Zéphyr Embrasé
Bienvenue sur Zéphyr Embrasé ! Si tu es déjà membre n'oublie pas de te connecter ;-) .
Sinon n'hésite pas à t'inscrire sur ce forum de partage littéraire, ne serait-ce que pour donner ton avis sur les textes postés ici. Parce que, oui, nous voulons ton avis ! En bonus tu pourras profiter de la communauté délirante et/mais accueillante de ZE ^^.

Alors vite rejoins-nous ! (Non je te rassure nous ne sommes pas (encore) une secte)

AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  RechercherRechercher  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Un forum pour les jeunes écrivains à la recherche de soutien et les lecteurs avides de donner leurs avis. Venez partager votre passion des mots !
 

Partagez | 
 
 [En cours][-18] Marsafilio
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Magister Ergo

avatar


Masculin Messages : 9
Date d'inscription : 30/10/2015
Age : 22
MessageSujet: [En cours][-18] Marsafilio   Ven 30 Oct - 18:13

Salut à tous !
Voici mon projet de roman actuel. Il ne s'agit pas d'un roman à proprement parler, mais d'un Light Novel, un roman édulcoré possédant quelques illustrations par-ci par-là (mais ce ne sera pas le cas ici.)
Marsafilio retrace l'histoire de deux personnages étranges, nommés Daniel et Mylena.
Daniel est un jeune homme violent et impulsif cherchant à réprimer ses pulsions destructrices comme il le peut, tandis que Mylena est une jeune femme découvrant le monde après avoir vécu recluse.
Deux êtres que tout(?) oppose se lient progressivement d'amitié, et bien plus encore...
Venez observer cette aventure avec nous, chers lecteurs !

Il y a déjà (à l'heure actuelle) 11 chapitres publiés sur mon WordPress, si vous voulez lire l'intégralité : https://magisterergo.wordpress.com/liste-des-chapitres/

En attendant, voici le premier chapitre pour vous :

Chapitre 01 – A la recherche de quelqu’un

Un jeune garçon assis au pied d’un arbre fut pris de surprise. Devant lui ne se tenait rien d’autre qu’une bête à cornes d’environ trois mètres de haut, avec une tête semblable à celle d’un canidé et un corps humanoïde, éviscérée par une ombre gisant à son dos. Cette ombre dévoila une belle jeune femme armée d’une épée et d’un fleuret, avançant vers le jeune homme pour le relever.

« Est-ce que ça va ? Rien de cassé ? »

Elle était une jeune blonde aux yeux bleus, avec une certaine petitesse qui ne l'avait pas empêchée de tuer la bête à côté d’elle. Elle portait une tenue assez usagée, plutôt déchirée au niveau de la poitrine, des bras et des jambes ; on pouvait voir qu’elle venait de loin.

Heureusement que la bête avait le dos tourné, sinon j’aurais eu un mal de chien pour le sauver. J’ai pu sauver un enfant, ne suis-je pas géniale ?

En revanche, elle était plutôt égocentrique et aimait se faire bien voir.

« Où sont tes parents ? Tu sais que c’est dangereux, ici ? Que ce serait-il passé si je n’étais pas là pour pourfendre ce Béhémoth ? »
« Hah ? »
« Regarde-moi ça, tu as du sang sur tes cheveux. Attends, je vais te nettoyer ça… »
« Ce n’est pas du sang. »

La remarque de la jeune femme n’avait pas le but d’insulter le jeune homme, mais ce dernier n’appréciait pas pour autant être considéré comme un enfant. En effet, le jeune homme était à peine de la même taille que la jeune fille. Il était un homme à l’apparence de chérubin, aux cheveux blonds sauf une mèche où la couleur était d’un rouge écarlate. De plus, il n’était armé que de ses poings, tel un civil pacifiste.

Le jeune homme s’agita en donnant une réponse d’un ton agacé… mais la jeune femme ne l’écoutait pas et passait quand même une petite trempette sur la mèche écarlate du jeune homme.

« Quoi ? Le sang ne part pas ? Ce n’est pas possible, comment on va faire ça… »
« Je te l’ai dit : ce n’est pas du sang ! »

Le garçon s’exclama face à la jeune femme qui ne l’écoutait pas jusque-là.

« Qu’on soit bien clairs : non seulement ce n’est pas du sang sur mes cheveux, mais je n’aurais pas eu besoin d’aide pour m’occuper du Béhémoth non plus. »
« Hah ? Et c’est comme ça que tu me remercies ? »

La jeune fille était outrée par le comportement indépendantiste du jeune homme qui voulait juste se reposer au pied du grand arbre. Il ne pouvait supporter l’idée d’être sauvé par quelqu’un qu’il ne connaissait pas, d’autant plus si la personne s’en ventait.

« Merci pour ton aide, blablabla… Je peux partir, maintenant ? »

Le jeune homme souhaitait juste continuer sa route, maintenant qu’il était réveillé.

« Tu devrais t’adresser à moi avec un peu de respect. »
« Hah… c’est pour ça que je n’aime pas rencontrer des gens… »

Le jeune homme rétorqua avec honnêteté avant d’entendre un énorme cri de guerre. Il s’agissait du cri de guerre des Béhémoths vivant dans les bois aux alentours. Les créatures, ayant repéré la dispute entre les deux personnes, avaient décidé d’en faire leurs proies. Ces monstres, bien que chassant seuls, s’organisaient pour venger l’un des leurs. C’est alors qu’ils arrivèrent à quatre, encerclant les jeunes personnes.

« Je… ne vais pas y arriver. Ils sont trop nombreux… On court !!! »
« Hé, tu peux me dire comment buter ces trucs ? Hé ! »

La demoiselle prit le jeune homme par le bras droit et fonça vers une petite ouverture créée par l’espacement entre deux Béhémoths. La question du garçon resta hélas sans réponse.

« Ah bah bravo ! Et ça veut jouer les femmes fortes… hah… bon, bah pas le choix. »

Le jeune homme suivit la jeune femme tenant son bras jusque l’une des sorties de la forêt, au bord d’une rivière. Il scruta les environs, mais ne trouva rien de plus convenable que l’endroit où il était déjà.

Hmm… pas le choix, je vais devoir la laisser là…

« Hé, petite ! Reste-là quelques minutes, le temps que je m’occupe de ces bêtes-là. »

Le jeune homme réfléchit à ses prochaines actions et décida de laisser la jeune femme au bord de la rivière, à l’abri des Béhémoths.

« Mais tu es malade ? Hors de question que je te laisse te jeter dans la gueule du loup. »

Malheureusement, celle-ci n’était pas très convaincue pendant qu’ils se rapprochaient à grands pas ; il prit alors la décision de servir d’appât pour sauver la jeune fille en s’enfuyant dans la direction opposée de celle-ci.

« T’as une meilleure idée, peut-être ? »

Je t’ai sauvé et c’est tout ce que tu trouves à faire de ta vie ? Soit. Fais-toi tuer, si ça te chante…

La jeune fille ne put pas rétorquer et le laissa donc faire. Le jeune homme commença alors à courir pour atteindre un terrain espacé dans la forêt. C’est alors qu’il s’arrêta pour se retourner vers ses ennemis et commença à esquiver les coups portés, un par un. Il ne s’arrêta pas de fuir les coups des ennemis tout en essayant de porter quelques coups sur les Béhémoths.

