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 [S] Who the f*** am I ?
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Dystopies Elliptiques

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Baleine Impériale
Messages : 273
Date d'inscription : 06/08/2014
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MessageSujet: [S] Who the f*** am I ?   Mer 20 Aoû - 8:37

Compilation de mes textes à... 'slammer' :
(-12 pour langage vulgaire et thèmes sensibles)

———







Et t'encaisses les coups, les coûts, tu te prends tout et t'acquiesces, comme toujours. Comme toujours. Et tu vois les jours défiler, comme un étranger, c'est comme si rien ne te touchait de jour, mais le soir tu t'effondres.
Et t'encaisses, et t'acquiesces, tu fonces dans les ronces, tu t'en sors une ortie dans le pied. C'est pas une épine, oh non ça te déchire. C'est cette souffrance toujours et son essence empoisonnée.

Du jour au lendemain, c'est des rires aux cris. Tu passes d'états d'âme, à un état „lame”. C'est dommage pour toi, que la vie n'ait que ça à offrir, déjà, n'hésite pas, c'est mieux que rien. J'me demande si demain, ce sera la même rengaine. Les mêmes images qui te trottent dans la tête. Y a un effet zoom tantôt et là c'est l'travelling. J'sais pas si t'as vu, mais j'le connais par coeur ce film. J'le connais par coeur, et il est à vomir.

Empoigne tes tripes, jette-les sur la table. On te les piétine ; tu te sentiras jamais aussi bien. La haine et la rage, tout le monde vous en parle, mais ce n'est jamais que ça, jamais. Il y a des éclats de verre brisés dans l'coeur, ceux qu'on appelle la peine, des blessures arrosées d'encre, cette sensibilité, et la panique qui vous nique avec ses airs de duchesse. Oh putain ce que c'est vide, le monde est un imbécile. Demain sera hier, j'ai confiance en l'avenir, il ne vient jamais trop tard, c'est moi qu'ai du mal à suivre le rythme. C'est plus rapide que l'son, oh non c'est la lumière. Ces putains d'protons qui te niquent le cerveau.
J'suis „out of control”, complètement déchiquetée, complètement déchirée. C'que c'est beau ces lambeaux, on dirait des déchets. Et y a ce clébard au tournant d'une rue, qui vient renifler le tas d'détritus avant de se casser — faut le comprendre, la douleur a un parfum d'nausée.

Au fond tout le monde fuit le malheur des autres. Fais comme si ça te touche, j'sais qu'c'est mort à la souche, y a rien de bien louche, c'est juste une aiguille. Une putain d'aiguille qui t'éclate le coeur.
T'as l'impression de clamser, le souffle un peu vague. Et les sons distordus, l'harmonie qui s'élague. T'es face contre terre, tu cries contre le verre. Mais la chair contre le verre, le sang, le sang entre tes dents, c'est bon pour la fin. Souffre putain !

Et c'est le cri de l'espoir qui t'enterre un peu plus. Chaque minute qui passe, ça te tue, ça te tue. Il y a qu'cet espèce de vide qui te creuse le coeur, et ça te bouffe les tripes, ça te prend la tête.
C'est pire qu'horrible tu suffoques et tu coules. Y a d'l'eau jusqu'en haut et ta vue un peu trouble. Tu te noies dans ta tête ça te tue, ça te tue.

Et t'encaisses les coups, les coûts, tu te prends tout et t'acquiesces, comme toujours. Comme toujours. Et tu vois les jours défiler, comme un étranger, c'est comme si rien ne te touchait de jour, mais le soir tu t'effondres.
Et t'encaisses, tu acquiesces, tu fonces dans les ronces, tu t'en sors une ortie dans le pied. C'est pas une épine, oh non ça te déchire. C'est cette souffrance toujours et son essence empoisonnée.



