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 Marie-Odile [TPCF]
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Iskupitel

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Sire de Picardie, Souverain des Isles de Coupe et de Pitel
Masculin Messages : 493
Date d'inscription : 26/07/2014
Age : 20
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MessageSujet: Marie-Odile [TPCF]   Jeu 7 Jan - 0:09

Avant-Propos







Comme Dedarimi m'a réclamé un TPCF de ma part, pour moi qui suis co-fondateur de ce genre nouveau, je me suis attelé à en fournir un.
Et comme je suis assez peu expérimenté en la matière et que je n'avais pas beaucoup d'inspiration, j'ai décidé d'adapter l'intégralité de mon roman.
Quand vous lirez le texte qui suivra bientôt, car vous lirez bien entendu cet avant-propos en détail auparavant, gardez bien en tête que la fin y est inscrite.
C'est donc un petit clin d'œil à ceux (Madev ~) qui se posaient la question de comment Marie-Odile évoluerait au fil des chapitres.

Mais avant de vous proposer le texte, je vais revenir sur ce qu'est un TPCF, parce que finalement avec Ore nous avons été relativement confus, vagues et flous à ce sujet.
Toutefois, l'idée est bien claire dans ma tête, et je tenterai donc d'être complet, mais gardez à l'esprit que je ne pourrai être exhaustif tant le concept en lui-même est vaste.

Qu'est-ce qu'un TPCF ?








Pour comprendre ce qu'est un TPCF, il faut, avant d'en éclaircir les initiales, revenir sur la création du terme, car c'est de ce terme qu'est née l'idée, et non l'inverse comme souvent.

Lors d'une matinée gaie et joyeuse, Ore et Isku discutaient avec Milwho sur la fameuse CB. Les discussions étaient endiablées et satisfaisantes en termes de divertissement, ce qui n'était pas pour déplaire à aucun des trois internautes. Subitement, Milwho, accaparé qu'il fut par d'autres obligations extérieures et incompatibles avec l'entretien d'une conversation, dut partir. Pour message d'au revoir, il formula, une seconde avant sa déconnexion (comme à son habitude) : « Et pas de texte p.... ! ».
Là intervient l'imagination -- prolifique -- des deux restants, qui s'interrogèrent longuement sur la signification de ce message. Débordant d'enthousiasme à leur habitude, Ore et Isku étudièrent plusieurs possibilités puis s'accordèrent sur le fait que chaque point procédant du « P » représentait une lettre, et qu'ils devaient en découvrir la nature, comme s'ils jouaient à un pendu -- un jeu très répandu à l'époque sur la plate-forme utilisée par les trois compères. C'est ainsi que de nombreuses hypothèses furent conservées et d'autres écartées. Mais, finalement, une seule fut conservée : « P.... » signifiait Porte.
Mais dans ce cas restait une interrogation : que pouvait être un texte porte ?
La réponse fut décidée de concert : un texte ne serait pas seulement porte, il serait porte coupe-feu. En effet, en se basant sur la discussion alors en cours et sur une connaissance suffisante de Milwho, il y avait fort à parier que son idée initiale souhaitait être une référence à d'indicibles choses impropres. Toutefois, l'esprit pur et non corrompu d'Isku ne connaissant point ces choses, Ore, plus verdâtre, ne pouvait en faire étalage. Il fut donc décidé de voir le texte comme une porte coupant court aux ravages du feu de la corruption des choses impures. Un texte pour les protéger tous ; un texte pour les sauvegarder.


C'est ainsi qu'est né le TPCF, le Texte Porte Coupe-Feu, dont Ore et Isku se sont légitimement attribué la paternité.
Si une explication historique du concept reste édifiante, cela ne soulève que très légèrement le voile de l'ignorance en ce qui concerne le principe.
Car oui, il existe un principe au TPC, ce n'est point un fourre-tout sans contours où l'on jetterait les textes que l'on ne sait pas ranger autre part, que ce soit par paresse, par ignorance ou par stupidité.
Il s'agit ainsi, dès lors, de connaître le principe de base et les règles à suivre pour réaliser un vrai TPCF, un de ceux qui disposent du « Seal of Approval » de ses créateurs.
Pourquoi « Seal of Approval » ? parce que cela sonne mieux en anglais.
La pratique du sceau d'approbation n'est pas suffisamment répandue pour qu'Isku s'y intéresse ; ainsi « Seal of Approval » a convenu et conviendra parfaitement.

