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 Contes et légendes d'Ouranos [S]
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Ouranos

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MessageSujet: Contes et légendes d'Ouranos [S]   Sam 24 Juin - 18:41

Ici je posterai les contes et les légendes que j'écrirai.


Dernière édition par Ouranos le Sam 24 Juin - 18:45, édité 1 fois
 
Ouranos

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MessageSujet: Re: Contes et légendes d'Ouranos [S]   Sam 24 Juin - 18:42

La légende des amants
 





Il était une fois, un puissant prince. Il était jeune, riche, beau, noble, et il possédait de nombreuses terres. De tout le pays, et même des autres pays, les femmes venaient dans l’espoir de le voir. Les courtisanes affluaient de partout pour le prier de les épouser. Mais le prince était orgueilleux et ne se satisfaisait d’aucune de ses prétendantes. Il éprouvait un malin plaisir à les attirer dans son lit afin de coucher avec, et d’ensuite les répudier. L’honneur de ces femmes bafoué, leur virginité enlevée sans mariage, elles rentraient chez elles couvertes de honte et déshonorées, de même que leurs familles.  
Un jour, vint une jeune femme, d’une extrême beauté. Le prince lui promit de l’épouser, mais avant cela, il voulait coucher avec elle. Il l’attira dans sa chambre et la priva de sa vertu. Le lendemain, il la répudia tout de même, se moquant d’elle devant sa cour. Tout le monde présent ce jour-là se moqua d’elle. La jeune femme reprit alors sa véritable forme, celle de la Déesse Airi, la Déesse de la raison de l’amour.
« Toi, mortel, pour t’être joué des sentiments amoureux, pour t’être joué des femmes que tu as mis dans ton lit, pour t’être joué de l’amour lui-même, je te jette ce sort ! Ainsi, tu garderas cette forme jusqu’à ce que tu trouves le véritable amour ! »
Et après avoir dit ces mots, la déesse disparut dans une éclatante lumière. Le prince découvrit alors que la déesse l’avait changé en femme. Le prince devenu princesse implora des jours entiers la déesse de lui rendre sa véritable apparence et de lui pardonner, en vain. Bien que transformé en femme, Aiichiro avait gardé sa beauté et bientôt de nombreux prétendants vinrent le demander en mariage. La plupart venaient seulement par convoitise pour son or et ses terres. Aiichiro dut épouser un des prétendants comme le voulait la coutume. Il fut marié à homme cupide, qui possédait déjà de nombreuses terres et richesses. Le soir des noces, Aiichiro découvrit avec brutalité ce qu’était l’amour pour une femme. Il pleura des jours durant, mangeant et buvant très peu. Chaque soir, son mari rentrait dans la chambre et couchait avec Aiichiro contre sa volonté. Le puissant seigneur traitait mal Aiichiro et le battait. Il décida de se laisser mourir de faim et de soif. Heureusement pour lui, le seigneur fut tué quelques jours plus tard lors d’une partie de chasse par un gigantesque sanglier. On raconta que le sanglier était un esprit de la forêt envoyé par la Déesse Airi afin de punir le seigneur. Aiichiro se retrouva veuve et remercia la déesse de l’avoir délivré de son horrible mari. Après avoir fait le deuil comme le veut la tradition, de nouveaux prétendants vinrent demander la main d’Aiichiro. Il en épousa plusieurs, mais chaque fois, ils moururent, l’un tué par une piqûre d’araignée, l’autre par une chute lors d’une balade avec son nouveau cheval. Aiichiro désespérait de ne pas trouver le véritable amour. Après les accidents de ses anciens maris, les prétendants désertèrent son palais et la rumeur que la déesse Airi avait maudit la princesse fit le tour de tous les royaumes avoisinant. Durant deux ans, pas un seul prétendant ne vint au palais réclamer la main d’Aiichiro. Un matin, un immense cortège entra dans le palais. Le prince Hideo d’un lointain royaume venait demander sa main. Ils furent mariés et Aiichiro fut emmené dans le pays de son nouveau mari. Le prince Hideo était fort beau jeune homme et durant tout le voyage, jamais il ne porta la main sur Aiichiro ni ne tenta de coucher avec. Le prince se montra très doux et gentil avec lui. Il lui offrit de nombreux cadeaux et était aux petits soins. La princesse ensorcelée ne se préoccupait pas de ses cadeaux et ne lui adressa pas la parole du voyage, même au palais. Hideo avait fait préparer une chambre pour sa femme et une chambre pour lui. Elles étaient contiguës, et il ne força pas Aiichiro à dormir avec lui. Celui-ci, se montrait exécrable avec tout le monde et les seuls mots qu’il lui arrivait de prononcer n’étaient jamais gentils et agréables. Pourtant le prince Hideo se montrait toujours doux et pas une fois il ne s’énerva. Il lui arrivait de passer des heures assis à quelques mètres de la princesse sans dire un mot ni esquisser le moindre geste. Aiichiro se laissa petit à petit apprivoiser, et le prince put approcher un peu plus chaque jour d’elle. Au bout du treizème jour, Hideo et Aiichiro étaient assis côte à côte et pour la première fois depuis leur mariage, le prince put tenir la main de son épouse. Les jours suivant, la princesse mangea avec le prince et dormit avec lui. Ils marchaient chaque jour dans les jardins du palais sans dire un mot et chaque jour, Hideo lui offrait une fleur, un bleuet. Plusieurs semaines s’écoulèrent ainsi jusqu’à ce que la princesse dépose un baiser sur la joue de son époux. Leur amour progressait lentement, et sans s’en être rendu compte, Aiichiro était tombé amoureux du prince Hideo. Petit à petit, ils commencèrent à échanger quelques mots, puis finalement à discuter des heures entières. Une nuit, alors qu’ils dormaient blottis l’un contre l’autre, Hideo fut réveillé par une éclatante lumière. Il découvrit alors qu’à la place de son épouse se trouvait un jeune homme d’une grande beauté. La Déesse Airi apparut et lui raconta l’histoire du prince arrogant qu’avait été Aiichiro ainsi que le sort qu’elle lui avait jeté.
Seul un véritable amour pouvait renverser le sortilège et rendre son apparence au prince. Hideo se rendormit dans les bras de l’élu de son cœur et lorsqu’ils se réveillèrent ce matin-là, Aiichiro avait bien reprit son apparence d’homme. Ils s’aimèrent malgré le fait qu’ils soient tous les deux des hommes et vécurent un temps heureux. La nouvelle d’un amour entre deux hommes s’étant répandue, on les fit arrêter et ils furent tous les deux exécutés. On les enterra tout de même ensemble dans les montagnes. La déesse Airi, folle de rage de voir un amour si pur détruit par la mort, fit déferler sur le pays des catastrophes et fit pousser sur la tombe des deux amants des milliers de fleurs. Elle fit ériger un mausolée pour eux et maudit tous les hommes voulant détruire l’amour entre deux êtres. Ainsi s’achève l’histoire Aiichiro et Hideo les deux amants.

