Zéphyr Embrasé
Bienvenue sur Zéphyr Embrasé ! Si tu es déjà membre n'oublie pas de te connecter ;-) .
Sinon n'hésite pas à t'inscrire sur ce forum de partage littéraire, ne serait-ce que pour donner ton avis sur les textes postés ici. Parce que, oui, nous voulons ton avis ! En bonus tu pourras profiter de la communauté délirante et/mais accueillante de ZE ^^.

Alors vite rejoins-nous ! (Non je te rassure nous ne sommes pas (encore) une secte)

AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  RechercherRechercher  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Un forum pour les jeunes écrivains à la recherche de soutien et les lecteurs avides de donner leurs avis. Venez partager votre passion des mots !
 

Partagez | 
 
 Les papillons [S]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Kaw'



Gni suprm
Messages : 333
Date d'inscription : 18/08/2014
Age : 18
Localisation : La tête sous l'oreiller
MessageSujet: Les papillons [S]   Jeu 2 Avr - 1:51

Pour simplifier, tout ce qui est écrit jusqu'à aujourd'hui:
 




Dis, papa...

Il fait nuit. Où est-elle ?
Tu tournes lentement sur toi-même, bras tendus, mais tes mains ne rencontrent rien. Le sol semble dur sous tes pieds, peut-être du goudron, ça n'a pas d'importance ; l'air est doux, une brise caresse ton visage, tu souris et, hésitant, tu tentes un pas. Le vent soulève tes cheveux, les plaquant sur ton visage ; tu les remets à leur place, mais il s'acharne à sans cesse les repousser devant tes yeux. Tu abandonnes et continue à avancer prudemment.
Tu retiens un cri. Panique. Il n'y a plus que du vide.
Tu fais un bond en arrière. Halète. Tente de retrouver ton équilibre.
Tes bras cherchent encore un support autour de toi. Rien.
Tu commences à avoir le vertige.

Au loin, tu distingues quelque chose. Une forme vague dans le ciel. Tu chasses machinalement un moustique qui t'agace l'oreille, sans quitter des yeux ce qui s'approche. L'insecte ne part pas, au contraire, il semble s'enfoncer un peu plus dans ton oreille, irritant ; d'autres formes se dessinent près de l'horizon.

Est-ce que c'est vraiment un moustique ? Peut-être un frelon - mais un frelon n'a pas ce vrombissement irritant... La forme te frôle et tu souris -c'est un papillon, c'est joli les papillons. Le moustique continue à vrombir, toujours plus fort. Tu tentes encore de le chasser. Tes doigts effleurent des dizaines de corps minuscules.Tu lèves les yeux, étonné. Le ciel est opaque. Tu n'as jamais eu peur de la nuit, mais... Tu fronces les sourcils. Ton cœur bat plus vite. Tu l'entends tambouriner violemment dans ta poitrine. Pourquoi ? Tu ne sais pas ce qui se passe. Tu sens un insecte heurter ta gorge. Tu tousses, plié en deux. Tu sais que tu recraches quelque chose. Il fait trop sombre pour le distinguer. Et puis il y a ce bruit... Il te donne mal à la tête, il est si fort. Tu te redresses.

Tu chasses nerveusement un papillon frôlant ton visage, puis un autre perdu dans tes cheveux. Tu ne les vois pas, tu sens juste leurs ailes te frôler et leurs pattes s'accrocher à toi. Tu n'aurais pas cru qu'un papillon avait tant de force. Tu en sens d'autres se glisser sous ton tee-shirt... Tu t'énerves, tu donnes de grandes claques autour de toi, sentant les corps fragiles s'écraser entre tes doigts.
Ta respiration est haletante. Tu t'agites dans tous les sens. Mais il y en a encore, il y en a toujours plus, des centaines de petits corps qui se pressent contre toi, te frôlent, heurtent tes doigts, s'accrochent à tes paupières, à tes cheveux, se collent à ton visage, te bloquent la respiration...

« Bordel de merde ! »

Tu ouvres la bouche, aspirer une goulée d'air, les ailes s'y faufilent, se débattent dans ta salive, heurtent tes dents, s'échouent au fond de ta gorge, tu tousses, tu t'agites, il y en a toujours plus, tu te plies en deux, convulses, le vrombissement te perce les oreilles et résonne dans ta tête...
Il couvre tes pensées. Le bruit sourd de ta chute.
Peut-être ton cri, aussi.

Papa... Pourquoi les papillons grincent-ils ?










Un bruit de toux. Une respiration haletante.

Puis le claquement d'un briquet, et le point rouge d'une cigarette dans la nuit.

Il fait froid. L'homme aspire longuement sa première bouffée, sentant le tabac calmer les secousses de son cœur. Il ramène ses pieds contre son corps et entoure ses jambes de son manteau humide. Il ne tremble plus de nervosité maintenant, juste de froid.
Un lampadaire éclaire vaillamment la bruine. L'homme essaye encore de se réchauffer sous son manteau humide mais le claquement régulier de ses dents l'agace. Il soupire et se relève. Il vacille un instant, se reprend, souffle une bouffée de fumée au halo du lampadaire et rentre les épaules. La rue est déserte ce soir. Ses yeux le brûlent, mais il ne veut pas se rendormir.
Il a peur.
N'en déplaise à tes bras tatoués et tes yeux rouges de camé, tu flippes face à des putains de papillons.
Il shoote dans une bière vide. Elle reste vide. Alors il continue à tirer sur son mégot.






