Melle Revel.
- Au revoir Mr Douay. »
Je soupirai.
« Demain, on sera enfin débarrassés des sorciers, fit Aïdo joyeux. »
On aurait dit un gamin le jour de noël, tant il irradiait la joie de vivre.
« Oui, confirmai-je.
- Dans ce cas donne ta démission cette semaine, on part la semaine prochaine.
- Déjà ? Remarque ça me va j'ai pas envie de rater d'autres exams. »
Aïdo rit, et je fis de même.

Le lendemain, Aïdo disparut aussitôt le sorcier parti, en marmonnant à peine un « au revoir ». Je ne savais pas si je devais le prendre mal ou pas – en attendant je le pris mal. La chambre semblait si vide et si grande sans lui. La première chose que je fis, ce fut de déposer une lettre de démission au secrétariat. Ensuite j'appelai mes parents pour les prévenir que je quittais l'école pour un stage aux États-Unis. Coupant court à la diatribe de ma génitrice en colère, je me mis à faire ma valise. En quelques mois j'avais accumulé pas mal d'affaires. Pour me simplifier la tâche, je décidai de jeter mes cours. Même si je devais reprendre mes études, je comptais faire autre chose. Vu la passion que j'avais manifesté à étudier cette année, cette filière n'était pas pour moi.


Le reste de la semaine passa à une allure surnaturelle - c'était le cas de le dire. Même le week-end assez tendu chez mes parents passa plus vite que je n'aurais pu l'espérer au vu des circonstances. En effet ma famille trouvait que j'avais pris une mauvaise décision en acceptant ce stage à New-York. Pour eux j'aurais dû continuer mes études, bien que je ne cessai de leur affirmer que mon orientation ne m'avait pas plu le moins du monde. Il me suggérèrent de choisir d'autres études. Je refusai fermement. A mon grand dam, je quittai la maison en froid avec mon père et ma mère. A défaut d'autre chose, mon père obtint de moi de répondre à tous ses appels, où, si je ne pouvais pas, de ma rappeler au plus vite, tandis qu'il m'emmenait à l'aéroport. Plutôt que d'être déçu par ma démission scolaire, je pensais qu'il était plus inquiet et méfiant part cette soudaine proposition avantageuse. Intérieurement, je le remerciais de ne pas chercher à en savoir plus.

Ce fut donc le lundi après-midi que je revis Aïdo, juste après avoir quitté mon père. Mon cœur fit un bond dans ma poitrine et malgré moi je me mis à sourire bêtement. Après avoir vécu près d'un mois avec lui dans ma chambre, son absence m'avait rendue triste. Il m'adressa son beau sourire mais redevint sérieux en regardant par dessus mon épaule. Résistant à l'envie de jeter un coup d'œil derrière moi, je me rapprochai du dragon.
« Salut, qu'est-ce qu'il y a ? l'interrogeai-je quand je fus suffisamment proche de lui. »
Il avait toujours cette odeur épicée que j'avais sentie sur lui le premier jour.
« Salut, me répondit-il en se penchant vers moi. Narilon a de nouveau envoyé ses sbires. Il a dû apprendre que tu acceptes de rejoindre le clan des dragons, et il sait qu'une fois là-bas il ne pourra pas mettre la main sur toi. »
Je grimaçai.
« Ne t'inquiète pas, j'ai réussi à échapper aux sorciers, on leur échappera à eux aussi, me rassura-t-il avec un clin d'œil.
- Ok, qu'est-ce que je dois faire ? demandai-je. »
Il plaça un bras autour de ma taille et me rapprocha de lui.
« Rien, laisse-moi faire, murmura-t-il. »
Il me fallut quelques secondes pour comprendre le sens de ses paroles. Je l'entendis murmurer des mots dans une langue inconnue et je sentis comme un voile de brume se former autour de nous.
« Surtout ne me lâche pas, me précisa-t-il. Tant que tu reste auprès de moi le sort fonctionnera pour nous deux.
- Heu, on va faire un vol de huit heures, et je suis censée rester collée à toi ? »
Il me sourit
« Je t'autoriserai peut-être à aller aux toilettes. »
Je lui jetai un regard noir. Comment avais-je pu être heureuse de le revoir quelques instants plus tôt ?
« Trop drôle, remarquai-je. D'ailleurs t'as vraiment intérêt à ce que ce soit une blague. »
Et sur ce nous embarquâmes.

