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 Le Buveur d’Innocence [M]
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Ouranos

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MessageSujet: Le Buveur d’Innocence [M]    Dim 16 Aoû - 22:52

Je me réveille. Je suis couché sur le sol. Mes poignets sont liés ainsi que mes chevilles. Je suis nu, je ne porte qu’un caleçon et un collier de cuir autour du cou. Un bâillon m’empêche de parler. Je ne me souviens plus de ce qui s’est passé. Je suis tout étourdi, comme si j’avais été drogué. La pièce dans laquelle je me trouve est sombre, je ne vois pas très bien. J’ai peur, j’ai froid, j’ai faim. Je sens une présence. Quelque chose bouge au fond de la pièce. Ça approche. C’est un homme, entre vingt-cinq et trente ans. Ma peur s’intensifie. Il se baisse et me redresse. Il me sourit cruellement. Il caresse ma joue droite. Je secoue la tête pour qu’il arrête mais de son autre main il m’agrippe les cheveux, m’empêchant de bouger la tête.

- Pas bouger.
Dit-il calmement. Il continue de me caresser la joue. Je tremble légèrement, je suis terrifié mais j’essaye de ne pas le montrer. Il arrête et me lâche. Il attrape alors mes poignets et me traîne juste en dessous d’un crochet, il attache mes poignets au crochet, me maintenant debout. Mes pieds touchent à peine le sol, la corde serre mes poignets très fort. Au bout de quelques minutes du sang se met à couler. Il me tourne autour, comme un requin. Il fait glisser sa main le long de mon dos. Je frissonne de dégoût. Sa main atteint mes fesses. Je gigote comme je peux. Non, je ne veux pas, il n’a pas le droit !! Il glisse doucement sa main dans mon caleçon. Je veux crier mais le bâillon m’en empêche. Il les caresse avec appréhension. Je sanglote. Il ressort sa main et se place devant moi, un sourire sadique sur les lèvres. Je gigote de plus belle, furieux. Il passe sa main sur mon torse et descend le long des mes abdos. Je gémis. Il descend jusqu’à mon bas ventre. Il n’est pas question qu’il descende plus bas. Je me démène.
- Calme…
Susurre-t-il  doucement. Il s’arrête et prend mon menton, bloquant ma tête. Je le regarde, plein de colère et terrifié à la fois. Il me regarde, satisfait.
- Ecoute moi mon joli, ne résiste pas, laisse toi faire, plus tu résisteras plus ce sera douloureux. D’accord ?
Je hoche la tête.
- Bien, maintenant laisse toi faire.
Dit-il calmement en défaisant le bâillon. S’il croit que je vais me laisser faire, il se met le doigt dans l’œil.
- Donne-toi.
Dit-il d’une voix mielleuse. Je lui crache au visage.
- Jamais ! Au secours !!! A l’aid…
Je crie avant de me prendre un coup de poing en pleine face. Je suis sonné, un filet de sang coule de ma bouche. Il essuie sa joue où mon crachat a atterri et me regarde, un sourire cruel sur les lèvres.
- J’aime les fortes têtes, ils sont meilleurs… au lit.
Dit-il avec un rictus sadique. Je regarde le sol. Des gouttes de sang tombent sur le sol. Il me prend le menton et me force à le regarder. Je soutiens son regard.
- Relâchez-moi.
Dis-je, glacial. Son sourire s’accentue.
- Oh non, pas déjà, on ne s’est pas encore assez amusés.
Dit-il sardoniquement. Son index effleure ma joue droite.
- On vous retrouvera ! Mon père …
Je m’écrie, furieux. Il m’interrompt d’une claque retentissante.
- J’aurai ce que je veux avant.    
Dit-il sournoisement en caressant mon bas ventre. Je remue.
- Arrêtez ! Je… Vous…
Je bafouille, la peur grandissante. Il semble de plus en plus satisfait. Il lâche mon menton et agrippe mes cheveux. Il m’embrasse. Je réagis vivement, secouant la tête malgré sa main. Il glisse sa langue dans ma bouche. Je la mords. Il arrête et recule d’un pas.
- Tu m’as fait mal.