———

Il y a un je ne sais quoi d'glissant. Un je ne sais quoi de puissant. Dans cette perspective de vivre et donner à trois cent pour cent. Alors tu donnes sans rechigner, tu donnes aveuglément, mais ce que tu reçois, on te le balance à la gueule.
Une estafilade de problèmes, des soucis, des ennuis quand même. T'essaies d'y remédier, tu t'prends le pied dans la corde. C'est pas comme si tu te pendais, enfin, à quelques détails près. C'est la vie qui te consume lentement, alors que tu voulais la consommer.
Et les larmes en seul lot de consolation, les larmes et leur lame qui s'enfonce, dans ta peau, dans ta chair, dans ton corps, à chaque centimètre, chaque milimètre de ton être. Ton esprit déchiré au vent, il entend, il entend. Tu tues le brouillard, tu perds ton mordant. Et ta perdition en pétition, c'sont les êtres de tes cauchemars qui prennent la plume, prennent le contrat, ma pauvre t'es foutue. Ouais t'es foutue.
L'autodestruction, à deux c'est plus rapide. Et dans ton corps récalcitrant, tu veux clamser, tu veux clamser. Tu les entends gueuler, et tu veux oublier, mais putain mettez-la en sourdine, mettez-la en sourdine. C'est jamais trop tôt, jamais trop tard, t'entends le vent hurler à la mort, et t'as pas tort, t'as pas tort, c'est déjà tout mort.
Brise les os, cogne au sang, y a que l'ombre qui subsiste dans un élan de dignité. Et les cendres que tu ramasses, 'faut pas, 'faut pas. Ça te tracasse plus que ça ne t'aidera jamais. Et ces vies que tu prends, que tu donnes, que t'arraches, elles crient, elles crient. T'attends ta rédemption, quelques pardons, pour jamais.
Tu te croyais invincible dans ton armure de sentiments, tu te croyais bien forte drapée dans tes émotions. Et puis y a eu le vent, ce putain de vent qui se lève et qui te souffle tout au loin. Comme un con, comme un con, tu te trouves nue dans la nuée des malheurs. C'est ton heure, 'faut croire.

Et l'aurore à quatre heure du mat', ces putains d'épines qui te foutent échec et maths. Les mots qui s'évadent, la peur qui part en rade. Mais bordel, c'est pas ça. T'as pas compris, non, mes armes cassées, j'te les balance à la gueule. Cette souffrance, c'est peut-être une chance, de ne pas tomber plus bas qu'on ne l'est.
Et les larmes en seul lot de consolation, les larmes et leur lame qui s'enfonce, dans ta peau, dans ta chair, dans ton corps, à chaque  centimètre, chaque millimètre de ton être. Ton esprit déchiré au vent, il entend, il entend. Tu tues le brouillard, tu perds ton mordant. Et ta perdition en pétition, c'sont les êtres de tes cauchemars qui prennent la plume, prennent le contrat, ma pauvre t'es foutue. Ouais t'es foutue.



———
Cracher ses tripes sur la table, la main crispée sur le stylo, griffonnant comme une possédée, quelques pensées bizarres...

———
1.

C'est dans l'noir, dans l'noir, dans le tourbillon vague et poisseux d'encre-pétrole que tu épanches ta soif. Soif d'horreurs, de désolation et de désillusions, celles qui arrivent au p'tit matin, alors que t'as les yeux encore clos, dans un éclair blanc qui t'lancine le crâne. Et par la fente d'un rideau, tu tiens un rayon d'espoir tu crois, puis il s'évapore en trois-quatre nuages d'mélancolie, et c'est fini.

C'est dans l'noir, dans l'noir, à tâtons, les genoux tremblants que t'entends ces sons qui fusent dans ton esprit-trou-noir te bouffant la raison. Et y a la chute, c'est beau, les murs en ruine qui défilent comme les débris de ta vie, passée, mais sans toi, et le bouton d'or solitaire sur le coin du trottoir qui te lorgne dans une arrogance suprême. Puis t'as d'ces illusions, tu vois des trucs psychédéliques, des trucs pas clean mais c'pas grave, ça t'passera, ça t'passera.

Alors y a la nausée qui t'reprends, t'attends d'avaler une pilule ou deux pour affronter un sommeil fuyard, des idées troubles, des rêves incompréhensibles. Ça te colle à la peau comme du goudron, imperméable et poisseux comme tout. Les maux de tête qui t'assomment peu à peu, la gorge sèche qui étouffe un cri lié à ton malaise et il te reste plus que les mots et la feuille. Seuls.

Tu la souilles, ta feuille, dans sa blancheur immaculée, tu l'accables de tes maux, puis ça s'déchire intérieurement, c'est tout différent de ces pactes par milliers, taxes par feuillets où t'avais laissé l'empreinte
élégante d'une rage encrée.

C'est ta folie qui t'aliène, la musique qui t'condamne, entre quatre murs et un bar, où s'alignent bouteilles brisées. Tu t'en mords les doigts, t'en clamses, le long des vagues et remous ; tu canes.
T'entends la joie des one-night stand, à travers le mur de ton HLM, t'entends ceux-là qui se soûlent et se vident dans l'espoir d'oublier. Oublier ce qu'ils seront jamais.
Alors t'écris, dans ta seule manière d'te vider, d'oublier. T'écris à t'en faire saigner.