« Ils sont costauds, les salauds… »

Le jeune homme ne pouvait qu’admirer leur constitution l’empêchant de les blesser avec de simples coups de poing.

Il va donc falloir que je tourne en rond pour trouver un point faible, hein…


Il s’agissait d’un pur combat d’endurance entre des prédateurs et leur proie ; le premier qui cédait la partie avait toutes les chances de se faire tuer. Chaque côté persévérait jusqu’à l’épuisement de l’adversaire, et cela dura pendant plus de dix minutes, jusqu’à ce que le jeune combattant envoie un coup percutant sur l’un des Béhémoths.

Trouvé ! Si je tape assez fort au niveau de l’estomac…

En effet, le point le moins protégé d’un Béhémoth était son abdomen, plus précisément l’estomac. Le jeune homme courut furieusement vers le plus proche et lui asséna une fournée de coups de poings, ce qui le mit rapidement à terre, moitié-mort.

« Et de un ! »

Il serait temps de finir ce combat qui n’a que trop duré…

Une aura sinistre commença à entourer le jeune homme. Cette aura endigua une peur venant de plus loin que l’instinct, empêchant les Béhémoths de fuir face à leur adversaire. Le jeune homme n’avait en effet rien d’un garçon normal, voire même d’un humain. Ils sentirent une peur les envahir, une sensation de terreur telle que même les dieux ne pourraient jamais leur ancrer avec leurs ires.

C…C’est quoi, cette sensation sinistre ?

La jeune femme ressentit aussi cette aura sinistre, presque démoniaque, du jeune homme. Elle ne pouvait pas savoir que cela émanait de lui, mais supposa que quelque chose devait être arrivé aux Béhémoths et au garçon.

« Fini de jouer. »

A la sortie de ces mots, les Béhémoths s’agenouillèrent devant le jeune homme, incapables de montrer ne serait-ce qu’une once d’hostilité envers lui. Au contraire de ce que leur apparence laissait croire, les Béhémoths étaient des créatures ayant une intelligence relativement proche à celle de l’être humain, de même pour leur capacité d’apprentissage.

« Bien ! »

Lorsque l’un de leurs camarades périssait, ils joignaient leurs forces en petits groupes, voire toute la tribu en cas de danger potentiel. Cependant, la menace était trop grande pour leur tribu ; ils choisirent donc, non seulement de laisser le jeune homme partir, mais aussi de lui donner des offrandes pour apaiser sa colère. Parmi celles-ci se distinguaient trois cornées, ainsi que des poils et scalps de leurs congénères.

« Gardez-les ! Je n’en ai pas besoin. »

Le jeune homme refusa néanmoins les offrandes des Béhémoths. Ceux-ci, bien que voulant le remercier de les avoir épargnés, n’avaient généralement pas la capacité de parler, donc il était impossible pour eux de directement expliquer leurs intentions au garçon. A défaut de pouvoir parler, ils pointèrent leurs doigts vers des arbres.

« Euh… oui, mais après ? »

Il fut conscient de sa question, mais voulut vérifier les propos de ses ex-prédateurs, se méfiant toujours de ceux-ci. Les Béhémoths demandèrent alors au jeune homme de les suivre pour lui montrer ce qu’il y avait derrière ces arbres, et il eut la chance de voir un village à côté de la forêt.

Malagarta ? C’était si près que ça ? Eh ben mon bonhomme…


« Merci, vous trois ! »

Mais avant de partir pour le village, le garçon se rappela la jeune femme qu’il avait rencontrée dans la forêt, celle qui tua un de leurs congénères.

« Au fait, ne lui faites pas trop de mal ; elle a juste voulu me sauver, tout à l’heure. »

M’enfin, qu’ils fassent comme bon leur semble… bien que ce soit dommage qu’une fille ressemblant légèrement à Coco meurt…

Le nom de Coco - une jeune fille qu'il ne connaissait que trop bien - s'imposa alors dans un coin de la tête du jeune homme, bientôt suivi de son visage.

Et puis on s’en fout ! Je ne la reverrai probablement plus, de toute façon…

Néanmoins, il chassa vite l’image de son esprit, pensant qu’il ne la reverrait plus à l’avenir. Il se dirigea donc vers le village pour continuer sa route.

Malagarta était un grand village possédant son propre territoire, propre à aucun pays. Il se situait entre les contrées de Talrak et Parista, deux pays avec des cultures diamétralement opposées. Ce village, proche d’être une ville, était le point de césure entre les deux contrées avec pour but d’empêcher une guerre d’éclater entre les deux forces.

Bien que Parista possédât une force militaire des plus commensurables, la matriarche qui dirigeait le pays à ce moment était une femme pacifiste, au contraire du roi de Talrak qui voyait le mal en la puissance de Parista et tenta de nombreuses fois de gagner du terrain contre la matriarche.

Le village en lui-même n’était pas très éclectique ni même très spécial, bien que reliant les cultures des deux territoires l’entourant. Néanmoins, en temps pacifiques, c’était un site touristique assez fameux pour sa petite diversité qui attira bien des curieux des quatre coins du globe.

Cependant, ce qui faisait la force et l’intérêt de ce village était qu’il s’agissait d’un point de capture stratégique pour le camp voulant entrer en guerre.

C’est plutôt vide, pour un supposé site touristique. Mais bon, il faut au moins que je file à la milice pour faire ma ‘Carte Internationale d’Aventurier’.

« Psst. Hey, petit ! C’est un gros sac que tu portes là. Ça te dit un peu d’aide ? »

Le jeune homme se faisait interpeler par un individu vêtu d’une tenue costard-cravate noir, les yeux rivés sur le grand sac qu’il portait en plus de sa petite sacoche. Il était sûrement là pour décharger le petit homme qui se tenait devant lui pour ensuite partir avec ses biens, pensait ce dernier. Cependant, il préféra l’ignorer et continuer d’avancer comme si de rien n’était. L’homme vêtu de noir s’en alla alors, déçu, mais passa vite à autre chose avant de retourner d’où il venait.

« Je commence à fatiguer, ce n’est pas bon… J’irai demain. Là, me faut un pieu. »

Le jeune homme commença à bailler, et décida finalement d’y aller le lendemain et de se rendre à l’auberge du village à la place car il considérait ne pas avoir assez dormi dans la forêt.

Après avoir demandé à quelques passants, il trouva rapidement le bâtiment qu’il recherchait. Une fois devant l’auberge, il entendit quelques hurlements à l’intérieur. Il était tard, et cela piqua sa curiosité et l’incita à y rentrer. Ce qu’il y vit fut un grand, mais décevant, classique : une personne en état d’ébriété se faisant corriger par d’autres péquenauds du coin dans la taverne de l’auberge.

Cependant, le comptoir était libre, ce qui lui permit d’aller directement demander une clé au patron du bâtiment. Voyant une petite personne en face de lui, le patron lui demanda confirmation de sa majorité.