Quel est le principe du TPCF ?








Le principe du TPCF procède directement de son étymologie et de son histoire, qui ont été rappelés antérieurement.
Le TPCF a pour but d'être un lieu de pureté, de gentillesse, un paradis vierge que nul ne viendra corrompre.
C'est aussi simple que cela.
Une telle simplicité dans le principe signifie, bien entendu, des règles relativement restrictives.
Car s'il est simple de faire complexe, il est plus complexe encore de faire simple, et ce surtout pour nous autres auteurs mégalomanes emplis de joie constante.
Il est donc nécessaire d'éclaircir, le mieux possible, les règles du TPCF.

Quelles sont les règles d'un TPCF ?








Cela peut paraître démoralisant, mais la meilleure façon de définir les règles d'un TPCF est de fonctionner par leur contraire.
Ainsi, il sera ici davantage question de ce qu'il ne faut pas faire lors de l'écriture d'un texte si l'on veut que celui-ci soit reconnu comme un TPCF.
Cela n'est pas uniquement un moyen pour moi de vous faire comprendre que le champ des TPCF est très vaste, contrairement à son intitulé et à son principe tellement simples qu'ils en deviennent presque simplistes.
Mais venons-en au fait : que devez-vous, futur écrivain de TPCF, écarter de vos textes ?

Bannir certains champs lexicaux


Un intitulé étrange, d'ailleurs, car il est en lui-même contraire à ce qu'il demande.
En effet, de nombreux termes tels que bannir, tuer, mourir, exclure, attrister, et bien d'autres, sont à oublier.
Le TPCF est un refuge de paix, de bonheur et de joie.
En ce sens, il est impossible d'y parler de mort, de souffrance, de choses qui font peur ou encore de choses traumatisantes.
Pour ceux qui ne saisissent pas, rien de mieux qu'une démonstration par l'exemple.

Dans un TPCF, la phrase « Maman, je suis heureux, car je me suis fait un nouvel ami, mais il est mort toute à l'heure. » est totalement interdite.
Elle sera davantage : « Maman, je suis heureux, car je me suis fait un nouvel ami. »
Décortiquons cette transformation :

« Maman, je suis heureux, car je me suis fait un nouvel ami, mais il est mort toute à l'heure. »
En rouge se trouve la partie la plus horrible, la plus indicible au sein de cette phrase.
Comme dit, les champs lexicaux relevant de ce qui n'est pas paradisiaque, joyeux ou assimilé n'est pas accepté.
Et ce même s'ils sont décrits de manière horrible et que le héros (je reviendrai sur le principe de héros) les combat ardemment.
Si vous voulez faire de la lutte contre le mal, écrivez de la Fantasy.

À présent, un autre exemple moins radical mais tout aussi interdit :
« Le garçon, debout sur la colline, le vent dans les cheveux, face à l'immensité de la beauté du monde, appréciant la joie transportée par les embruns, tomba.
Ici, le verbe tomber est négatif.
Il suppose que le garçon a ressenti de la douleur, s'est peut-être fait mal.

Bannir les sous-entendus


N'en déplaise à certains, les sous-entendus ne sont pas susceptibles d'exister dans un TPCF.
En effet, les sous-entendus, et j'entends par là, bien entendu, les sous-entendus faisant appel à des pensées plus ou moins sexuelles.
Non pas des sous-entendus plus sains comme, qui sait, une expression qui, par son ton, évoque le paradis.
Mais ces sous-entendus-ci sont très rares, c'est pourquoi il me semble assez évident que ce qui est à bannir ce sont les sous-entendus sexuels.

Prenons pour exemple l'extrait d'un texte écrit par quelqu'un qui se revendique d'une mouvance étrange et abusive : le TPCF gris (ou plus précisément « PCF Gris » car ils n'ont pas les droits, na !) :
« Encore étreindre ton corps de marbre. Encore te dire que tu es belle sous la neige. Encore goûter à ces délices glacés. Encore brûler de ce feu là. Encore entrer là où tu ne m'as pas invité. »
À la lecture de ces quelques phrases, l'on voit bien que le sous-entendu de la dernière d'entre elles est clairement sexuel, et que les deux précédentes ne sont pas beaucoup mieux.
Afin de préserver la pureté inhérente à un TPCF, il est donc nécessaire d'oublier ce genre de formulations hasardeuses.