Demain t'iras là-bas, à la morgue, la feuille à la main et la larme entr'les dents, enterrer une dernière fois ta rage et la laisser imploser au sol dans un dernier tremblement. Puis calcinées entre tes doigts, les lettres s'envoleront s'coller quelqu'part sur une tombe au loin. Dans l'vent. Dans l'noir. Dans l'noir.

C'est dans l'noir que t'as vécu, dans l'noir de ton encre. Entre les lignes et les mots, dans l'noir et ses reflets.

———

2.

Toujours et encore. J'attends ce balancement, cet écœurement... J'attends à m'en crever le cœur et les boyaux, dans un espoir maso, que cette céphalée emporte le meilleur — et le pire de moi. Puis les minutes tintent, délicieusement douloureuses, contre mon oreille, dans un bourdonnement vertigineux. Et j'ai envie d'sauter. D'sauter du train, d'l'avion, de l'espoir et son wagon maudit qui me torture l'esprit. L'espoir... C'est le prix d'un esprit trop noir ? L'espoir... ça n'vous tue pas, c'est pire, ça vous laisse à bout d'souffle, allongé au bord du périph' en attendant qu'une voiture veuille bien vous rouler dessus.
On m'a dit “ Tire une taffe, relax, dude. ” et j'ai juste répondu par un sourire désabusé. Toutes ces conneries qu'on s'envoie dans les narines, c'est la solution trop facile, c'est la dépression, le froid qui t'emporte dans son grand manteau d'indifférence. Moi, j'ai cette gangrène qui m'pourrit l'âme, la psychose pyromane qui fout l'feu à mes neurones, j'ai cette maladie des mots et des maux...

Masochisme un peu.

Parfois, j'me demande un peu s'il y a réellement un sol lors de la chute ultime, j'me demande si on plane pas indéfiniment, entre les limbes et deux-trois voiles de peine.
C'est comme la larme-cristal que t'as à l'œil, ça m'rend nostalgique, du moment où j'arrivais à aimer, à penser, à ressentir comme tout le monde avant que cette putain d'folie m'bouffe.

Sociopathe j'vous dis.

Alors j'crayonne les bouts d'pages, dans l'espoir — toujours et encore — que quelqu'un soit comme moi. J'griffonne des mots, des arabesques incompréhensibles dans l'espoir que quelqu'un comprenne. Mais les heures claquent et l'étau s'resserre autour de la gorge comme une corde de verre dont les éclats brisés s'enfoncent lentement, douloureusement...

C'est l'asphyxie.

Les éclats d'lumière qui fusent, qui fusent
Dans mon âme en trouble
Comme si j'pouvais entendre ta voix, ta voix
Dans un écho-double
Dans un écho-double

———


Tes pas qui résonnent en écho à la nuit. Ce semblant d'élixir qui t'enfume les narines. C'est tentant ce désir, ça t'embrase ce truc vil. Puis ça te tient, ça te retient, les deux pans t'asphyxient. Comme deux bras de poulpe qui s'enroulent sur ta gorge.
Et l'air qui vient à manquer, les cris, étouffés, étranglés, tu reposes sur ton lit de morte et demain ça va recommencer. Tu vois la lumière de la balise alarme-incendie ; tu la vois impalpable qui s'éloigne dans le vide : "exit".

Et ton chagrin compté en vitres cassées. Litres de pétrole et de larmes fracassées. T'es de pierre, t'es de marbre, froid et dur, jusqu'à tes doigts. Puise dans tes os, stalagmites brisés, cadavre chargé, déverse-moi dans l'fossé. C'est pas moi, c'est pas moi, j'y suis pour rien je le jure. J'suis pas l'criminel, j'suis pas l'assassin, j'suis un peu de tout, et même un peu de rien. C'est pas irrationnel tout ça, il y a un quelqu'un trop mesquin. À trop jouer le jeu, j'me suis pris un pieu dans l'coeur. J'ai pas perdu la tête, j'ai pas perdu l'espoir. Enfin... pas encore, je crois.

