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 For you I'd bleed myself [P]
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Dystopies Elliptiques

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Baleine Impériale
Messages : 273
Date d'inscription : 06/08/2014
Localisation : sur son piano
MessageSujet: For you I'd bleed myself [P]   Mer 20 Jan - 22:45

Ne m'en tenez pas rigueur, c'est la première fois que je parviens à écrire naturellement depuis beaucoup trop longtemps. C'est vague, maladroit, hésitant et toujours autant... nonsensical mais je suis confiante que ce sont les balbutiements d'une regain de confiance


For you I'd bleed myself

J’ai ce nœud dans le cœur, ce nœud inextricable, brouillon noir de laine noire, sombre, sombre, dont on ne distingue pas les filaments si ce n’est qu’ils sont là. J’avale avec peine, l’oppression dans laquelle je sombre, sombre. Personne ne m’avait prévenu, personne ne m’en avait tenue garde. Mais je retourne aux étoiles, à leur lueur, que je n’aperçois presque plus, mais à temps, à temps pour boire leur traîne, de poussière, de lune et de nuages brouillés en disques concentriques et vagues comme les ricochets sur l’eau. J’aimerais vibrer aussi, comme une corde et un archet, une diablesse perchée du haut de ses talons, la quinte fragile et fatale ; mais tout est sombre et j’implore les étoiles. Elles se tassent, s’arrondissent et l’élongation est brute, quintessence de leur absinthe, meurt et m’heurte la pupille comme le macadam brûlé par la pluie. Effet boomerang et papillon, tu reviens, tu reviens, et je suis là, planté comme un piquet à ta merci, simple jouet de ta réalité. Si c’était plus simple pour moi de me noyer, j’en serais revenu aux étoiles et à m’abandonner à leur marée froide de lumière. Ton souffle m’enveloppe, m’arrache au noir, et me caresse tout au lacérant mon cœur de plus belle. Mes vitraux sont fades mais ta lumière qui filtre à travers eux me revient me revient et m’embrase d’un frisson pâle ; je revis, je revis et revois. L’étoile est là, mais elle s’essouffle dès que je lève les yeux. Torture ô torture des plus sages et arrogante. Je m’en vais sur la voie des étoiles.
J’ai ce nœud dans la gorge, et deux doigts qui n’attendent que les tiens, à s’y mêler, à les toucher, à peine, voile. Aérien. Tu n’es qu’ombre et lumière, ombre et rivière d’espoirs tus par ton existence. Je te sens près de moi, à même ma peau quand tu n’y es pas et une fois là, les étoiles fanent. J’aimerais te dire que je ne suis pas une balle, un élastique qui se plie aux lois de ton règne transcendant mais je faiblis, et revis mais mon corps n’est que dispensable. Dans ma tête se noie ton univers de couleur noire, noire et velours. Comme les sièges du métro, du faux, du postiche, celui qui marque l’impression, celui qui prend les formes et s’écaille comme du plâtre sur mon cœur. Tu es mon impondérable, mon immuable mur de graffiti, planté dans ma peau, dans mes veines, dans mes synapses. Ô jeunesse, ô tristesse, ô incompréhension qui me saisissent et me bercent dans tes griffes qui ne se ferment pas même sur moi.  L’œil est sec, les étoiles perchées en haut de nous, mais tu es parmi elles, et là, et je finis par ne plus savoir ; ta finitude, ton infinitude ? Insaisissable présence, ou absence captive de nos réalités croisées ? Crie mon nom, que je puisse savoir, enfin, que je puisse en avoir l’illusion, que nous appartenons sous les mêmes étoiles ; je m’en remets à elles, à toi, ta lueur rivalisant avec la leur, à moins qu’elle ne se projette sur elle, simple miroir, reflet qui se brouille et s’éloigne de moi sans jamais se dégorger pour de bon. Ne puis-je espérer la fin ? Ni le début ? Qu’un entre deux temporairement interminable…
je m’en remets à elle => elles
 
Darlinglïng

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Gradada, Maid d'Isku et Maîtresse des thés
Messages : 77
Date d'inscription : 29/12/2014
Age : 120
Localisation : Cape Cod // Ireland
MessageSujet: Re: For you I'd bleed myself [P]   Jeu 21 Jan - 20:07

Dys ! Ça faisait longteeeeeeemps

C'est tellement poétique. C'est drôle comme tu arrives à émettre une impression de lourd et de léger à la fois. J'espère que tu vas en écrire d'autres et que tu nous les feras partager Isku in love

Mentions spéciales :

Dys a écrit:
J’ai ce nœud dans le cœur, ce nœud inextricable, brouillon noir de laine noire, sombre, sombre, dont on ne distingue pas les filaments si ce n’est qu’ils sont là.

Dys a écrit:
Mais je retourne aux étoiles, à leur lueur, que je n’aperçois presque plus, mais à temps, à temps pour boire leur traîne, de poussière, de lune et de nuages brouillés en disques concentriques et vagues comme les ricochets sur l’eau.

Dys a écrit:
J’ai ce nœud dans la gorge, et deux doigts qui n’attendent que les tiens
 
Meredith Epiolari

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Reine de l'Impro
Féminin Messages : 1333
Date d'inscription : 29/07/2014
Age : 20
Localisation : Between the peanuts and the cage
MessageSujet: Re: For you I'd bleed myself [P]   Lun 25 Jan - 22:23

Ton allergie aux majuscules me tuera.

Sinon... OUIIII, UN TEXTE DE DYYYYS !

J'aime beaucoup beaucoup beaucoup ce texte, parce qu'il est TRÈS différent de ce que tu avais l'habitude d'écrire, mais qu'il n'est pas moins bon. Là, c'est une Dystopies Elliptiques un peu différente qui écrit, un peu plus simple, un peu plus lyrique, un peu moins pompeuse, (un peu moins fardée ?).

Les images sont belles, et le rythme est impressionnant, parce qu'il contribue à donner au texte une couleur un peu amère et pourtant pleine d'espoir que j'ai du mal à expliquer.
J'aime ton amour

Dys a écrit:
personne ne m’en avait tenue garde

Je ne connaissais pas l'expression « tenir garde », ça me fait penser à « mettre en garde », « tenir rigueur », « tenir en garde »... Pour « tenir garde », je ne sais pas si ça existe, tu maintiens ?
De toute façon ce serait plutôt « tenu garde » que « tenue garde ».

Enfin bref, c'est magnifique, ça fait du bien de te retrouver, j'espère que ton regain de confiance est réel ~

 
Midnight

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Maîtresse incontestée des vices infantiles
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MessageSujet: Re: For you I'd bleed myself [P]   Mar 26 Jan - 21:13

Ce texte a en effet un côté plus décousu, et aussi (j'approuve le terme de Rimi), moins fardé que ce à quoi tu nous avais habitués. Mais justement, j'aime beaucoup cet aspect plus "brut", plus naturel dans ton écriture. On se laisse juste emportés par les mots, et ça fait du bien.

J'aime beaucoup.



La Mère Patrie vaincra ~

"Je croyais qu'on allait jouer à cache-cache..."
Le petit Arthur, sept ans


 
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MessageSujet: Re: For you I'd bleed myself [P]   

 
 

For you I'd bleed myself [P]

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