« Ah, oui… Regardez. »

Le jeune homme lui montra alors sa carte d’identité, avec son âge inscrit dessus. Le tavernier fronça juste les sourcils par le nombre indiqué et décida finalement de lui confier une clé de chambre pour le laisser se reposer en échange de quelques pièces. On pouvait croire qu’il avait l’habitude des fraudes que tant qu’il voyait que le client était majeur, il pouvait laisser entrer n’importe qui.

Probablement encore un gamin dévergondé, mais où va la jeunesse…

Pendant que le patron pensait à une éventuelle fraude, le jeune homme s’en alla dormir sur le lit de la chambre, sans se terrer sous les draps ni même se déshabiller ; il était dans un état de fatigue totale.

Le lendemain matin, le jeune aventurier fut réveillé en sursaut par un cri féminin. Il descendit en flèche pour voir ce qui se passait et fit une rencontre qu’il ne crut pas refaire. En effet, la jeune femme qui l'avait sauvé et qu’il avait sauvé auparavant était dans cette taverne, humiliée tête contre le sol, ne pouvant pas relever à cause du pied droit d’un sinistre individu.

« Que t’avais-je dit, petite sotte ? Encore une erreur et je t’envoie à l’abattoir. »
« Désolée, Maître ! Je vous promets de réussir la prochaine fois. »

La jeune esclave ne pouvait que s’excuser face à son maître.

Hah… je comprends mieux pourquoi elle jouait les héroïnes…

Le garçon, observant la scène d’assez loin, supposa que la jeune femme jouait les héroïnes dans le but de s’évader et se sentir appréciée par quelqu’un en tant que telle. Cependant, elle dut vite comprendre que la vie n’était pas aussi simple…

« Hah ? La prochaine fois ? Tu penses sérieusement que tu peux gagner contre Grakal alors que tu ne peux même pas vaincre un petit groupe de quatre malheureux Béhémoths ? »
« Mais— »
« Pas de ‘Mais’ ! Sais-tu à quel point tu m’as coûté cher, petite impertinente ? »

L’individu en question était un riche vieillard un peu rondelet, portant une tenue d’aristocrate hors-de-prix de couleur noire. Néanmoins, ce qui était le plus remarquable sur sa tenue était un emblème doré en forme d’œuf doté d’une longue paire d’ailes. Il portait une expression sinistre quant à l’entente de ces nouvelles pendant qu’il se tenait sur sa canne et la tête de la jeune fille.

« Je vais à la milice pour trouver quelqu’un ayant un tant soit peu de talent et de courage pour m’aider à démolir ce Grakal de malheur. Je ne veux plus te voir, va-t’en ! »
« Mais, Maître— »
« Silence !!! »

Au moment où il hurla, il commença à pendre sa canne pour lancer un coup sur la tête de la demoiselle au bord des larmes. A ce moment, une intense envie de tuer vint stopper le vieillard pendant son coup, à quelques centimètres du crâne de la jeune fille épeurée. Cette sensation fut la même que celle éprouvée par les Béhémoths dans la forêt ; une existence surhumaine en rage à moins de cinq mètres de l’individu.

Cependant, l’émetteur de cette furie se calma après une seconde de colère, histoire d’éviter de créer une panique générale dans la taverne. Les villageois sortant de leur état de frayeur n’eurent pas le temps de réaliser qu’il s’agissait du jeune homme à l’apparence d’enfant dans un accès de colère. Ce dernier s’avança alors vers une personne qui semblait être un villageois pour lui demander de qu’il s’agissait.

« Tu n’es pas d’ici, c’est ça ? Moi non plus, en réalité. Je n’ai aucune idée de qui est ce type, mais je lui démolirais bien les os un par un. »
« Il s’agit du Comte Fablan Van Douth, il possède pas mal de compagnies et de territoires. A défaut d’avoir Malagarta, il compte choper les territoires du coin, y compris la forêt de Grakal. Et cette fille, je ne connais pas son nom, mais elle fait partie de la force militaire personnelle du Comte. Je la vois souvent avec lui, mais je ne l’ai jamais vu assassiner quoi que ce soit. Tout de même, faire travailler au sang une fille pareil… »

Grakal ? Ce nom me dit quelque chose… ce ne serait pas lui, si ?

Le jeune homme fut interpellé par le nom de Grakal, celui dont le territoire était la forêt complète. C’était un être possédant le même nom qu’une de ses connaissances du passé, ce qui le fit s’interroger sur la présence de celui-ci aux abords de Malagarta.

« Et personne ne fait rien ? »
« Si c’est pour se faire tuer, je dis non. »

Naturellement, tous les villageois avaient peur du Comte, et cherchaient absolument à éviter les ennuis avec ce type.

Le Comte ayant récupéré de l’état de peur était sur le point de lancer un autre coup sur le visage de la jeune fille. C’est alors qu’elle se rappela du cadavre de Béhémoth qu’elle a trouvé au chemin du retour.

« Hey ! Vous cherchez quelqu’un pour vous occuper des Béhémoths ? »

Ces paroles venaient du jeune aventurier, voulant mettre fin à cette scène inutile.

« Petit garçon, j’apprécie ta perspicacité, mais je te prierais de ne pas M’adresser la parole quand je m’occupe de mes affaires ! »

Van Douth préféra taper le jeune homme, de colère contre celui qui le coupa dans sa séance de coups de canne. Cependant…

« Comment… ? »

Le jeune aventurier arrêta la canne d’un coup de paume, sans même reculer d’un pouce. Il en profita pour tenter de lui donner un coup de poing au visage. Cependant, il dut dévier sa trajectoire lorsque deux personnes apparurent de nulle-part, dans des tenues similaires à celles des ninjas, visages cachés par divers vêtements. Néanmoins, le jeune homme avait réussi à passer outre les silhouettes des deux personnes et toucher le Comte d’un coup dans l’estomac.

« Espèce de sinistre abruti… Je répète ma question : vous cherchez quelqu’un pour vous occuper des Béhémoths ? »

Le vieil homme se sentait totalement impuissant à partir du moment où il regarda dans les yeux du jeune homme, alors que les villageois regardaient la scène avec un grand désarroi. Bien qu’il haïssait d’être frappé et regardé de haut, il ne détesta pas ce regard déterminé, bien au contraire.

« Tout-à-fait ! Je peux même vous offrir une large compensation si vous m’éloignez ces vilaines créatures, cher client. »
« Une large compensation, hein… je peux décider de ma récompense ? »

Il veut se la jouer commercial pour éviter que je le défonce, hein ?

« Hahaha, bien sûr ! Que voulez-vous ? Argent ? Alcool, bien que vous paraissiez jeune ? Nourriture ? Exécution publique de vos ennemis ? Femmes ? Bien sûr, pas celle qui réside sous mes pieds, trop inutile et importante pour satisfaire un homme courageux comme vous. Tout est possible, Avec Moi ! »

Le Comte tenta d’amadouer le jeune homme en lui proposant tout ce qu’il pouvait potentiellement acquérir grâce à la fortune de son employeur.

« Ça, on verra quand on y sera. En attendant, ressortez ce genre de scène en ma présence et je ne m’arrêterai pas à un simple coup de poing, compris ? »
« Hahaha, j’aime les aventuriers courageux. »

Cependant, il ne se laissa pas faire pour autant, et décida d’imposer son propre rythme, pour éviter d’être tenu en laisse par l’homme funeste.