Après-propos:
 


Dernière édition par Kaw' le Dim 27 Déc - 23:31, édité 7 fois
 
Lullaby

avatar

Connasse
Féminin Messages : 508
Date d'inscription : 28/07/2014
Age : 24
MessageSujet: Re: Les papillons [S]   Jeu 2 Avr - 16:19

La suite !
Ah j'ai bien aimé cette phrase :
Kaw a écrit:
Il shoote dans une bière vide. Elle reste vide.

(Non pas de longs commentaires, mais le peu de nouveautés que tu as mis ne s'y prête pas Razz)





Et pour me lire, jetez un coup d'oeil ici.

"En bref, j'aime ces lunettes !" Kyoukai no kanata (ouais ça m'a marquée)



 
Kaw'



Gni suprm
Messages : 333
Date d'inscription : 18/08/2014
Age : 18
Localisation : La tête sous l'oreiller
MessageSujet: Re: Les papillons [S]   Ven 3 Avr - 3:13

Spoiler:
 



Un banc public, quelque part. Les gens l'évitent, les gamins font mine d'y lancer des pierres.
L'homme dessus a les traits tirés, encore plus que la veille peut-être, des cernes suspendues aux yeux et une bouteille dans la main. Elle est vide depuis longtemps, ce n'était déjà qu'un fond laissé là quand il l'a ramassée. Les yeux hagards, il fixe le vide.
Il a faim. Mais les gens du coin ont appris à l'éviter, il n'avait qu'à pas braquer des gosses.
Il se redresse d'un coup. Il titube, voit flou, ça ne l'empêche pas de gueuler.
« Allez tous vous faire voir, bande de cons ! »

Sa tête l'élance violemment, il bredouille, lance des insultes incompréhensibles, les parents ramènent leurs enfants près d'eux et l'ignorent, c'est un drogué celui-là, paraît qu'il passe la nuit à marcher, doit être en manque, pauvre gars.
Il a un hoquet et tombe à genoux, se met à dégueuler les fonds de bière imbuvable qu'il s'est avalés cette nuit, on se tait et on se cache les yeux le temps de le dépasser. Il se redresse, a envie de hurler, va se tirer une taffe. C'est la dernière du paquet, faut dire qu'il les a enchaînées toute la nuit.
Enfin... Il croit. Il n'est plus sûr. Peu importe.


Dernière édition par Kaw' le Jeu 25 Juin - 21:42, édité 2 fois
 
Meredith Epiolari

avatar

Reine de l'Impro
Féminin Messages : 1333
Date d'inscription : 29/07/2014
Age : 20
Localisation : Between the peanuts and the cage
MessageSujet: Re: Les papillons [S]   Sam 4 Avr - 15:03

J'ai pas eu le temps de te parler des changements que tu avais fait dans le début de ton prologue :

Ajout de :

Kawy a écrit:
Le sol est dur sous tes pieds, peut-être du goudron.

J'aimais mieux quand c'était plus flou je crois, mais ce n'est que mon humble avis ~

Kawy a écrit:
tu les remets à leur place, mais il s'acharne à sans cesse les repousser devant tes yeux.

Je prends ça, je trouve que c'est mieux, on voit mieux l'image et elle est cool en plus Smile

Kawy a écrit:
Tu abandonnes et continue à avancer prudemment, et... tu retiens un cri.
Il n'y a plus rien sous ton pied. Tu fais un bond en arrière.
Tes bras cherchent encore un support autour de toi. Rien.
Tu commences à avoir le vertige.

à la place de :

Kawy a écrit:
tu t'apprêtes à les remettre à leur place, quand ton pied rencontre le vide. Tu retiens un cri. Recules, lentement. Tes bras s'agitent autour de toi, cherchant un support. Rien.

Je suis partagée, il y a des choses que j'aimais mieux avant mais d'un autre côté d'autre trucs sont mieux maintenant que tu les as modifiés. Je n'aime pas le "tu t'apprêtes à les remettre à leur place, quand" que tu as bien fait d'enlever, mais j'aimais bien le rythme haché qu'on ne retrouve pas forcément dans ta deuxième version. Le passage qui me plait vraiment moins dans la version finale c'est : "et... tu retiens un cri. Il n'y a plus rien sous ton pied. Tu fais un bond en arrière.". Je sais pas trop pourquoi, question de rythme je pense ^^

Kawy a écrit:
sans quitter des yeux ce qui s'approche

à la place du "petit animal", OK, c'est bien de rester un peu dans le flou et puis "petit animal" c'est pas très joli à mon goût ^^

Kawy a écrit:
près de l'horizon

au lieu de "dans le ciel". Pourquoi pas, changement pas nécessaire mais pas dérangeant, je suis incapable de dire ce que je préfère.

Kawy a écrit:
La forme te frôle et tu souris - c'est un papillon, c'est joli les papillons.