Avant de passer à l'interdit suivant, voici un exemple d'une combinaison d'un champ lexical sous-entendu, ce qui est mauvais.
Car, je le rappelle, ce sont tous les sous-entendus néfastes qui sont interdits, pas seulement les sous-entendus sexuels bien que je me sois senti obligé d'insister à ce sujet.
« Maman, je suis heureux aujourd'hui, car je me suis fait un nouvel ami. »
Le fait que le « aujourd'hui » soit précisé sous-entend que ce n'était pas le cas hier, ou plus simplement qu'il est envisagé que la personne ne soit pas heureuse.

C'est pourquoi, généralement, le plus simple est d'éviter tout bonnement les sous-entendus.

Bannir les héros


Je disais plus haut que je reviendrais sur le principe du héros dans le TPCF ; voilà qui sera bientôt fait.
Le principe du TPCF ne semble pas, en effet, de prime abord, interdire la présence ou du moins l'existence d'un héros ou d'une héroïne.
Toutefois, en y réfléchissant bien, cela ne sort pas de nulle part.
Dans la construction d'une histoire (il faut que je revienne là-dessus aussi, tiens), la présence d'un héros signifiera qu'il mérite que la narration le suive.
Selon le cadre narratif, le héros vivra donc des péripéties pour atteindre un but.
Or, cela signifie que le héros mérite plus que le reste du monde d'être suivi par l'histoire.
Et s'il est plus fort que quiconque, alors c'est pire encore.
Si vous voulez des héros voire -- pire -- qu'ils soient badass, écrivez des contes.
Dans un TPCF, le seul cas où il peut exister un héros, c'est lorsqu'il est tout à fait lambda, pas immuable, qu'il n'a rien de spécial et le différenciant anormalement des autres.
Cela m'amène au prochain point.

Bannir certaines distinctions


Dans un monde pur et idyllique, nul n'est supérieur à quiconque ; ainsi, nul ne sera inférieur à quiconque.
C'est dans un souci d'égalité optimale que le TPCF, pour préserver nos chères têtes blondes de la malice, refuse qu'un être soit davantage qu'un autre.
D'autres distinctions, telles que les distinctions de capacité ou de beauté (parce que tout le monde est foncièrement beau), sont également interdites.
Vous trouvez que cela vous empêche de construire une histoire cohérente et de faire apparaître des personnages reconnaissables car l'équilibrage au sein de l'équipe ne sera pas intéressant à lire ?
Retournez donc écrire de la Fantasy.
Cette interdiction dépend beaucoup du contexte et de ce qui est transmis par le texte à cet endroit.

La construction d'une histoire


Je n'inscris pas « Bannir » dans le titre de cette catégorie, car cela est encore largement discuté.
D'un côté, certains préfèrent des TPCF avec une histoire construite, pour que cela raconte quelque chose sans pour autant aller à l'encontre des autres règles.
Alors que d'autres, dont je fais partie, préfèrent que le TPCF soit, et c'était là le souhait d'Ore exprimé peu après la création du concept, que le TPCF soit un texte avant tout lyrique.
Ainsi, selon cette seconde conception, le TPCF ne peut avoir d'histoire construite.
Son objectif est inexistant ; il n'est que le résultat de la plume de l'auteur, qui fut guidée par la beauté des mots et des rythmes, des images, de tout ce qui est dégagé par le texte.
Selon la première conception, cependant, le TPCF ne peut se passer d'une histoire construite.
En ce sens, le texte doit respecter les autres règles tout en construisant une intrigue, un semblant de péripéties, une quête peut-être.
Cela avec pour explication la volonté de voir le TPCF s'agrandir : en effet, pourquoi enlever ce qui fait la base de la grande majorité des genres d'écriture, ce qui équivaudrait à restreindre la facilité d'accès au TPCF ?
Pour ma part toute personnelle, je pense que c'est le contraire, c'est-à-dire ne pas avoir d'histoire construite, qui peut aider le TPCF à se différencier et, ainsi, à devenir plus clair, moins confus, et à se dissocier d'un maelström fourre-tout.