Dit-il gravement, il me regarde d’un air sévère. Je relève la tête, fier.
- Tu ne me fais pas peur.
Je lâche froidement. Son sourire revient. Je ne dois pas lui montrer ma peur. Je reste de marbre, contrôlant avec peine ma peur. Il avance, il est contre moi.
- Je sais que tu as peur. Je le sens !
Susurre-t-il à mon oreille. Sa main agrippe de nouveau mes cheveux, il se penche sur moi et m’embrasse de nouveau. Je me débats avec rage. Il mord alors ma lèvre inférieure avec force. La douleur est forte et rapidement un goût métallique emplit ma bouche, je saigne. Je cesse de me débattre. Il continue de m’embrasser mais arrête de me mordre. Je lutte pour ne pas pleurer, la peur ayant presque atteint son paroxysme. Il s’arrête et me… contemple… Comme un objet, que l’on convoite. Un gémissement m’échappe.
- Bon garçon.
Dit-il, satisfait en essuyant de son index une goutte de sang sur mes lèvres. Mes yeux trahissent ma peur. Sa main droite caresse mon torse. Je frissonne de dégoût. Sa main descend le long de mes côtes puis arrivent à mon bassin. Je tressaille, puis remue avec force. L’index de sa main droite agrippe l’élastique de mon caleçon et doucement, le fait glisser.
- Je vous déteste…
Je murmure en sanglotant.  Il n’y prête pas attention et me détaille, satisfait. Mes larmes perlent sur le sol, se mélangeant aux gouttes de sang. Il sort ensuite de la pièce l’air réjoui. Me laissant seul, nu, dans le froid et le noir. Je finis par m’endormir après plusieurs heures à pleurer, la fatigue m’emportant dans un sommeil sans rêves. Quelques heures plus tard, un seau d’eau glacée me réveille. Je tremble de froid. Il est là, son sourire cruel aux lèvres, il me regarde. Mon regard fuit le sien. Il tient un couteau dans une main et une bouteille dans l’autre. Il va me tuer, c’est la fin. Je ferme les yeux et serre les dents, me préparant à mourir, mais rien ne vient. J’entends un petit rire, son rire.
- Tu crois vraiment que tu vas mourir ? Je ne suis pas un assassin tu sais.
Dit-il, sardonique. J’ouvre un œil. Il avance.
- En revanche, j’adore faire ceci.
Dit-il, le sourire aux lèvres en passant la lame du couteau sur ma joue droite. La lame laisse une profonde coupure sur celle-ci, du sang se met à couler, mon sang. Il se met alors à me tourner autour, passant la lame sur ma peau. Bientôt, de nombreuses coupures plus ou moins profondes marquent mon dos, mes cotes et mes épaules. De ces coupures coule mon sang, il glisse sur ma peau. Chaque coupure m’arrache un cri de douleur. Il prend beaucoup de plaisir à me voir souffrir, chacun de mes cris est pour lui une caresse, il ronronne presque. Tel un chat qui joue avec sa proie. Je serre les dents pendant qu’il m’en inflige une entre les omoplates. Il s’arrête et passe le plat de la lame sur sa langue, il goûte mon sang.
- Hum… Un délice. Ta douleur a un goût des plus… exquis.
Dit-il avec un petit rire. Il débouche la bouteille et me la vide sur le dos. J’hurle. C’est de l’alcool à quatre-vingt-dix degrés, chaque coupure me fait souffrir atrocement. La douleur est si forte. Je manque d’air, ma poitrine tressaute au rythme de ma respiration. Je regarde le sol, les yeux dans le vague. Il se baisse et essuie une goutte de sang mélangée à mes larmes qui coulent sur ma joue.
- Vous… Vous êtes un monstre…
Dis-je d’une voix étouffé par les sanglots que je peine à maîtriser. Il me sourit dans un mélange de tendresse et de méchanceté. Il dépose un baiser sur mes lèvres avant de sortir de la pièce. Un mélange d’alcool, de sang et de larmes macule le sol.
- Au secours…