Ça sent le blues, ça sent la cellule, capitonnée de beau velours. Et le mur glacé de la réalité contre laquelle tu te cognes pour tes méfaits. C'sont tes rêves trop fréquents qui te perdent dans leurs méandres. Signe ton pacte, passe ton acte, table rase pour ton casier.
Les jambes croulent, tes pieds dansent, comme une loque t'attends les allocs'. Ça va te tuer, t'as bien morflé. On t'as dit de bosser, t'as fini par pioncer. Et au ciel, ils ont leurs archanges. Tu crois que c'est eux, qui font les arc — change pas de sujet, j't'enfonce, je le sais.

Dis-moi un peu cette putain d'vérité, celle avec la Carmen qui danse, celle de Mérimée. Ta culture, elle est un peu périmée, mais cette fille c'est la mort, et l'insouciance envolée. Michel-Ange que tu traînes dans la fange, et ses peintures peu franches, pourquoi t'as envie d'cracher ? Trop de douleur dans ce monde de Zola - dans ce monde de désolation, excusez.
Je cite des artistes, j'les dégrade de mes mots. Qui a dit qu'ils étaient beaux ?
C'est surtout des cris colériques. J'en ai assez de feindre la poésie ou le romantisme. J'y connais rien putain, j'y connais rien.

J'suis passée par tous les virages possibles, les carrefours et les croisements de rues visibles. Et la nuit quand elle te bouffe dans tes tripes, c'est l'inquiétude et la peur qui te masque.
Alors tu rentres, la pluie à tes basques. Cette pluie qui t'alourdit dans ta démarche condamnée. Le sol, il t'attire, le sol il t'attire. C'est presque comme si t'allais t'y fracasser le nez.

Ton sang sur les mains, lave-le donc bordel ! J'veux pas de ta conscience dans ma tête mamzelle ! C'est une dialogue à soi-même, un monologue à deux. J'me crée des perso, c'est pas grave, c'est pas grave.
Torturés jusqu'à l'âme et amants des pires torts. Ton regard retors ça fend l'coeur, ça fend l'coeur. Et quelques machinations brûlent dans ton esprit enflammé, éteins-moi cette bougie qui va tout calciner.

Ça sent le blues, ça sent la cellule, capitonnée de beau velours. Et le mur glacé de la réalité contre laquelle tu te cognes pour tes méfaits. Ce sont tes rêves trop fréquents qui te perdent dans leurs méandres. Signe ton pacte, passe ton acte, table rase pour ton casier.

Bordel de merde.
———
[...]



Balance tes bras amaigris le long du grillage de fer, grillage de gris, grisé par un joint.
Souris, planant dans ton lointain, quelques montagnes de confiture pour seules limites dans ton monde d'illusions. Accroche-toi, agrippe-toi et résigne-toi enfin. J'sais de quoi j'parle, t'es pas un bon à rien au-delà de tes tours de passe-passe visuels. Fais pas ta victime alors que tu nages dans ton bonheur artificiel avec un égoïsme pur. Ça t'est déjà arrivé de penser à autre chose ? De te hisser au-dessus de cette merde dans laquelle tu t'embourbes ?

Ecchymoses

Éteins la lumière, j'ai mal aux yeux. Ça cingle, ça lacère tes prunelles, les miennes, les leurs. Contre la lueur blafarde de la lune, ça ressort...

Ecchymoses


T'es bleu, t'as le cafard, c'est un esprit jazzy trempé dans un cocktail de piano-bar. Sors, tire-toi, c'est que des mensonges cet espèce d'effet rétro que tu regrettes en tirant une dernière taffe.

Ecchymoses


Il paraît que ça t'tient à la vie comme les fils d'une marionnette tendue dans le vide. J'dois survivre. Alors, comme toujours, on s'prend les coups et on acquiesce. Tu t'souviens ? Ensemble...
Cogne-toi à la vie, cogne-toi jusqu'à briser tes os et déchirer ta chair, faut bien mourir un jour mais c'est pas une raison pour être lâche. Cogne-toi, révolte-toi, lève-toi.

Ecchymoses.


Tu les couvres comme si t'en avais honte ; moi j'les exhibe.
T'as pas d'tripes, t'as pas d'volonté, c'est c'que tes hormones synthétiques t'ont dérobé.

You HAVE to survive.

T'entends, c'est un ordre, contre le mur tu te cognes, contre le verre, la terre et la glace mais tu dois rester en vie. J'peux pas m'arrêter de rêver, toi non plus. Oublions le reste, ces ecchymoses dans ton cœur, dans ton âme, dérive avec moi...

[...]