J'aime beaucoup ce moment analyse de l'information => réaction. Le personnage identifie la forme, "c'est un papillon" et il réagit en conséquence "c'est joli les papillons". Après, stylistiquement "c'est joli les papillons" fait un peu enfantin par rapport au reste et ça m'a fait tiquer, je suppose que c'est volontaire et je ne vois pas comment tu peux faire autrement mais j'ai un peu de mal avec la simplicité de cette tournure.

Kawy a écrit:
Tu n'as jamais eu peur de la nuit, mais...

Ajout pas mal du tout, ça apporte à l'ambiance.

Kawy a écrit:
Quelque chose t'affole. Tu ne sais pas quoi.

J'aime moins l'ajout de cette phrase.

Kawy a écrit:
Ta respiration est haletante. Tu t'agites dans tous les sens. Démon pris de folie dans la nuit.

Ici le rythme haché convient moins, je pense qu'il vaudrait mieux mettre une rythme "longue phrase avec beaucoup de virgules" mais il y en aura après alors peut-être que tu devrais tout simplement supprimer ce passage pour gagner en efficacité, d'autant que le "démon pris de folie dans la nuit" me paraît... je sais pas, j'adhère pas ^^

Kawy a écrit:
des centaines de petits corps qui se pressent contre toi, frôlent ton corps

Répétition de corps.

Kawy a écrit:
Il couvre tes pensées. Le bruit sourd de ta chute.
Peut-être ton cri, aussi.

Ici le rythme haché est mieux que dans la première et deuxième version, c'est très bien Smile

Du coup j'espère que j'ai pas manqué des trucs puisque j'ai remarqué au milieu de mon commentaire que c'était encore une troisième version /:

Pour la suite :

Kawy a écrit:
L'homme aspire longuement sa première bouffée

Cette désignation de "l'homme" me déplaît à chaque fois que je la lis dans un texte sans trop savoir pourquoi, peut-être que je n'aime pas ce mot mais je trouve que c'est assez plat ^^

Par contre, chapeau pour ce passage :

Kawy a écrit:
N'en déplaise à tes bras tatoués et tes yeux rouges de camé, tu flippes face à des putains de papillons.
Il shoote dans une bière vide. Elle reste vide. Alors il continue à tirer sur son mégot.

Première partie de la première phrase, octosyllabes avec rime, très joli sonorement, ça coule tout seul ! Deuxième partie de la première phrase très intéressante puisqu'il y a un contraste entre l'idéal romantique que représente le papillon et le niveau de langage, ainsi qu'entre l'idée de peur et la ridicule petitesse du papillon.
Deuxième phrase, je plussoie Lulla parce que c'est génial d'avoir montré qu'il espérait que la bière se remplirait parce qu'il avait shooté dedans.

Pour ton deuxième post, je t'avoue qu'il m'a mise assez mal à l'aise (c'est le but aussi mais tu vas peut-être trop loin ?). Je me suis surprise à penser "On a compris que c'était un déchet, pourquoi tu nous infliges ça ?". Je pense que tu pourrais réutiliser ce passage, mais il faut impérativement que tu le noies dans quelque chose, des actions, sinon c'est trop violent comme description et on n'a plus envie de lire parce que c'est juste insupportable niveau émotion. Je pense même que noyé dans des actions qui constituent une histoire tu devrais encore adoucir ce passage. On a compris l'ambiance mais si tu appuies trop c'est... trop ^^

Sinon, j'aime bien ton idée quand même, il faut juste que tu trouves de quoi nous faire passer la pilule parce qu'on ne supportera pas de lire même seulement 10 pages de description d'un déchet humain si tu ne lui donnes pas un peu d'espoir même pour le lui enlever après. Dans les romans naturalistes, on a toujours l'impression que les personnages vont s'en sortir et même si ce n'est pas le cas ça empêche de reposer le bouquin pour gerber sur la laideur du monde.

Merci pour ce moment et bon courage pour la suite

 
Kaw'



Gni suprm
Messages : 333
Date d'inscription : 18/08/2014
Age : 18
Localisation : La tête sous l'oreiller
MessageSujet: Re: Les papillons [S]   Dim 19 Avr - 21:52

*n'est pas du tout en retard*

Citation :
"Le sol est dur sous tes pieds, peut-être du goudron."
J'aimais mieux quand c'était plus flou je crois, mais ce n'est que mon humble avis ~
J'espérais que le "peut-être" suffirait à montrer le peu d'importance et accentuer, d'une certaine manière, le flou, puisqu'on voit que lui-même ne sait pas, mais j'ai essayé de rajouter un "ça n'a pas d'importance" -ou tu penses qu'il vaut mieux tout enlever ?


