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 La tragédie de Paris [S] [en cours]
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Jack Vessalius

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MessageSujet: Re: La tragédie de Paris [S] [en cours]   Jeu 23 Oct - 20:34

"Le bruit de la vérité les épouvante comme la crécelle d’un lépreux." Henry de Montherlant

CHAPITRE XIV : IL Y A CENT CINQUANTE ANS

Leito se leva pour aller chercher un stylo sur un buffet calé dans le coin à gauche de la porte. Des dorures ornaient les délimitations entre le bouchon, le corps et l'extrémité. Les reflets multiples et complexes visibles sur les parties grises et noires caractérisaient bien ce matériel coûtant plus de trois cents euros que l'on trouvait dans les galeries de luxe. N'ayant connu, dans le palais élyséen, que la prison souterraine et cette pièce tout à fait lambda, cet objet était le premier qui l'interpellait par son indécence. Bien sûr il n'avait pas la naïveté de s'imaginer que le reste du château était d'un autre ordre. Lors de la grande guerre de 2184 contre la Coalition Démocratique, la population française sombrait dans la misère pendant que tout le gratin politicien écrivait avec des stylos de ce genre.

- M. Cagoulac ?

Arthur se sentait tellement mal qu'il ne daigna même pas répondre à cette interpellation. Les battements de son thorax furent puissants mais néanmoins de courte durée. Pourtant son état psychologique ne lui permettait pas de réfléchir tranquillement à ce que Leito lui expliquait. Tout un tas de souvenirs ou alors de réflexions futiles embrouillaient son esprit. Il pensait avoir perdu sa femme lors de la deuxième tragédie, mais pour la première fois il n'en fut plus très sûr. De toute manière, y penser ne servait à rien.

- Vous allez bien ?
- Continuez, répondit Arthur en levant la main gauche et en grimaçant.

Leito tenta de plaquer du mieux le papier froissé sur la table puis entoura tous les visages photographiées, mis à part ceux de Devo et Alexandre.

- En ce qui concerne les autres personnes, nous n'avions à l'époque aucune information précise. Cependant, un fait étrange nous avait interpellé. La deuxième tragédie de Paris consista en un effondrement de très nombreux bâtiments. Aucun des plus connus ne fut épargné, les ministères, l'Arc de Triomphe, la Tour Eiffel, etc. D'après les constatations de l'enquête, la quantité de débris remplissant la capitale était presque le double de ce à quoi l'on pouvait s'attendre. Certains matériaux n'avait aucun lien avec les bâtiments qui étaient présents à l'époque. Certains n'étaient même plus utilisés depuis des décennies.

- Vous êtes vraiment sûr de tout ça ? interrompit Arthur, intrigué.
- Sûr et certain. L'enquête réalisée il y a douze ans l'atteste formellement. J'ai pu me procurer en personne le dossier complet de l'enquête réalisée sur la deuxième tragédie il y a douze ans. Et mon père avait réussi à y avoir accès avant moi.
- Et vous avez pu élucider ce mystère ? interrogea Arthur avec une curiosité de plus en plus visible.
- Ni celui-ci ni tous les autres. Il y a d'autres faits très troublants découverts par l'enquête sur la tragédie. A l'époque, les enquêteurs ont eu l'idée de cartographier la zone des décombres, qui était curieusement délimitée de manière très nette. Je vous laisse regarder la carte parisienne projetée.

Une ligne circulaire parfaite, partant de Vitry-sur-Seine, commençait à entourer une bonne partie de l'agglomération parisienne en formant un cercle parfait.

- Voilà une délimitation de la zone où tous les bâtiments se sont effondrés. La capitale parisienne fut complètement ravagée. Cette ligne délimite la zone de manière tout à fait précise malgré le fait qu'elle forme un cercle. La zone est une figure géométrique parfaitement régulière.
- C'est complètement incroyable... réagit Arthur par défaut, en scrutant la carte.
- Vous ne connaissez qu'une toute petite partie de l'affaire. Mais les enquêteurs ont découvert des coïncidences bien plus troublantes. Ils ont fait divers rapprochements avec la première tragédie de Paris, il y cent-cinquante ans, laissant penser que ces deux événements sont reliés. Comme si... Paris était une ville maudite... J'ai presque peur que notre siècle connaisse une troisième tragédie dans la même ville.
- Une troisième tragédie ? Quelles sont ces découvertes ?
- Tout d'abord il faut savoir une chose. Les natures de ces deux événements n'ont pas grand chose à voir. Il y a cent-cinquante, des bandes de meurtriers Xenadags tuaient en masse dans la zone. Les enquêteurs l'ont su à partir d'un enregistrement d'une conversation téléphonique entre les forces de police de la zone dans la période précédant juste celle de la première tragédie. Dans la deuxième, nous n'avons aucune idée de ce qu'il s'est passé. Personne n'a été témoin des meurtres commis il y a douze ans. Mais un fait incroyable a été caché à l'époque de la première tragédie à toute la population. Tenez-vous bien.
- Je vous écoute ! s'impatienta Arthur
- A l'époque, en 2055, juste après les événements, tout le gouvernement étant décimé, les forces de police aux alentours, sur la périphérie de l'agglomération parisienne, essayèrent de boucler en quelque sorte toute la zone. Quelque chose de l'ordre de deux mille cinq cents kilomètres carrés. Un travail titanesque. Vous savez pourquoi ?
- Je n'en ai aucune idée, admit Arthur qui préférait attendre la suite que de réfléchir.
- Ils voulaient cacher la vérité car elle était incompréhensible. Mais des milliers de gens l'ont vue. Des photos et des vidéos ont circulé sur Internet, le gouvernement provisoire d'alors les a toutes censurées. Ils ont saisi tous les photos ou vidéos qu'ils pouvaient ayant filmé l'événement. Cependant, il est impossible de cacher un tel carnage, surtout à l'ère numérique. A l'époque des rumeurs sont donc nées mais elles n'ont pas été prises au sérieux. Le temps les a toutes tuées.
- Qu'est-ce que vous cachiez à l'époque ?
- Ô moi rien ! Je n'étais certainement pas né en 2055 ! Tenez-vous bien à présent, je vais afficher une photo satellite prenant l'événement.
Arthur fit un mouvement de recul. L'image avait zoomé un cratère géant, avec quelques points mal répartis sur le contour. Il ne fallait surtout pas penser à ce que ça pouvait être. Cette éventualité ne pouvait qu'être refoulée. Il osa néanmoins poser la question fatidique...