Bannir la morale


Par « Bannir la morale », bien entendu, j'entends bannir cette morale de fin d'histoire que l'on retrouve par exemple chez La Fontaine et à la fin des contes et autres histoires pour enfants.
Et surtout pas bannir la morale au sens d'autoriser les choses immorales comme le sexe, la drogue et l'alcool.
Pourquoi bannir la morale de fin ?
Parce qu'elle sous-tend beaucoup de choses qui ne conviennent pas au principe du TPCF.
En effet, la morale de fin cherche à apprendre quelque chose à l'enfant.
Le TPCF n'a pas d'objectif autre que celui d'être un refuge de bonheur et de pureté.
Une morale de fin n'est donc pas convenable, et ce que la morale soit à la fin, au début, au milieu ou où que ce soit.
De plus, une morale signifie répondre à un besoin autre que le bonheur et la pureté.
Lorsqu'un auteur termine son texte en expliquant à son lecteur que, par exemple, il n'est pas bien de faire confiance à n'importe qui, non seulement ça donne envie d'essayer, mais en plus cela crée un besoin.
Dès lors, le lecteur a besoin soit d'obéir à l'auteur, ce qui n'est pas pur car la domination, nous l'avons déjà dit, c'est mal, soit de ne pas lui obéir.
Or, le besoin est mauvais, car il dérègle la pureté naturelle.
(La preuve, c'est l'invention du concept de besoin artificiel a mené au capitalisme et à la guerre.)
Ainsi, l'usage de certains verbes comme « falloir », « devoir », « nécessiter », « requérir », etc. est déconseillé car dangereux.

Se laisser guider par la beauté


Dans tout TPCF, quelle qu'en soit la conception évoquée dans la sous-partie sur la construction d'une histoire, il est important pour l'auteur de se laisser guider par la beauté.
En effet, un bon TPCF est un beau TPCF, car l'innocence et la gaieté sont étroitement liés à la beauté.
Lorsque l'auteur laisse sa plume dériver pour imaginer de belles choses poétiques qui respectent les règles précédemment établies, l'on peut assister à un très beau TPCF.
Essentiellement, il est très apprécié pour un TPCF classique, c'est-à-dire un TPCF des origines, de parler du vent ou des saisons, à l'instar des haïkus dont il n'empruntera toutefois pas le ton mélancolique pour conserver un ton gai.

Conclusion








Pour conclure, et ce en quelques mots seulement, j'insisterai sur le fait que le TPCF est issu de la créativité de deux personnes.
De même, les TPCF en tant que textes sont issus de la créativité de leurs auteurs.
Par conséquent, c'est votre créativité à vous, qui êtes actuellement lecteur et serez bientôt auteur, qui forge la beauté, la pureté, la joie.
Aidez-nous à couper le feu de ces vils faquins.

-------------------------------------------------

Et à présent, place au texte !

Marie-Odile  TPCF:
 



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Dernière édition par Iskupitel le Sam 9 Jan - 16:58, édité 1 fois
 
Midnight

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MessageSujet: Re: Marie-Odile [TPCF]   Jeu 7 Jan - 19:50

Eh bien, tu m'as donné envie d'écrire un TPCF, maintenant que j'en comprends mieux le principe !

Et cette version de Marie-Odile est tellement pure Surprised
(Nettement plus courte également xD)



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Le petit Arthur, sept ans


 
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Gradada, Maid d'Isku et Maîtresse des thés
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MessageSujet: Re: Marie-Odile [TPCF]   Jeu 7 Jan - 19:54

Ça c'est du TPCF de qualité

Par contre, je le trouve un peu long...il faudrait peut-être que tu réfléchisses à aller plus à l'essentiel, parce-qu'on a tendance à se perdre ! Je pense que tu peux l'arranger, peut-être avec un peu plus de simplicité ? Mais sinon, c'est excellent, comme d'habitude

(tavu comment je manie l'ironie o/)

Pour être plus sérieuse, merci du rappel des règles des TPCF, parce-que j'ai quand même réussi à en écrire un sans jamais les avoir lues Et franchement, tu saoules, même avec trois lignes, c'est classe et poétique. Wllh.

MAINTENANT VA ÉCRIRE LE VRAI PROCHAIN CHAPITRE DE MARIE-ODILE D:
 
Meredith Epiolari

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MessageSujet: Re: Marie-Odile [TPCF]   Sam 9 Jan - 13:31

Il importe à présent chers amis aux esprits empreints d'innocence que je vous mette en garde contre une mouvance étrange et abusive nommée "TPCF". Le terme en lui-même repose sur un immense malentendu. En effet, si "p...." comporte bien cinq lettres, "portes" en comporte six. Un texte porte, des textes portes. Eh, oui. C'est la fin d'un mythe.