Déshonoré => déshonorées
l’épousé => l'épouser
ce moqua => se moqua
la déesse disparue => disparut
Le prince devenue princesse => devenu (le sujet est vraiment « le prince » ici, même s'il est devenu femme)
La plus part => plupart
Aiichiro dû => dut
apprivoisé => apprivoiser
le prince pu => put
dormi => dormit
apparue => apparut
se rendormi => rendormit
s’étend => s'étant
on les fit arrêtés => arrêter
fit poussée => pousser
 
Ouranos

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MessageSujet: Re: Contes et légendes d'Ouranos [S]   Sam 24 Juin - 18:44

Excusez moi pour ce texte très gnan gnan et cul cul la praline x')

Il est possible que la lecture de ce texte soit difficile étant donné que le protagoniste est à la fois un homme et une femme x')
 
Meredith Epiolari

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MessageSujet: Re: Contes et légendes d'Ouranos [S]   Dim 25 Juin - 21:12

Moi, je n'ai pas trouvé que ce texte soit particulièrement gnan gnan. Dans un conte, l'amour des personnages n'est généralement pas très approfondi de toute façon (coups de foudre, mythe de la princesse qui tombe amoureuse du berger, etc), parce que le but est surtout de présenter une allégorie du sentiment amour. Si cette histoire avait pour prétention d'être un début de roman pour adulte ou je ne sais quoi, on pourrait peut-être te reprocher la simplicité des sentiments de tes personnages, mais pour un conte c'est parfait.

Justement, l'exécution des personnages est, elle, un peu violente à mon goût pour ce genre de récit. Et puis en fait, je suppose que l'idée était aussi de faire un pied de nez à ces contes pour enfants toujours hétérocentrés, donc c'est un projet intéressant, mais quelque part c'est dommage que cet amour soit réprimé même dans une société imaginaire. Il y a aussi quelques formulation un peu violentes qui pourraient être plus elliptiques / élégantes, genre "coucher avec". "La priver de sa vertu", que tu as utilisé, est plus élégant et passe mieux, ça fait aussi un peu moins moderne et anachronique.