Et la radio qui crie en fond en un hululement, fantasmagories, j'te vois en rouler une dernière — tu m'as promis — et tenant en main ton feu qui te consume... C'est fini.
Adresse-moi donc ce sourire, ça m'donne des frissons dans le dos tu sais de savoir que

- You HAVE to survive

On va s'battre ensemble désormais...


Dérive avec moi et pour trophées, nos ECCHYMOSES.


———

Il faut des r'mous, du bruit, du zinc contre les troncs d'arbre et du fer contre le linge.
Il faut des pleurs, des cadrages ratés, de l'argentique en décomposition et des lignes rouges de métro.
Crack. Boum. Plaf. Coupez le son. Coupez l'image. Renversez de l'huile sur la plaie et des orties sur vos ecchymoses.
Les vagues de gamins à la sortie de l'école, comme une vague d'animaux, une vague qu'alimente le brouhaha constant.
Plantez une rose, ramassez ses épines tombées à terre, enterrez les pétales et respirez.
Foutez vous en l'air, foutez vous par terre, foutez de la terre en l'air et de l'air dans la terre.
Soufflez.

Prenez un litre de café moulu, avalez, faîtes tourner dans l'acide gastrique, vomissez.


Devenez bleu.


Tue ton chien. Abats ta maison. Descend ton patron.
Assis sur le coin d'une rue, les pieds dans la boue, la boue jusqu'aux genoux. Et lorsque les lumières s'en iront, et le noir s'effacera, tu verras le gris d'une autre dimension. Et ça te viendra, ça viendra à toi...

Pour... quoi ?
Parce que t'es qu'un lâche.


Dernière édition par AshDys le Ven 22 Aoû - 3:38, édité 1 fois
 
Meredith Epiolari

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Reine de l'Impro
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MessageSujet: Re: [S] Who the f*** am I ?   Mer 20 Aoû - 22:12

Pseudo correction relou :
Nu => nue ? (il y le mot « forte » juste avant)
où s'alignent bouteilles brisées => en fait c'est correct, mais chai pas, je vois pas ce que le fait de supprimer le déterminant apporte en plus (pour moi ça fait plus tiquer qu'autre chose ^^)

Chose promise, chose due ! Au premier texte de ZE (délinquaaaante!), le premier commentaire m'appartient

Le fait de compiler comme ça tous tes slams est très cruel, (sadiiiiiique ! D'ailleurs, j'aurai un livre à te conseiller Twisted Evil ) parce que comme ça ils ont bien le temps de nous happer tout doucement, de nous prendre au cœur et de nous plonger dans cet horrible état qu'on appelle « l'apnée » dans lequel le lecteur attend la suite sans pouvoir lever le yeux de son écran.
Quand on en ressort on a la tête qui tourne, un goût bizarre dans la bouche et une boule dans l'estomac. En fait ça fout même un peu la gerbe. Mais c'est justement ça qui est génial, la nausée est communicative (Dys, ton texte me donne envie de vomir, j'espère que tu apprécies le compliment à sa juste valeur Wink )

Donc, j'avais déjà lu tous tes textes et commenté en donnant un avis toujours très constructif (hem, hem...) et du coup j'ai quand même découvert des trucs dont je me souvenais pas, des images fortes et bien trouvées qui m'avaient pas marquée et qui pourtant sont juste... wow *.*

J'aime bien l'idée que la douleur puisse être un soulagement et puis cette nausée perpétuelle parce que... c'est surprenant, ça prend aux tripes, ça te fait voir la vie autrement (peut-être pas du bon côté, mais c'est toujours ça de gagné ^^) et puis les sonorités sont tellement belles que tu as l'impression que le texte lui-même est une drogue qui provoque ton autodestruction... et tu adores ça *.* (masochiiiiste ! )

J'ai relu entièrement pour te faire des mentions spéciales... Ben... je ferais mieux de mettre les phrases auxquelles je ne mets pas de mention spéciale, ce sera plus court xD
Bon, je te mets, les mentions TRÈS spéciales, celles qui sont plus spéciales mais juste géniales (dans le sens « de génie ») :

Dys a écrit:
C'est dommage pour toi, que la vie n'ait que ça à offrir, déjà, n'hésite pas, c'est mieux que rien. J'me demande si demain, ce sera la même rengaine. Les mêmes images qui te trottent dans la tête. Y a un effet zoom tantôt et là c'est l'travelling. J'sais pas si t'as vu, mais j'le connais par coeur ce film. J'le connais par coeur, et il est à vomir.