Citation :
Je suis partagée, il y a des choses que j'aimais mieux avant mais d'un autre côté d'autre trucs sont mieux maintenant que tu les as modifiés. Je n'aime pas le "tu t'apprêtes à les remettre à leur place, quand" que tu as bien fait d'enlever, mais j'aimais bien le rythme haché qu'on ne retrouve pas forcément dans ta deuxième version. Le passage qui me plait vraiment moins dans la version finale c'est : "et... tu retiens un cri. Il n'y a plus rien sous ton pied. Tu fais un bond en arrière.". Je sais pas trop pourquoi, question de rythme je pense ^^
J'ai essayé un truc en modifiant, mais... je sais pas du tout si c'est une bonne idée :')


Citation :
"près de l'horizon"
au lieu de "dans le ciel". Pourquoi pas, changement pas nécessaire mais pas dérangeant, je suis incapable de dire ce que je préfère.
Ca évite de répéter xD


Citation :
"La forme te frôle et tu souris - c'est un papillon, c'est joli les papillons."
J'aime beaucoup ce moment analyse de l'information => réaction. Le personnage identifie la forme, "c'est un papillon" et il réagit en conséquence "c'est joli les papillons". Après, stylistiquement "c'est joli les papillons" fait un peu enfantin par rapport au reste et ça m'a fait tiquer, je suppose que c'est volontaire et je ne vois pas comment tu peux faire autrement mais j'ai un peu de mal avec la simplicité de cette tournure.
C'est à la fois voulu et non :') J'crois que c'est arrivé comme ça et je l'ai gardé parce que je me suis dit que ça pouvait effectivement être intéressant.

Citation :
"Quelque chose t'affole. Tu ne sais pas quoi."
J'aime moins l'ajout de cette phrase.
Heu... *voit pas comment modifier et s'il vaut mieux enlever, et fait un truc random*

Citation :
"Ta respiration est haletante. Tu t'agites dans tous les sens. Démon pris de folie dans la nuit."
Ici le rythme haché convient moins, je pense qu'il vaudrait mieux mettre une rythme "longue phrase avec beaucoup de virgules" mais il y en aura après alors peut-être que tu devrais tout simplement supprimer ce passage pour gagner en efficacité, d'autant que le "démon pris de folie dans la nuit" me paraît... je sais pas, j'adhère pas ^^
En même temps, si on considère que ponctuation=respiration... Comme je ne vois pas trop comment changer, je garde comme ça (pour le moment du moins), par contre le "démon pris de folie dans la nuit" ne me plaisait pas non plus, j'avais hésité à le garder, je le vire donc~

Citation :
"des centaines de petits corps qui se pressent contre toi, frôlent ton corps"
Répétition de corps.
Elle est passé dans les mailles de mon filet-à-répétition :') Merci ^^



Citation :
"L'homme aspire longuement sa première bouffée"
Cette désignation de "l'homme" me déplaît à chaque fois que je la lis dans un texte sans trop savoir pourquoi, peut-être que je n'aime pas ce mot mais je trouve que c'est assez plat ^^
Faut que j'arrive à lui donner un nom x') (Je hais les noms *va se pendre*). J'essayerai de le glisser dès que je pourrais -je vois déjà un moment pratique pour ça, mais... c'est pas tout de suite xD


Citation :
Première partie de la première phrase, octosyllabes avec rime, très joli sonorement, ça coule tout seul !
Ah oui tiens xD

Citation :
Deuxième phrase, je plussoie Lulla parce que c'est génial d'avoir montré qu'il espérait que la bière se remplirait parce qu'il avait shooté dedans.
Ce sont mes doigts qui écrivent plus vite que mon cerveau, faut que je les remercie (parfois, quand ça fait pas des lapsus) :')


Pour le deuxième post... Je l'ai adouci comme j'ai pu, mais je ne vois pas où la placer sinon, tout simplement parce que, ne t'inquiètes pas, ça ne va pas être 10 pages de descriptions d'un déchet humain sans espoir~
Après, j'peux aussi totalement le changer, mais... J'espère que les petits changement suffisent ^^'



Merci pour ton grand-intéressant-utile-gentil commentaire * Rimi la Grande*
 
Meredith Epiolari

avatar

Reine de l'Impro
Féminin Messages : 1333
Date d'inscription : 29/07/2014
Age : 20
Localisation : Between the peanuts and the cage
MessageSujet: Re: Les papillons [S]   Mar 21 Avr - 21:16

Kawy a écrit:
J'espérais que le "peut-être" suffirait à montrer le peu d'importance et accentuer, d'une certaine manière, le flou, puisqu'on voit que lui-même ne sait pas, mais j'ai essayé de rajouter un "ça n'a pas d'importance" -ou tu penses qu'il vaut mieux tout enlever ?

Je suis pour le « ça n'a pas d'importance », c'est simple et efficace, je suis étonnée de voir comment tu as su rendre mon impression sur cette phrase carrément positive en rajoutant un tout petit bout d'expression comme celle-là.

[quote="Kawy"]J'ai essayé un truc en modifiant, mais... je sais pas du tout si c'est une bonne idée :')/quote]

Ta petite bidouille est géniale, c'est la meilleure version proposée mais j'ai un gros problème avec le verbe « haleter » (sans doute parce que je l'associe dans ma tête à 50 shades x) ), du coup, je te suggère de supprimer juste cette phrase là (qui est composée d'un seul mot). Cela dit, comme c'est une aversion personnelle, si tu y tiens n'hésite pas à garder !

Du coup, dans le même ordre d'idée il y a cette phrase :

Kawy a écrit:
Ta respiration est haletante.