Cependant, il ne serait pas juste de démonter une idée sur sa seule nomination, car bien entendu les fautes d'orthographe ne doivent empêcher personne d'écrire et je me battrai pour cela. Relevons alors quelques incohérences :

Souffrance

La souffrance est à bannir des TPCF. Certes, mais la souffrance ne peut elle procurer la joie et représenter une forme de beauté ? Il existe une part de la douleur dont les vertus jouissives permettent d'atteindre la plénitude. Dès lors, si la douleur, la souffrance, n'était qu'un sujet d'extase, est-il juste de la bannir d'un monde paradisiaque ?

Ainsi, dans la phrase :

« Maman, je suis heureux, car je me suis fait un nouvel ami, mais il est mort toute à l'heure. »

Est-il interdit de se réjouir de la mort d'un ami qui, peut-être, a atteint la forme de plénitude la plus complète ? Ce qu'il y a de déplaisant dans cette phrase, ce n'est pas la mort, c'est la contradiction "mais". Ainsi :

« Maman, je suis heureux, car je me suis fait un nouvel ami et qu'il est mort toute à l'heure. »

est une phrase qui démontre toute la joie et l'innocence d'un monde où la vie est parfaite, où l'amitié est parfaite et où leur fin est parfaite également, puisqu'elle ne signifie pas leur extinction mais un mouvement vers une plénitude toujours plus grande (la fin comme commencement). La mort n'est pas une fin, elle est une nouvelle fenêtre sur un paradis d'innocence, d'extase et de bonheur.

Sous-entendus

Isku a écrit:
N'en déplaise à certains, les sous-entendus ne sont pas susceptibles d'exister dans un TPCF.

Vraiment, à qui cela pourrait-il déplaire ? En tant que structuraliste, je me dois de combattre l'intentionnalité. La réalité du texte littéraire se trouve non pas sous la plume de l'auteur mais dans les yeux du lecteurs (eh oui, c'est la mort de l'auteur). Ainsi, il nous est et nous sera pour toujours impossible de savoir ce qu'avait en tête le marquis de Sade lors de la composition des Cent-vingt journées de Sodome. Aussi, qui veut y voir une exhalation de la pureté et de l'innocence aura raison, s'il trouve les bon arguments - et il les trouvera car on peut faire dire n'importe quoi à un texte comme je le prouverai.

L'objectif du PCF Gris (qui se renommera TPCF Gris pour vous faire plaisir) est de prouver que toute l'innocence d'un texte et pervertie par l'interprétation de son lecteur. Ainsi, le "Petit déjeuner en famille" que je vais reposter sous peu est un scène de la vie quotidienne des plus banales et des plus pures que le lecteur ne peut s'empêcher d'entacher par une lecture subversive. Les sous-entendus n'existent que dans la tête du lecteur, et le lecteur est un gros pervers. N'est-ce pas du reste sur ce mécanisme que repose tout l'enjeu de la littérature et tout le plaisir qu'elle procure ?

Il est entendu cependant que "Ce n'est pas la fin" est un mauvais TPCF Gris, car il n'est pas suffisamment subtil et que le doute de l'intentionnalité est encore permis. J'en ferai peut-être une réécriture pour résoudre ce problème.

Concernant le sous-entendu :

« Maman, je suis heureux aujourd'hui »

Cela ne sous-entend-il pas : "aujourd'hui, comme hier, et pour toujours" ? N'est-ce pas une bonne chose ? Remettre l'action dans le présent, c'est lui conférer l'immortalité. C'est en vivant dans le passé ou dans le futur que l'on ne peut profiter de l'instant présent. Dire "aujourd'hui" comme si seul aujourd'hui existait, n'est-ce pas revenir à une innocence ou rien ne subsiste des besoins passés et futurs ?

Voici, amis, pourquoi il convient de se méfier du TPCF qui est en fait un texte servant à dissimuler les pires abominations sous le couvert de vous protéger de la perversion ~
Cependant, ce n'est pas pour cet examen sévère de la notion de TPCF que je commente ce texte, mais pour son intérêt littéraire. Voici donc mon analyse de ce premier chapitre de Marie-Odile :

Interprétation du texte [TS]:
 

Je t'aime Isku Isku in love
Je voudrais bien cependant que tu me fasses une dissertation sur l'intérêt d'un texte dont le lecteur ne peut choisir l'interprétation qu'il en fait Smile

 
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MessageSujet: Re: Marie-Odile [TPCF]   

 
 

Marie-Odile [TPCF]

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