- Où est-ce que ça se trouve ? se risqua-t-il en feignant de ne pas comprendre.
- Toute l'agglomération parisienne... partie en fumée. Un néant cauchemardesque.
- Je n'arrive même pas... à ne pas vous croire, maintenant. La première tragédie est en lien avec la chute d'un objet extraterrestre ?
- Pas du tout. Ne cherchez même pas d'explication valable. Tout a disparu sans que rien de normal ne le cause. Cet impact n'a rien à voir avec le cratère d'une météorite ou quoique ce soit. Le trou n'est pas du tout profond et il y a quelque chose de très étrange dans la forme, j'y reviens. Aucun enquêteur, aucun scientifique n'a résolu la question du pourquoi du comment. Pourtant, des faits étranges ont prouvé un lien évident entre les deux tragédies, quel que soit le nombre d'années qui les sépare.
- Lesquels ?
- Revenons au cercle délimitant la zone de dégâts de la deuxième tragédie. Nous avons procédé à une superposition avec le contour du cratère que je viens de vous vous montrer. L'expérience fut extrêmement concluante. Les enquêteurs avaient déjà pressenti que les emplacements, la taille, étaient les mêmes. Ils ont réussi à l'établir en tout point, au centimètre près. Il y a quelque chose d'encore plus prodigieux. Le contour de ce cratère est, malgré son diamètre de plusieurs dizaines de kilomètres, un cercle parfait. Ça a été calculé à quelques millimètres près. Je ne vois pas comment la nature peut être capable d'un tel prodige.
- C'est vraiment... comment dire... troublant tout ça, s'interrogea Arthur, le souffle mal assuré, convaincu de la sincérité de son interlocuteur. Vous n'avez rien conclu de tout ça ?
- Vu l'étonnante régularité de la chose, toutes les personnes ayant enquêté sur le phénomène en sont venues à soupçonner toujours plus l'origine criminelle de cela. Un Xenadag au pouvoir effroyable, capable de faire disparaître quasiment toute la région parisienne et ses habitants dans le néant absolu. Pourtant, on a quand même réussi à comprendre que ce n'était pas le cas.
- Comment ça ?
- C'est là que le lien entre les deux tragédies devient évident. Lors de la reprise de l'enquête suite à la seconde tragédie, après que le lien entre les deux a été soupçonné, l'une des tâches un peu compliquées de la cellule d'enquête a été de restaurer toutes les données d'une enquête datant de cent cinquante années. Parmi tout ce qui a été restauré, tels quelques enregistrements vidéos, toutes les informations sur l'étude du cratère, on a réussi a récupérer une infime partie de la liste recensant les millions de personnes disparues. Le travail accompli au siècle dernier a dû en être un de titan.
- Alors, qu'est-ce que ça a donné ?
- Quelques dizaines de personnes ont suffi à découvrir des choses vraiment intéressantes. Parmi les personnes disparues dont on a pu restaurer l'identité, on a retrouvé le corps de certaines d'entre elles après la deuxième tragédie. Le même visage, la même morphologie. On a même, pour trois de ces personnes, retrouvé dans les anciennes archives les séquences ADN dans le fichier anti-criminalité d'il y a cent cinquante ans. On les a alors comparées avec l'ADN des personnes recensées lors du début de l'enquête suite à la seconde tragédie.
- Vous... vous voulez sérieusement me dire qu'elles sont identiques ? Les mêmes personnes ?
- Aucun doute possible ! Personne n'a le même ADN. Les victimes de la première tragédie se sont retrouvées dans la deuxième. Pour moi il n'y a qu'une explication : un Xenadag a fait voyager le Paris du siècle dernier dans le temps.

Leito esquissa un sourire et pencha brutalement la tête en arrière.

- M. Harper... est-il plaisant d'écouter aux portes ?

Arthur vit la porte s'ouvrir délicatement et trois hommes en uniforme firent irruption dans la pièce. Les deux hommes portaient la tenue traditionnelle de la Garde Républicaine, avec leurs couvre-chefs métalliques surmontés de froufrous bordeaux quelque peu ridicules, leurs vestes noires parcourues par un tissu blanc le tout couvert de tresses bicolores ocres et rouges, accrochées au niveau des boutons et jusque derrière l'épaule. L'un d'entre eux se retira avec le bruit caractéristique des hautes bottes noires frottant avec le pantalon bleu marine.

- Monsieur le président, c'est l'heure du discours d'investiture qui ouvrira la cérémonie. Toutes les unités militaires sont déjà en place. Je vous laisse me suivre.
- Garde, veuillez reconduire avec votre collègue cet homme dans la cellule spéciale n°5, salle B2 au sous-sol. Ceci fait vous mettrez les clés dans l'ouverture de cette boite.

Leito s'avança en dehors de la salle et désigna une petite caisse jaune accrochée au mur à côté de la porte. Il lui confia un trousseau et s'enfonça dans les couloirs derrière Dominique Harper, laissant Arthur exiger vainement qu'enfin on le libère. Il n'avait actuellement rien dit sur les circonstances de sa rencontre avec Devo, comme Leito l'avait exigé...
les enquêteurs ont découverts => on découvert
évènements => événements
kilomètres carré => carrés
Ils ont saisis => saisi
ayant filmées => filmé (COD > L'événement)
quelque soit => quel que soit
avaient déjà pressentis => pressenti
Parmi tout ce qui a restauré => été restauré (je suppose ?)
On a même, pour trois de ces personnes, retrouvées => retrouvé
On les a alors comparés => comparées
personnes recensés => recensées
couvres chefs => couvre-chefs
quelque peu ridicule => ridicules
Leito s'avance en dehors de la salle et désigne une petite caisse jaune accrochés au mur à côté de la porte. => Leito s'avança en dehors de la salle et désigna une petite caisse jaune accrochée au mur à côté de la porte.


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Jack Vessalius

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MessageSujet: Re: La tragédie de Paris [S] [en cours]   Jeu 23 Oct - 20:37

Bon bah avec la nouveau design je ne sais plus comment on récupère le lien d'un post unique pour avoir une ancre et mettre un lien dans le sommaire...
 
DSpiricate

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Green Father
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MessageSujet: Re: La tragédie de Paris [S] [en cours]   Jeu 23 Oct - 21:33

Clic droit sur le nom de l'auteur du message, examiner l'élément, et l'ancre numérotée est le nœud juste au-dessus Wink

Sinon tu crées des ancres que tu places dans chaque chapitre ^^



 
Jack Vessalius

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MessageSujet: Re: La tragédie de Paris [S] [en cours]   Ven 24 Oct - 16:24

Non Dys, il n'y a plus de lien au niveau des titres de messages donc plus d'ancre dans l'inspection d'élément ni le code source. Quant à créer des ancres il faut utiliser du code HTML en priant pour que ça soit activé, où insérer ça dans du BBCODE? Oui mais comment ? Sinon il n'y a pas moyen de récupérer l'adresse comme celles que j'ai utilisées chapitres 1-13 ? oui mais comment aussi ?
 