Je ne sais pas si c'est encore à cause du mot « haleter » que je n'aime pas, mais je trouve également la composition « sujet + est + adjectif » un peu moche parce que pas très naturelle. Comme « Le camion est bleu » ou « La vache est petite », ce sont des exemples qui sont très simples, trop peut-être.

Kawy a écrit:
Un bruit de toux. Une respiration haletante.


Là, ça va.

Kawy a écrit:
Tu ne sais pas ce qui se passe. 

Réduire et aller au plus simple, bonne idée.

Kawy a écrit:
Faut que j'arrive à lui donner un nom x') (Je hais les noms *va se pendre*). J'essayerai de le glisser dès que je pourrais -je vois déjà un moment pratique pour ça, mais... c'est pas tout de suite xD

Tu n'es pas obligée de lui donner un nom mais je pense que le désigner au moins par une périphrase un peu plus... consistante (?) que "l'homme" serait déjà plus agréable et intrigant Smile

Kawy a écrit:
Pour le deuxième post... Je l'ai adouci comme j'ai pu, mais je ne vois pas où la placer sinon, tout simplement parce que, ne t'inquiètes pas, ça ne va pas être 10 pages de descriptions d'un déchet humain sans espoir~
Après, j'peux aussi totalement le changer, mais... J'espère que les petits changement suffisent ^^'

Je ne me souviens plus de ta version originale du coup donc je sais pas ce que tu as modifié mais j'ai eu moins de mal à avaler ça la deuxième fois donc ton adoucissement se connaît Smile
Il y a juste deux phrase que je trouve hyper violentes :
« Allez tous vous faire voir, bande de cons ! »
« il fait pitié ce taré »
Cependant, tu peux aussi mettre en avant la violence, tu n'es pas là pour écrire un texte où les papillons chient des arcs-en-ciel donc à toi de juger si tu as envie que la violence dérange le lecteur ou si tu préfères ne pas aller trop loin Wink
En enlevant ces deux phrase, tu perdrais en violence et ça peut être négatif si tu avais l'intention de la montrer, parce que c'est quand même un côté intéressant.

 
Kaw'



Gni suprm
Messages : 333
Date d'inscription : 18/08/2014
Age : 18
Localisation : La tête sous l'oreiller
MessageSujet: Re: Les papillons [S]   Jeu 25 Juin - 21:38

Personne n' a écrit:
Oh phoque. J'ai rien répondu x')
Pour haleter, c'est juste une phrase de juste un mot mais c'est pour garder le rythme avec les deux autres phrases :')
*va essayer de mettre des périphrases* (J'ai du maaal xD)
Pour la violence, je veux en garder mais c'est vrai que ce n'est pas la peine de trop exagérer ; comme je veux garder la première phrase je l'ai remplacée par "pauvre gars" ^^
Je voulais attendre d'arriver enfin à la première note positive, mais résultat il y a un petit pavé xD (Et je vais éditer mon premier post, comme ça je poste au fur et à mesure mais je réunis tout en haut)





Il se marre en marchant, faut dire qu'il est traité comme un roi dans la rue, les gens s'écartent en le voyant, il a le trottoir juste pour lui. Il se demande ce qui se passerait s'il se mettait au milieu de la route. On évite ou on écrase ? Une bagnole de bourge ne doit pas se salir sur le sang d'un SDF.

« Maman, pourquoi il est habillé comme ça le monsieur ? »
Maman ne répond pas, maman dit juste chut mon ange et le rythme du claquement de ses talons sur le bitume s'accélère -maman a déjà donné aujourd'hui. L'ange trépigne, il veut savoir, maman tente de le ramener près d'elle et puis maman crie. Mais le soir on se dépêche de rentrer pour retrouver femme et illusions dans la chaleur d'un foyer, puis c'est gênant un cri, alors on ferme les yeux en passant.
La pierre taillade la main du monsieur. Il la serre trop fort. Maman ne bouge plus. Il faut faire attention aux gens dans la rue mon ange... Le fou aussi est immobile. Trois statues en cire dans la rue, juste des acteurs qui ont oublié leur rôle. Les papillons hurlent. L'homme ferme les yeux. A quoi bon faire attention ? Il est déjà tard...
La nuit tombe doucement, les costards repassés passent et les papillons s'agitent derrière les paupières, entre chiens et loups. D'ailleurs l'homme, c'est un chien ou un loup ?


Les papillons le bousculent. Une masse gluante qui le recouvre entièrement, siffle contre son visage, se presse autour de ses jambes, force contre ses tympans... Il veut se dégager d'un pas, les papillons s'agitent et sifflent devant ses yeux, il trébuche. Il bascule. Trou noir. Il tombe et le sol s'éloigne.

Une masse lui écrase la poitrine, il se débat, sent un coup et l'air parvient enfin à ses poumons.

