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 Tout sourire [P]
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Iskupitel

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Sire de Picardie, Souverain des Isles de Coupe et de Pitel
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MessageSujet: Tout sourire [P]   Lun 23 Mar - 21:35

Il fut un temps, béni, où l'homme pouvait regarder le soleil sans qu'il lui brûle les yeux. Ce temps, il est loin derrière nous, loin derrière moi, loin derrière toi. Je ne puis regarder le soleil trop longtemps. Je le vois, il passe et ne s'arrête jamais, traverse et n'émet qu'un faible rayon vers cette pauvre hère qui se trouve miraculeusement juchée sur le trottoir, tel une Vénus dont on aurait crevé les pneus. Mais Dieux, qu'il est beau ce soleil, qu'il est agréable à regarder. Qu'il est blessant, également. Moi, j'aimerais te contempler, poser mon regard sur tes petits petons et te voir t'effacer. T'apercevoir me suffirait. Que ne donnerais-je pour éliminer ce sentiment de mon cœur de fer et de nickel ? Ta rapidité me surpasse, tes apparitions me dépassent, mais moi je te laisse de glace. Oui, je le dis, oui, je le crie, je le clame et le déclame, j'aime ton sourire au petit matin sur une colline boisée. Que ne suis-je de même reçu en ton cœur ? Dis-moi, récite, explique ce qui se peut seulement entailler ton ozone ? Dragostea. Voilà bien tout ce que je ressens, ventre saint-gris. Yalla ! Est-il seulement possible d'aimer sauter, de-c'en deçà et là, un battement lorsqu'avec le matin tu apportes à mon cœur tout ce qu'un homme peut espérer ? Qu'est-il de plus beau ? Qu'est-il de plus pervers ? Qu'est-il de plus ? Non, tu ne fais pas vivre le monde, tu ne fais survivre que moi, tu es là et je ne peux disparaître avant ton ombre, de peur qu'elle te précède et exauce mes souhaits. Imagines-tu les affres de ta présence ? Conçois-tu davantage le trop-plein de ton absence que me renvoie mon organe central ? Serre, pépinière, queue, lequel des trois réagit en premier à tes signes d'existence, qu'elle soit passée ou présente ? Je ne saurais dire si je souffre ou si ta vue m'emplit de bonheur. Ce que je sais, c'est qu'à l'instant où tu me souris c'est mon corps tout entier qui s'ouvre à toi, cherchant à te cueillir à tout prix. Que n'es-tu proche ? Cette inclinaison est-elle un signe ou simplement une politesse ? Nos conversations semblent être un glaive qu'aucun de nous ne sait jauger. Je pressens ton désarroi si je tente de te l'alléger, d'analyser la tâche, de me l'alourdir en contrepartie. Je ressens ton regard intérieur se questionnant mais ne sachant que faire sinon conserver cette distance. Je sens tes mèches blondes attachées contre mon torse nu, tes cernes se gorger de mes péchés, tes seins, si petits, si frêles, si maigres, arborer l'érection étudiée des aiguilles et effleurer mon épiderme écarlate de mes émotions à épancher. Tes dents se mêlent aux miennes dans des effluves de tabac et de parfum bon marché. Mes mains tremblantes ménagent ton corps mais glissent le long de tes jambes, et c'est en tes hanches que je m'éveille, touchant tes ouïes et en appréciant les volutes fumantes qui agitent en moi les rêves les plus attirants. Allons, soleil, dragostea, corps, volute, allons. Donne force et science infuse, et partons en profitant de l'ombrage de ton sourire. Ouvrir la porte m'a épuisé, mais tes lignes directrices peuvent me sortir de la métastase dans laquelle je suis à présent. Souffle en moi, tire-moi d'ici, expulse mes pensées lubriques et vivons ce rêve que j'évoque évasivement en voyant ton sourire.
Après-propos:
 

Références:
 



Dernière édition par Iskupitel le Mar 19 Mai - 7:36, édité 1 fois
 
Vivlevendhiver (Tom)

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MessageSujet: Re: Tout sourire [P]   Lun 23 Mar - 22:53

Oh, un texte court d'Isku, je crois même que je n'en avais encore jamais lu :')
L'est plutôt cool, du moins, il en a l'air à 23h, par contre, je ne vais pas chercher les références, navrée

Oh et "Ta rapidité me surpasse, tes apparitions me dépassent, mais moi je te laisse de glace. Oui, je le dis, oui, je le crie, je le clame et le déclame, j'aime ton sourire au petit matin sur une colline boisée.", des petits bouts de mélanges de styles sympathiques avec un retour tranché à l'iskupitude finalement, c'est rigolo ~

Bien sûr, en tant que demoiselle pure, il est entendu que je préfère la première partie, avant la dérivation sensorielle.