Meredith Epiolari

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Reine de l'Impro
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MessageSujet: Re: La tragédie de Paris [S] [en cours]   Ven 24 Oct - 17:43

Problème résolu pour le lien du chapitre 14 ^^
Je sais pas si c'est au plus simple, mais quand tu fais éditer et envoyer, l'URL qui s'affiche dans la barre en haut de ta page web est celle du post que tu viens de modifier donc tu n'as plus qu'à la copier et la coller dans ton sommaire Very Happy

EDIT :
Histoire de commenter un peu le chapitre quand même ^^
Quand j'ai vu l'histoire des extraterrestres, j'ai eu un peu peur. Quand j'ai vu l'histoire de ces gens qui sont morts deux fois, j'ai eu un peu peur. Mais quand ça a commencé à parler de voyage dans le temps, je me suis dit que ça allait être cool !
La suite quand tu veux Wink

 
DSpiricate

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Green Father
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MessageSujet: Re: La tragédie de Paris [S] [en cours]   Ven 24 Oct - 19:25

Bon eh bien Mere je vais te laisser régler chaque problème ta solution est simple et efficace contrairement aux miennes x'D

Edit : Faudrait aussi que je commente, mais aujourd'hui ça va être un peu court, dsl x')



 
Jack Vessalius

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MessageSujet: Re: La tragédie de Paris [S] [en cours]   Ven 24 Oct - 20:56

Pardon mais quand ai-je parlé d'extraterrestres ?  Shocked Shocked Shocked Shocked Shocked Shocked Shocked Shocked Shocked Shocked Shocked Shocked
(tape "extraterrestre" dans CRTL+F)
AAAAAA la chute d'un objet extraterrestre !!! Bah écoute, enfin quand tu vois un cratère géant, oui ça te vient en premier à l'esprit. merci Rimi de m'avoir fait croire que j'avais sans faire exprès parlé d'une invasion extraterrestre, non je t'assure, des fois je confonds des noms alors mettre des absurdités dans mes textes ça me fait peur et tu m'as vraiment fait croire que j'avais déraillé.
En conclusion,
quand j'ai vu Rimi dire "j'ai eu un peu peur", j'ai commencé à me dire : merde elle n'aime plus l'histoire, et j'ai eu un peu peur
quand j'ai vu Rimi dire la même chose une seconde fois, j'ai comencé à me dire "merde elle n'aime pas du tout pale Crying or Very sad (pourtant c'est cool l'idée des gens morts deux fois  ), et j'ai un peu peur encore
quand j'ai vu Rimi dire "je me suis dit que ça allait être cool" (alors qu'en sdoit le voyage dans le temps c'est cliché, mais je compte pas l'aborder de manière cliché du tout hein) je me suis dit "ouf !*sueurs froides*"
Tu sais Rimi que je tiens vachement à tes commentaires  et je t'en remercie
 
Jack Vessalius

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MessageSujet: Re: La tragédie de Paris [S] [en cours]   Lun 27 Oct - 23:30

Voilà, j'essaie d'associer des musiques à quelques persos mais c'est un peu difficile. Du coup il est possible que ça change.

En avant-première, la musique d'un personnage féminin non encore apparu qui aura un rôle de première importance dans le futur.


Neimen


Leo


Alexandre


Devo (ça se discute mais j'ai aussi mes raisons)


suite à venir


Dernière édition par Jack Vessalius le Dim 9 Nov - 10:44, édité 1 fois
 
Lullaby

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Connasse
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MessageSujet: Re: La tragédie de Paris [S] [en cours]   Mer 5 Nov - 13:51

Voilà juste un petit com pour dire que j'ai lu et que j'attends la suite Razz
(rien à redire sur ce chapitre)





Et pour me lire, jetez un coup d'oeil ici.

"En bref, j'aime ces lunettes !" Kyoukai no kanata (ouais ça m'a marquée)



 
Jack Vessalius

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MessageSujet: Re: La tragédie de Paris [S] [en cours]   Mer 5 Nov - 19:09

Je vais essayer de le poster après-demain.
Merci pour ta lecture !
 
ARK

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MessageSujet: Re: La tragédie de Paris [S] [en cours]   Mer 5 Nov - 19:24

De plus en plus intéressant. J'attend de voir la suite de ton développement.

Ton roman est de ceux qui sont à double tranchant. Il s'articule autour d'un mystère central. Généralement cela tient très bien le lecteur en haleine, en disséminant ca et là de petits indices, des évolutions de l'histoire, des promesses pour le lecteur.

Mais le gros danger de ces textes est qu'il faut maintenir un rythme régulier et constant dans les révélations. Ne pas trop en dire. Ne pas laisser le mystère trop épais. En fait pour moi, ce type de roman, c'est un peu comme de faire de la chantilly. Si tu mouline trop vite, ou trop lentement, c'est loupé.

Il faut pratiquer un véritable jeu d'équilibriste intellectuel, et c'est très difficile. Courage pour la suite!


Dans le même ordre d'idées, il faudra que la fin de l'histoire soit à la hauteur. Quand on fait monter la sauce pendant X chapitres, il faudra envoyer du lourd dans le grand final. Et ca c'est tellement dur que bien souvent même des auteurs pros se vautrent lamentablement dans leur fin. J'ai quelques exemples en réserve....

Bref. C'est prometteur, cette tragédie de Paris. Mais il va falloir tenir sur la distance. Tu en es capable, mais tu va sans doute y passer quelques nuits blanches!
 
Jack Vessalius

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MessageSujet: Re: La tragédie de Paris [S] [en cours]   Jeu 6 Nov - 20:03

ARK, je te remercie vraiment pour ce post qui m'encourage beaucoup.
Tu as vraiment touché du doigt ce que je qualifiais de technique scénaristique emprunté à mon manga préféré Pandora Hearts. C'est le genre de roman que je lis (ou manga). Il faut savoir que le chapitre 1 je l'ai écrit il y a 3 ans, mais depuis le chapitre 7 mon écriture est plus régulière. Du coup j'ai eu le temps d'y songer, je pense énormément à "la tragédie de paris" quand je marche, quand je suis dans le métro, avant de dormir. Il est arrivé quelque fois que je décide que la fin change radicalement, de rajouter, supprimer ou modifier tel truc avant un cours, dans le bus , etc. J'adore ça, écrire un roman même si ce n'est pas destiné à la publication ou quoi que ce soit, même quand on débute comme moi, c'est une aventure passionnante Smile

Je poste le chapitre 15 demain maximum.
Je suis également désolé de pas souvent lire et commenter ici, je suis CDF sur EN et j'ai des études prenantes, mais je vais m'attaquer à "Ness et Max" et aussi tes écrits ARK, promis :3
 
ARK

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MessageSujet: Re: La tragédie de Paris [S] [en cours]   Ven 7 Nov - 7:33

Hum tu ne risque pas de trouver beaucoup de mes textes sur ZE ^^ Je ne poste aucun texte. Je suis là essentiellement pour lire et commenter. Mes textes se trouveront.... ailleurs.