Le clochard se redresse d'un coup et heurte un chien. Il ferme les yeux, se prend la tête dans les bras. Son timbre rauque s'élève doucement dans la nuit ; il marmonne, des bouts de mots sans sens, qui prennent peu à peu forme. Sa voix devient mélodieuse. Au creux de ses paumes défilent des images, trop fugaces pour qu'il puisse les saisir. Il n'en ressort qu'une amertume mordante et un peu de chaleur... Le souvenir d'un enfant aussi. Une petite fille. Il la tenait au creux de ses bras... Et tout en la berçant, il chantonnait. A la claire fontaine, m'en allant promener, j'ai trouvé l'eau si belle que je m'y suis baigné... Et puis une femme. Elle était belle. A quoi ressemblait-elle ? Il a oublié. Des coups. Il sait qu'il serait prêt à tout pour les protéger. Sa voix devient plus forte. Chante, rossignol, chante, toi qui a le cœur gai ! La haine. Et toujours la violence. Le sang. Les cris. Il voudrait serrer la petite fille dans ses bras. La tenir contre lui, fort, la protéger. Il chante toujours plus fort. Tu as le cœur à rire ; moi, je l'ai à pleurer... Il ne se souvient plus que des papillons. Ils hurlaient dans son crâne, le heurtaient de toute leur force, se brisaient et explosaient. Et lui hurlait aussi, la tête serrée entre ses mains crispées, du sang au creux des paumes.
Et pour couvrir son cri, il chante toujours plus fort. CHANTE, ROSSIGNOL, CHANTE !



Un chien hurle à la mort. Le rossignol s'est tu.

L'homme se redresse péniblement. Ne pas dormir, surtout. On dit que la nuit apporte des réponses... Il en a trop peur. Il a faim. Comment savoir s'il n'a pas mangé depuis quelques heures ou quelques jours ? Il ne sait plus - est-ce qu'il oublie ou est-ce qu'il invente ?
Les papillons veillent, dans un coin de sa mémoire. Les étoiles brillent, dans le ciel. Faux espoirs. Quelques bribes d'un conte lui reviennent. «Le nuage est plus fort que moi, puisque je ne peux rien faire quand il me cache.» On le lui avait dit ; pourquoi avait-il persisté à croire que la lumière triomphe toujours ?

Il trébuche entre les déchets. Cette rue lui rappelle quelque chose. Pas d'image cette fois, juste un cri. « T'es un connard ! Tu te rends compte de ce que t'as fait, putain ? Un connard, un putain de connard, un taré ! » Il croit qu'il avait dit un nom, aussi. C'était quoi ? Pierre ? Jean ? Il ne s'en rappelle plus. Il n'y a que ces phrases. Un connard. C'est un beau nom.

Le chien a disparu. Il continue à marcher, il ne lui reste que ça, ça et les papillons. Au loin, une mélodie. Il avance toujours, toujours les mêmes rues, toujours les mêmes gestes, toujours le même con. Il finit par s'effondrer. Il a un hoquet, mais il n'y a plus rien à vomir. Tourner en rond donne la nausée. Les papillons sont encore là, tout près de lui, cachés dans les ombres. Ils le narguent, dansent devant ses yeux. Ils dessinent une fille, juste sous ses paupières. Une toute petite fille, avec de grands yeux marron et des cheveux en bataille sur son crâne. Il la tient dans ses bras, tout contre lui, pour sentir son petit cœur battre contre le sien et son souffle frissonner dans son cou. Il se souvient. Il la serre contre lui, fort. Elle commence à bouger. Il veut la protéger. Il est prêt à tout pour elle. Elle s'agite. Elle crie. Il ne défait pas son étreinte, ses bras l'enserrent de toutes ses forces, il l'entoure pour la protéger des coups qui pleuvent sur lui. Son corps devient une muraille contre le monde. Il est prêt à tuer pour elle. Son souffle tressaille dans son cou. Elle représente tout.

Elle a cessé de s'agiter. Elle ne bouge plus.

Il se rappelle tout.


Il a fini par desserrer ses bras. Ses muscles ont relâché peu à peu leur tension ; elle est restée immobile.

Prêt à tout pour elle. Prêt à tuer. Elle était trop fragile, il le savait, son cœur le lui soufflait. La vie est trop dure. Sa peau tendre n'aurait pu supporter les cicatrices. Il était prêt à tout. Elle ne souffrira plus. Plus jamais.


« Pars. Pars loin. Pars, où je te bute. » Elle avait ajouté autre chose. Assassin. C'est beau aussi, comme nom.


Il rouvre les yeux. La nuit est toujours là. Est-ce la même ? Il n'en sait rien. Les déchets n'ont pas bougé non plus. Il n'y a que la mélodie, au loin, qui a changé. Il se redresse, repart en titubant.

Ne pas se rendormir, surtout. Sans faire attention, il se rapproche de la musique qui danse entre les murs. Malgré son chant envoûtant, l'instrument semble seul. Puissant comme il est, il devrait se suffire à lui-même, non ? Le Magique n'a pas le droit à la solitude. Le Beau est trop grand pour cette lèpre. Laissez ça aux pauvres, aux moches, aux imbéciles ; ils n'ont plus que cette douce souffrance pour pouvoir espérer.