Rengaine + vomir = la clé. Nausée perpétuelle, caractère répétitif mis en valeur par les passages répétés comme un refrain ressassé, et une sorte de tentative d'auto-persuasion *.*
Et la métaphore du film me plaît, sans que je sache trop pourquoi... Very Happy

Dys a écrit:
Empoigne tes tripes, jette-les sur la table. On te les piétine ; tu te sentiras jamais aussi bien. La haine et la rage, tout le monde vous en parle, mais ce n'est jamais que ça, jamais. Il y a des éclats de verre brisés dans l'coeur, ceux qu'on appelle la peine, des blessures arrosées d'encre, cette sensibilité, et la panique qui vous nique avec ses airs de duchesse.

Chai pas pourquoi, j'aime pas les sonorités « nique » « panique » ou alors je trouve ça trop facile à rapprocher ^^ (fin ça c'est moi xD) Mis à part ça, l'idée est juste parfaite *.* Parce qu'on a mal partout rien qu'en lisant ces mots *.*

Dys a écrit:
Et les larmes en seul lot de consolation

Déjà relevée, je suis DIIIIIIIINGUE de cette idée, elle est parfaite, c'est une œuvre d'art à elle seule *.*

Dys a écrit:
Brise les os, cogne au sang, y a que l'ombre qui subsiste dans un élan de dignité. Et les cendres que tu ramasses, 'faut pas, 'faut pas. Ça te tracasse plus que ça ne t'aidera jamais. Et ces vies que tu prends, que tu donnes, que t'arraches, elles crient, elles crient. T'attends ta rédemption, quelques pardons, pour jamais. 

Ce passage est violent, puissant, c'est juste... a raw scream *.* (à tous les coups, ça ne fait pas partie du bon texte mais bon, tant pis xD )

Dys a écrit:
Tu la souilles, ta feuille, dans sa blancheur immaculée, tu l'accables de tes maux, puis ça s'déchire intérieurement, c'est tout différent de ces pactes par milliers, taxes par feuillets où t'avais laissé l'empreinte élégante d'une rage encrée.

Deux mots : rage encrée. Tu as tout compris à la vie ! Nan mais là, on se sent trop bizarre parce que ton texte te ramène à toi au moment où tu l'écris... On est pas certains que ce soit toi, mais on peut pas se détacher de cette image d'une personne qui écrit comme une possédée à s'en faire saigner les doigts tout ce qu'elle a besoin d'exprimer... Et ça effraie, ça fait mal, ça te fait voir l'écriture différemment aussi ^^

Dys a écrit:
Et j'ai envie d'sauter. D'sauter du train, d'l'avion, de l'espoir et son wagon maudit qui me torture l'esprit. L'espoir... C'est le prix d'un esprit trop noir ? L'espoir... ça n'vous tue pas, c'est pire, ça vous laisse à bout d'souffle, allongé au bord du périph' en attendant qu'une voiture veuille bien vous rouler dessus.


Gaaaa ! *.* (regard torve)

Dys a écrit:
Les éclats d'lumière qui fusent, qui fusent
Dans mon âme en trouble
Comme si j'pouvais entendre ta voix, ta voix
Dans un écho-double
Dans un écho-double

C'est génial... génial...
Il fallait y penser... tu y as pensé... pensé...

Dys a écrit:
C'est pas moi, c'est pas moi, j'y suis pour rien je le jure. J'suis pas l'criminel, j'suis pas l'assassin, j'suis un peu de tout, et même un peu de rien.

En fait, on sent que le mec essaie autant de se persuader que de persuader ceux qui le traitent de criminel *.* Et puis la dernière phrase ! Very Happy

Dys a écrit:
Et au ciel, ils ont leurs archanges. Tu crois que c'est eux, qui font les arc — change pas de sujet, j't'enfonce, je le sais.
 

Ce jeu de mot, j'étais complètement passée à côté si tu avais déjà posté ça sur EN par exemple ^^ J'adore la partie "change pas de sujet" qui fait une cassure superbe, mais j'ai du mal avec le "qui font les arcs", parce que... je sais pas, les arcs ne me parlent pas dans le contexte Wink

Dys a écrit:
T'es bleu, t'as le cafard, c'est un esprit jazzy trempé dans un cocktail de piano-bar.