Pour qui se prend-il, ce gamin ? Je le ferai assassiner par ces deux-là… non, attends… j’ai encore mieux, mwahaha !

Le jeune garçon, comme ayant lu dans les pensées du vieil homme, le regarda dans les yeux une seconde fois avant de prendre ses bagages et de partir.

Oh ! Il faut que je fasse gaffe : ce type est tout sauf normal. Il pourrait bien vaincre Grakal, mais comment je m’occupe de lui s’il retourne sa veste ?

A ce moment-là, il vit la jeune fille qu’il tabassait à sang regarder le jeune homme partir ; c’est alors qu’il eut une idée. Il la prit alors par les cheveux, hors de vue du jeune aventurier et de la foule ayant couru dehors à la vue de ses assassins, et lui dit :

« Ta mission sera la suivante… »

Après lui avoir expliqué le but de sa mission, la jeune fille détala jusqu’au jeune aventurier, ayant déjà fait une bonne trotte dehors.

« Attends ! »

Le garçon se retourna et montra une expression de choc.

« T-T’es soignée ? Comment ça se fait ? »
« Tadaa ! »
« Une potion d’Hydromel ? Eh ben cocotte, je ne sais pas ce que tu lui as fait au Comte, mais pour qu’il te donne ça— »

Avant de finir sa phrase, la jeune fille lui positionna son fleuret à quelques millimètres du menton pour l’avertir de sa faute.

« Du calme, c’était de l’humour. L’humour, tu connais ? »
« Ce n’était pas drôle, espèce d’idiot. Allons voir Grakal, qu’on en finisse. Avec un peu de chance, on arrivera à le convaincre de partir sans y laisser notre peau. »

Alors que la jeune fille se dirigeait vers la forêt, tout en montrant un peu d’optimisme, le jeune homme s’en alla dans la direction opposée et lui dit :

« Nope, j’ai quelque chose à faire avant. »
« Comment ça ? »
« Je dois rencontrer quelqu’un à la milice, ainsi que faire faire ma C.I.A. »
« Tu n’as pas de C.I.A. ? Et tu te revendiques aventurier alors que tu n’as aucune expérience ? »

Dans ce monde, au vu des lois récentes, ne pas avoir de ‘Carte Internationale d’Aventurier’ était équivalent à ne pas en être un, soit un non-combattant.

Et il pensait sérieusement à aller affronter Grakal ? Quel idiot…

Alors que la jeune femme réprimandait le garçon, celui-ci n’y prêtait aucune attention et préféra avancer tranquillement jusqu’à la milice.

« Ah, on y est ! »
« Tu m’écoutes, oui ? »
« Pas du tout. Allez, j’vais faire faire cette carte qu’on en finisse. »

Une fois arrivés devant le bâtiment, le jeune homme avoua qu’il n’avait pas écouté un traitre mot de ce que la jeune demoiselle lui disait.

S-Sérieusement… ?

Ignorant son air consterné, il ouvrit la porte de la milice pour y découvrir un personnel sur les nerfs à cause du surplus de problèmes dans les environs.

« Bonjour, pouvez-vous me faire ma ‘Carte Internationale d’Aventurier’, s’il-vous-plait ? »

Une fois arrivé devant le comptoir, le jeune garçon s’expliqua.

« Désolée, mais nous n’avons pas le temps pour— »
« Dan, tu es enfin arrivé. T’en as mis du temps, gamin. »

Alors que la réceptionniste était sur le point de refuser sa demande, un vieil homme vint l’interrompre pour se montrer devant le garçon. Il était gigantesque, musclé et barbu ; un guerrier intimidant dans sa cinquantaine comme on n’en voyait que trop peu à cette époque…
jusqu’à ce que le jeune combattant envoya => envoie (subjonctif, ou à la limite "envoyât" si tu veux mettre des subjonctifs imparfait)
une peur leur envahir => les envahir
lui remercier => le remercier
se rappela de la jeune femme => se rappela la jeune femme (on "se souvient de", mais on ne peux pas dire "se rappeler de")
elle a joute voulu => juste (faute de frappe)
Bien que Parista possédait => possède (au subjonctif, "possédât" au subjonctif imparfait)
la jeune femme qu’il avait sauvé => qui l'avait sauvé
tu m’as coûtée => coûté (le COD n'est pas avant le verbe)
interpelé => interpellé
je te prierai => prierais (le conditionnel convient mieux)
je jeune garçon => le (faute de frappe)
EDIT : Fautes corrigées Smile


Dernière édition par Magister Ergo le Sam 31 Oct - 16:19, édité 1 fois
 
Meredith Epiolari

avatar

Reine de l'Impro
Féminin Messages : 1272
Date d'inscription : 29/07/2014
Age : 19
Localisation : Between the peanuts and the cage
MessageSujet: Re: [En cours][-18] Marsafilio   Sam 31 Oct - 0:50

J'aime bien, ça a un côté Donjon de Naheulbeuk avec un air un peu "qui ne se prend pas au sérieux" et ça m'a fait sourire plusieurs fois Smile (la CIA Razz )

Les reproches que je fais à ce chapitre sont pour l'instant formels, je pense que c'est difficile de juger du contenu sans avoir tout lu, sauf quand certains points ne sont pas clairs ce qui ne me semble pas le cas ici. Tu sais mesurer le temps des descriptions et des actions qui sont bien insérées et pas trop lourdes/longues. Je pourrais aller lire la suite immédiatement, mais je préfère te lire au compte-goutte selon ce que tu posteras ici plutôt que tout d'un coup, ça m'aide à mieux gérer mon temps et à ne pas laisser le forum empiéter sur mes devoirs Smile

Donc voilà ce que je pense que tu devrais modifier :

une certaine petitesse qui ne l’empêchait pas de tuer la bête à côté d’elle => Je dirais plutôt "qui ne l'avait pas empêchée". La bête est morte, elle n'est pas encore en train de la tuer.

Ces monstres, bien que chassant seuls, s’organisèrent pour venger l’un des leurs. => Ici, je mettrais de l'imparfait d'habitude, puisqu'on apprend plus tard que ce n'est pas un cas isolé mais leur comportement naturel d'agir ainsi.

Au contraire de ce que leur apparence laisse =>Je mettrais "laissait" ou "laisserait" et je pense que tu ne peux pas t'arrêter comme ça dans la proposition. "Laissait croire" ?

C’est donc pour cela qu’une fois que l’un de leurs camarades périt, ils joignent leurs forces en petits groupes, voire toute la tribu en cas de danger potentiel. => "une fois que l'un de leur camarade périt" me paraît bizarre, je pense que c'est parce que la phrase parle d'un cas général alors que "une fois que" désigne un cas particulier. Il me semble alors que "périr" doit être conjugué à l'imparfait "périssait" plutôt qu'au passé simple "périt". Je remplacerais par "lorsque l'un de leurs camarades périssait" ou "chaque fois que l'un de leur camarades périssait". De plus, je pense que tu devrais continuer à utiliser de l'imparfait d'habitude plutôt que du présent de vérité générale et mettre "ils joignaient" plutôt que "ils joignent", mais ce n'est pas obligatoire, juste plus joli selon moi.