Après, je pense aussi aux Contes de Beedle le barde, jugés trop trash pour des enfants et censurés avec des histoires nulles, et je me dis que c'est à toi de choisir, parce que les contes ont aussi une part de violence qui est positive et que tous les contes ne sont pas pour les enfants Smile

Bref, une histoire sympathique pour un projet intéressant, j'aime bien, je serai contente de lire d'autres contes un peu "borderline" comme celui-ci !

 
Ouranos

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MessageSujet: Re: Contes et légendes d'Ouranos [S]   Dim 25 Juin - 23:01

J'avoue que la fin est expéditive mais je la jugeais nécessaire.

L'utilisation du verbe "coucher" qui est plutôt familier est justement là pour montrer le dégoût et le fait que l'acte ne soit pas consenti. La première fois que j'ai utilisé le verbe, c'était pour le premier mari d'Aiichiro qui, rappelons-le, était un cupide seigneur qui maltraitait sa femme. Ensuite, la deuxième fois que le verbe est utilisé, c'est pour montrer la marque encore douloureuse qu'a laissé le viol sur Aiichiro. "jamais il ne porta la main sur Aiichiro ni ne tenta de coucher avec." cette phrase montre la certaine dominance d'Hideo sur Aiichiro et le caractère brutal du viol sans pour autant l'exprimer puisque j'utilise ces termes.

Le verbe coucher est péjoratif  comme tout ce qui se rapport au sexe dans ce texte. Après cette phrase, le sexe n'est plus évoqué.


A mon sens, un conte n'est pas fait pour être doux, il doit délivrer un message et qu'importe s'il est violent. La plupart des contes ont été réécrits et transformés en coulis rose bonbon sans saveur et sans morale à la fin.

Au Moyen-âge, les contes étaient là pour délivrer des messages aux enfants et les conteurs ne se préoccupaient pas de savoir si ce qu'ils racontaient était violent ou non.
 
Meredith Epiolari

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MessageSujet: Re: Contes et légendes d'Ouranos [S]   Mar 27 Juin - 9:56

Concernant le verbe "coucher", il y a tout de même auparavant : "Il éprouvait un malin plaisir à les attirer dans son lit afin de coucher avec" et "Le prince lui promit de l’épouser, mais avant cela, il voulait coucher avec elle". Néanmoins, avec ton argumentation, je trouve que ça passe mieux, c'est volontairement cru, soit.

Concernant la violence, je suis bien d'accord avec toi, mais la violence à laquelle je pensais n'est pas liée au sexe ou à la mort des amants, c'est plutôt une violence morale, on pourrait presque dire symbolique : nécessairement, les héros homosexuels sont perçus comme une menace qui doit être réprimée.

Cette violence est d'ailleurs avant tout stylistique :

Ouranos a écrit:
La nouvelle d’un amour entre deux hommes s’étant répandue, on les fit arrêter et ils furent tous les deux exécutés.

Le lien ici est définitivement de cause à effet, sans aucun intermédiaire. La nouvelle se répand (cause) > les hommes sont arrêtés (conséquence) > et exécutés (suite logique, sans même qu'un éventuel procès ne soit mentionné). En une phrase, les éléments se succèdent du bonheur à la mort des amants, donnant l'impression d'une implacable logique nécessaire, c'est-à-dire qui ne pourrait être autrement.

J'imagine que cette violence-là doit dénoncer la violence du monde actuel, mais je trouve que cette morale est inutilement culpabilisante et pessimiste.

Pour faire un parallèle, je trouve que la notion de culture du viol (une culture qui, en diffusant des images de viol, normalise cet acte), est une notion discutable à laquelle je n'adhère pas, mais on pourrait dire que, d'une certaine façon, ce texte normalise l'homophobie. Bien entendu, il ne la prône pas, et bien entendu, je ne suis pas contente de mon parallèle avec la culture du viol, parce que je considère que si ces choses existent on peut les représenter autant qu'on veut. Mais je crois que ça me dérange de voir ça dans un conte. En tout cas, c'est violent, et la morale apportée par cette seule phrase me semble un peu défaitiste et out dated.

Enfin, je sais très bien que tu vas me dire que le monde est comme ça, qu'il l'était tout particulièrement à l'époque des princes et des princesses, et que ça ne sert à rien d'épargner les lecteurs de contes en leur faisant croire le contraire, et je comprends, je crois, mais ce n'est pas ce que j'aurais fait Smile

 
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