Yalla !
 
Midnight

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MessageSujet: Re: Tout sourire [P]   Mar 24 Mar - 19:12

"tes seins, si petits, si frêles, si maigres, arborer l'érection étudiée des aiguilles"
Référence à Rimi of course

Sinon, je plussoie, texte sympathique

Mais je suis trop fatiguée chaste pour en dire plus



La Mère Patrie vaincra ~

"Je croyais qu'on allait jouer à cache-cache..."
Le petit Arthur, sept ans


 
Iskupitel

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Sire de Picardie, Souverain des Isles de Coupe et de Pitel
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MessageSujet: Re: Tout sourire [P]   Mar 24 Mar - 21:19

Madev > Dans le temps j'écrivais des textes courts, mais l'inspiration me manquait depuis... jusqu'à maintenant Very Happy
J'aime bien le concept d'Iskupitude :')
Merci pour ton commentaire

Gno > Une référence trouvée, bien joué Very Happy
Mais il me semble même que j'ai glissé une seconde référence à Dedarimi, faut que je relise cela.
En tous cas merci pour ton commentaire

EDIT : J'ai dû rêver, y'en a qu'une x)

Mais y'a encore tout plein d'autres références, hein

 
Meredith Epiolari

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MessageSujet: Re: Tout sourire [P]   Sam 28 Mar - 17:39

Il m'est récemment apparu que notre cher Iskupitel était victime d'une terrible injustice : jamais il ne pourra profiter des célèbres commentaires d'Iskupitel plus longs que le texte, puisque ce n'est pas marrant de commenter ses propres textes (Isku, je me prépare à une objection de ta part sur ce point mais garde le silence pour le moment !). Je ne prétends pas réparer cette injustice par ce commentaire, mais le Dieu des Paresseux le mérite étant donné qu'il a eu la bonté de nous pondre un texte court.

Dès le titre, on sourit : « Tout sourire ». Cela laisse présager un côté heureux, naïf peut-être, voire benêt sur lequel nous reviendrons. Il est d'ailleurs à noter que ce texte a été posté au même moment que le poème « Grand sourire » et les nouvelles « Pauvre Sourire » et « Désiré sourire », les unissant ainsi par un lien évident et agaçant. Mais de quel sourire est-il question ici ?

Pour le savoir, il convient de ne pas s'arrêter au titre et de continuer en lisant la première phrase :

« Il fut un temps, béni, où l'homme pouvait regarder le soleil sans qu'il lui brûle les yeux. »

Il est amusant d'observer que cette phrase est au passé, ce qui tendrait à prouver qu'elle évoque une époque révolue alors que le reste de la phrase dont le sujet est « l'homme » prend l'allure d'une vérité générale, donc intemporelle. Ma première impression est que le soleil doit être une métaphore désignant l'être aimé, ce qui reflète à la fois la beauté et le danger de cet amour qui pourrait bien rendre le sujet aveugle.

« Ce temps, il est loin derrière nous, loin derrière moi, loin derrière toi. »

Intéressante énumération, en passant du « nous » qui montre l'union de deux personnes, puis au « moi » qui ne représente que le sujet lui-même et enfin au « toi » qui est autrui, on a une sorte de gradation dans l'éloignement qui rappelle la distance existant entre les personnages et ce fameux temps où l'homme pouvait encore regarder le soleil.

« Je ne puis regarder le soleil trop longtemps. »

Après la vérité générale de la première phrase, un narrateur s'empare de cet évidence qui s'approche du syllogisme : l'homme ne peut plus regarder trop longtemps le soleil, je suis un homme donc je ne peux regarder le soleil trop longtemps. Cette insistance sur le fait que le narrateur n'est qu'un être humain le rend impuissant et démuni aux yeux du lecteur.