Concernant Pandora Hearts, ce manga m'a laissé une impression très mitigée. Esthétiquement très réussi, mais trop touffu. On sent que l'auteur a eu énormément d'idées et que l'histoire a un énorme potentiel, mais je suis convaincu qu'il aurait pu mieux faire. Je trouve certains personnages un peu décevants comme Alice qui à un (long) moment passe au second plan de l'histoire. J'ai bien accroché mais il me manque ce petit truc qui fait que...

Pour ce qui est de ton rapport entre écriture et temps, j'ai bien connu ce genre de difficultés. Tu y penses quand tu effectues des actions répétitives (pour moi c'est quand je conduis ou pendant certains moments de mon travail), ton esprit s'évade. Mais une fois arrivé à la maison devant l'écran d'ordi, tu es confronté à un problème de taille: tu n'as pas envie. Dans ta tête l'histoire est déjà 3 chapitres plus avancée que ce qu'elle est sur le "papier". C'est très frustrant.

Pour ça je te recommande une astuce: établis un squelette pour ton histoire. Prévoit papier et crayon, et note tes idées sur des morceaux de papier. Chaque chapitre doit avoir une idée directrice qui résume son objectif en quelques mots. Une fois que tu as ta liste de X chapitres "forts", tu organise tes morceaux de papier, tu les déplace, intervertis... jusqu'à obtenir une cohérence.
Il faut aussi dès à présent que tu choisisse une fin (elle pourra varier un peu au final mais devra rester cohérente). Une fois que tu as tout ça, zou, tu files sur Word. Et la tu recopie le détail de tes chapitres pour te créer une sorte de "sommaire". Au final tu auras un truc de ce genre:

1- intro
2- présentation du perso x
3- mystère, découverte de truc bidule
4- intro du perso Z
5- action, poursuite entre W et K
6- introspection de X et rencontre avec K
7- j'aime les pingouins
8- révélation, le truc bidule est en fait lié au méga machin
9- trahison, K est en fait un ornithorynque...


Et ainsi de suite. Grâce à cette méthode, tu pourras assurer une totale cohérence à ton histoire, ce qui est déjà un premier pas en avant. De plus, à partir de ce squelette, tu pourra développer des intrigues annexes (pas trop quand même) qui viendront s'insérer au milieu de tes chapitres "forts".
Grâce à ce plan, tu aura également une meilleure vue d'ensemble sur ta gestion des "promesses" et "paiements" pour le lecteur, ce qui est absolument capital! Tu auras la main sur le déroulement scénaristique et la gestion du rythme.
Et enfin, dernier point positif de cette méthode: elle t'imposera des objectifs. A ce moment là, tu connaîtra déjà la fin. Tu n'auras plus la tentation de laisser vagabonder ton esprit, et sera bien plus productif. Tu te diras: "Ce soir, je fais le chapitre 15, dans mon plan il parle de ça". Et à ce moment là, ton esprit sera focalisé sur ce chapitre, tu pourra l'imaginer et le décortiquer mentalement. Et le soir, tu te poses devant l'écran avec la mission de faire ton chapitre. Un par jour peut suffire largement. Même deux ou trois par semaine suffisent. Mais ainsi, ton esprit se concentre sur quelque chose, et tu met totalement à profit ta créativité.

Au final, il faut garder cette tendance à imaginer, partir dans ton histoire quel que soit le moment. Mais tu dois optimiser cette capacité.

Si tu espères en faire un vrai roman un jour, tu n'auras pas le choix: écrire représente un réel travail d'investissement et d'organisation. Une nouvelle ou un poème se font en one shot, à l'instinct parfois. Mais un roman nécessite une véritable méthodologie.

Voilà pour quelques astuces, en espérant que ça te soit utile!
 
Jack Vessalius

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MessageSujet: Re: La tragédie de Paris [S] [en cours]   Ven 7 Nov - 10:45

J'essaie de tenir à un chapitre par semaine. Tu te rends pas compte à quel point je suis occupé par ailleurs ! Et je n'ai plus trop de problème de rythme actuellement. j'ai effectivement rencontré ton problème auparavant, il faut savoir que j'ai été en prépa donc j'avais délaissé le roman. Maintenant ça va mieux je recommence à réécrire.
Je te remercie cependant pour tous tes conseils !
J'ai écrit la moitié du chapitre 15, mais là je bosse sur le concours Halloween d'EN. Je vais devoir boucler les deux ce soir uniquement.
 
Jack Vessalius

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MessageSujet: Re: La tragédie de Paris [S] [en cours]   Sam 8 Nov - 0:58

Promis, Devo revient juste après.
____________________________________
« Les amis qui s'éloignent emmènent avec eux une part de nos souvenirs, c'est-à-dire de nous-mêmes.  » Robert Badinter

CHAPITRE XV : LES RETROUVAILLES

Il était à peine midi trente quand le soleil inonda toute la capitale. Un vent léger rendait les températures estivales plus supportables et agitait les quelques chênes très densément feuillus de la place. Diane aimait le bruit caractéristique que cela produisait, et les réminiscences qu'il causait chez elle. Cette dernière regarda tout autour d'elle pour comprendre où elle était, tâche difficile à cause d'un sens de l'orientation catastrophique. Le cinquième arrondissement était depuis des siècles le lieu de tous les endroits à voir de Paris. Les masses de piétons sillonnaient les trottoirs se déplaçant en blocs massifs au sein d'un trafic régulé par les innombrables zones de travaux qui jalonnaient l'endroit. La destruction de tous les points de cultures, de savoir, de transmission de celui-ci, les plus prestigieux, assurant le rayonnement international de la France, par la tragédie fut un traumatisme immense pour le pays. Survenue peu après la guerre contre la Coalition Démocratique des années 2180, la reconstruction complète de la ville, et notamment d'un arrondissement aussi chargé que le cinquième, avait fortement tardé. Les tyrans n'aiment pas la culture car elle donne soif de liberté.