Le jeune homme se mentionna le nom de Coco, une fille qu’il ne connaissait que très bien, en revoyant le visage de la jeune femme dans un coin de sa tête. => Phrase lourde et maladroite.
Je me trompe peut-être, mais je ne crois pas avoir rencontré le verbe "se mentionner" dans mes lectures et je me demande s'il existe. Je sais qu'on peut mentionner quelque chose, mais peut-on le mentionner à quelqu'un ou à soi-même ?
J'écrirais "ne connaissait que trop bien".
Et pour finir, je trouve qu'il y a une certaine redondance et je pense que tu peux simplifier ta phrase. Ma proposition (qui n'est pas parfaite et que tu peux améliorer ou ignorer à ta guise) :
"Le nom de Coco - une jeune fille qu'il ne connaissait que trop bien - s'imposa alors dans un coin de la tête du jeune homme, bientôt suivi de son visage."

le jeune aventurier se réveilla en sursaut d’un cri féminin => On a l'impression que l'aventurier, pas très viril, se réveille d'un cauchemar en poussant un cri de femme. A mon avis, la solution est de mettre la phrase à la voix passive : "le jeune aventurier fut réveillé en sursaut par un cri féminin".

Voilà, au plaisir de lire la suite dès que j'aurai plus de temps, j'espère que mon commentaire t'a été utile Smile



 
Tout ce que j'écris
Est vain, ridicule et insignifiant.
Vain comme mon amour,
Ridicule comme mon ambition
Insignifiant comme mon existence.
 
Magister Ergo

avatar


Masculin Messages : 9
Date d'inscription : 30/10/2015
Age : 22
MessageSujet: Re: [En cours][-18] Marsafilio   Sam 31 Oct - 15:09

Merci pour ton avis Smile

Disons que pour l'instant, ce n'est pas très sérieux, mais ça va venir assez vite.
Merci, dis-moi juste quand je pourrai poster tout en évitant de trop mettre de texte d'un coup, car si je mets les 12 chapitres à la chaîne... ^^

Et merci pour avoir relevé les fautes, la plupart ayant été faites par pure maladresse.
Je corrigerai le chapitre dès que je pourrai Wink
 
Magister Ergo

avatar


Masculin Messages : 9
Date d'inscription : 30/10/2015
Age : 22
MessageSujet: Re: [En cours][-18] Marsafilio   Sam 31 Oct - 20:22

Voici la suite, pour ceux qui sont prêts à la lire Smile

Chapitre 02 – Daniel et Mylena

« Ah, Darius ! Désolé. J’ai eu quelques problèmes de Béhémoths hier, et j’ai préféré dormir que de ruiner nos retrouvailles à cause de la fatigue. »

Le jeune homme expliqua les situations dans lesquelles il s’était fourré la veille, ainsi que les raisons de sa venue. Le vieil homme, appelé Darius, comprit la demande et émit un léger rire avant de prendre les mesures nécessaires à l’exécution de la carte de l’intéressé.

« Occupez-vous de la carte du petit pendant que je m’entretiens avec lui. »
« Entendu, chef ! »

La réceptionniste acquiesça à l’ordre de son chef et sortit une carte vierge d’un tiroir avant de la rentrer dans une machine. Le jeune homme lui donna sa carte d’identité pour lui permettre de remplir la dite carte pendant qu’il partait s’entretenir avec le vieil homme.

Cette fille… Coco ? Non, ce n’est pas elle. Mais la ressemblance est frappante…

Le vieil homme, plus que par la venue du jeune aventurier, était surpris de voir une fille ressemblant à Coco, une personne également connue de Darius.

« Jeune fille, il serait sage que tu viennes avec nous. »
« Ah ! O-Ok… »

Il décida d’inviter la jeune fille en même temps que le garçon, pour permettre aux trois personnes de faire plus ample connaissance. Le vieil homme se dirigea vers la porte d’où il venait, près du comptoir, et fit signe aux deux jeunes gens de le suivre.

Une fois dans la salle, le vieil homme indiqua aux jeunes gens de se poser sur les chaises en face de son bureau. Après quelques secondes de silence, l’aîné entama la conversation.

« Et si on commençait par un tour de table, qu’en dites-vous ? »
« Dans ce cas, honneur aux dames. »

Darius proposa que les personnes présentes dans la salle, lui y compris, devaient se présenter à leurs deux interlocuteurs. Le jeune homme usa de sa galanterie pour permettre à la jeune fille de se présenter.

« Hein ? Euh… moi ? »
« Oui, toi. »

Cette dernière était plutôt déboussolée quant à l’idée de subitement se présenter devant deux personnes qu’elle ne connaissait pas. Néanmoins, le jeune homme insista pour qu’elle se présente.

« Je m’appelle Mylena Roswell, au service du Comte Fablan Van Douth, je suis âgée de dix-neuf ans. Avez-vous besoin de plus d’informations ? »
« Roswell ? Darius, j’ai bien entendu ou je me fais des films ? »
« En effet, c’est intéressant ! J’aimerais en savoir plus, mais d’abord… »

Les deux hommes s’arrêtèrent sur le nom de famille de la jeune fille, mais Darius toussa un grand coup pour demander au jeune homme de se présenter, par courtoisie pour la jeune dame avant de lui poser tout un tas de questions.

« Ah, euh… oui, pardon. Je suis Daniel Regalis, jeune aventurier originaire de Parista. Je n’en ai pas l’air, mais j’ai eu vingt ans assez récemment. »
« V-V-V-V-Vingt ans ? Mais… tu en fais à peine quinze. »

Mylena était surprise de l’âge de son interlocuteur au même titre qu’il était surpris de son nom de famille. Darius éclata de rire devant les jeunes gens.

« Ho ho ho ! Il serait peut-être temps que je me présente, non ? »

Le vieil homme recentra l’attention sur lui pour éviter les potentielles brimades entre les deux jeunes adultes. C’est alors que rentra une femme vers la fin de sa trentaine qui ne se trouvait être autre que la réceptionniste de la milice, avant que Darius ait eu le temps de se présenter à la jeune fille.

« Monsieur Roswell, j’aimerais m’entretenir avec vous deux petites minutes. »
« Tu peux laisser les formalités de côté. Darius, ça ira très bien… Bref, j’arrive. Ne faites pas de bêtises en mon absence, les enfants. »

Le vieil homme, de nom complet Darius Roswell, sortit de la salle pour suivre la trentenaire, laissant seuls les deux jeunes gens dans la salle. Daniel lui fit signe que tout allait bien se passer et qu’il pouvait librement s’occuper de sa paperasse.

« R… Roswell ? »
« Attendons qu’il revienne. On en profitera pour te poser des questions, nous aussi… »

Une fille d’un Roswell ? Et dire que je pensais tous les connaitre… Néanmoins, ça explique ce léger air de ressemblance avec Coco.

Son nom de famille étant identique de celui de Darius, Mylena commença à se poser des questions quant à sa position. Daniel garda la tête froide et lui demanda d’attendre que l’homme revienne pour discuter de ce sujet. Pendant ce temps-là, le vieil homme et son intendante entamèrent une discussion à propos de la jeune connaissance du chef de la milice.