« Je le vois, il passe et ne s'arrête jamais, traverse et n'émet qu'un faible rayon vers cette pauvre hère qui se trouve miraculeusement juchée sur le trottoir, tel une Vénus dont on aurait crevé les pneus. »

Cette phrase est l'une des plus iskupitélienne du texte, c'est pour cela qu'elle fait sourire. J'aime beaucoup. Comme toutes les phrases iskupitéliennes, elle se rit du bon sens et mélange sans vergogne la beauté de Vénus et la misère d'une pauvre hère, le miracle divin et le royaume des catins illustré par le trottoir. L'impression générale laissée par cette phrase est un mélange de faiblesse et de beauté de la part de la demoiselle qui fait de son embarras un miracle aux yeux du narrateur. Catin ou déesse, qui est donc cette demoiselle ?

« Mais Dieux, qu'il est beau ce soleil, qu'il est agréable à regarder. Qu'il est blessant, également. »

On sourit également de ce doux blasphème si iskupitélien. De ton contemplatif, cette phrase reprend l'idée de la beauté et du danger représenté par le soleil. Cette contradiction est la base de tout le texte et semble accabler le narrateur de doutes.

« Moi, j'aimerais te contempler, poser mon regard sur tes petits petons et te voir t'effacer. T'apercevoir me suffirait. »

Ce passage semble confirmer la relation qui existe entre le soleil et l'être aimé. Le narrateur exprime son envie de regarder un « tu » qui possède des "petits petons" qui ne sont pas sans rappeler la fascination de Midnight pour les pieds. Voir s'effacer cet être rappelle la course du soleil que l'on ne fait après tout qu'apercevoir.

« Que ne donnerais-je pour éliminer ce sentiment de mon cœur de fer et de nickel ? »

Cette utilisation des métaux me rappelle Dystopies Elliptiques, mais il est possible que je me trompe. Le narrateur se considère comme un être froid et métallique, comme une machine. Il y a opposition avec la chaleur dégagée par le soleil et la chaleur du cœur, élément organique. Le narrateur ne semble pas s'apercevoir de l'absurdité de trouver des sentiments dans un cœur métallique, cherchant simplement à les éliminer.

« Ta rapidité me surpasse, tes apparitions me dépassent, mais moi je te laisse de glace. »

Jolies rimes ! Et des octosyllabes, quel rythme ! On remarque d'ailleurs que celui-ci s'accélère, ici ce n'est plus le narrateur mais la personne aimée qui est froide et absente.

« Oui, je le dis, oui, je le crie, je le clame et le déclame, j'aime ton sourire au petit matin sur une colline boisée. »

Ma phrase préférée dans ce texte ! Le rythme est merveilleux et les sonorités coulent de source. La complexité du sentiment du narrateur est d'autant plus flagrante dans cet excès de lyrisme par l'évocation de la nature. Et cependant, que de beauté !

« Que ne suis-je de même reçu en ton cœur ? Dis-moi, récite, explique ce qui se peut seulement entailler ton ozone ? Dragostea. Voilà bien tout ce que je ressens, ventre saint-gris. »

Ici « ton cœur » me semble avoir une double signification que je ne vous ferai pas l'offense d'expliquer, même si vous êtes une demoiselle pure. Dragostea signifie, si je ne me trompe pas, « amour » en roumain. Connaissant Iskupitel, il n'a pas pu utiliser ce mot sans faire une vague allusion à cet horrible tube auquel je pense x) Notons cependant que les sonorités du mot rappellent le dragon, créature fascinante et dangereuse mais de consonance plutôt péjorative si l'on appelle une demoiselle de la sorte. Il semble que la demoiselle en question soit protégée par une sorte de carapace. A noter la relation entre soleil et couche d'Ozone. Et... OH NON ! Tu n'as pas osé Isku ? L'allusion au tube pourri est confirmée, je viens de le voir x) Quant au juron démodé de la fin, c'est tout le charme iskupitélien :')

« Yalla ! Est-il seulement possible d'aimer sauter, de-c'en deçà et là, un battement lorsqu'avec le matin tu apportes à mon cœur tout ce qu'un homme peut espérer ? Qu'est-il de plus beau ? Qu'est-il de plus pervers ? Qu'est-il de plus ? »