Diane consulta la carte de son portable et rouvrit le SMS qu'elle avait reçu afin de bien s'assurer de la destination indiquée. « Rue de l'éternité, rue de l'éternité » relut-elle. La deuxième rue perpendiculaire à celle dans laquelle elle se trouvait. Une grande anxiété, atténuée par le fait de chercher sa route, la regagna à l'idée de la personne qu'elle verrait au bout. Elle scruta chaque individu de la masse indénombrable qui marchait, roulait par ici, se dirigeant vers une destination précise. Elle, était complètement perdue. Plus de guide. Plus de main la guidant quelque part. Plus de personne à servir, plus de projet commun à bâtir. Une vie au jour le jour dans un monde une infinité deux fois plus grand que le rassurant château de la Congrégation. Diane regarda les quelques billets qui restaient dans sa poche. Elle avait réussi à trouver un hôtel, il lui était resté un peu d'argent pour manger. Jusqu'à quand ? Comment vivre la semaine prochaine ? Il n'y avait qu'un seul secours, celle qu'elle venait voir.

Malgré la fatigue qu'elle avait accumulée dans les jambes, elle se rua soudainement vers sa destination, slalomant entre les gens, les plots, les zones de chantier, manquant de bousculer un garçonnet ou encore une dame très chargée, sans prendre la peine de s'arrêter dans sa course pour s'excuser. Arrivée dans la bonne rue, elle profita d'une pause pour à la fois reprendre son souffle et regarder le numéro des immeubles. 75. A côté, 79. A l'idée d'être si proche, son rythme cardiaque s'emballa. Elle s'appuya sur une façade et rouvrit son téléphone portable. « PS : Eva, ton amie de toujours ». Que devenait-elle maintenant ?  Des appréhensions comme « Que penserait-elle en apprenant les pensées si mauvaises que j'avais pour elle » et autres questions sur ces dernières années lui assaillaient l'esprit. Comme pour se préparer à l'événement, après avoir repéré la direction à prendre, Diane marcha à une allure raisonnable.

La rue de l’Éternité était exceptionnellement peu fréquentée à cette heure de la journée. A proximité, un homme en costume sortant probablement d'une grande entreprise longeait l'immeuble à façade grise de l'autre côté de la rue où se trouvait Diane. Plus loin, une dame probablement trentenaire entrait dans un lieu public que Diane ne connaissait pas. Elle n'apercevait qu'un portail vert foncé dans le style classique. Elle était dans un tel état qu'elle aurait pu demander à n'importe lequel des deux inconnus de l'accompagner. A côté de quelques appartements dont la porte commune était numérotée 62, se tenait un square. Diane passa le portail et arpenta un large chemin tapi de graviers pour observer le lieu où elle se trouvait. De part et d'autre, on pouvait apercevoir des pelouses recouvertes de parterres de fleurs diverses. Des jonquilles lui faisait se souvenir des chaleureux moments de jardinage avec d'autres femmes de la Congrégation, il y avait des décennies à présent. Quelques bancs étaient clairsemés aux bords des chemins, dont l'un d'eux à gauche débouchait sur un pont très large au-dessus d'un cours d'eau que Diane ne connaissait pas. Il semblait incongru d'en voir un en plein Paris. La vieille dame s'avança avec une forte appréhension pour examiner l'endroit, mais une voix l'en dissuada instantanément.

- Di... Diane ! Diane !

Cette voix singulière, d'une pureté cristalline, comme le souffle d'une inspiration cosmique, elle l'aurait sans aucun doute reconnue entre mille. Plus jamais entendue depuis cinq longues années, ce timbre donnait à Diane le ressenti de retourner au fond des âges, dans le temps d'une vie antérieure. Sa meilleure amie, Eva, venait de l'appeler à l'instant, et que fallait-il faire à présent ? Se retourner et répondre, oui mais quoi ? Diane se retourna. Elle scruta, de haut en bas. Le visage de cette brave femme avait peu vieilli, elle était maintenant proche de la trentaine. Quelle idée de songer à cela maintenant, rétorqua Diane à elle-même en voyant sa vieille amie se lever. Elle préféra courir vers elle et faire ce qui est était naturelle dans cette situation ; se prendre l'une et l'autre dans les bras.

- Eva... j'ai toujours attendu ce moment...
- Je suis vraiment … désolée, fit Eva d'un ton mal assuré en se plaçant juste devant le visage de son interlocutrice, les yeux humides.
- De quoi ? interrogea sincèrement Diane après un léger silence le temps de laisser l'émotion venir.
- Moi et tous les autres, on est si désolé d'être partis sans toi ! Si tu savais comme je m'en veux !
- Et moi, je m'en veux maintenant de t'en avoir voulu, toi et les autres, d'être partis. Non pas de m'avoir laissée, mais d'être partis, d'avoir laissé la Congrégation. Nous avons des regrets mais nous sommes, en quelque sorte, quittes.

Diane prit la main d'Eva et la conduisit à s'asseoir sur le banc. Par delà les arbres du parc se dressait en face des deux femmes un immeuble de hauteur moyenne par rapport à sa largeur, sur lequel était latéralement, c'est-à-dire à l'endroit donnant directement vers elles sachant qu'il faisait face à la rue, fixé un écran géant.

- Le discours d'investiture du nouveau chef de la France va commencer dans cinq minutes, je parie qu'il sera diffusé sur cet écran, remarqua Diane en pointant l'écran du doigt, on risque d'être dérangées.
- Chut, répondit soudainement Eva en mettant sa main sur la bouche de Diane, en dehors de la Congrégation ne règne pas un océan de liberté où on peut dire n'importe quoi sur le régime, murmurait-elle à l'oreille de son amie.

Diane eut un instant d'incompréhension et jugea qu'il n'était pas temps de parler de ça.

- Qu'es-tu devenue maintenant ? Tu vois encore les autres ?
- Oui, tous ceux avec qui j'ai fui la Congrégation. Ce n'est pas pour rien, on a des informations très inquiétantes à cette dernière, c'est pour cela qu'on s'est retrouvés. Je devais absolument te parler. Et toi, parle-moi de toi.
- Te parler de moi ? Mais tu as l'air d'en savoir beaucoup non ? Comment étais-tu au courant que j'avais fui, et pour ce numéro de portable ? Et « mon frère » ? Ce n'est pas ton genre de faire ce type de blagues, enchaîna Diane sans respirer, révélant son incompréhension complète des événements par le geste de retourner sa montre sans cesse en en inversant les faces.
- Je vais tout te dire, je te le promets, mais il faut pour cela que tu nous rejoignes. Je pense qu'il est important cependant qu'on visionne ce discours d'investiture ensemble avant. Tu n'as aucune notion de la situation de la France n'est-ce pas ?
- Je veux vous rejoindre oui ! répondit Diane en ignorant la dernière question de son interlocutrice. Il faut que vous m'aidiez ! Je n'ai plus un sou et je ne sais pas quoi faire ! Le monde extérieur est si vaste et hostile, je ne sais pas du tout comment y vivre ! J'étais terrifié avant de recevoir ton message ! fit-elle en continuant sur un ton très exclamatif, toute excitée pour ce qui arrivait, parlant à quelqu'un à qui elle pouvait se confier.