« Regardez ! Je n’ai jamais vu ça de ma vie… Qui est-il ? »

L’intendante se référait au jeune homme alors qu’elle regardait sa fiche, préalablement imprimée.

« Je crois qu’il y a une erreur dans les données que j’ai reçues, comment serait-ce possible d’avoir un score aussi imposant ? »
« Ho ho. Ce monde cache bien des surprises, Isabella. Tu ne l’as peut-être pas encore vu à l’action, mais je peux te garantir que ces données sont à cent pour cent véridiques et officielles. »

Les résultats concernant Daniel étaient plus que préoccupants pour Isabella, mais Darius n’en fut pas étonné du tout.

Pendant ce temps, les deux jeunes gens discutèrent de l’incident de la veille.

« Ah, au fait… je suis désolée de t’avoir laissé jouer l’appât, hier… Je m’en excuse sincèrement. »

Mylena s’excusa d’avoir laissé le jeune homme s’occuper des Béhémoths tout seul…

« Hey, pourquoi tu t’excuses ? Je suis encore vivant, non ? »

… mais ce dernier s’en fichait complètement et lui informa qu’il était inutile de s’excuser.

« Tu… n’as pas envie de me frapper, ou quelque chose… ? »

Daniel ouvrit grandement les yeux, de surprise par la question de la jeune femme.

« Mais t’es malade, ou quoi ? Ecoute-moi bien ! Il n’y a aucune honte à fuir un combat perdu d’avance, mais c’est bien une honte de frapper plus faible que soi pour le plaisir de frapper. Ce sont ces gens-là, qui méritent d’être tapés. »

Il répondit honnêtement à sa question et, bien qu’avec un ton déplaisant, tenta de l’encourager à sa manière.

« … ha… Haha ! »

La jeune fille se mit à doucement rigoler.

« Quoi ? J’ai dit quelque chose de drôle ? »
« N-Non. C’est juste que… tu es bien le seul qui m’ait pardonné un acte de couardise, depuis… »
« Depuis que tu es réduite en esclavage par le Comte, c’est ça ? »

Le jeune homme termina la phrase de la jeune femme, ne pouvant mettre les mots pour la finir d’elle-même. Mylena fut surprise quant à la réaction de son interlocuteur, soupirant face à son manque de courage.

« Tu ne penses pas que tu devrais t’échapper, tant qu’il en est encore temps ? »

A la remarque de Daniel, la jeune fille baissa lentement les yeux en prenant un air déprimé avant d’ouvrir la bouche.

« Je… je ne peux pas. Si je m’enfuis… ses assassins, ceux qui ont tenté de protéger le Comte de ton attaque, me réduiraient en miettes avant même de pouvoir me réfugier quelque part… »

Elle respira un coup, et réalisa la façon dont elle avait tourné la phrase. Elle reprit donc immédiatement la parole.

« Ah ! Mais ne te méprends pas : ils ne sont pas méchants, mais il les oblige à tuer tous ses détracteurs… »
« Je vois… et toi, en quoi lui étais-tu utile ? »
« M-M-Moi ? Euh… Hmm… »

Le jeune homme comprenait les circonstances qui faisaient que la jeune fille craignait les assassins, mais était surtout curieux de connaître l’intérêt de celle-ci pour le Comte. Cependant, la jeune fille ne pouvait en parler, de peur d’être embarrassée.

« Ne me dis rien, je vois le genre… »
« Ah ! Non. Non. Non. Ce n’est pas ça du tout… »

Mylena, comme ayant lu dans les pensées de Daniel, comprit que son embarras pour la chose ne rendait le sujet que plus ambigu.

« En fait, il y a un peu de ça. Mon maître aime prendre du plaisir à torturer des femmes et ce, peu importe leur âge. Mais depuis quelques années, il avait les yeux rivés sur moi et… il s’est amusé à essayer diverses substances pour son malin plaisir… Je suis encore en vie, mais pour combien de temps ? »

Le jeune homme comprit que son interlocutrice avait vécu d’horribles moments à cause du Comte et se retint d’aller plus loin dans la conversation.

« Dans ce cas, je peux m’en occuper. Je ferai d’une pierre deux coups, comme ça. »
« H-H-Hein ? »

Daniel prit la main gauche de la jeune fille entre les siennes, enthousiaste à l’idée de s’occuper du bourreau. A ce moment-là, Darius ouvrit la porte pour revenir dans la salle ; témoignant de cette scène, il referma doucement la porte avec un air observateur.

« Désolé du dérangement… »
« Hey, attends ! C’est pas ce que tu crois… Darius !! »

Le vieil homme rentra finalement dans la salle sous l'insistance du jeune homme.

« Ça va, j’ai compris. Mais vous parliez de quoi, au juste ? »
« De rien, laissons tomber… »

Darius devint curieux de la conversation dont il n'avait pas été le témoin, mais Daniel préféra clore le sujet en demandant implicitement au vieil homme de se présenter.

« Ahem… ah, oui ! J’avais failli oublier, hoho… Je m’appelle Darius Roswell, cinquante-et-un ans, originaire de ce charmant village qu’est Malagarta, je suis néanmoins citoyen d’honneur de Parista et connais personnellement la matriarche. »

La matriarche ?

« Hé, Darius ! Tu ne devrais pas trop en dire à une inconnue, tu sais ? »

La remarque de Daniel était justifiée : si la jeune fille envoyée par le Comte était une ennemie de Parista, elle pouvait facilement relayer l’information au bon entendeur qui pourrait mettre en action un plan visant à s’occuper du vieil homme.

« Hoho ! Regarde bien, Dan. A-t-elle l’air d’une menace, pour toi ? »
« Hah… Bien sûr que non, mais elle peut toujours relayer l’information à un militant anti-Paristain. »

Le jeune aventurier était très anxieux à l’idée que Darius donne son identité devant quelqu’un qu’il venait à peine de rencontrer, ne connaissant aucune de ses motivations.

« Je-Je ne ferai jamais une chose pareille ! A-Après tout… j’ai raison de présumer que nous sommes de la même famille, monsieur ? »

La question de la jeune fille était aussi pertinente que celle du garçon, mais tapa dans une toute autre optique en rappelant leur conversation précédente.

« Ah ! En effet, j’aimerais en savoir un peu plus sur toi, jeune fille. Bien évidemment, tu as le droit de ne rien me dire ; le choix est tien. »

Mylena était prise à revers, pensant que le vieil homme allait lui demander de cracher toutes ses informations personnelles, mais il n’en fit rien. Elle voulait lui répondre, mais ne pouvait que gémir, de peur de dire quelque chose d’embarrassant. Au même moment…

« Bon… je vais voir l’avancement de ma carte. Ne traînez pas trop ! »

… Daniel remarqua l’embarras de la jeune fille et déclara vouloir vérifier l’état de sa carte avant de quitter la pièce.