Je murmure, épuisé. Mes forces m’abandonnent, je sombre dans l’inconscience. Mes souvenirs s’entremêlent, la douleur, la peur, la terreur, le sang, les larmes, une lumière. J’ouvre les yeux, je suis dans un lit, mon dos est bandé ainsi que ma joue. Tout mon corps me fait souffrir, mes poignets sont marqués par la corde. Je suis habillé d’un caleçon et d’un tee-shirt. Mon regard détaille la pièce. Carrée, un lit, une armoire, une table de nuit sur laquelle repose un verre d’eau me semble-t-il, une fenêtre avec des barreaux, une porte. Une porte… la sortie… Je tente de me relever malgré la douleur. Quelque chose me retient. Une laisse est accrochée au collier de cuir que je porte. Je tente de le défaire mais un petit cadenas empêche la languette de glisser. Je tends la main vers le verre d’eau mais il est trop loin, seul le bout de mes doigts le touche. J’essaie de le faire glisser vers moi mais mon geste ne réussit qu’à le faire tomber sur le sol où il se brise avec fracas. Je me crispe. Il entre alors. C’est bien un jeune homme, en dessous la trentaine, brun, yeux marrons, plutôt grand, athlétique, une balafre sur le visage au niveau de la joue droite. Son regard passe de moi au verre brisé. Je me recroqueville, les bras sur la tête, terrifié. Ma respiration s’est accélérée, je sanglote. Il rit doucement. Il s’assoit à côté de moi et caresse ma tête doucement. Je sursaute.
- C’est pas grave… Chuuu… C’est pas grave…
Dit-il avec douceur, sa main caressant doucement une de mes oreilles. Je tremble de peur et reste crispé. Il me redresse et me tient contre lui. Me serrant dans ses bras, avec douceur. Il me regarde droit dans les yeux. Je fuis son regard mais il m’attrape le menton et me force à le regarder dans les yeux. Il caresse ma joue gauche.
- Calme, n’aie pas peur… Chuuu… Tout va bien.
Murmure-t-il tendrement à mon oreille. Voyant que je ne me détends pas, il me masse la nuque. Je me détends un peu mais la peur me paralyse. Il soupire doucement et me recouche avec douceur. Je respire rapidement et m’attends à recevoir un coup, mais rien ne vient. Il défait alors les bandages et me met sur le ventre. Il examine les coupures quelques instant et part. Je soupire, il y a quelque chose, il ne m’a rien fait, il a même été doux. Il revient, un verre d’eau dans une main, un flacon dans l’autre. Il s’assoit et débouche le flacon. Mon dos se crispe ce qui a pour seul effet de  me faire pousser un cri de souffrance. Il dépose le verre sur la table de nuit et verse un peu de liquide dans ses mains. Il commence à me masser le dos, étalant l’étrange mixture sur mes coupures. Étonnamment, elle me soulage, je me détends alors. Ses mains sont chaudes et douces. J’ai toujours peur mais je me relâche. Je soupire. Il me tend le verre d’eau que je saisis. Je bois alors, c’est de l’eau, il y a un arrière-goût mais je ne sais pas ce que c’est. Il continue de masser mon dos, remettant du liquide sur ses mains de temps à autre. Je me sens… bizarre... j’ai l’impression que mon cerveau s’enfonce dans des sables mouvants…
- Qu’est-ce que…
Dis-je d’une petite voix. Ses mains glissent jusqu’à mon caleçon. Je ne peux plus bouger. Il rit doucement en baissant mon caleçon. Il pince ma fesse droite, puis me retourne. Je grimace de douleur. Il sourit sardoniquement.
- Je veux voir ton visage pendant que je te baiserais.
Dit-il cruellement. Il défait sa ceinture et baisse son pantalon. Je suis terrifié, tout ceci n’était qu’une ruse. Il passe sa main le long de ma cuisse gauche.
- Non…
Je gémis pendant qu’il entre en moi, ne pouvant rien faire d’autre que regarder. Il commence un va-et-vient douloureux de plus en plus violent. Mes doigts agrippent les draps, je serre les dents. Il continue son va-et-vient pendant quelques minutes avant de pousser un râle. Un liquide coule en moi. Je perds mon innocence à cet instant…