BLUUUUUES ! Et puis la rime, le rythme :')

Dys a écrit:
Il paraît que ça t'tient à la vie comme les fils d'une marionnette tendue dans le vide. J'dois survivre. Alors, comme toujours, on s'prend les coups et on acquiesce. Tu t'souviens ? Ensemble...
Cogne-toi à la vie, cogne-toi jusqu'à briser tes os et déchirer ta chair, faut bien mourir un jour mais c'est pas une raison pour être lâche. Cogne-toi, révolte-toi, lève-toi.

Ecchymoses.

Tu les couvres comme si t'en avais honte ; moi j'les exhibe.
T'as pas d'tripes, t'as pas d'volonté, c'est c'que tes hormones synthétiques t'ont dérobé.

You HAVE to survive.

T'entends, c'est un ordre, contre le mur tu te cognes, contre le verre, la terre et la glace mais tu dois rester en vie. J'peux pas m'arrêter de rêver, toi non plus. Oublions le reste, ces ecchymoses dans ton cœur, dans ton âme, dérive avec moi...

C'est violent, puissant, magnifique comme une envie de vivre... ou de survivre *.* Ça fait tellement mal de vivre, c'est délicieux :')

Dys a écrit:
Prenez un litre de café moulu, avalez, faîtes tourner dans l'acide gastrique, vomissez. 


Je suis très centrée vomi ce soir xD Nan, mais je trouve ça tellement beau l'idée d'écrire ça comme un mode d'emploi :')

Et puis, il y a des trucs que j'ai moins aimé parce que je les trouvais plus « faciles » ou parce que pour une raison inconnue ça me plaisait moins. Mais en fait, ce sont juste des phrases qui ne m'ont pas foutu des étoiles dans les yeux ^^

Dys a écrit:
Tu passes d'états d'âme, à un état « lame »

Je pense que tu peux amener ton jeu de sonorités mieux que ça, je sais pas si c'est que le rythme n'est pas bon, mais là on a l'impression que tu avais envie de le caser ^^

Dys a écrit:
C'est la vie qui te consume lentement, alors que tu voulais la consommer.

Je HAIS le mot consommer qui m'évoque des rayons de supermarchés et des cours d'éco barbants xD Alors allier "consommer" (limité) et "vie" (infini) c'est... méchant :'(
Et puis "consumer", à l'inverse, c'est joli ^^ Mais je sais pas, je trouve pas le jeu de mot exceptionnel ^^

Dys a écrit:
perdition en pétition

C'est joli sonorement, c'est pas un jeu de mot facile, et finalement c'est pas gênant en soi mais j'ai juste du mal à me représenter l'image et je voudrais un é Claire cissement ^^

Dys a écrit:
Bordel de merde

BOUHOUHOU ! Il était tellement magnifique en fin de texte, le fait de le trouver en plein milieu gâche tout sa puissance :'(

Fin

Tu remarqueras que les passages que je n'ai pas aimés sont en fait purement personnels et n'ont aucune raison de ne pas être aimés à part des goûts bizarres xD

Pour finir ce commentaire en beauté (et panache Wink ), je voudrais juste te poser une question :

Pour écrire des trucs comme ça...

WHO THE F*CK ARE YOU ?????

 
Dystopies Elliptiques

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Baleine Impériale
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MessageSujet: Re: [S] Who the f*** am I ?   Ven 22 Aoû - 3:43

Bon, tu sais quoi, tout d'abord:
MERCI.
Ensuite... hum... Merci...
Et... euh... Merci.
Et puis zut, Merci.
M E R C I.
Dissèque le mot, et tu comprendras c'que je veux dire. Ouvre chaque quarks composant ce mot et t'auras l'échelle de reconnaissance approximative à laquelle je suis.
Et... hum... voilà.


PS : j'ai la flemme aujourd'hui de répondre en détail même si j'me suis dit hier de le faire... donc... j'éditerais...
et... encore merci... 'A'.
 
Iskupitel

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MessageSujet: Re: [S] Who the f*** am I ?   Dim 24 Aoû - 16:44

Je reviens d'Espagne, je viens sur Zéph, et voilà-t-y-pas que Dys est de retour de Chine et qu'elle est même venue sur ZE, et qu'elle a même posté de nouveaux textes *^*

Alors j'ai lu, et j'aime beaucoup. J'ai retrouvé des sonorités et des associations d'idées qui ont fait frémir mon pauvre être, j'ai encore la gorge pâteuse et le ventre secoué de t'avoir lu, et... j'adore cette sensation, et c'est pourquoi j'adore lire tes textes, Dys. Y'a tant de... beauté là-dedans, j'en reste coi.