Yalla évoque un commencement, ou peut-être une référence à Dieu (Ya Allah). On notera le juste positionnement de la virgule dans la seconde phrase qui ajoute un nouveau doux blasphème à ce texte ^^
Le matin semble un élément important puisqu'il a déjà été évoqué précédemment avec : « j'aime ton sourire au petit matin sur une colline boisée ». Le matin symbolise peut-être lui aussi un commencement ?
J'aime beaucoup les interrogations finales qui montrent à nouveau le contraste entre la beauté et les dangers occasionnés par la perversité. La dernière phrase « Qu'est-il de plus » est au-delà des mots. Qu'est-il de plus... tout ?

« Non, tu ne fais pas vivre le monde, tu ne fais survivre que moi, tu es là et je ne peux disparaître avant ton ombre, de peur qu'elle te précède et exauce mes souhaits. »

Cette phrase à un ton plus sombre qui s'approche de la démence. Le chiasme fait du narrateur le survivant d'un monde détruit et les ombres rendent le tableau encore plus noir. Quel genre de souhait une ombre pourrait-elle exaucer ?

« Imagines-tu les affres de ta présence ? Conçois-tu davantage le trop-plein de ton absence que me renvoie mon organe central ? »

J'adore la première phrase. Il me semble que le narrateur cherche à faire culpabiliser un être froid et indifférent. Antithèse fabuleuse dans la deuxième phrase : l'absence crée un trop-plein. Brillant. Puis l'organe central, bien-sûr, j'ai nommé la... euh, le cœur !

« Serre, pépinière, queue, lequel des trois réagit en premier à tes signes d'existence, qu'elle soit passée ou présente ? »

Puisque tu ne cherches même pas à te cacher, alors oui, le lien « organe central » et « queue » me paraît évident ^^
La serre et la pépinière m'ont perturbée à la première lecture mais je crois après réflexion qu'il s'agit d'un lien à établir entre le soleil, Ozone et l'effet de serre.
Ce qu'il y a d'intéressant également c'est que le narrateur parle de signes d'existence passée ou présente. La clé de cette absence serait-elle que la demoiselle a cessé d'exister ?

« Je ne saurais dire si je souffre ou si ta vue m'emplit de bonheur. Ce que je sais, c'est qu'à l'instant où tu me souris c'est mon corps tout entier qui s'ouvre à toi, cherchant à te cueillir à tout prix. »

Le sourire, enfin ! Dans ce passage très lyrique, ce qui est amusant, c'est ce processus de féminisation du narrateur qui doit « s'ouvrir » à la demoiselle. Qui a dit qu'il s'agissait d'une demoiselle ? Vénus, enfin ! Et puis « cueillir » une demoiselle, c'est lui prendre sa vertu, occasionnant l'holocauste de ses premières roses...

« Que n'es-tu proche ? Cette inclinaison est-elle un signe ou simplement une politesse ? Nos conversations semblent être un glaive qu'aucun de nous ne sait jauger. Je pressens ton désarroi si je tente de te l'alléger, d'analyser la tâche, de me l'alourdir en contrepartie. »

Oh, l'inclination ici ne peut désigner que le sourire et à ce stade chaque amoureux de ce monde doit en avoir un dans l'esprit en lisant ces mots... J'aime cette comparaison entre une discussion et une passe d'arme à l'aveugle. La dernière phrase me laisse perplexe, il semble que le narrateur veuille prendre sur lui tous les maux de l'être aimé, comme une sorte de sacrifice.

« Je ressens ton regard intérieur se questionnant mais ne sachant que faire sinon conserver cette distance. Je sens tes mèches blondes attachées contre mon torse nu, tes cernes se gorger de mes péchés, tes seins, si petits, si frêles, si maigres, arborer l'érection étudiée des aiguilles et effleurer mon épiderme écarlate de mes émotions à épancher. »

Cette partie éveille bien-entendu mon attention du fait des références à moi-même x)
Je passerai outre la sensualité étudiée de ce passage qui comme toujours surprend chez Iskupitel par son mélange prince charmant et voyou.
Depuis qu'il a commencé à sourire, l'être aimé semble perturbé, interrogateur. Cela contraste avec l'image de visage imperturbable que l'on avait de lui jusqu'ici.