Réveil => réveille
terrifier => terrifié
très forts => fort
Au secoure => secours
Je cris => crie
mon cracha a atterrie => mon crachat a atterri
Je m’écris => Je m'écrie
presqu’atteinte son paroxysme => presque atteint
mes cotes => côtes
me réveil => réveille
coulent mon sang => coule mon sang
une goutte de sang mélangé => mélangée
mes larmes qui coule => coulent
un baisé => baiser
Mes souvenirs s’entremêle => s'entremêlent
n’est pas peur => n'aie
bizard => bizarre
Ses mains glisse => glissent
cette instant => cet instant
 
Meredith Epiolari

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MessageSujet: Re: Le Buveur d’Innocence [M]    Lun 17 Aoû - 10:15

Eh, c'est vraiment cool

Au début, je pensais à un enlèvement classique, mais en fait c'est vraiment dérangeant. Le côté double du ravisseur, partagé entre douceur et sadisme est très intéressant. On sent qu'avant tout il éprouve beaucoup d'amour pour sa victime, ce qui est assez paradoxal mais juste à mon avis.

Bref, j'ai vraiment aimé, j'imagine qu'il n'y a pas de suite de prévu mais tu pourrais presque en faire une Wink

Il y a juste cette petite répétition qui m'a gênée, sinon c'est parfait :

Ouranos a écrit:
Je regarde le sol. Des gouttes de sang tombent sur le sol.

 
Iskupitel

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MessageSujet: Re: Le Buveur d’Innocence [M]    Lun 17 Aoû - 13:22

Avant toute chose, j'ai quelques remarques à faire au niveau de la correction de Dedarimi :
  1. cracha -> crachat ;
  2. j'aurais ce que je veux avant -> j'aurai ;
  3. je la mord -> je la mords ;
  4. un gout métallique -> un goût métallique ;
  5. l'air réjouit -> l'air réjoui ;
  6. mes cotes ou mes épaules -> mes côtes ou mes épaules ;
  7. les plat de la lame -> le plat ;
  8. Mon regard détaille la pièce. Carré, un lit -> carrée (supposé-je, étant donné qu'il me semble qu'on parle de la pièce) ;
  9. il y a un arrière-gout -> arrière-goût.


Ensuite, je dois dire que j'ai trouvé ce texte très agréable à lire !
Comme l'a dit Dedarimi, le personnage du ravisseur est très intéressant et donne un côté largement plausible au texte.
J'ai été gêné par certaines phrases, en ce sens que j'ai trouvé certaines virgules très mal placées et certaines phrases bancales (par exemple « Je bois alors, c'est de l'eau, il y a un arrière-goût mais je ne sais pas ce que c'est. » Je trouve que le rythme donné par les virgules entourant « c'est de l'eau » est très peu agréable à l'oreille. Il aurait été préférable, à mon sens, de faire deux phrases et d'ajouter un mot : « Je bois alors. C'est de l'eau et il y a un arrière-goût, mais je ne sais pas ce que c'est. » On aurait également pu remplacer le point par un point-virgule, qui aurait, maintenant que j'y pense, établi une liaison avec la seconde phrase, comme il est nécessaire ici.)
Les phrases courtes ont un réel intérêt et elles ont été très bien utilisées sur toute la longueur du texte.
À part, donc, les problèmes de virgules, je n'ai rien vu qui soit particulièrement dérangeant en termes de syntaxe, ce qui est plutôt agréable.
Ah si, autre chose : Les propositions incises sont introduites étrangement, je trouve. N'aurait-il pas été plus clair de les mettre, précédées d'une virgule, à la fin ou au milieu des paroles des personnages, plutôt que de les instituer en phrases alors que, honnêtement, «Dis-je d'une petite voix » ça fait vraiment bancal comme phrase ?
Voilà, je voulais juste soulever ce point histoire d'être un peu constructif Wink

Je suis content d'avoir lu

 
Rêves

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MessageSujet: Re: Le Buveur d’Innocence [M]    Lun 17 Aoû - 13:33

J'ai été un peu surprise de tomber sur un texte de ce genre... et j'ai adoré le lire
Au niveau de la rédaction, c'est bien écrit, malgré les répétitions - trop fréquentes à mon goût - qui m'ont dérangée moi aussi (par exemple, en début de texte, le mot "poignet" est mentionné trois fois en seulement deux phrases). Mais mis à part ça, je suis d'accord avec Meredith, ton texte était très bien et une suite ne serait pas de trop Very Happy





La porte de nos rêves n'est pas si loin de celle de nos cauchemars.