Pendant les dernières minutes, les deux amies parlaient de leurs vies respectives, mais à vrai dire c'était plus Eva qui interrogeait Diane. La plus jeune femme tenait à garder secret les derniers événements tant que tous les dissidents de la Congrégation ne s'étaient pas réunis. Du côté de Diane, les cinq dernières années sans ses plus proches camarades furent les moins palpitantes de sa vie. Elle avait continué ses études, s'était occupée de l'entretien des locaux de la section sous la direction de Mirsch. Dans les temps de calme, les simples membres de la congrégation amassaient de l'argent par les activités souterraines et divers trafics, mais depuis quelques mois ce n'était plus guère la période. Toute l'organisation était mobilisée sur la localisation de quelqu'un. Eva confirmait avoir des informations à ce sujet mais qu'ils en parleraient après avoir visionné le discours du nouveau président. Eva posa sa main sur celle de Diane que cette dernière aplatissait avec force sur le banc à cause de l'appréhension du moment.

Le temps était lourd avec un vent quasi-inexistant, quand soudain Diane sentit une légère brise se lever. Et retomber. Non, c'était une sorte de coup de vent. Plongée dans ses pensées, elle observait consciencieusement le paysage à sa droite, incapable de dire quoique ce soit d'autre, le temps que l'émission commence. Soudain une sorte de giclement sur sa joue gauche la fit sortir de sa torpeur. Alors qu'elle touchait sa joue pour comprendre ce que c'était, son regard fut attiré par un vieillard s'asseyant juste en face d'elle sur un banc.

Ses yeux s'écarquillèrent, ses mains se crispèrent et ses jambes ne lui répondaient plus alors qu'elle portait dans un mouvement de réflexe sa main à sa bouche. Sa main était rouge... Diane perdait son regard dans celui de la terreur personnifiée, incapable d'en réchapper.
le SMS qu'elle avait reçue => reçu (le SMS)
dont l'un deux => d'eux
toi et les autres, d'être partsi => partis
Non pas de m'avoir laissé => laissée
parti => partis
nous sommes, en quelque sorte, quitte => quittes
par raport => par rapport
dérangés => dérangées
évènements => événements
s'était occupé => occupée
Alors qu'elle toucha => touchait
alors qu'elle porta => portait


Dernière édition par Jack Vessalius le Sam 8 Nov - 22:40, édité 4 fois
 
Meredith Epiolari

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MessageSujet: Re: La tragédie de Paris [S] [en cours]   Sam 8 Nov - 13:21

Je me demande bien qui se trouve en face de Diane pour lui faire un tel effet... Wink

Bon, on réclame toujours la suite, j'ai juste relevé quelques lourdeurs dans les phrases suivantes :

Jack a écrit:
les innombrables zones de travaux qui jalonnaient la zone

Répétition de "zone" pas très jolie.

Jack a écrit:
juste en face d'elle sur le banc d'en face, de l'autre côté du chemin.

Celle-là est vraiment lourde ^^

Et aussi, je pense qu'il manque un mot pour que cette phrase soit correcte :

Jack a écrit:
La deuxième rue perpendiculaire à laquelle elle se trouvait.

Ne devrait-on pas dire "La deuxième rue perpendiculaire à celle dans laquelle elle se trouvait" ?

Enfin, rien de très grave tout ça, continue à écrire Wink

 
Jack Vessalius

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MessageSujet: Re: La tragédie de Paris [S] [en cours]   Sam 8 Nov - 21:58

Je go éditer cela, merci de tes remarques! Et de ta précieuse correction.
Meredith Epiolari a écrit:
Je me demande bien qui se trouve en face de Diane pour lui faire un tel effet... Wink|
MOI AUSSI !
Spoiler:
 

EDIT : voilà !
"juste en face d'elle sur le banc d'en face, de l'autre côté du chemin."
> Je me trouve juste hallucinant d'écrire un truc pareilUne triple répétition ne me choquant même pas aux deux relectures.
 
Jack Vessalius

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MessageSujet: Re: La tragédie de Paris [S] [en cours]   Dim 16 Nov - 2:07

Désolé, j'ai relu pour corriger en état de fatigue, j'ai dû en filtrer encore moins que d'habitude...
_____________________________________________________________

"Heureuse la nation qui n'a que la nature pour guide, et la vérité pour principe." Françoise de Graffigny

CHAPITRE XVI : « B »

Cela faisait à peine quelques heures que Devo dormait à poings fermés sur un lit inconnu. L'électrocardiogramme donnait le son attendu à période normale, il n'y avait absolument rien à signaler. Aucun personnel de l'hôpital n'avait à surveiller ce patient banal. Ce fut dans un calme plat, où à peine quelques bruits de matériel roulant traversaient la porte, que l'adolescent ouvrit les yeux avec peine. Sa main gauche parcourut lentement ses cuisses dans le sens de la largeur pendant que son regard brouillé faisait de même. Son esprit peinait au départ à tout reconstituer : la manière dont il était arrivé là restait obscure les premières secondes. Mais arrivé où ? Un lit fait d'une couette bleue si fine, comme du papier, recouvrant un drap d'un blanc aussi vif que les murs unicolores. Seul un drapeau français sur du papier cartonné les recouvrait à côté d'un portrait de taille raisonnable de Rudolf Facia. La vision de ce personnage aurait pu faire tourner Devo de l'oeil une nouvelle fois. Il lui évoquait quelqu'un d'une profondeur insoupçonnée, d'une familiarité inexplicable, paradoxalement mêlées avec une terreur indomptable.

Devo parvint à reconstituer les faits avant son évanouissement. Il était bien présent à un congrès de haute importance pour la résistance. Tous les membres présents visionnaient l'enregistrement de deux personnes suspectes. De quoi... Impossible de s'en souvenir. Un congrès pour quoi, déjà ? Devo se rappela qu'il y avait un événement important à l'origine de celui-là. Il posa successivement son regard sur le portrait du fondateur de la septième république et sur une horloge carrée à l'autre extrémité du haut du mur qui faisait face. Les deux aiguilles s'alignaient parfaitement pour indiquer midi trente. Tous les souvenirs manquants revinrent alors dans l'esprit de celui qui avait abandonné toute recherche supplémentaire. Le discours avait peut-être déjà commencé ! Devo se leva brusquement de son lit, lui causant un vertige malvenu, puis ses esprits retrouvés il appuya sur le bouton pour appeler l'infirmière. Elle n'arriva que vingt secondes plus tard.