Lorsque l'avion prit de l'altitude, Aïdo me dit :
« Je vais sonder l'appareil, pour savoir s'ils sont montés avec nous. »
Le voile brumeux disparut, et je sentis quelques secondes plus tard comme un léger coup à l'estomac.
« Eh c'était quoi ça ?
- Je cherche toutes les créatures ayant des pouvoirs surnaturelles à bord de cette avion. Tu es la seule avec moi et aussi une Chimère caméléon, je la connais. Tinil a dû l'envoyer. »
Il prit un air mauvais après cette remarque. Je supposais qu'il n'appréciait pas qu'on ait pu le croire incapable de se débrouiller tout seul. De mon côté, je fronçai les sourcils.
« Pourquoi les hommes de main de Narilon ne sont pas monté dans l'avion avec nous ?
- Parce que le jet privé de notre société a atterri ici aujourd'hui. »
Il m'adressa un clin d’œil.
« Des employés qui ont rendez-vous à Paris l'ont utilisé. Nos poursuivants ont dû se dire que c'est dans celui-là qu'on est montés. »
Maintenant je savais pourquoi il avait attendu le vol de cet après-midi. Profitant du fait qu'il était détendu et de bonne humeur, je demandai :
« Alors pourquoi Narilon me veut dans son clan ? »
Il me sourit encore plus, amusé.
« Un vrai bouledogue, commenta-t-il. Bon, très bien tu peux le savoir désormais. »
J'en restai bouche bée. Sérieux ?! Il rit de mon air et reprit sérieusement :
« Il y a une vingtaine d'années, une prophétesse a annoncé le retour de la lignée d'une race d'êtres surnaturels aujourd'hui disparue, qui revivrait grâce à un ou une Extrane qui en deviendrait l'unique représentant. Or cette prophétesse a précisé que l'Extrane en question naîtrait un jour de renouveau. Bien sûr cela pouvait dire le jour du printemps par exemple, ou le nouvel an. Bref difficile de trouver de quel date précise il s'agit.
- Hum, je suis née un 26 janvier, moi, relevai-je.
- 26 janvier 1993, nouvel an chinois, m'indiqua Aïdo.
- Et tu penses vraiment que c'est moi l'Extrane de la prophétie ?
- Je ne sais pas Tine. L'avenir nous le dira. Ce qui compte c'est que tu ne serves pas les intentions de Narilon. Il aime le pouvoir, et est prêt à tout pour étendre son territoire malgré les traités. Or un être appartenant à une espèce disparue pourrait lui être utile.
- Je vois, fis-je doucement. M'enfin il doit y avoir d'autres Extranes nés un jour de « renouveau », non ?
- Possible, mais c'est après toi que Narilon en a. Ne t'inquiète pas, me répondit-il en se penchant vers moi. »

J'aurais dû peut-être lui dire que je n'étais pas inquiète, et que si ce Narilon pensait se servir de moi comme ça, il se foutait le doigt dans l'œil. Mais j'étais bien comme cela, avec toute l'attention du dragon focalisée sur moi.
Hébétée, je me réveillai installée contre Aïdo, la tête sur son épaule. Son regard croisa le mien, et je plongeai dans le ciel de ses iris. Je ne sus combien de temps nous restâmes ainsi les yeux dans les yeux. En tout cas cela dura jusqu'à ce que ma vessie se manifeste. Je me maudis de devoir gâcher ce moment. Lui adressant un pauvre sourire, je lui demandai de m'excuser et je me dirigeai vers les « toilettes ».


dans un premier => dans un premier temps (je suppose)
mais dès celui qui est dehors partira => dès que
Je levais les yeux au ciel. => levai
Je réalisai quand même tout ce que j'allai laisser derrière moi => allais
son absence m'avait rendu triste => rendue
cette odeur épicée que j'avais senti => sentie
il sait qu'un fois là-bas => une
Ne t'inquiètes pas => Ne t'inquiète pas
Je t'autoriserais peut-être à aller aux toilettes => autoriserai
la revoir => le revoir
on est monté => montés
tu peux le avoir => savoir
une prophétesse à annoncer => a annoncé
êtres surnaturelles => surnaturels
M'enfin il doit avoir d'autres Extranes => y avoir
Ne t'inquiètes pas => inquiète





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Dernière édition par Lullaby le Dim 22 Fév - 21:33, édité 1 fois
 
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MessageSujet: Re: Les Cendres [S]   Dim 22 Fév - 21:24

Ah, c'est bien toi de gâcher un moment romantique en terminant ton chapitre aux toilettes xD

Tu as gazé niveau humour pour celui-là, il était bien drôle et il y a des répliques qui m'ont fait marrer :')

Petits défauts :

Lulla a écrit:
Aïdo partit aussitôt le sorcier parti

Répétition pas jolie de "partir".

Lulla a écrit:
Il aime le pouvoir, et est prêt à tout pour étendre son territoire malgré les traités, et un être appartenant à une espèce disparue pourrait lui être utile.

Je te suggère d'enlever un "et" dans cette phrase.

Lulla a écrit:
Son regard croisa le mien, et je plongeai dans le ciel de ses yeux. Je ne sus combien de temps nous restâmes ainsi les yeux dans les yeux.

Répétition de "yeux" difficile à éviter... Si tu y arrives Wink

 
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MessageSujet: Re: Les Cendres [S]   Dim 22 Fév - 21:36

Bah je le trouve pas plus drôle que les autres, moi pourtant. M'enfin tant que ça te plait ^^

Et sinon j'ai corrigé les petites erreurs (et j'ai remplacé le premier "yeux" par "iris" *fière d'elle*)

Et pour le coup des toilettes. Bah écoute faut bien que les personnages y aille de temps en temps Razz (et il se trouve que dans mon cas, généralement ma vessie se manifeste presque toujours au mauvais moment //PAN)





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Les Cendres [S]

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