J'ai vite abandonné l'idée de te faire un commentaire détaillé, et voir celui de Dedarimi m'a contenté. Je suis triste quand je vois les très beaux textes rester sans commentaire constructif, et Dedarimi a aidé celui-ci à vivre. Merci Dedarimi, au nom de moi Razz

Et puis, joli titre. Tout en clarté x)



Gno Isku in love
http://i18.servimg.com/u/f18/18/91/82/29/fg10.jpg

partyski ! partyski !

https://www.youtube.com/watch?v=SD6hTkkU-Cs Isku in love

https://www.youtube.com/watch?v=ETbCiVi-AOE&feature=youtu.be
 
Meredith Epiolari

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MessageSujet: Re: [S] Who the f*** am I ?   Dim 24 Aoû - 17:05

(elle est encore en Chine, c'est juste qu'elle a la wi-fi finalement )

Merci Isku, je suis complètement d'accord avec toi, mort aux textes sans vie ! (euh... zut, j'ai même pas fait exprès x) )

Et puis c'est vrai que Dys elle a une plume qu'elle te plante dans les tripes pour les remuer alors souvent on ne peut que rester bouche-bée ^^ (interlude pour ne pas flooder, j'assume complètement xD )

Et pour terminer, je m'adresse à Dys :
- Tu éditeras bien tes fautes si ça en est, hein ? ^^ Comme ça on pourra dire que le texte est corrigé *fuit*
- Je suis sûre que tu ne reviendras jamais sur mon commentaire feignasse Wink
- De rien, merci à toi de nous avoir proposé ce texte *.*

 
Dystopies Elliptiques

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Baleine Impériale
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MessageSujet: Re: [S] Who the f*** am I ?   Mar 17 Mar - 13:11

https://docs.google.com/presentation/d/1ZFzmmevFC2Q4NNN33SnHRyORvSbm936Owe0tHTsbi4U/present#slide=id.p4
(petit powerpoint illustré de mes travaux)
 
Vivlevendhiver (Tom)

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MessageSujet: Re: [S] Who the f*** am I ?   Mer 18 Mar - 20:10

Put*** Dys, c'est magnifique.
 
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Baleine Impériale
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MessageSujet: Re: [S] Who the f*** am I ?   Mer 18 Mar - 20:48

Merci Tom . Bon, ce truc sera en construction éternelle mouahaha.
 
Meredith Epiolari

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Reine de l'Impro
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MessageSujet: Re: [S] Who the f*** am I ?   Dim 22 Mar - 12:27

Dys a écrit:
Bon, ce truc sera en construction éternelle mouahaha.

Tout comme toi ~

Plus je te lis et moins je sais qui tu es, et plus j'm'en fous, de toute façon tu dois être une belle personne.

C'était un super voyage que de relire tous tes textes plus ou moins récents à la suite, c'est impressionnant de constater à quel point tu as évolué...
Je crois que j'aime moins la partie ecchymoses que les autres, peut-être parce que c'était une période de transition ? Malgré cela, ça reste tes textes et ils sont tous...

A propos du texte que tu as proposé au concours de l'hiver :

Dys a écrit:
Ça fait parti du paysage => partie

J'espère qu'on peut corriger facilement ?

D'ailleurs, j'ai pas eu l'occasion de commenter ce texte alors je dirais... J'aime surtout le premier paragraphe. Il y a quelque chose de plus paisible que dans la partie « nausée », de moins violent. Le dégoût est plus doux-amer, ça se rapproche de Sartre.
Et il y a Paris. Le mot qui fait déjà rêver tout seul mais que tu arrives à retranscrire en mille petites périphrases et allusions subtiles. Alors on y est, tout n'est que sucre et légèreté dans un café un peu amer mais qui réchauffe et en plein hiver, ça fait du bien.

Concernant un de tes oriflammes :

Dys a écrit:
lors d'un peep show

Je peux me tromper, mais il me semble que dans l'oriflamme original tu avais écrit tout simplement « au peep show ». Je trouvais que ça sonnait mieux. Si je me trompe, j'ai l'air maligne et sinon, j'ai une putain de mémoire Wink

J'ai pas envie de savoir qui tu es, je crois que ça me gâcherait mon plaisir de te lire. Ça tombe bien, je crois pas que je le saurai un jour, alors continue et ne t'arrête jamais Wink

 
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[S] Who the f*** am I ?

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