- M. Cagoulac ! Vous êtes réveillé ! Est-ce... s'exclama-t-elle en affichant un sourire mécanique.
- Madame s'il vous plaît ! Il me faut une télé pour voir le discours !
- Hein ? Qu... Quoi ? Je... Attendez un peu... balbutia l'infirmière, décontenancé par la demande soudaine de son interlocuteur.
- Je vous demande pardon madame ! Mais sauf votre respect je dois voir le discours de Facia !
- Ah, M. Cagoulac, répondit-elle en souriant plus sincèrement à ce jeune patient, ne vous inquiétez pas, il y aura d'abord un défilé militaire qui risque de s'éterniser. Vous venez juste de vous réveiller, n'est-ce pas ?
- Oui, c'est cela, mais il faut vraiment que je puisse voir la cérémonie. Vous comprenez, tenta Devo avec hésitation, c'est important, pour le pays, pour nous les français, et j'attendais vraiment ce discours...
- Je comprends bien, compatit l'infirmière. Vous venez de vous réveiller, et vous devez absolument vous reposer. Je verrai avec mes supérieurs pour vous amener dans une salle commune avec une télévision ou un projecteur holographique quelconque...
- Bon si vous le dites... Mais pourriez-vous venir, disons dans vingt minutes... Je vous assure que je me sens très bien, affirma Devo en cachant son état de fatigue légère.
- Au revoir, M. Cagoulac. Reposez-vous bien.


Devo regarda l'infirmière partir par dessus son épaule alors qu'il recroquevillait sa carcasse sous sa couverture. Evidemment, il était dans l'incapacité de suivre sa dernière recommandation, appuyant plutôt à intervalles réguliers de son annulaire droit sur une des lattes du sommier, en passant sa main gauche sous son lit. L'idée lui surgit alors d'inspecter à nouveau son projecteur holographique, histoire de surveiller si son père s'était manifesté, pourtant ce dernier semblait faire le mort depuis le cadavre retrouvé à la maison. Où était-il maintenant, que faisait-il ? Il serait certainement informé du malaise, de l'hospitalisation, et d'autres choses encore. Devo avait alors une double inquiétude, sur son père et sur le discours. Qui était Leito Facia, qu'allait-il dire et surtout faire, ou bien d'autres questions passaient et repassaient dans son esprit, mobilisant toute sa concentration. Ces dernières années, le régime avait desserré la vis, avec la réintégration possible des Xenadags dans divers secteurs professionnels qui leur étaient autrefois fermés, notamment toute la fonction publique. Tout fut revu à la baisse tel le nombre de déportations de Xenedag, sur motif que ça en soit. Il en serait presque plus fréquent de se faire avoir en participant à des actions résistantes, ou dites "terroristes" dans le langage du pouvoir, plutôt que d'être de la mauvaise espèce. A part cela, la septième république était comme à ses débuts, et Xilan avait indiscutablement modelé son action sur celle de son père.

Comment se positionnerait le fils par rapport à ce nouveau cours ? Laxisme, durcissement ou statu quo, telle était la question sur la bouche de tous les résistants les jours précédant la réunion extraordinaire pendant la cérémonie d'investiture. Devo avait dû la quitter précipitamment et accepter ce fait. Il n'y avait plus d'autre choix que d'attendre l'infirmière avec une certaine anxiété, et ce avec la grande question qui faisait disjoncter tous les esprits. Après tout ce genre de vérité était absolument imprévisible.
Trente minutes plus tard, Devo fixait l'écran de son projecteur avec une lassitude affichée, tenant le bras droit tendu en dehors du lit, la main prête à lâcher l'objet. La porte de la chambre s'entrebâilla  avec un bruit de "clic" caractéristique de la lenteur avec laquelle l'infirmière s'y était prise, précautionneusement pour vérifier l'état du patient. Devo tourna la tête avec un retard et se dressa rapidement sur son lit au point d'en décoiffer ses cheveux noirs.

- Madame, c'est bon, je veux voir le...
- C'est bon, c'est bon ! Je vais vous aider à vous relever, dit l'infirmière en marchant à vive allure vers le patient de crainte qu'il refasse un geste trop brusque.

Elle se plaça de profil par rapport à son patient désormais assis sur le lit avec les pieds à terre. Elle prit sa main gauche pour la porter sur son épaule gauche et accompagna le plus délicatement son mouvement pour se relever. Devo avait les jambes "en compote", du moins ce fut la seule expression qui lui venait, et d'ailleurs sur le coup l'une d'entre elles faillit lui lâcher mais il en reprit instantanément le contrôle. L'homme légèrement appuyé sur le corps de la jeune femme par le bras qui lui passait comme une écharpe sur ses épaules, les deux personnes s'avançaient vers la sortie. Passée la porte, au fur et à mesure de leur route à travers les couloirs, Devo parvenait à marcher en étant de plus en plus autonome. Alors que l'infirmière affichait une étonnante indifférence, finalement explicable, Devo constatait un spectacle qui lui était inconnu. Tout le personnel médical zigzaguait entre les quelques lits – et les patients allongés dessus affichant tous la même mine déconfite – avec une allure notable, parfois à la limite de la course. Devo se décala à la dernière minute après avoir aperçu un homme en blouse tenant une planche et un crayon qui traversait le couloir à toute allure.

- C'est quoi ça ? C'est un vrai bazar ici. Euh... rectifia Devo dans la peur d'avoir quelque chose montrant un manque de respect pour le travail du personnel, je voulais dire que je ne m'attendais pas à voir ça.
- Oui, répondit l'infirmière en tournant la tête avec étonnement, le temps de réaliser que cette ambiance n'était pas naturelle pour tout le monde. Vous savez, je comprends votre réaction. Le travail est infernal, plus de lits, plus de personnel, plus de budget. On nous a tout coupé. Enfin, bref... coupa la jeune femme de peur de tomber droit vers une pente glissante.
- Madame l'infirmière, chuchota Devo à son oreille, dites-moi tout ce que vous voulez contre l'Etat, je ne répéterai absolument rien...

Devo approcha sa main libre vers le visage de son interlocutrice et en fit émettre une petite étincelle bleue d'une pâleur et d'une discrétion absolue. Il prouvait par là à quelle espèce il appartenait, il s'en sentit d'ailleurs ridicule, sinon une source de danger pour cette femme n'ayant rien demandé.

- Excusez-moi... Je n'aurais pas dû...
- Avançons, répondit-elle sur un ton parfaitement neutre, alors qu'ils étaient proches de la salle commune.