                                                                                                                                                                   
 
Meredith Epiolari

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Reine de l'Impro
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MessageSujet: Re: Le Buveur d’Innocence [M]    Lun 17 Aoû - 14:01

Message édité, merci Isku d'être repassé derrière moi, je n'arrive pas à croire que j'aie pu laisser passer tant de fautes, surtout que pour le "cracha", je m'étais dit que je devrais le modifier et j'ai oublié x)

 
Ouranos

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MessageSujet: Re: Le Buveur d’Innocence [M]    Lun 17 Aoû - 19:39

Merci à tous pour vos commentaires, j'ai mis plusieurs semaines à écrire ce texte, j'ai dû le réécrire plusieurs fois et modifier des passages. Je l'ai écrit pendant le début des vacances sur ordinateur puis sur papier, je l'ai réécrit sur ordinateur et re-modifié, ce qui explique les quelques nombreuses virgules mal placées. Je ne comptais pas écrire une suite mais vu votre intérêt pour ce texte et la demande je pense écrire une suite ^^. Merci encore à vous tous.
 
Ouranos

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MessageSujet: Re: Le Buveur d’Innocence [M]    Dim 4 Oct - 18:43

Il s’est endormi à côté de moi. La paralysie s’estompe bientôt et je tente alors de m’éloigner le plus possible de lui. Mes coupures me font moins souffrir, malheureusement, suffisamment pour que j’évite de bouger. De plus, la violence avec laquelle il est entré en moi me cause quelques douleurs. Il ouvre un œil. Je me crispe, ce qui a pour effet de me faire mal. J’ai peur. Peur qu’il entre en moi de nouveau, peur qu’il ne me dépèce le dos, peur de son sourire… Il se relève. Je le regarde terrifié. Il me regarde alors. Je me roule en boule, apeuré. Il passe une main douce sur ma joue droite. Je grimace de douleur. Il referme son pantalon. Je soupire, rassuré. Il dépose tendre baiser sur mon front puis sort de la pièce, sans un mot. Je remonte rapidement mon caleçon pour ensuite rester prostré, le regard dans le vide pendant des heures, me semble-t-il. Je m’endors, sa présence loin de moi me rassure. Je ne rêve pas, du moins je crois, tout est noir, et glacé. J’ouvre les yeux. Il est là. Il porte un plateau sur lequel se trouvent une assiette et un verre d’eau. Je le regarde, apeuré et à la fois curieux. Mon ventre gargouille. Il sourit et s’approche du lit où il s’assoit. Je recule, mon cœur bat fort. Il présente une fourchette pleine à ma bouche. Mon regard passe de la fourchette à lui encore et encore. Me souvenant du verre d’eau piégé je donne un violent coup dans la fourchette qui lui échappe des mains et vient s’écraser contre le mur. Il soupire et va ramasser la fourchette.
- Ne te laisse pas mourir de faim pour rien… Je t’assure que cette assiette n’est pas piégée. Regarde. Dit-il en mangeant une bouchée puis me tend la fourchette de nouveau remplie. Je regarde quelques instants la fourchette puis la faim maltraitant mon estomac, je me décide à ouvrir la bouche. Il continue de me nourrir ainsi jusqu’à ce que l’assiette soit finie puis il me tend le verre d’eau. J’hésite un instant puis prends le verre et bois. C’est de l’eau, pas d’arrière-gout, rien. Je suis rassuré, il n’a pas tenté de me piéger, du moins je crois. Il dépose le plateau par terre et me prend le verre des mains. Nous nous regardons, moi apeuré lui tendre. Il pose le verre et s’approche de moi. Je recule et heurte l’appui du lit, je pousse un gémissement de douleur. Tel un chat, il avance vers moi, à quatre pattes sur le lit. Coincé contre l’appui du lit, je ne peux rien faire pour l’empêcher d’approcher. Je tente de lui donner un coup de pied mais il attrape mon pied et tire dessus. Je suis à présent en dessous de lui, à quatre pattes sur moi il me regarde, gourmand. Il se penche sur moi. Je tourne la tête et ferme les yeux. Je sens sa respiration dans mon cou. Il dépose un baiser sur celui-ci. Je frémis à son contact. Il embrasse mon cou encore une fois, laissant un suçon, puis il enlève son tee-shirt. Ma respiration