« Ho ho ! Toujours le même, à ce que je vois. »

Le deux individus étant ainsi seuls, Darius commença son interrogatoire. Mais avant…

« Pourquoi est-il parti ? Ai-je fait quelque chose de mal ? »
« Mais non, mais non ! C’est juste qu’il pense que sa présence te mettrait mal-à-l’aise. Par conséquent, il a décidé de nous laisser seuls, pour éviter cela. »
« Ah ! Mais vous n’aviez pas… »

Le vieil homme rassura la jeune fille, inquiète d’avoir fait quelque chose énervant le jeune homme.

« Bien ! Maintenant que nous sommes seuls, j’ai quelques questions pour toi. Tout d’abord, sais-tu qui est ton père ? »

Une question paraissant évidente au premier abord, mais la jeune fille ne pouvait donner qu’une vague réponse.

« Spi… ca. »
« Spica ? »

Spica aurait eu une fille ? C’est la meilleure !

« Hohohoho… Ha ha ha ha ! Spica, dis-tu ? Ah, mais quand on y pense, ça parait logique… »

L’homme dont il était question, Spica Roswell, était le petit frère de neuf ans d’écart de Darius. Pendant son enfance, Spica était un garçon adorable, mais un évènement changea drastiquement sa manière de penser et l’homme devint une véritable ordure. Il coupa les ponts avec sa famille vingt-et-un ans plus tôt.

Après avoir raconté à Mylena les tenants et aboutissants de la vie de son père, Darius se mit à penser à voix haute.

« Qui aurait cru qu’il avait une fille… une vraie beauté, de surcroît. »
« Une… beauté ? »

Le visage de la jeune fille vira au rouge, gênée par la remarque du vieil homme.

« Mais, vous dites que c’est une ordure, maintenant. Qu’a-t-il fait pour que vous, son propre frère, le dénigrez autant ? »
« Es-tu prête à en savoir davantage sur ton père, Spica Roswell… alias, ‘L’Etoile des Ténèbres’ ? »

La jeune fille fut choquée par ces mots, réfléchissant à leur sens.

L’Etoile… des Ténèbres ? J’ai déjà entendu le Maître prononcer ces mots…

« Oui ! Je veux savoir ! Ne m’épargnez aucun détail, s’il-vous-plait ! »

Mylena voulait absolument tout savoir sur son géniteur, à tel point qu’elle se tenait prête à écouter le vieil homme dénigrer son petit frère. Ainsi, Darius lui raconta toute l’histoire de Spica Roswell à la jeune fille qui fut choquée par certains passages, offusquée par d’autres.

Tant d’informations furent prononcées qu’elle ne put retenir que deux choses : l’une étant que Spica Roswell était un garde d’élite au service de la matriarche de Parista, mais fut vite revendiqué comme étant un criminel de niveau huit du nom de ‘L’Etoile des Ténèbres’ ; l’autre étant que sa mère pouvait être n’importe qui sur cette planète.

« Désolé de ne pas pouvoir t’en apprendre plus, petite Myl. »
« Hmm ? Non, vous m’avez déjà beaucoup informé. Merci beaucoup ! »

La jeune fille, bien que très peu avancée sur la localisation de son père, remercia tout-de-même le vieil homme de lui avoir donné autant d’informations que possible.

« Sinon, j’aimerais savoir… »
« Ou-Oui ? »

Darius, désireux de savoir ce qu’elle faisait avec Daniel, décida alors de questionner leur rencontre. Mylena raconta tout dans les moindres détails, sans omettre l’altercation avec le Comte plus tôt dans la journée.

Vers ce moment-là, Daniel observa les affiches sur les murs pendant qu’Isabella finissait de transférer les données sur sa carte.

Wow. Ça en fait, des lascars en liberté.

« Oh, un nouvel aventurier ? »
« Qu’il est mignon ! »

Le jeune pèlerin se retourna face aux personnes qui lui adressèrent la parole. Il s’agissait d’un groupe de quatre personnes, deux hommes et deux femmes. Les personnes ayant parlé à Daniel furent l’homme qui semblait être le chef du groupe, ainsi qu’une fine et grande femme.

« Tu es perdu, petit ? Haha, je peux peut-être te raccompagner vers ton tuteur, si tu le souhaites. »
« Tu es perdu, mon grand ? Haha, je peux peut-être t’accompagner à l’hôpital, si tu le souhaites… »

Le jeune homme n’apprécia pas la remarque de l’homme en face de lui, et décidé de lui répondre en rétorquant la même réplique… à quelques détails près.

« Tu ferais mieux de ne pas l’énerver, Jack. Il ne joue pas dans la même ligue que toi. »

La personne ayant proféré ces paroles ne fut autre qu’Isabella elle-même, convaincue par Darius de l’identité du jeune chérubin.

« Ah ! En parlant de ça, je viens pour mettre mon score à jour ; j’ai juste assez pour passer rang B, héhé. »
« Rang B ? Déjà ? T’es un rapide, toi. »

La réceptionniste, bien qu’impressionnée par le score du jeune chef de groupe…

« Mais attends d’abord que je finisse la carte de ce jeune homme. »

… préférait s’occuper de la carte de Daniel avant tout.

« Oh, ce chérubin est en voie de devenir un aventurier ? Trop mignon ! Hé, tu veux venir dans notre groupe ? On t’offrira plein de cadeaux ; on est comme ça, chez nous. »

La grande femme se tourna vers le jeune homme à la tête d’ange, se baissa de manière à avoir sa tête au même niveau que celle de Daniel, et lui demanda de rejoindre leur groupe pour de folles aventures.

« Natalia ! »
« Je plaisante, je plaisante. »

Elle se fit rappeler à l’ordre par l’autre homme du groupe et se rétracta du jeune aventurier, légèrement déçue.

« Merci, mais je préfère attendre mon maître d’armes. Il devrait arriver… d’une minute à l’autre. »

Hah… Je ne sais pas mentir, mais il le faut… ou cette tarée va vouloir me chasser jusqu’au bout du monde…

Le jeune homme mentit pour éviter de susciter des réactions bruyantes, conscient de la situation dans laquelle il se trouvait, et ainsi attirer l’attention sur lui.

« Quel dommage ! Dis, si jamais tu changes d’avis… viens me voir ; cette demoiselle t’ouvrira les portes d’un havre dont tu ne voudras jamais sortir. »
« Natalia ! »

La pulpeuse et jeune aventurière avait un faible pour les petits garçons, encore plus pour les adultes possédant leur apparence. Avec une taille avoisinant les cent-quatre-vingt-dix centimètres, elle ne pouvait que difficilement trouver un amant plus grand qu’elle. Pourtant, nombreux furent les hommes à porter attention à elle, grâce à sa poitrine proportionnelle à sa hauteur ; malheureusement, cela ne suffit pas à conquérir le cœur d’un homme.

De par cette logique, Natalia décida de chercher un homme plus petit, mais aussi plus pur, possédant l’âme d’un véritable aventurier. Elle posa donc ses grippes sur Daniel, car il correspondait parfaitement à son idéal.