*

En plein milieu de la journée, le soleil étendait ses rayons dans tout le square comme la puissance de la nation se manifestant par l'écran géant, qui ici, comme dans toutes les communes de France, délivrait la bonne parole. Ainsi la cérémonie avait commencé par la sortie du nouveau président du palais élyséen. La caméra montra un homme si jeune, Leito Facia, endossant pourtant le rôle si primordial de chef d'état de la septième république, sortir dans la cour, entouré de deux gardes. Un tapis rouge avait été déroulé sur toute une moitié de la longueur de la cour et se terminait sur une voiture noire qui était prête à accueillir Facia et les deux hommes. L'émission débutant sur l'air de la Marseillaise, le commentateur ne tarissait pas d'éloge à l'égard de l'événement en train de se produire. Pour sûr, ce dernier discutant du nouveau commandant de la France qui marchait avec une manière de se tenir très solennelle, rien que cela, ou plutôt cela, exaltait dans le cœur de tant de Français le sens de l'amour de la Nation, la fierté d'être français.

Mais ce moment, ces images et ce son, n'avaient aucune possibilité d'entrer dans le monde de Diane.  Toute sa vie se réalisait dans le doux souvenir de la Congrégation, et ce qui se diffusait actuellement  aurait produit chez elle un rire moqueur. Au moment présent, cette réaction n'avait pas lieu d'être. Elle basculait plutôt sa main d'où jaillit des gouttes de sang. Celle de son amie, restée appuyée, retomba telle une dernière révérence et son bras se positionna le long de son corps baignant dans une mare de sang. La vieille dame put apercevoir l’œil gauche écarquillé de son amie qui, à peine retrouvée, la quittait à nouveau. Dans l'incompréhension la plus totale, Diane se pencha en serrant les barreaux du banc sur laquelle elle était assise et dévisagea sous tous les recoins l'homme qui se tenait en face d'elle.

Il s'agissait de quelqu'un de plus vieux qu'elle, un vieillard au moins sexagénaire, les cheveux blancs ramenés en arrière – cela Diane ne le voyait pas mais le savait que trop bien - dissimulés sous une très large capuche pourpre qui lui retombait sur les épaules. Ses yeux gris constituaient un regard éteint qui fixait sans vaciller celle qui lui faisait face, peinant à émerger au milieu de ses rides creusées. Cette longue cape de la même couleur pourpre lui entourant le corps aurait rendu n'importe qui d'autre ridicule, mais lui accordait une prestance aussi rassurante que terrifiante, selon le contexte. On y distinguait mal cette quantité pourtant si grande de sang qui s'y était mise. Diane ne pouvait dès lors se tromper sur l'identité de cet homme qu'elle n'avait observé que de loin lors de divers événements de la Congrégation.

- Diane, le voyage se termine ici, assura-t-il en se levant avec une voix étouffée.
- Vous... Vous êtes B, l'homme qui tournait... toujours autour de A, répondit-elle en se levant à son tour, la voix tremblant par un déluge d'émotions.
- Je sais ce que tu veux faire. Toi et tes amis, tous ceux qui sont sortis de la Congrégation de l'Organiste en emportant avec eux le secret de la tragédie de Paris... ils périront de ma propre main.
un défile => un défilé
Je verrais avec mes supérieurs => verrai
Passé la porte => Passée la porte
Tout le personne médical => personnel
l’œil gauche écarquillée => l’œil gauche écarquillé


Dernière édition par Jack Vessalius le Ven 21 Nov - 15:14, édité 3 fois
 
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MessageSujet: Re: La tragédie de Paris [S] [en cours]   Dim 16 Nov - 18:58

Pas de fautes d'expression cette fois
Rimi t'es un amour !
 
Jack Vessalius

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MessageSujet: Re: La tragédie de Paris [S] [en cours]   Ven 21 Nov - 15:13

Héééééé Rimi ! "Un tapis rouge avait été déroulé sur toute une moitié de la longueur de la moitié de la cour", tu l'avais pas vu >.<, je corrige ça de suite. Et puis un petit commentaire d'une seule phrase, c'est toujours encourageant, je suis pas une machine Smile
 
Meredith Epiolari

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MessageSujet: Re: La tragédie de Paris [S] [en cours]   Ven 21 Nov - 18:37

Pardon Jack, moi non plus je ne suis pas une machine (ni un amour d'ailleurs) xD
Merci d'avoir repéré cette faute hideuse, j'étais un peu crevée quand j'ai lu ton chapitre ^^
Que dire ? Euh... J'ai hâte de rencontrer C ! Very Happy

Non mais j'adore la mort de l'amie de Diane, c'est tellement génial de l'imaginer s'effondrer d'un coup sur son banc :')

 
Jack Vessalius

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MessageSujet: Re: La tragédie de Paris [S] [en cours]   Sam 22 Nov - 18:08

La Congrégation de l'Organiste c'est l'ABC du romancier, c'est le BA-ba !
C'était pour rire mon reproche , étant CDF je connais tout ça Smile

Quand j'aurais posté le chapitre 17, je ferais des petits résumés pour chaque chapitre histoire que vous pouviez retaper dedans (avec résume + récap des quelques points importants, donc ne vous spoilez pas avec)
 
Kaw'



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MessageSujet: Re: La tragédie de Paris [S] [en cours]   Dim 23 Nov - 0:22

Wow, ça faisait longtemps que je voulais me lancer dans ton roman, c'est fait
Malheureusement j'ai tout lu sur portable, donc même si je crois que certaines tournures m'ont gênée je ne peux pas t'en citer :/ Par contre tu adores utiliser "ce dernier" non  ? XD
Impatiente de lire la suite (bien que je risque de ne pas être une lectrice régulière) Wink
 
Jack Vessalius

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MessageSujet: Re: La tragédie de Paris [S] [en cours]   Dim 23 Nov - 1:05

Oui, j'ai remarqué en me relisant, "ce dernier" ou le coup de l''interlocuteur-trice"
Quant aux tournures tu n'es pas la première ni la dernière à me le faire remarquer. Ce défaut est-il régulier sur tout le roman ou pas ?

Je te remercie grandement de t'être intéressée à mon roman
Au plaisir Smile
 
Jack Vessalius

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MessageSujet: Re: La tragédie de Paris [S] [en cours]   Lun 24 Nov - 19:20

A la demande de notre licorne préférée d'EN, m'ayant bien fait remarquer que la TDP était scénaristiquement un sac de noeuds, et moi-même constatant que ca a commence de manière un peu bancale, ce WE je bouclerai un résumé pour chaque chapitre avec point importants + une frise chronologique.

En espérant que ca vous soit utile, en tout ça le sera pour moi.
 
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La tragédie de Paris [S] [en cours]

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