s’accélère. Que va-t-il faire ? Il va encore rentrer en moi ?! Je tremble légèrement. Il se couche à côté de moi et me regarde avec attention. Mon regard fuit le sien. Il me prend dans ses bras et m’étreint doucement. Son corps est chaud et doux. Sa main caresse doucement mes cheveux. Je me détends un peu. Il vient m’embrasser timidement d’abord puis avec fougue. Je me laisse faire. C’est étrange, mes forces sont comme aspirées, je ne me débats pas ni tente d’interférer dans ses mouvements. La peur est toujours là mais pas celle qui paralyse… Sa langue entre dans ma bouche. Je secoue un peu la tête. Sa main passe sous mon tee-shirt et vient doucement caresser mon torse. Ce contact me fait tressaillir. Il enlève de son autre main son pantalon. Mes battements de cœur s’accélèrent, je suis inquiet. Que fait-il ?  Il arrête de m’embrasser. Je m’essuie la bouche. Il prend mon poignet. Je tente de me libérer mais il est plus fort que moi. Il approche ma main de son torse. Apeuré, je redouble d’effort pour me libérer. Ma main entre en contact avec son torse. Je frémis. Il la fait descendre le long de son ventre. Je gémis. Ma main guidée, arrive au niveau de son caleçon. Je ferme le poing et tire de toutes mes forces. Son autre main passe alors sur ma joue mutilée. La douleur me force à lâcher prise. Ma main touche à présent son caleçon au niveau des parties. Je gémis. Sa main libre caresse mes parties par-dessus le caleçon. Je sanglote, terrifié. Ma main libre tente de le repousser mais il est trop fort et trop lourd. Je la sens sous son caleçon. J’hoquette de dégoût. Sa main entre dans mon caleçon.
- Non !! Vous n’avez pas… Je crie mais il m’interrompt en posant ses lèvres sur les miennes. Je pleure, terrifié et impuissant. Il me caresse doucement. Je sens son érection contre ma paume. Je suis profondément dégoûté. Il lâche ma main que je retire rapidement. Il est maintenant sur moi, me caressant les parties, lui presque nu. Il arrête de m’embrasser et descend doucement, sa tête au niveau de mon torse. Je tente de le repousser avec mes deux mains mais d’une main il les attrape et serre mes poignets meurtris. Je crie de douleur. Sa langue vient doucement lécher mon téton gauche. Il le tète goulûment, comme un chaton aux mamelles de sa mère. Je détourne la tête, dégoûté. Une main vient doucement me caresser la fesse droite. Il s’arrête et se relève. Il défait la laisse et me pousse hors du lit. Il tire sur la laisse pour que je le suive en dehors de la chambre. Je le suis, les yeux baissés, résigné. Nous arrivons dans un grand salon, il me fait asseoir sur une chaise à une table. Il dépose un papier devant moi, ainsi qu’un crayon.
- Signe en bas de ce document, dit-il doucement, en face de moi. Lorsque tu auras signé ce papier tu m’appartiendras et tu devras m’obéir au doigt et à l’œil. Ton corps entier sera à moi ! Jubile-t-il avec un sourire. Je regarde la feuille puis lui puis la feuille. Je la prends, le regarde droit dans les yeux et la déchire.
- Jamais. Je dis froidement en le regardant la tête haute. Il me donne une claque puissante mais je relève la tête. Une autre claque retentit. Les larmes viennent mais je les contrôle. Il prend alors un bâton à côté de lui, je ne l’ai pas vu, et frappe mon épaule gauche avec. La douleur est trop forte, mes larmes coulent sur mon visage. Il dépose un autre papier devant moi, semblable à celui d’avant.
- Signe ! Il rugit avec colère. Je tremble de peur et je sanglote. Mes mains tremblent tellement que je peine à attraper le crayon. Un autre coup me frappe l’épaule droite cette fois ci. J’attrape le crayon tant bien que mal. Une de mes larmes tache le document. Ma main tremblotante s'approche du document et s’apprête à signer. Je le regarde apeuré. Il lève le bâton. Je signe le document à toute vitesse. Je serre les dents, attendant le coup qui ne vient pas, à la place vient une caresse sur ma joue gauche. Je relève la tête, il est là. Il ramasse le document et le range. Je tremble toujours, replié sur moi-même. Il défait la laisse et caresse doucement ma tête.  
- Suis-moi, ordonne-t-il, impérieux. Je me relève et le suis, les larmes aux yeux.