« Tes dents se mêlent aux miennes dans des effluves de tabac et de parfum bon marché. Mes mains tremblantes ménagent ton corps mais glissent le long de tes jambes, et c'est en tes hanches que je m'éveille, touchant tes ouïes et en appréciant les volutes fumantes qui agitent en moi les rêves les plus attirants. »

Feu d'artifice de sensations dans cette description. Le fait que le narrateur tremble rappelle cette impression de naïveté et maladresse que l'on a eue en lisant le titre. Les dents qui s'entremêlent donnent l'impression d'une fusion telle entre les deux corps qu'ils sont en train de s'entredévorer.
Le tabac et le parfum bon marché permettent de "rester sur terre" et de ne pas faire de cet acte un acte divin.
Quant au mot hanche, il éveille pas mal d'idées en moi aussi mais je suis trop fatiguée et trop pudique pour les développer.

« Allons, soleil, dragostea, corps, volute, allons. Donne force et science infuse, et partons en profitant de l'ombrage de ton sourire. »

Allons fait sûrement référence au « Yallah » du début. Dans ce cadre, la première phrase est une énumération de toutes les choses auxquelles a été assimilé l'être aimé depuis le début du texte.
La plurisignification du terme ombrage est intéressante car cela fait du sourire un sourire inquiet voire jaloux ou bien qui permet aux amants de se cacher dans leur fuite.

« Ouvrir la porte m'a épuisé, mais tes lignes directrices peuvent me sortir de la métastase dans laquelle je suis à présent. »

J'ai peur de penser à une porte sans poignée ici...
Le mot « métastase » suggère la maladie, le cancer, comme si l'être aimé avait insufflé son poison au narrateur après « l'acte ». Chacun sait que les fantasmes sont le meilleur cancer contre le remède ~

« Souffle en moi, tire-moi d'ici, expulse mes pensées lubriques et vivons ce rêve que j'évoque évasivement en voyant ton sourire. »

Mid, si tu n'avais pas évoqué cette chanson ce matin, tu m'aurais évité de penser quelque chose de déplaisant :

Spoiler:
 

Je partage l'avis du narrateur et vous supplie de me sortir ces pensées lubriques de la tête. Blague mise à part, c'est comme un combat du narrateur entre son envie d'un amour beau et platonique et ses désirs charnels.

Voilà, c'est la fin de mon plus long commentaire à ce jour, je suis navrée car mon analyse a perdu en qualité vers la fin par la faute de la fatigue et de l'agacement du fait de ne pouvoir taper avec tous mes doigts ~
Ne t'arrête jamais toi non plus



 
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Iskupitel

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MessageSujet: Re: Tout sourire [P]   Sam 28 Mar - 19:08

Merci Dedarimi

Je ne te contredirai pas, je comptais tout pile sur toi pour me rendre la pareille en me faisant un tel commentaire, tu as parfaitement répondu à mes attentes et c'est, je dois l'avouer, sacrément agréable

Hélas, tu n'as pas trouvé toutes les références, et je suis un peu triste que tu ne te sois pas penchée sur certaines expressions, comme « de te l'alléger, d'analyser la tâche, de me l'alourdir en contrepartie », qui à mon sens est intéressante, puisqu'on voit un mouvement léger et ternaire entre les trois membres : d'abord le plateau de la balance est en haut, puis au milieu, puis plus lourd que le second plateau.

Oui, Dragostea était voulu. J'aime beaucoup cette chanson, et je la connais par cœur depuis que je suis petit. Les paroles sont les seuls mots en roumain que je connais (à part, bien entendu, « Kuno spretzedura. Akumat sim karna », dont je ne sais que la prononciation -- donc si vous tapez ça sur Google Traduction vous n'aurez probablement rien -- et la traduction -- « Tu connais la chanson. Il faut que je te palpe » --, et qui est tiré d'un jeu Hitman qui m'a longuement occupé étant plus jeune), puisque je n'arrive pas à retenir les paroles d'Inna.

« Serre, pépinière, queue ». Il faut que j'en parle. Bien qu'en effet il y ait un jeu avec le lecteur pervers qui voit dans « l'organe central » le vit, « queue » ne réfère pas à la même chose. C'est en fait un petit jeu de mots : Serre > Cerveau ; Pépinière > Pénis ; Queue > Cœur. Je n'avais juste pas fait attention que « queue » pouvait être mal pris, ce qui fait tout foirer. Je suis triste.