La musique se resserre peu à peu, se diminue et se roule en boule dans un coin sombre. Il s'est arrêté devant, il se tait, il observe. Il y a dans l'ombre un petit animal craintif. Un chaton aux poils mouillés, ses cheveux rouges plaqués sur son crâne, petite créature enfouie dans un grand imperméable ; quel âge a-t-elle ? Seules ses mains bougent, caressant de manière pressante les cordes d'une guitare. Elle s'est cachée de la lumière, comme pour se protéger de la réalité ; il se demande si elle a les yeux ouverts. La mélodie s'étire une dernière fois, avant de s'endormir doucement. La dernière note évanouie dans l'air, la jeune fille redresse la tête, chasse ses cheveux courts. Une voiture passe, ses phares éclairant les yeux verts de la musicienne. Délaissée par la musique, elle fait encore plus fragile. Il lui semble qu'elle lui sourit, il n'en est pas sûr. Elle se lève, range sa guitare et la cale sur son dos, sort enfin dans la lumière. Elle le regarde, ses lèvres s'étirent timidement, puis, comme honteuse, elle se détourne et s'éloigne.

Cheveux en batailles => bataille
La vie est trop dur => dure
Corrigé sur le premier post aussi.


Dernière édition par Kaw' le Ven 26 Juin - 14:47, édité 1 fois
 
Meredith Epiolari

avatar

Reine de l'Impro
Féminin Messages : 1333
Date d'inscription : 29/07/2014
Age : 20
Localisation : Between the peanuts and the cage
MessageSujet: Re: Les papillons [S]   Ven 26 Juin - 14:17

Hey, j'aime bien ce qui se dessine, c'est cool de voir que cet homme a enfin une histoire et j'aime aussi ce dernier personnage qui apporte un peu d'espoir Smile

A revoir selon moi :

Kawy a écrit:
Les papillons le bousculent. Une masse gluante qui le recouvre entièrement, se bouscule contre son visage, se pressent autour de ses jambes, force contre ses tympans...

Répétition de "se bouscule", je ne sais pas si elle est volontaire ou pas, mais du coup si c'est le cas je trouve bizarre que ce soit "la masse gluante" qui se bouscule. Un sujet singulier qui se bouscule ça fait bizarre Wink
A moins que le sujet ne soit toujours les papillons et que ce soit une faute d'accord ? Parce que "se pressent" est au pluriel ? Du coup, je n'ai pas corrigé la faute d'accord quelle qu'elle soit parce que je n'ai pas trop bien compris qui était sujet de quoi, tu corrigeras toi-même Smile

Tu as quand même ma mention spéciale pour cette phrase :

Kawy a écrit:
les costards repassés passent

Pourquoi ? Parce que le costard est repassé avant d'être passé et c'est délicieusement paradoxal même si ça n'apporte rien à la signification du texte, ou peut-être en cherchant bien xD

 
Kaw'



Gni suprm
Messages : 333
Date d'inscription : 18/08/2014
Age : 18
Localisation : La tête sous l'oreiller
MessageSujet: Re: Les papillons [S]   Ven 26 Juin - 14:40

Paradooooooxe o/
(Non, le paradoxe en lui-même n'apporte rien, mais j'aimais bien cette phrase alors ça a servi d'opposition au gars :') )

Pour la phrase que tu as relevé, je ne l'aimais pas en général mais je n'avais pas fait gaffe à ça...
"Les papillons le bousculent. Une masse gluante qui le recouvre entièrement, siffle contre son visage, se presse autour de ses jambes, force contre ses tympans..."
Je ne l'aime pas plus, mais au moins elle est un peu plus correcte :')

Merci o/
 
Kaw'



Gni suprm
Messages : 333
Date d'inscription : 18/08/2014
Age : 18
Localisation : La tête sous l'oreiller
MessageSujet: Re: Les papillons [S]   Dim 27 Déc - 23:35

Puisqu'il faut apparemment poster, voilà la -petite- suite, écrite cet été.
Quelques modifications minimes sur le début (au moins deux "haletants" changés, parce qu'ils se répétaient et qu'Epi les avait pervertis) ; j'espère ne pas avoir remis de fautes en changeant le texte ^^'





Une lumière transperce son crâne. Il grimace, cligne des yeux, tente de se les protéger de la main. Les phares passent en rugissant. Sa tête est lourde. Il avale sa salive, il a la bouche pâteuse. Il s'essuie les lèvres, sa main devient rougeâtre. Qu'a-t-il fait ? Il s'assoit, adossé contre un mur sentant la pisse. Il tente de ramener des fragments de souvenir ; il y avait quelque chose de doux, comme une musique.. Et après ? L'haleine fétide exhalée par un visage grimaçant... Les traits se troublent, deux yeux verts le fixent, réfugiés sous des mèches rouges en bataille. Le petit chat sauvage !
Il se redresse d'un coup, chancelle, presse son front contre le béton puant. Et si elle n'avait pas existé, si il avait tout inventé ?
Il a peur, tout à coup. Il sait que ça n'a aucun sens, il mystifie une gosse paumée pour échapper à la routine. Peu importe. Il ne sait plus où il était la veille, il repart, marchant au hasard des ruelles. La nuit est claire, deux personnes enlacées le croisent sans le voir, perdues dans leur amour. Il lui semble entendre le doux murmure de la guitare, il accélère, se met à courir, tourne en rond entre les murs hilares, trébuche sur les canettes vides qui le fixent, s'écorche les pieds contre le goudron moqueur, et soudain... La voilà. La mélodie. Il s'immobilise, ferme les yeux, se laisse envahir par sa caresse ténue. Elle l'entoure doucement, hésite, s'enhardit et se rétracte, le frôle. S'évanouit.
Il se crispe. Ce n'est plus qu'un gosse qui se retrouve tout à coup seul et qui erre à la recherche de bras chauds, au milieu d'un monde trop grand pour lui.
Il frissonne, s'appuie contre un poteau. Terrorisé par la solitude qui vient de l'enserrer.
Mais la musique revient... Plus lancinante, elle lui écorche le ventre et il tremble. Cœur et corps guidés par le fil fluet, il avance en funambule et s'arrête juste avant de se présenter sur son seuil.