Les jours passent pendant que je suis à son service, j’obéis sans rechigner. Une caresse vient me remercier de temps à autres et un coup de bâton lorsqu’il n’est pas content. Il me nourrit et prend soin de moi. Je ne suis vêtu que d’un caleçon, la maison est chaude mais le sol est dur et j’ai souvent mal aux pieds. Mes blessures se soignent petit à petit, mais la coupure sur ma joue a du mal à cicatriser.
Je nettoie une lampe lorsqu’il m’appelle. J’approche, le regard baissé. Il est assis dans un fauteuil. J’approche encore, je suis tout près de lui.
- À genoux, ordonne-t-il. Je m’exécute sans broncher pendant que sa main vient doucement me caresser le crâne. Pendant plusieurs minutes, il me caresse doucement, avec affection. Mon regard vide est rivé sur le sol, il me relève la tête et me regarde droit dans les yeux. Mon regard fuit le sien mais une tape sur la tête me force à le regarder. Un tendre sourire sur les lèvres, il me regarde avec attention.
- Bon garçon, dit-il et me caressant la tête une nouvelle fois. Pour te récompenser de ta bonne conduite, tu as le droit à une petite surprise. Viens sur mes genoux. J’hésite un instant, puis viens m’asseoir sur ses genoux. Il m’embrasse dans le cou et m’enserre doucement dans ses bras. Je ne bouge pas et le laisse faire. Il sort alors de sa poche un petit paquet et me le tend. Je le prends et le regarde quelques instants.
- Vas-y, ouvre-le, dit-il, avec insistance. Ça va te plaire, je t’assure. Il me regarde avec beaucoup de tendresse et de douceur. Je suis crispé, j’ai peur. J’ouvre le paquet qui renferme un collier pour chien en cuir rouge, une médaille dorée est accrochée à celui-ci sur laquelle est écrit : Lucas. Je regarde le collier avec stupeur, je ne sais pas quoi dire. Son sourire s’est agrandi, il défait l’ancien collier et attache le nouveau autour de mon cou.
- Merci mais… Je ne m’appelle pas Lucas… Je murmure, le regard baissé. Son regard se durcit et son sourire s’estompe.
- Maintenant si, dit-il rudement, Tu t’appelles Lucas, point final. Je baisse les yeux et descends de ses genoux. Il me suit du regard.
- Bien maître, je m’appelle Lucas, dis-je d’une voix triste. Je retourne au ménage. Je me dirige alors vers la cuisine pour faire la vaisselle. Il se lève puis m’observe pendant que je lave la vaisselle. Je frissonne en sentant son regard dans mon dos, il s’approche alors, il vient se coller à moi et passe ses bras sous mes bras et me serre contre lui. Je sens son tee-shirt dans mon dos, il a chaud. Je sens son souffle dans mon cou. Il respire l’odeur de ma peau. Je tremble un peu, non à cause du contact mais parce que j’entends son cœur battre. Un léger battement de cœur que je sens dans mon dos. Le battement s’accélère, sa respiration aussi. Il m’embrasse dans le cou. J’arrête la vaisselle et le laisse glisser sa main dans mon caleçon. Les baisers deviennent de plus en plus enflammés et ses caresses de plus en plus provocantes.
- J’ai envie de toi… me murmure-t-il à l’oreille, pendant que je gémis à cause du pincement de ma fesse gauche. Je n’ose ouvrir la bouche pour lui répondre. Sa langue lèche ma joue droite pendant que sa main caresse doucement mes parties.
- Bien maître, dis-je sans conviction pendant que son autre main tient fermement mon poignet. Il fait doucement glisser mon caleçon au sol. Me voilà nu, il m’emmène dans une grande chambre en me tirant par le poignet et me pousse sur le lit. Il se déshabille et me rejoint sur le lit. Il se met sur moi et cherche mes lèvres. Je ne me débats même pas, ça ne sert à rien avec lui. Il m’embrasse avec fougue, son corps est brûlant et je sens son pénis contre mon bas ventre. Ses mains passent sur tout mon corps et je sens bientôt un doigt dans mon… Je gémis de douleur et de dégoût. Un coup de téléphone retentit. Il ne va pas y prêter attention et il va encore me violer ! Mais non il me délaisse pour le téléphone.
- Rhaa qui me dérange ! crie-t-il pour lui-même. De toute façon tu n’es pas assez détendu, me dit-il avec colère. Je me recroqueville sur moi-même, terrorisé. Il décroche le téléphone.
- Allô ? Oui. Très bien. J’arrive, dit-il avant de raccrocher le téléphone. Je reviens, détends toi et ne bouge pas de là, c’est compris ? Me demande-t-il avec un regard de fer. Mon regard croise le sien, je baisse alors les yeux. Il approche et prend mon menton dans sa main.
- Me suis-je bien fait comprendre ? dit-il, tranchant. J’acquiesce en détournant de regard. Il se rhabille rapidement et part en refermant à clé derrière lui. Je me lève alors, et marche jusqu’au salon où je m’affale sur le canapé. J’ai déjà cherché partout, il n’y a pas de sortie, toutes les fenêtres ont des barreaux et le téléphone comporte un code que je n’ai pas. Je reste là, sur le canapé, blottit entre les oreillers . je finis par m’endormir, fatigué par toutes les tâches ménagères que chaque jour je dois accomplir. Quelqu’un me réveille quelques heures plus tard, c’est un autre jeune homme.