« Tu vois bien que le minus n’est pas tout seul. »
« Minus ? Ecoute-moi bien, espèce de— Oh, c’est quoi cette lame ? Est-ce que… Zafaar Drakonis ? »

Alors que le jeune aventurier allait proférer des menaces au grossier jeune homme, il vit une épée d’excellente facture à la taille de ce dernier. L’arme possédait une marque sur le pommeau, en forme d’un dragon Long retracté en spirale, au sens inverse de celui d’un serpent. Ce symbole était celui de Zafaar Drakonis, grand forgeron dont les créations sont essentiellement magiques.

Ce qui étonna Daniel fut la présence d’une telle arme entre les mains d’une personne lambda, dont les actions furent encore inconnues à ce jour.

« Tu l’as volé à qui ? »
« Volé ? Ecoute-moi bien, minus : si tu dis encore une fois que j’ai volé cette arme, je te— »

Alors que le chef de groupe s’énervait sur le jeune homme empli de doute quant à l’obtention de son arme…

« Monsieur Regalis ! Votre carte est prête ! »

… il fut arrêté par Isabella, appelant le jeune aventurier afin qu’il puisse récupérer sa carte.

« J’arrive ! Attendez-moi ici, je reviens tout de suite. »

Le jeune homme vint récupérer sa carte d’aventurier. Il s’agissait d’une carte électronique créée par les agences de Parista pour permettre aux aventuriers de mettre à jour leurs statuts plus facilement qu’avec une carte normale.

Elle regroupait un tas d’options comme les devises monétaires, les missions en cours, même la date et l’heure. Il y jeta donc un coup d’œil rapide pour y voir les inscriptions suivantes :

[Nom Complet : Daniel M. Regalis
Sexe : Masculin
Age : 20
Origine : Paris
Score : 7920
Rang : A
Missions : Voir
Bestiaire : Voir
Inventaire : Voir
Budget : 4800 (Tala)
Calendrier : 84/3/99 18:57]

Le jeune homme était originaire de Paris, la capitale de Parista et l’habitat de la matriarche. Le rang ainsi que le score furent affichés directement sur la carte, alors que les missions, le bestiaire regroupant les monstres vaincus par le détenteur de la carte, ainsi que son inventaire furent invisibles, mais cliquables sur le bouton ‘Voir’ à côté des noms de rubriques.

Quant aux devises, le Tala était la monnaie de Talrak. Pour vivre dans le pays, il suffisait d’une dizaine de Tala par jour. De toutes les devises, c’était celle avec le plus de valeur unitaire.

Le calendrier, quant à lui, n’était composé que de six mois. Or, ces six mois possédaient chacun exactement quatre-vingt-dix jours, ce qui se ramenait à des années de cinq-cent-quarante jours. La journée fonctionnait néanmoins sous un système de vingt-quatre heures de soixante minutes de soixante secondes. Daniel resta fixé devant la carte pendant une bonne minute.

« Woah, y a tellement d’options… mais je verrai ça plus tard. Merci pour la carte, Madame ! »

Daniel remercia l’intendante pour la carte.

« Tu peux m’appeler Isabella, mais dis-moi… comment ça se fait que tu sois aussi fort ? Personne ne peut directement passer au rang A comme ça, en passant inaperçu. »

La femme voulait absolument savoir qui était ce jeune homme, et pourquoi il n’était connu de personne.

« En tout cas, je te souhaite bonne chance pour la suite. J’ai encore à faire avec Jack, là-bas… Jack, c’est ton tour ! »

Isabella encouragea le jeune homme pour la suite de ses aventures et cria pour appeler Jack au loin. Daniel revint vers le groupe, temporairement détaché de leur chef.
plus amples connaissances => plus ample connaissance
cent pourcents => cent pour cent
embarrassement => embarras
nous laisser seul => seuls


Dernière édition par Magister Ergo le Mer 4 Nov - 14:11, édité 1 fois
 
Meredith Epiolari

avatar

Reine de l'Impro
Féminin Messages : 1272
Date d'inscription : 29/07/2014
Age : 19
Localisation : Between the peanuts and the cage
MessageSujet: Re: [En cours][-18] Marsafilio   Mer 4 Nov - 13:55

Bien, ça se poursuit et c'est toujours agréable à lire Smile

Mes remarques :

et fit signe aux deux jeunes gens de le suivre. Une fois dans la salle, le vieil homme fit signe => répétition de "faire signe" et même de "faire signe aux jeunes gens".

Darius proposa aux trois personnes => Cela implique qu'il a trois personnes devant lui, on ne peut pas se proposer quelque chose à soi-même. A la limite "proposa QUE les trois personnes".

les circonstances de la jeune fille et des deux assassins => le mot "circonstance" désigne un fait particulier qui accompagne un moment ou un moment en lui-même. Ici il me semble bizarrement employé. On attendrait un complément genre : "Les circonstances qui faisaient que la jeune fille craignait les assassins".

il s’amusa à essayer diverses substances => Inséré dans un dialogue, je trouve ça bizarre, surtout que tes personnages s'expriment de manière assez moderne. Je mettrais du passé composé "s'est amusé".

Le vieil homme rentra finalement dans la salle par la complainte du jeune homme. => Une "complainte" est une chanson, ce mot me paraît mal adapté. La préposition "par" est également bizarre, elle évoque pour moi plus le moyen ou la manière que la conséquence. Je dirais plutôt "sur" ou "sous" pour "sur l'insistance du jeune homme" par exemple ou "à la demande du jeune homme".

Darius devint curieux de la conversation dont il ne fut pas témoin => "il ne fut pas le témoin" me dérange parce que la scène a déjà eu lieu et qu'elle est mise sur le même plan que le "il devint curieux", comme si ces deux actions avaient lieu en même temps. Je dirais plutôt : "dont il n'avait pas été le témoin".

il n’en fit point => Soit "il n'en fit rien", soit "il ne le fit point". Je ne crois pas qu'on puisse faire un mélange des deux.

Trop d’informations furent prononcées qu’elle ne put retenir que deux choses => Je mettrais plutôt "Tant... que..." à la place de trop, on ne peut pas utiliser "Trop... que...". Ou alors, pas de "que" après le trop. Ça donne soit : "Tant d’informations furent prononcées qu’elle ne put retenir que deux choses", soit : "Trop d’informations furent prononcées (et/c'est pourquoi/si bien que, etc) elle ne put retenir que deux choses".



 
Tout ce que j'écris
Est vain, ridicule et insignifiant.
Vain comme mon amour,
Ridicule comme mon ambition
Insignifiant comme mon existence.
 
Magister Ergo

avatar


Masculin Messages : 9
Date d'inscription : 30/10/2015
Age : 22
MessageSujet: Re: [En cours][-18] Marsafilio   Mer 4 Nov - 14:13

OH MY GAWD ! Les fautes de ouf que je fais, c'est abusé.

Merci pour m'éclairer sur ces points : j'ai corrigé ce qu'il fallait Wink
 
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: [En cours][-18] Marsafilio   

 
 

[En cours][-18] Marsafilio

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» En cours: Hotchkiss H35 - RPM 1 / 72.
» Cours sur l'imparfait de l'indicatif
» Le grain de la bruyère; petit cours en accéléré
» cours technique femme et milonga art plus tango
» Cours de Broderie d'Art à Marly le Roi (78)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Zéphyr Embrasé :: Vos oeuvres originales :: Écrits longs :: Romans-