Il se laisse glisser contre le mur et s'assoit à terre, caché de la petite boule de pulls rouge. La guitare continue à chanter, seule dans la nuit. Toujours trop seule... Son chant continue à creuser entre ses côtes un abîme de sentiments et il ferme les yeux. Le clochard se balance doucement, il danse avec la musique, commence à fredonner. Sa voix hésite, s'accroche aux notes, trébuche un peu, prend de l'assurance. Elle s'élance et s’élève dans la nuit, le cœur de l'assassin accroché à ses ailes. La mélodie flotte un instant, puis s'accorde au timbre rauque et s'envole elle aussi, vague tourmentée qui déferle derrière les paupières, noyant les papillons. Tantôt jazz tantôt rock, ils s'entrelacent dans un tourbillon intime, semblant narguer en riant la douleur, défier en dansant la mort de revenir les chercher. Leurs musiques se pressent l'une contre l'autre, ivres... Puis, sur un dernier slow, ils s'immobilisent. Se séparent. Tout à coup confus de s'être laissé emportés, ils s'écartent précipitamment, repris par la pesanteur ; les convenances sont tenaces, ils n'ont que la musique pour danser entre leurs fils...

Ses yeux sont fermés. Il ne s'en était pas rendu compte. S'est-il endormi ? Il soulève ses paupières. Son regard tombe dans deux yeux verts qui sursautent. Le chat sauvage semble hésiter à s'enfuir, mais l'immobilité de l'homme ramassé à terre le calme ; le clodo tend lentement la main, la fille aux yeux verts l'imite et sourit quand leurs paumes se touchent. Un vertige saisit brièvement le clochard ; il hésite, mais si cette fille est un songe, il ne se pincera pas et ne plantera ses ongles que dans son onirisme pour ne pas le perdre.
Le silence, après l'euphorie du son, le gêne.

"Comment t'appelles-tu ?"

La fille se rétracte violemment, redevenant en un instant chat sauvage ; elle le fixe longuement d'un regard dur, presque méprisant. Il l'observe, intrigué, tandis que son regard semble l'accuser de haute trahison, puis elle fait volte-face et disparaît.

Le laissant se réveiller seul.

Batailles => bataille
 
Meredith Epiolari

avatar

Reine de l'Impro
Féminin Messages : 1333
Date d'inscription : 29/07/2014
Age : 20
Localisation : Between the peanuts and the cage
MessageSujet: Re: Les papillons [S]   Mer 30 Déc - 20:53

C'est joli cette scène avec l'introduction plus marquée du nouveau personnage, je voudrais bien en savoir plus sur elle avant d'en dire davantage ~
J'ai relu tout, à mon avis tu arrives au moment "critique" où tu vas devoir donner un peu d'eau au moulin du lecteur avec plus de... netteté. Tout pour l'instant est dans la confusion, et c'est super génial mais ça dure depuis un peu longtemps et là le lecteur s'attend à quelque chose de plus clair. En tout cas c'est mon point de vue, je trouve la démence difficile à supporter très longtemps x)

Bref, s'il y a une suite, je la lirai avec plaisir ~

 
Kaw'



Gni suprm
Messages : 333
Date d'inscription : 18/08/2014
Age : 18
Localisation : La tête sous l'oreiller
MessageSujet: Re: Les papillons [S]   Jeu 31 Déc - 3:24

(Le petit chat sauvage :3)

Plus de netteté, ça signifie plus de précisions sur l'histoire du personnage (ou des deux personnages) et moins de flou dans les actions ? Je... vais essayer x)

Merci =D
 
Meredith Epiolari

avatar

Reine de l'Impro
Féminin Messages : 1333
Date d'inscription : 29/07/2014
Age : 20
Localisation : Between the peanuts and the cage
MessageSujet: Re: Les papillons [S]   Jeu 31 Déc - 14:00

Surtout moins de flou dans les actions je dirais, le reste n'a pas tellement d'importance Smile

 
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Les papillons [S]   

 
 

Les papillons [S]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» [Kornmehl, Ariella] Le mois des papillons
» CD5 du mis : le club des cinq et les papillons
» Papillons au chocolat de Mamyguette
» Les papillons bleus de la Cote des Deux Amants
» Les PAPILLONS !!

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Zéphyr Embrasé :: Vos oeuvres originales :: Écrits longs :: Romans-