Il s'est endormit => endormi
du verre d'eau piéger=> piégé
de nouveau remplit=> remplie
puis prend=> prends
Je recule et heurt=> heurte
à son contacte=> contact
Mon regard fui=> fuit
...et m'étreigne=> m'étreint
Ce contacte=> contact
...sont comme aspiré=> aspirées
je ne me débat pas=> débats
ni tente d'interféré=> interférer
Mes battements de cœur s’accélère=> s’accélèrent
J’hoquet de dégoût=> J’hoquette
Mon teston=> mon téton
Je cri=> crie
Attrape et sert=> serre
aux testons=> aux mamelles (vu que tu parles d’un animal, c’est mieux, mais situ préfères, c’est « tétons » Wink )
je les contrôles=> contrôle
m'assoir=> m'asseoir
approche=> s’approche
Les jours passe=> passent
de temps à autre=> autres
Je ne suis vêtue=> vêtu
A genou=> À genoux
Mon regard fui=> fuit
A le regarde=> regarder
son sourire s’est agrandit=> agrandi
et descend=> descends
au contacte=> contact
provoquantes=> provocantes
brulant=> brûlant
ses mains passe=> passent
Cri-t-il=> Crie
De toute façon=> de toutes façons (ça ne change pas, de toutes les façons, c'est au pluriel)
 
Meredith Epiolari

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Reine de l'Impro
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MessageSujet: Re: Le Buveur d’Innocence [M]    Jeu 15 Oct - 18:06

J'avais peur que cette deuxième partie n'apporte pas grand chose, qu'il n'y ai pas de progression. Après tout, maintenant que l'homme est entré en lui, que peut-il faire de pire ? Cependant, j'ai été agréablement surprise, puisque tu as effectivement su maintenir une progression et que cette suite est effectivement très pertinente.

Je trouve quelque chose d'incroyable : malgré son caractère pathétique (dans le sens qui entraîne la pitié du lecteur), ton texte a quelque chose de jouissif. On devrait avoir affaire à un thriller ou un roman dramatique, et pourtant on a l'impression de lire un roman érotique. Cette dualité est à mon avis très intéressante et bien dosée.

Enfin, la dernière phrase est très surprenante et annonce une suite que j'attends avec impatience. C'est du bon travail, bravo !

 
Ouranos

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MessageSujet: Re: Le Buveur d’Innocence [M]    Jeu 15 Oct - 21:15

Merci Meredith ^^.
Ça fait très plaisir ce genre de commentaire ^^
Pour info, une suite devrait sortir dans quelques temps.
 
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MessageSujet: Re: Le Buveur d’Innocence [M]    

 
 

Le Buveur d’Innocence [M]

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