Pour ce qui est du « Yallah ! », ça fait référence à, et peut-être allez-vous souhaiter mettre fin à mes jours, "La vérité si je mens", où ils prononcent Yallah pour accueillir les gens, mais aussi pour souhaiter un commencement, mais aussi pour dire au revoir, mais aussi simplement pour s'exclamer. Voilà voilà.

Sur ce, je pense avoir répondu à tout ce à quoi je voulais répondre, je laisse le reste, j'indique qu'il reste des références à trouver, et voilà !
Et bien sûr, merci encore Dedarimi

 
Iskupitel

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MessageSujet: Re: Tout sourire [P]   Mer 29 Avr - 21:08

Comme je m'ennuie un peu, voilà les références placées dans ce texte :
- Vénus > Venus de Milo
- dont on, aurait crevé les pneus > "La Française des Jeux", Les Fatals Picards
- j'aime ton sourire au petit matin sur une colline boisée > "J'aime l'odeur du napalm au petit matin", Apocalypse now, Francis Ford Coppola
- ozone ? Dragostea > "Dragostea din tei", O-Zone
- Yalla > La vérité si je mens (trilogie)
- je ne saurais dire si je souffre ou si ta vue m'emplit de bonheur > "Le cauchemar", Füssli
- tes ouïes > "le violon d'Ingres", Man Ray
- science infuse > Salut les geeks, Mathieu Sommet

Voilà, bientôt les références de mes autres textes \o/

 
Meredith Epiolari

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MessageSujet: Re: Tout sourire [P]   Mer 29 Avr - 21:17

Pfiou, je n'aurais jamais trouvé tout ça silent



 
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Iskupitel

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MessageSujet: Re: Tout sourire [P]   Mer 29 Avr - 21:38

Pourquoi j'offre une récompense d'après toi ? Si c'était facile j'aurais rien donné, je suis trop pingre pour cela :')

 
DSpiricate

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Green Father
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MessageSujet: Re: Tout sourire [P]   Jeu 30 Juil - 13:30

Magnifique texte non moins dans ses sonorités que dans les images employées, qui offrent à lire et à relire pour en comprendre tout le charme

Mais comme j'ai encore 11 autres textes à analyser, je ne l'ai lu que trois fois, veux-tu m'en excuser Razz

Beaucoup de choses ayant déjà été dites par Mere (nouvelle championne des livres-commentaires ? =) ), je ne vais à priori m'attarder que ce qui m'a le plus marqué et/ou ce que j'ai eu le plus de mal à comprendre.

La phrase que j'ai le plus appréciée, je crois, est la première. Elle me plait par son côté mythique, intemporel, voire fantastique si on la prend dans le sens littéral des termes. On dirait le début d'un conte, ou plutôt d'un rêve, et c'est ce côté onirique que j'ai adoré en lisant les 12 textes Smile

Iskupitel a écrit:
Voilà bien tout ce que je ressens, ventre saint-gris.

Cette phrase je la trouve percutante. Il y a comme un reproche à la personne visée, ou plutôt comme une confession, une mise à nu totale, qui reste néanmoins personnelle, comme peut nous l'indiquer l'interjection de la fin. L'absence de point d'exclamation m'a un peu interpelé, car cela donne un ton assez sombre finalement (d'autant plus que le "gris" marque une absence de vivacité).

Troisième chose sur laquelle j'ai beaucoup réfléchi, c'est :

Iskupitel a écrit:
Serre, pépinière, queue, lequel des trois réagit en premier à tes signes d'existence, qu'elle soit passée ou présente ?

Je me suis posé beaucoup de questions (avant de lire les commentaires bien évidemment Razz) car pour moi, la serre représentait les mains (des mains qui se crispent par l'anxiété), la pépinière était les poils ou bien la chevelure (mais plus les poils, qui se hérissent) et la queue me faisait penser, sûrement par antiphrase, à la tête.


Bref il y a beaucoup de choses à dire mais c'était le principal ^^

En tout cas bravo, j'ai adoré Very Happy



 
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MessageSujet: Re: Tout sourire [P]   

 
 

Tout sourire [P]

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